KABISSA-FAHAMU NEWSLETTER 20
KABISSA-FAHAMU NEWSLETTER 20
Les violences conjugales à l’encontre des femmes malgaches, constatées en 2006 à Antananarivo, la capitale de Madagascar, ont atteint une ampleur « désastreuse, sinon inquiétante » , selon des statistiques officielles publiées à la veille de la célébration de la journée internationale de la femme. Prés de 54,5% des femmes ont été victimes d’agression dans leur foyer...
L’Organisation des droits de l’homme et de protection civile (ODHPR), redoute une catastrophe de « grande ampleur » dans la métropole économique camerounaise de Douala, suite à l’abandon il y a quelques années de 150 cuves de gaz de butane de 800 litres chacun, dans une zone de grande concentration démographique. L’alerte donnée par l’ODHPR survient à la suite des complaintes, plusieurs fois exprimées par des populations environnantes
Résultats prometteurs du vaccin expérimental contre le paludisme en Afrique Des résultats encourageants viennent d’être obtenus dans l’expérimentation d’un vaccin au Mozambique, mis en service par GSK Pharmaceuticals (Belgique) contre le paludisme, la première maladie mortelle dans les pays africains. L’étude en Tanzanie implique la vérification de l’efficacité du vaccin et sa sécurité dans les essais cliniques, a déclaré le Dr. Mshinda.
Une conférence internationale a lieu aujourd'hui à Bruxelles (Belgique) sur "l'amélioration de la gouvernance et la lutte contre la corruption : nouvelles perspectives pour les partenariats public-privé. Elle est organisée par l'Institut de la Banque mondiale, en collaboration avec le gouvernement belge, l'OCDE et le Réseau GDLN. La Côte d'Ivoire participe aux échanges par vidéoconférence, simultanément au Maroc, au Bénin et en France.
Youssouf Bodoum Bani, chef du canton de la petite ville de Bole, au nord-est du lac Tchad, n'en revient pas. Selon les responsables locaux, le lac aurait baissé de cinq mètres l'an dernier. «Selon les grands-parents, c'est un phénomène cyclique qui a lieu tous les quarante ans, dit-il. La dernière crue date des années 60, tout était sous les eaux. Depuis, ça s'est retiré petit à petit et on attend la prochaine crue.»
C’est bouclé ! Le Conseil constitutionnel sénégalais a consacré la victoire électorale d’Abdoulaye Wade. Réélu au premier tour avec 55,07% des voix, le “ pape du Sopi ”, qui a accédé au pouvoir en mars 2000, rempile pour cinq ans. Que retenir de ce scrutin ? Fondamentalement qu’en dépit du désenchantement de l’élite urbaine (...), le peuple sénégalais n’a pas eu envie de se débarrasser du “Vieux”.
Dans le cadre de son projet “Dialogue intergénérationnel”, la
fondation femmes d’Afrique a organisé le samedi dernier au Mémorial Modibo Kéïta une conférence-débats sur “La Diaspora Africaine : cas particulier des Maliens”. C’est M. Doulaye Konaté, historien, ancien Recteur de l’Université de Bamako, président de l’association des historiens Africains qui a animé cette conférence-débats.
Le Gouverneur élu de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, a décrété samedi une lutte acharnée contre la corruption, la fraude et autres pratiques, reconnues « cause de la misère de la population ». M Katumbi Chapwe a promis de consacrer son mandat de cinq ans à la tête de la province, à une action répressive contre les corrupteurs et les corrompus, a constaté APA.
Les dix Maliens décédés suite au grave incendie de jeudi dernier, dans le quartier du enfants Bronx à New York, ont été inhumés lundi. Le maire de la ville, Michael Bloomberg, était présent à leurs funérailles, de même que la sénatrice de l’état de New York et candidate à la présidence, Hillary Clinton. Parmi les victimes: neuf enfants, dont les cercueils en bois simple ont été amenés un par un à l’intérieur de la mosquée de New York.
Le Congo-Brazzaville n’a toujours pas voté son budget 2007 ; une situation due à l’impasse dans les négociations avec le Fonds monétaire international concernant le budget d’investissement 2007, explique notre correspondant à Brazzaville, Jean-Joseph Nkoua. Le projet de budget d’investissement était estimé à 235 milliards de F CFA, avec la possibilité de le porter à 385 milliards de F CFA.
Femme !
Les temps ont changé.
Le nouveau siècle nous offre l’occasion de rompre avec les vieilles croyances
Les vieux clichés, les vieux préjugés, et les vieilles mythologies sur ton être.
Voici venu le temps de faire triompher la vérité vraie sur les Etres et les Choses...
Dr Nicolas Barro défriche une cause de santé publique. L’impétrant s’est attaché à déterminer la qualité microbiologique des aliments de la rue, à identifier les mécanismes de contamination. Dans l’ensemble, l’étude de M. Barro montre que 100% des premières eaux de vaisselles dans les restaurants par terre sont de mauvaise qualité. Tandis que les 2es sont de qualité acceptable à 11% contre seulement 45% pour les 3e.
La sortie du candidat du Parti socialiste (Ps) Ousmane Tanor Dieng était l’une des plus attendues après l’issue du scrutin du 25 février dernier qui a réélu le Président sortant Abdoulaye Wade. En effet, il est l’un des deux leaders de l’opposition à contester par voie légale les résultats provisoires avant d’être débouté. Il étrenne les impudicités et incongruités d’un scrutin qu’il classe à l’échelon des plus catastrophiques de l’histoire politique du Sénégal.
Le Président Laurent Gbagbo et M. Soro Guillaume, le chef de la rébellion, ont finalement apposé leurs signatures sur le document qui va servir de feuille de route pour une paix véritable en Côte d’Ivoire. Depuis le début du conflit, c’est le premier accord ivoiro-ivoirien, et qui plus est, a été négocié non pas dans les couloirs de la communauté internationale, ni dans la cacophonie politique qui a caractérisé les accords passés.
