Avec la disparition du président Chavez les peuples souffrants du monde ont ressenti la même douleur que celle endurée, lors la mort brutale du président Thomas Sankara, en Afrique, du Che en Bolivie, pour ne citer que ces leaders charismatiques du Tiers-monde.
Par Ababacar Fall «Barros»
Nous avons appris avec beaucoup de peine et de tristesse le décès de l’ami de l’écrasante majorité des Vénézuéliens et des populations du Sud, le président Hugo Chavez Fria, président de la République bolivarienne du Venezuela.
Quoique sensibilisés a priori sur cette perte déplorable, les peuples souffrants du monde ont ressenti la même douleur que celle endurée, lors la mort brutale du président Thomas Sankara, en Afrique, du Che en Bolivie, pour ne citer que ces leaders charismatiques du Tiers-monde. Tant son engagement pour la libération et le progrès social de son pays et des peuples opprimés, avait fini de gagner les cœurs des déshérités… politiquement conscients.
D’ailleurs cet engagement du grand disparu, a toujours empêché ses ennemis de dormir, les poussant même à une perte de décence pendant sa maladie et après l’annonce de son décès. Son principal rival d’octobre dernier, s’est senti déjà ‘’élu’’, en… ’’s’adressant à la nation’’, sous prétexte de prôner ‘’l’unité’’.
En présentant nos sincères condoléances au gouvernement, au peuple du Venezuela, à la famille et à tous ses camarades, nous souhaitons que l’œuvre du président Chavez soit poursuivie et approfondie par ses amis, dans le combat pour la dignité et la libération.
* Ababacar Fall-Barros est ancien coordinateur du Grila - Sénégal
"IL AVAIT POUR L'AFRIQUE COMME UN RESPECT EMOUVANT"
Par Justin Morel Junior
"Presque quatre mandats, quatre interventions chirurgicales auront finalement eu raison du champion de l'anti-américanisme, le trépidant président Hugo Chávez du Venezuela. Il disparaît ce mardi 5 mars 2013, laissant derrière lui un peuple éploré et reconnaissant pour la dynamique de développement qu'il a su instaurer dans son pays, en marxiste convaincu, généraux et jovial. Si certains en Occident voyaient en lui un dictateur débonnaire, son peuple, lui, dans sa majorité, trouvait en lui le héros des pauvres et des petites gens. Sa boulimie oratoire, sa passion de la liberté pour les opprimés et son engagement sans faille pendant 14 ans au service de son pays, feront de lui un symbole de lutte avec ses faiblesses d'homme et ses forces de leader charismatique. Il avait pour l'Afrique comme un respect émouvant, une espèce d'humilité féconde, en souvenir d'une histoire partagée."
* Justin Morel Junior est journaliste (source : guineeconakry.info)
HUGO CHAVEZ ET SES AMITIES EN AFRIQUE
Le président vénézuélien, Hugo Chavez, est mort hier après-midi à l’âge de 58 ans. L’émotion est très forte en Amérique du Sud, mais également en Afrique. En effet, Hugo Chavez faisait partie des proches de Mouammar Kadhafi, l’ex dictateur libyen. En 2009, alors que Mouammar Kadhafi était encore à la tête de la Libye, il décida de construire un stade de football gigantesque, pouvant accueillir plus de 10 000 personnes. En gage d’amitié et de profond respect, le dictateur souhaitait nommer le stade « Hugo Chavez Football Stadium », ainsi que témoigner de «La reconnaissance de son programme révolutionnaire au Venezuela et son rôle futur en Amérique du Sud.
HUGO CHAVEZ EST MORT, L'ARMEE DEPLOYEE POUR "GARANTIR LA PAIX"
La nouvelle a été donnée mardi 5 mars en fin d'après-midi au Venezuela : "Nous avons reçu l'information la plus dure et la plus tragique que nous puissions annoncer à notre peuple. A 16 h 25 [20 h 55, Gmt], aujourd'hui, est mort notre commandant président Hugo Chavez Frias", a déclaré dans une allocution retransmise par toutes les chaînes de télévision du pays le vice-président et successeur désigné, Nicolas Maduro, au bord des larmes. Peu après cette annonce, sept jours de deuil ont été décrétés dans tout le pays. Les funérailles nationales d'Hugo Chavez auront lieu vendredi 8 mars. Nicolas Maduro va assurer l'intérim du président, même si la Constitution vénézuélienne précise que cette charge devrait incomber au président de l'Assemblée.
HUGO CHAVEZ : LA MORT DU COMANDANTE
Depuis quelques jours, l'issue ne faisait guère de doute. En dépit de communiqués "officiels" rassurants, le Venezuela s'était préparé à la mort de son héros. Les allers et retours de Hugo Chávez entre Caracas et La Havane ne trompaient plus personne. L'état de santé du Comandante était désespéré. Fin février, on apprenait que "son insuffisance respiratoire n'évoluait pas favorablement". Le 1er mars, le vice-président Nicolás Maduro estimait : "Notre président lutte pour sa vie." La semaine dernière, des rumeurs affirmaient qu'il était cliniquement mort. Qu'à cela ne tienne, les Vénézuéliens sont sous le choc.
LA MORT DE HUGO CHAVEZ VA DEPLOREE PAR LE GOUVERNEMENT CHINOIS
Officiellement, pour des raisons de proximité idéologique, et d'alliance contre l'"impérialisme" des Etats-Unis. Plus concrètement, parce que Beijing a lourdement investi dans le Venezuela comme fournisseur pétrolier ; et va s'inquiéter de l'avenir de ce placement stratégique. Le dirigeant "frère" socialiste, aussi bien que l'allié contre l'impérialisme "yankee" au cœur même de sa zone d'influence traditionnelle, seront regrettés. Mais ce qui est en jeu pour la Chine au Venezuela de l'après-Chavez, ce sont des intérêts beaucoup plus concrets et considérables.
HUGO CHAVEZ EST MORT PENDANT DEUX ANS
De l'annonce de sa maladie à son décès, le Venezuela a vécu pendant vingt mois au rythme de vraies-fausses informations sur la santé de son président, diffusées notamment par la presse étrangère et les réseaux sociaux face à une communication opaque du gouvernement. Dix-huit mois qui ont été le cadre d'un jeu du chat et de la souris visant à pousser le gouvernement de Caracas à donner un maximum d'informations sur la santé du président, et dans lequel certains médias se sont particulièrement illustrés. Les journaux espagnols ABC et El Pais, par exemple.
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