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) annonce le lancement de l’édition 2007 du Prix des cinq continents de la Francophonie. Créé en 2001 dans le but de valoriser la diversité culturelle et éditoriale de la langue française dans le monde, ce prix annuel est doté de 10 000 euros. L’édition 2007 est ouverte aux romans originaux écrits en langue française, publiés entre le 1er mai 2006 et le 1er mars 2007.
L’Institut d’études des femmes de l’Université d’Ottawa et le Pauline Jewett Institute of Women’s Studies de l’Université Carleton, avec le concours de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), lancent un appel à candidature pour la quatrième et dernière année (2007-2008) d’un programme de recherche en perspectives féministes sur la mondialisation.
A quelques jours de la remise du pouvoir aux civils, le président du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (Cmjd), Ely Mohamed Ould Vall nous a expliqué comment il a réussi le processus démocratique entrepris depuis le 3 août 2005, date de sa prise de pouvoir. Il revient, dans l'entretien qu'il nous a accordé, sur les réformes qui ont permis à la Mauritanie de se hisser au rang des pays démocratiques. Entretien.
L’AUF propose, pour la quatrième année consécutive, des allocations pour la formation à distance en pays du Sud et de l’Est. Pour l’année universitaire 2007-2008, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) propose, en formation initiale ou continue, près de 700 allocations d’études à distance ainsi que de nouvelles formations.
Quelles sont les implications éthiques des nouvelles technologies informatiques, telles que le Web sémantique, la biométrie, l’identification par radiofréquence, les services géodépendants, l’informatique en grille, le maillage de réseau sans fil et le réseau omniprésent ? Une étude publiée par l’UNESCO analyse les conséquences que peuvent entraîner différents choix technologiques.
La première édition du Séminaire International sur les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) qui s’est tenue du 15 au 17 Mars 2006 à Yaoundé au Cameroun, a permis de mettre en exergue le besoin réel en information et en formation des décideurs des pays africains. Le thème retenu pour cette deuxième édition est : « Afrique, TIC et Développement : quelles solutions pour dépasser les résistances et passer à l’action ? ». Il se tient du 28 au 30 mai 2007.
Morgan Tsvangirai, chef de file de l'opposition zimbabwéenne, souffre d'une fracture du crâne et se trouve en soins intensifs après avoir été battu par la police pendant sa garde à vue, annonce son porte-parole. Interrogé par un journaliste de la radio nationale sud-africaine, le dirigeant du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) a déclaré avoir été passé à tabac à son arrivée dans un commissariat.
Le Secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, a réaffirmé l'autodétermination et l'indépendance du Sahara Occidental, selon un communiqué de l'ambassade d'Algérie parvenu à notre rédaction. Il est indiqué, dans le même document, que le Front Polisario rejette la proposition marocaine pour l'autonomie des habitants de cette zone.
La secrétaire d'État américaine, Mme Condoleezza Rice, a récompensé la militante zimbabwéenne des droits de l'homme, Jennifer Williams, par le Prix international du courage féminin, qu'elle lui a remis le 7 mars au département d'État. Mme Williams, fondatrice de Women of Zimbabwe Arise (WOZA), qui proteste contre les abus du gouvernement, a accepté le prix au nom de ce groupe qui comprend plus de 45.000 membres.
Le Rapport de la Banque mondiale sur les indicateurs de développement en Afrique, présenté hier au siège dakarois de cette institution financière internationale par l'économiste brésilien Jorge Saba Arbache a conclu, entre autres idées, à cet effarant constat que « la mortalité et l'espérance de vie ont retrouvé les niveaux des décennies antérieures ».
Dans un discours à New Delhi lundi dernier, le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, a fait un plaidoyer en faveur de l'aide au commerce afin de faire profiter la libéralisation des échanges aux pays pauvres et en développement. Maurice s'est fait champion du lobbying en faveur des initiatives de l'"aid for trade" (AFT). Il peut trouver là l'expression d'un intérêt au plus haut niveau à Genève pour faire aboutir cette idée dans les faits.
Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a effectué hier une visite d'amitié et de travail en République de Guinée. Dans le communiqué final qui a sanctionné cette visite, le président Wade et le Général Lansana Conté ont réaffirmé leur volonté commune au renforcement de la paix et de la stabilité en Afrique. La récente crise guinéenne ne pouvait pas être passée sous silence.
Plus de 242 millions de Fcfa, soit 370 000 d'euros. C'est le montant de la subvention que la Commission européenne vient d'accorder au Réseau africain des journalistes de l'environnement à la presse environnementale d'Afrique (ANEJ en anglais). L'information a été donnée récemment par un communiqué de presse de ladite structure.
Les mauritaniens ont tranché dimanche dernier à l’issu d’un scrutin calme et serein qui a vu près de 70% des 1.043 000 inscrits accomplir leur devoir citoyen. Sidi Mohammed Ould Cheikh Abdallahi sous les couleurs des « indépendants » et Ahmed ould Daddah du Rassemblement des forces démocratiques (Rfd). Les deux hommes dans leur camp respectif se sont mis à l’œuvre en appelant à l’alliance et au soutien à leur candidature. Et c’est le temps des manœuvres.
Microsoft repart à l'attaque contre les cybersquatteurs et les fraudeurs qui détournent ses marques avec des noms de domaine intégrant sa raison sociale ou le nom d'un de ses produits phares, parfois en modifiant très légèrement l'orthographe ("micorsoft.com" au lieu de microsoft.com par exemple), dans l'espoir d'attirer des internautes peu attentifs.
L'ouverture prévue ce samedi de deux nouveaux corridors pour les rapatriements depuis l'ouest de l'Ethiopie vers le Sud-Soudan devrait ouvrir la voie du retour de milliers de réfugiés, indique aujourd'hui le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).« Les deux premiers convois devraient partir samedi, transportant quelque 800 réfugiés soudanais des camps de l'ouest de l'Ethiopie et regagnant ainsi leur foyer ».
Huit personnes au moins ont été tuées par des tirs de mortier contre la Villa Somalia, siège de la présidence somalienne à Mogadiscio, rapporte de source médicale. L'attaque a eu lieu mardi, quelques heures après le retour du président Abdoullahi Youssouf dans la capitale où persiste une situation d'anarchie, des insurgés y harcelant presque chaque jour les forces gouvernementales et leurs alliés.
Majoritairement originaires de Nimba County au Libéria et installés dans la région de Danané depuis plus d'une dizaine d'années, les 271réfugiés (118 hommes, 153 femmes, 64 enfants de -5 ans) ont choisi de rentrer au bercail pour apporter leur contribution à la reconstruction nationale amorcée par la présidente du Liberia, Mme Sirleaf. L'opération s'est effectuée, le jeudi 8 mars dernier.
Depuis l’explosion du FUC, le Front uni pour le changement démocratique, l’alliance rebelle qui avait attaqué N’Djamena le 13 avril 2006, trois groupes armés sont en première ligne de la lutte contre le régime tchadien : l’UFD du général Mahamat Nouri, le RFC de Timane Erdimi et la CNT du docteur Al-Djineidi. L’UFDD et le RFC ont regroupé leurs forces et constituent une véritable petite armée face aux militaires tchadiens et à leurs alliés.
Le grand quotidien new-yorkais, le New York Times vient de publier un article dans lequel il révèle la vie "cachée" des milliers d'émigrants ouest africains, notamment sénégalais et maliens, établis dans la cité américaine et vivant pour la plupart dans l'illégalité. Selon les chiffres fournis par le journal, le nombre d'Ouest Africains à New York serait de 50.000 environ.
Le coordinateur de la Commission Interminist'rielle pour le Processus Electoral(CIPE), Virgilio Fontes Pereira, a recommandé mardi, à Dondo, les autorités de Kwanza-Norte, à intensifier les campagnes d'éducation pour le registre électoral de la population. La recommandation a été faite au cours d'une rencontre avec les autorités de la municipalité de Kambambe.
La Chine vient de rayer le Nigeria de la liste des pays riches en ressources et pour lesquels les entreprises chinoises bénéficient de subventions financières pour y investir, a appris Ouestafnews de source informée. La décision a été prise par la Commission nationale pour le développement et les réformes et l'Agence nationale de planification économique et politique énergétique extérieure, rapporte le quotidien britannique Financial Times.
Financement des partis : l'ex-président cap-verdien propose un organe indépendant
L'ancien président du Cap-Vert Antonio Mascarenhas Monteiro a préconisé la création d'un "organe indépendant" chargé de surveiller le financement des partis politiques en Afrique, a appris Ouestafnews de source informée. Une telle proposition, si elle était acceptée, pourrait freiner la corruption des élites politiques en Afrique.
Assis devant son impressionnante production de patate douce, igname, chou, concombre, carotte et tomate, Amadou Diallo savoure son succès qu'il attribue à la proximité de ses terres avec une retenue d'eau. Au Burkina Faso, le succès d'une exploitation agricole commence d'abord par la maîtrise de l'eau. Le secret de leur succès, dit-il, est une retenue d'eau qu'ils ont fait construire à proximité de leurs terres.
Les avancées de la démocratie en Afrique ont été débattues la semaine dernière à une conférence dans la capitale économique sud-africaine, Johannesburg. Michael Chege, conseiller au ministère de la Planification et du Progrès national du Kenya, a rappelé que les années de Guerre froide ne présageaient rien de bon pour une politique multipartite.
Après deux mois de grève générale et de protestations contre le régime de Lansana Conté, qui ont fait plus de 110 morts et paralysé l'économie du pays, la vie reprend son cours en Guinée. Une reprise encore lente et partielle. Malgré la nomination d'un Premier ministre de consensus, la population reste traumatisée.
Au Rwanda, les témoins à charge dans les procès gacaca et les rescapés du génocide, régulièrement menacés, sont inquiets de la libération provisoire de 9 000 nouveaux en février. Les ex-prisonniers sont, en effet, tenus pour les principaux responsables de ces intimidations. Selon la police, 245 personnes qui ont témoigné dans les procès des gacaca ont été harcelées en 2006, 15 d’entre elles ont été tuées.
En Guinée, Rabiatou Serah Diallo, première femme secrétaire générale d’un syndicat national en Afrique, se bat sur tous les fronts : pour le syndicalisme, pour la place de la femme, et surtout contre la pauvreté. En janvier, c'est elle qui a lancé la grève, point de départ de la contestation. Le 22 janvier, elle a été arrêtée avec d’autres dirigeants syndicaux, libérés ensuite sous la pression internationale.
En Haïti, sur les hauteurs de Port-au-Prince, 166 détenues croupissent dans les cellules étouffantes de la prison pour femmes de Pétion-Ville. Oubliées par la justice haïtienne, certaines sont là depuis des années. La plupart sans jamais avoir été déférées devant un juge. Vu de l'extérieur, l'immeuble blanc de la prison des femmes de Pétion-Ville, sur les hauteurs de Port-au-Prince, la capitale haïtienne, ressemble plus à un hôpital qu'à un établissement carcéral.
Au Cameroun, une pétition qui associe pour la première fois producteurs et consommateurs, a réuni, en un peu plus de huit mois, près de 700 000 signatures. À l'origine de cette forte mobilisation, une association locale qui réclame sans relâche la subvention de l'agriculture nationale. Une solution pour relancer la production et freiner les importations.
La cour d’appel d’Alexandrie, en Egypte, a confirmé, lundi, la condamnation à quatre ans de prison ferme du blogueur Abdel Karim Souleïmane, connu sous la pseudonyme de Karim Amer, pour blasphème et insulte au Président Moubarak. Cette sanction a été perçue par des ONG telle que Reporter Sans Frontières (RSF) comme un recul de la liberté d’expression dans le pays.
L’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes sont actuellement les deux régions du monde déplorant les plus fortes pertes de forêts. C’est une conclusion du dernier Rapport mondial sur la situation des forêts, publié mardi par l’Organisations des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). "L’Afrique a perdu plus de 9 pour cent de ses forêts entre 1990 et 2005", précise le rapport.
L’action du Fonds monétaire international en matière de lutte contre la pauvreté en Afrique sub-saharienne est ambigüe et confuse, constate un rapport du Bureau d’évaluation indépendante (IEO), un organe du FMI. Le rapport publié ce lundi suggère à l’institution financière de « clarifier ses engagements ». Le FMI aurait « survendu » ce qu’il est « censé faire et ce qu’il a fait en matière de réduction de la pauvreté ».
L’ex-leader de la Nation of Islam a déclaré apprécier Obama, et est revenu sur certains de ses propos passés les plus controversés. Louis Farrakhan s’exprimait sur la chaîne américaine ABC. A 73 ans, Farrakhan regarde l’un des prétendants à la présidentielle américaine d’une façon particulière : il s’agit de Barack Obama, le sénateur de l’Illinois : « je l’aime beaucoup. Il a une approche novatrice » a t!il déclaré.
KABISSA-FAHAMU NEWSLETTER 19
KABISSA-FAHAMU NEWSLETTER 19
Le foulard se fait de plus en plus visible de nos jours que ça soit dans les pays arabes ou en Occident, estime Halima Zouhar. Et le plus surprenant, selon l’auteur, est qu’il a acquis une grande “popularité” parmi des jeunes femmes bien qu’elles soient instruites et en contact avec les la civilisation occidentale.
Quelles sont les raisons qui poussent ces femmes à afficher publiquement leur appartenance religieuse? Que peut bien symboliser le foulard? Ces jeunes femmes sont-elles en quête d’identité? C’est ce que nous essayerons d’analyser dans le présent article.
L’un des thèmes les plus polémiques quand on évoque l’islam est le statut de la femme. Celle-ci est vue comme un être subalterne, dépourvue de ses droits et soumise à l’homme, et le symbole de sa soumission est le foulard.
Le dépouillement de la femme musulmane de son foulard traditionnel est relativement récent, il date de l’époque coloniale et post-coloniale. Avant, le foulard n’avait pas cette dimension religieuse qu’on lui donne actuellement, bien qu’il soit introduit par l’Islam au VIIème?, il faisait parti de l’habillement traditionnel de la femme musulmane. Donc, le fait qu’il symbolise la femme soumise ou pas la question ne se posait même pas.
Le foulard a commencé à être considéré comme symbole de soumission de la femme musulmane durant l’époque coloniale puisqu’il était vu comme symbole de résistance par le colonisateur qui s’estimait supérieur et dotait d’un projet civilisateur vis-à-vis d’une population primitive, arriérée et archaïque. À ce sujet, la cérémonie du dévoilement à Alger est très significative “13 mai 58 à Alger, place du Gouvernement : des musulmanes montées sur un podium pour brûler leur voile. L’enjeu de cette mise en scène est de taille : il faut pour les autorités coloniales que les femmes algériennes se désolidarisent du combat des leurs”(1).
Dépouiller la femme musulmane de son foulard était d’un grand enjeu pour le colonisateur qui faisait valoir, par ce fait, sa supériorité et sa mission civilisatrice qui consistait à “l’émancipation” de la femme musulmane en mettant, en même temps, le modèle de vie occidentale sur un piédestal censé être assimilé par la population autochtone. Sur ce point, le système éducatif coloniale a joué un grand rôle dans cette assimilation, comme le mentionne Edward Saïd dans son livre L’Orientalisme “Pour Barrès, c’est dans les écoles françaises que l’on voit le mieux la présence de la France; il dit ainsi d’une école d’Alexandrie : “ C’est ravissant de voir ces petites filles d’Orient accueillir et reproduire si vivement la fantaisie et la mélodie de l’Ile de France”” (2).
Il faut dire que cette influence a porté ses fruits vu qu’il a formé une élite qui a bien su défendre, et qui défend encore, les intérêts de l’Occident dans les pays arabes et garder le modèle Occidental comme référence bien après l’indépendance, tout en ayant un regard dédaigneux sur la tradition arabo-musulmane perçue comme un élément freinant et perturbateur de l’évolution des sociétés arabes et de l’émancipation de la femme.
“Deux facteurs rendent le triomphe de l’orientalisme encore plus évident. Dans la mesure où l’on peut généraliser, les tendances de la culture contemporaine de Proche-Orient suivent des modèles européens et américains. Quand Taha Hussein disait, en 1936, de la culture arabe moderne qu’elle était européenne, et non pas orientale, il ne faisait qu’enregistrer l’identité de l’élite naturelle égyptienne, dont il était un membre distingué. Il en est de même de l’élite culturelle arabe d’aujourd’hui, bien que le puissant courant des idées anti-impérialistes du tiers monde qui ont saisi la région, depuis le début des années 1950, ait émoussé le tranchant occidental de la culture dominante.”(3).
Les femmes arabes et musulmanes, en général, durant la période post-coloniale se sont vues tiraillées entre deux modèles culturels différents, un exerçait une fascination et l’autre était l’héritage d’une forte tradition. De ce fait, la connaissance réelle de la religion musulmane et du statut de la femme musulmane au sein de cette religion était d’une certaine manière méconnue.
Il fallait attendre la génération de leurs filles, celles des jeunes femmes d’aujourd’hui, qui face à la fascination des parents pour la culture occidentale et le mépris affiché de l’Occident à l’Islam, se sont lancées à la quête de la connaissance de leur religion et en même temps de leur identité qui, à force de brassage, ne faisait parti ni d’Orient ni d’Occident. On peut considérer que de là, il y a eu une prolifération du port du foulard musulman parmi les jeunes femmes. Le port du foulard ne signifie pas le rejet de la civilisation occidentale et un retour à la tradition, puisque sur bien des points la tradition et la religion divergent.
L’Islam représente un poids d’équilibre et de repère pour une jeunesse qui affirme son identité. Quant au foulard est, par moment, un défi face à une société qui veut voir en la femme qui le porte, soumission, régression, etc. Un cliché qui, actuellement, ne répond pas à la réalité, vu que dans la majorité des cas, la décision revient à la femme seule, qui parallèlement choisit de mener une vie active, tient à son autonomie, etc. Bref, elle adopte le mode de vie émancipé tant vanté par l’Occident, tout en vivant avec les préceptes de l’Islam.
(1) BOUTELDJA, Houria. “De la cérémonie du dévoilement à Alger (1958) à Ni Putes Ni Soumises : l’instrumentalisation coloniale et néo-coloniale de la cause des femmes” [en ligne]. Les mots sont importants. 14 mai 2005. Disponible sur :
(2) (3) SAID, Edward W. L’orientalisme : l’Orient créé par l’Occident. Paris : Senil, 2003. 422 p.
* Halima Zouhar est enseignante à l’Université de Grenade (Espagne)
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Au vu de la révolte sociale qui se passe actuellement en Guinée, bravement amenée par les syndicats des travailleurs, Bernard Founou salue le courage de ces acteurs décidés à faire face aux théories et pratique d’un capitalisme sauvage. Mieux, il en appelle à un sursaut de la société civile africaine toute entière.
La révolte sociale qui se développe en Guinée doit être replacée dans le contexte historique pour en saisir la portée. Pour tous les altermondistes lucides, et ceux d'Afrique occidentale en particulier, elle devrait permettre de se demander si un véritable projet d'exclusion des peuples ouest africains du développement capitaliste, fut-il dépendant , n'est pas en cours d'exécution. Pour la Guinée le projet date de 1958.
Le système impérialiste lui réserve le même futur qu'à Haïti pour la même raison fondamentale: elle opta pour la souveraineté contre le néocolonialisme de la Communauté Franco africaine. La punition infligée à ce peuple, qui souffrait d'ailleurs de sa péripherisation dans l'AOF, a joué un rôle de premier plan dans la transformation en tyran d'un dirigeant politique dont ce n'était sans doute pas le projet.
A la mort de Sékou Touré il y a 23 ans toute la presse impérialiste feignit de croire que la Guinée allait passer de la tyrannie a la démocratie bourgeoise calquée sur le modèle français ou américain. De l'autre côté, les démocrates guinéens et africains terriblement affaiblis par le caractère dictatorial du régime issu du choix de 1958 auquel ils avaient participé ou avaient soutenu se scindèrent en deux groupes l'un surtout politique et l'autre formé d’intellectuels critiques.
Pour les premiers une ère des libertés démocratique s'ouvrait en Guinée ; ils oublient que dans le système néo-libéral le non développement produit une paupérisation et un inégalité sociale moralement illégitimes qu’elles servent de terreaux aux forces obscurantistes et antidémocratiques.
Pour les seconds la démocratisation durable de la vie politique et des rapports sociaux - au delà de la démocratie des procédures qui excluent les multipartisme de façade - est indispensable, certes mais suppose la construction parallèle d’une économie qui vise l’amélioration de plein emploi des jeunes et une augmentation soutenue des conditions de vie du peuple qui forme environ 90 % de la population. Ils n'oublient pas que pour les ennemis (externes et internes) de cette interconnexion entre la politique, l’économique et le social, le peuple de Guinée a commis un péché qu'ils lui ne se pardonne pas.
Aujourd'hui il est plus que temps que les altermondistes africains perdent leur innocence et sachent que l'exclusion de la Guinée du développement et donc de la construction du potentiel économique de démocratisation entraînerait automatiquement celle de la Sénégambie et sans doute de toute l'Afrique de l'Ouest pour le moins.* Dans ce contexte difficile il faut saluer le courage des syndicats guinéens qui défient ce projet. Ils ont eu raison de mettre l'accent sur le refus de la détérioration des conditions de vie et sur l'opposition à la formation d'une sorte d'apartheid social rampant que justifient les théoriciens et les bénéficiaires du capitalisme sauvage.
Comment manifester de la solidarité au delà de la sympathie; Che Guevara disait que l'une des meilleures manières de soutenir le peuple Vietnamien en lutte conte l'impérialisme consistait à créer d'autres fronts de lutes, mais ne minimisait pas les rôles des autres formes; Mettons notre imagination en marche à l'heure de l'Internet. La leçon principale est que les mouvements ancrés dans les rapports de production (syndicats des travailleurs et des paysans) et des partis politiques qui leur sont liés devraient renaître. C’est la condition pour des sociétés civiles réellement progressistes.
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*Sous la dictature accompagnatrice de l'ajustement structurel, dont pour la Guinée, l'objectif est un endettement qui hypothèque les ressources naturelles, la politique économique a été réduite aux "plans de stabilisation", de libéralisation du code minier et de l'ouverture aux importations qui rendent impossible le développement agricole. Selon le dernier rapport du PNUD, l'indice du développement humain a reculé en 200 de 21 points. Cet indice composite nous apprend que 30 % d'enfants en âge scolaire sont scolarisés! En fait la paupérisation s'est étendue du milieu rural au milieu urbain à un moment où la jeunesse sent bien que l'émigration n'est plus une solution. Le Guinéen peut se sentir moins en sécurité en Afrique que pendant l'âge d'or du pan africanisme. L'Europe et les Etats Unis ferment leurs portes à l'immigration noire.
* Bernard Founou est le Directeur de recherche du Forum du Tiers-Monde, une Organisation non-gouvernementale (Ong) basée à Dakar (Sénégal)
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Dieu-Donné WEDI DJAMBA est d’avis que la reforme du système judiciaire de la République Démocratique du Congo (RDC) est indispensable pour parachever l’établissement d’un Etat de droit au lendemain des élections démocratiques et paisibles qui viennent de s’y dérouler. Une telle réforme impliquera la prise en compte de plusieurs facteurs dont l’assainissement du corps des magistrats et l’amélioration des conditions de travail du personnel judiciaire.
Très souvent quand un pays passe d’une situation de conflit à celle de la paix ou d’un régime dictatorial à la démocratie, il y a un profond besoin de reformer toutes les institutions symbolisant les abus de ce passé tel que le système judiciaire, l’armée, la police ou le service de sécurité afin de restaurer la confiance de la population vis à vis de ces institutions.
A cet effet, les malheureux incidents survenus le 1 Février2007dans la province du Bas-Congo entre les adeptes du mouvement politico religieux Mbundu dia Congo et les forces de l’ordre, et qui ont coûté la vie à au moins cent trente quatre personnes selon la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC) viennent corroborer cette assertion.
Avec les élections dernières, la République Démocratique du Congo (RDC) a désormais les institutions élues. Toutefois, bien que ces élections aient mis fin à la période de la longue transition politique connue par le pays, elles ne constituent qu’une étape vers une démocratie stable. En effet, la transition est toujours un processus et non un événement. Car, pour avoir une démocratie stable, il est impérieux que la RDC aie une justice qui garantisse les attributs d’un Etat de droit.
A cet effet, le souci de l’instauration d’un Etat de droit s’est déjà manifesté à travers la volonté politique transparaissant le long des différents discours tenus par les deux hautes personnalités de la République à savoir le Président de la République ,Joseph Kabila qui a déclaré la fin de la recréation et le président de l’Assemblée Nationale,Vital Kamerhe qui a promis la chasse à l’impunité et à la corruption.
Mais, si la volonté politique est perçue, sa concrétisation passe par l’existence d’un système judiciaire dépouillé des maux qui le rongent actuellement notamment la corruption et d’autres antivaleurs, les délabrement des structures d’accueil, les mauvaises conditions de travail
et de vie des magistrats ainsi que du personnel administratif du système judiciaire.
La reforme du système judiciaire a déjà été tentée par l’ancien président Laurent Désiré Kabila en 1998 en révoquant des magistrats accusés de corruption. Mais cette décision fut attaquée et revue plus tard pour vice de forme .
Néanmoins, quelques leçons méritent d’être retenues de cette tentative. Premièrement, il y a lieu de reconnaître que si la procédure ayant conduit à cette révocation collective fut viciée, les accusations formulées, elles furent fondées dans la plus part des cas. Deuxièmement, ceux qui furent frappés par cette mesure furent une goutte d’eau dans la mer. Car, la corruption ainsi que les autres abus continuèrent après la révocation. Troisièmement, la révocation de ces quelques magistrats ne fut pas suffisante en elle seule pour mettre fin aux abus dans le système judiciaire.
L’impunité, la corruption ou les violations des droits de l’Homme étant érigées en système, le recrutement des nouveaux magistrats opéré juste après cette révocation collective n’avait apporté aucun changement. Pour preuve, la magistrature a été citée comme étant la deuxième institution la plus corrompue pendant la transition politique en RDC. Ainsi il est tout à fait mal venu de soutenir que ce triste record soit à mettre uniquement sur le dos des magistrats réintégrés en 2003.
La reforme du système judiciaire qui conduirait à un Etat de droit est celle qui portera sur un certain nombre des points à savoir : La révocation des magistrats impliqués dans la corruption,les violations des droits de l’Homme et d’autres antivaleurs ; La promulgation de la loi portant création du Conseil supérieur de la magistrature ainsi que la mise en place dudit Conseil ; La mutation des magistrats ; L’amélioration des conditions de travail et de vie des magistrats et du personnel judiciaire.
1. La révocation.
La Loi organique nº 06/020 du 10 Octobre 2006 portant Statut des magistrats prévoit des sanctions à l’article 48 au chapitre 1 du titre 3 relatif au régime disciplinaire du magistrat. Ces sanctions vont du blâme à la révocation en passant par la retenue d’un tiers du traitement d’un mois et la suspension des trois mois au maximum avec privation de traitement.
Mais, afin de repartir sur de bonnes bases, l’assainissement du système judiciaire par l’extirpation des tous les germes destructeurs qu’elle porte en terme des antivaleurs doit être la première étape dans le processus de la reforme.
A cet effet, la mise en place d’une commission indépendante ayant pour mission d’enquêter sur les abus commis à tous les niveaux du système judiciaire et d’établir les responsabilités est la seule mieux indiquée.
Cette commission devra être composée uniquement des membres de la société civile oeuvrant dans le secteur des droits de l’Homme et ayant la notoriété de l’intégrité morale. Ladite commission doit être agréée par le Parlement et les membres nommés par le Président de la république. Elle déposera son rapport à qui de droit pour la révocation des magistrats concernés.
Cette sanction sur les coupables sonnera le glass de l’impunité et la corruption ; Brisera le mythe des ‘parapluies’ ou ‘parrainage’ ainsi que toutes les autres velléités auxquelles s’identifie actuellement le système judiciaire ; Sera un message dissuasif pour les potentiels coupables. C’est alors seulement que le Conseil supérieur de la magistrature pourra être mis en place.
2.La loi sur le Conseil supérieur de la magistrature et sa mise en place..
La Constitution de la Troisième république à son article 149 consacre l’indépendance de la magistrature vis à vis de l’Exécutif et la loi relative
au statut de magistrate est promulguée. Mais ces deux lois n’auront aucun impact sans la promulgation de la loi sur le Conseil supérieur de la magistrature et sa mise en place.
En effet, le projet de loi portant le Conseil supérieur de la magistrature est en souffrance à l’Assemblée National depuis le gouvernement de transition jusqu’à ce jour. Comme conséquence, aucun changement n’est observé au sein de la magistrature malgré la promulgation des ces deux lois précitées. C’est ainsi qu’il est important que la nouvelle Assemblée Nationale fasse de l’examen de cette loi une de ses priorités.
Le Conseil supérieur de la magistrature n’est certes pas une panacée pour le mal que sévit le système judiciaire, mais sa mise sur pied sera un grand pas vers la lutte contre la corruption, les violations des droits de l ’Homme ainsi que les autres antivaleurs en consolidant le travail qui serait déjà abattu en amont par la commission indépendante.
3. La permutation.
Le séjour prolongé des magistrats dans un même poste ou une même citée ou ville crée des liens d’amitié, de parenté et de bien d’autre nature entre le magistrat et les justiciables qui les mettent dans plusieurs cas d’incompatibilité. L’un d’exemple des ces incompatibilités est le phénomène dit de ‘magistrat conseil’ c’est-à-dire les magistrats devenant des conseillers occultes des leurs relations faisant ainsi d’eux (magistrats) juges et parties dans un dossier judiciaire.
En plus, la familiarité des magistrats avec les justiciables est aussi une des sources des abus et antivaleurs décriés au sein du système judiciaire congolais créant par la même occasion une classe des intouchables parmi les justiciables.
L’instauration de la pratique de mutation des magistrats après deux ans permettra donc de briser d’abord la pratique existante et d’annihiler la formation des autres pratiques illégales dans le futur.
4. L’amélioration de conditions de vie et de travail des magistrats et personnel de justice.
Comme le décrit le rapport de human rights watch ,le système judiciaire congolais est dans un état de désordre indescriptible . Cela l’est tant pour l’état des structures d’accueil de cette institution, les conditions de vie des magistrats, que des conditions de travail.
En effet, construites la plus part d’entre eux à l’époque coloniale pour une capacité d’accueil correspondant aux réalités de l’époque, notamment la démographie et le nombre du personnel judiciaire, les battisses abritant les institutions judiciaires sont tous dans un état de vétusté très avancé et leur capacité d’accueil fait qu’il est facile de retrouver quatre à cinq magistrats confinés dans une petite pièce de quatre mètres sur quatre.
Cette triste situation remet en question le caractère secret de l’instruction pré juridictionnelle ou encore la confidentialité de certaines procédures dans des chambres des magistrats du siège telle que la conciliation. Pendant qu’au même moment d’autres sont obligés de cloisonner leur local pour créer un semblant de confidentialité dans l’instruction des leur dossier. Cela est valable tant pour les magistrats debout qu’assis. Et de même pour le personnel administratifs du système judiciaire.
En cette situation s’ajoutent les moyens de travail : Les bibliothèques sont devenues quasi inexistantes auprès des cours et tribunaux, et celles qui existent ne contiennent que des ouvrages dont les récentes éditions sont vielles de vingt ans ; Les forums scientifiques tels que les séminaires de formation, colloques ou conférences sont quasi inexistants. Les rares organisés les sont par les Organisations Non Gouvernementales.
En plus des ces conditions difficiles de travail il faut mentionner les conditions de vie. En effet, en RDC le salaire des magistrats varie entre cent à deux cents dollars. Ce salaire ne permet pas aux magistrats de couvrir leurs besoins primaires et les mette ainsi dans une position des mendiants vis à vis du justiciable tout en faisant d’eux par la même occasion des cibles faciles pour la corruption.
En outre, la plus part d’entre eux sont locataires dans des maisons des privés tandis que ceux habitant les immeubles de l’Etat les voient en longueur des journées être désaffectés et vendus aux privés par des arrêtés ministériels, et sont donc déguerpis par des particuliers nouveaux acquéreurs de fois sans préavis légal de trois mois. Quant au personnel administratif, il est fonctionnaire de l’Etat donc clochardisé comme tous les fonctionnaires du pays.
La reforme du système judiciaire passe donc aussi par l’amélioration des conditions de travail des magistrats ainsi que de tout le personnel de la justice.
A cet égard cette série de mesures doit être prise : la construction des nouveaux battisses pour la magistrature afin de désengorger ceux existant ; la réfection des battisses existant ; l’installation des bibliothèques modernes dans tous les cours , tribunaux et Parquets ;la modernisation de l’administration judiciaire par le remplacement des vielles machines de dactylographie mécaniques utilisées jusqu'à ce jour par les différents greffes et secrétariats par un système informatisé ; l’organisation fréquente des séminaires, colloques ou conférences pour les magistrats.
Quant à la condition de vie, l’article 25 de la loi sur le statut des magistrats stipulant que le magistrat bénéficie d’une rémunération suffisante à même de conforter son indépendance et qui prévoit aussi des avantages sociaux pour les magistrats doit être de stricte application.
Conclusion.
Après les élections organisées aux différents niveaux ayant conduit à l’installation des différentes institutions, l’instauration d’un Etat de droit en RDC demeure un défi à relever pour le nouveau gouvernement nommé le 5 février 2007 par l’Ordonnance nº 07du 05 février 2007 portant nomination des ministres d’Etat, ministres et vice-ministres, et composé des six ministres d’Etat, trente ministres et vingt quatre vice-ministres.
A cet effet, la reforme du système judiciaire devient un point clé pour l’avènement de cet Etat de droit. Et la reforme qui conduirait à un résultat efficace sera celle qui s’attellera sur ces quatre points : La révocation des magistrats responsables des abus, la promulgation de la loi créant le Conseil supérieur de la magistrature ainsi que sa mise en place, la mutation des magistrats dans une rotation d’une période des deux
années et l’amélioration des conditions de travail et de vie des magistrats et du personnel judiciaire.
* Dieu-Donné WEDI DJAMBA est Avocat au Barreau de Lubumbashi /RDC; Consultant indépendant en Justice Transitionnelle; Activiste des droits de l’Homme ; Assistant à l’Institut Supérieur d’Etude Juridique Appliquée, Lubumbashi/ RDC et Ecrivain.
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On estime qu’au moins 200.000 personnes sont mortes depuis le début en 2003 du conflit de Darfur entre les forces gouvernementales, les milices alliées et les rebelles qui cherchent l’autonomie. Les agents des services humanitaires ont également été attaqués, et leurs véhicules et équipement de communication volés. Eva Dadrian écrit que la paix doit être restaurée à Darfur afin que l’aide internationale de développement soit efficace.
A travers la crise de Darfur, le Soudan a nié les accusations, accusé tout le monde sauf les milices pro-gouvernementales Janjaweed, essayé de temporiser, pris des engagements et fait des promesses mais n’a jamais délivré. Il est même parvenu à éviter l’intervention de l’ONU. Darfur entre dans sa quatrième année de conflit et de bouleversements et il n’y a plus d’excuses supplémentaires à faire, indiquent les observateurs.
En dépit des appels à l’action de la part des Nations Unies, des agences humanitaires et des organisations de défense des droits humains, les Africains se sont opposés, de manière consistante, à toute action qui constituerait une critique à l’endroit du gouvernement soudanais, au nom de la solidarité africaine. Mais la patience semble avoir atteint ses limites même du côté de la complaisante Union Africaine et, il n’y a pas longtemps, le Président Olusegun Obasanjo du Nigeria a signalé le danger de la possibilité d’un génocide dans la région. Maintenant, le Président Omar al Bashir doit avoir désarmé les Janjaweed d’ici la fin de l’année, et accepter une force hybride UA-ONU de maintien de la paix à Darfur ou faire face aux conséquences.
S’adressant à la conférence Afrique – Caraïbes - Pacifique qui s’est tenue récemment à Khartoum, le Président al Bashir a indiqué que la situation à Darfur est « sous contrôle » et que la paix a été restaurée dans la province. En réalité, la situation à Darfur est loin d’être « sous contrôle » comme le prétend l’homme fort soudanais. La rébellion continue et un nouveau groupe a émergé et pris des armes contre Khartoum.
Appartenant , selon les rapports, à des tribus arabes de Darfur, les Troupes des Forces Populaires (TFP) disent qu’elles se battent contre la « marginalisation » de la région. L’on ne sait pas encore si elles joindront leurs forces à celles des groupes rebelles qui n’ont pas signé l’accord de Paix d’Abuja. Cependant, les TPF sont dites avoir fait une déclaration indiquant que « les groupes arabes de Darfur croient que les gens de Darfur se battent pour une cause juste ».
Entretemps, le seul groupe qui n’a pas signé l’accord de Paix d’Abuja avec le gouvernement en mai dernier (l’Armée de Libération du Soudan), a menacé de se retirer du processus si les milices soutenues par Khartoum « continuent d’être armées et d’attaquer les civils. » En plus, de nouveaux combats ont éclaté entre les troupes du gouvernement soudanais et celles du National Redemption Front (NRF, soit le Front National du Salut), un groupe rassemblant les factions rebelles qui n’ont pas signé l’accord de Paix d’Abuja en mai.
Lors de sa séance à Addis-Abeba la semaine dernière, la Commission Conjointe de Cessez-le-feu de l’UA (CCC) a décidé que le désarmement des Janjaweed dans la région de Darfur ravagée par la guerre « soit entamé immédiatement » Cette décision fut prise à la suite d’une évaluation contenue dans un rapport confidentiel présenté à la CCC par le Général Luke Aprezi, Commandant de la force de maintien de la paix de la MUAS (Mission de l’Union Africaine au Soudan).
Le rapport témoigne clairement et sans ambiguïté que les Janjaweed avaient récemment augmenté leurs attaques. Il attire également l’attention de la CCC sur le fait que « la recrudescence des Janjaweed a aussi affecté négativement la situation sécuritaire » Même si Khartoum continue de le nier, le rapport du Général Luke Aprezi indique, « le gouvernement soudanais continue d’armer les Janjaweed. »
Dans le passé en 2004, au plus chaud des hostilités, j’ai écrit que les forces armées soudanaises et d’autres unités par-militaires, c-à-d les Janjaweed soutenus par le gouvernement, ont simultanément ciblé les civils, les accusant prétendument de soutenir la rébellion. Malgré les promesses faites et les engagements pris par le gouvernement, les Janjaweed continuent toujours d’être armés et ciblent toujours les civils. Ne fût-ce que le mois dernier, les Janjaweed étaient de nouveau en action contre les civils. Cette fois-ci les attaques ont eu lieu près des frontières tchadiennes.
Tant l’UA que les Nations-Unies ont confirmé cette récente campagne militaire et indiqué que les milices Janjaweed ont ciblé « les civils et en particulier les enfants. » Plus de 70 civils ont été tués selon les rapports. Les observateurs occidentaux ont également indiqué dans leurs rapports que l’Armée de l’Air soudanaise a aussi été déployée lors de l’offensive et qu’elle a bombardé des villages le long de la frontière avec le Tchad.
Il n’y a pas de circonstances qui puissent justifier les attaques délibérées contre des civils, ou les opérations militaires qui mettent en danger les vies des civils. Ces récentes attaques constituaient des violations graves des droits humains et de la loi sur la guerre, et elles se sont produites en dépit du dernier engagement pris par le gouvernement de démanteler les Janjaweed et de respecter la résolution du Conseil de Sécurité des Nations –Unies qui interdisait les raids de bombardement à Darfur.
Le Président al Bashir a rejeté de manière consistante le déploiement d’une force plus large de maintien de la paix sous l’argument que son gouvernement est capable de maintenir la paix dans la région. Il est allé jusqu’à déclarer que la présence d’une force onusienne quelconque serait comme « une invasion » ou que « l’occident n’est intéressé ni par les droits humains ni par la souffrance des gens de Darfur, mais qu’il cherche à envahir le Soudan uniquement pour piller ses ressources. Les autorités gouvernementales soudanaises ont également donné une mise en garde selon laquelle la province ravagée par la guerre pourrait devenir « un nouveau champ de bataille pour les jihadistes ».
Il n’y a aucun doute que le désarmement dépend de « la volonté politique du gouvernement soudanais », indique Monique Mukaruliza, vice-responsable de la mission de maintien de la paix, mais la pression monte et il semble que même les supporteurs africains du Soudan ont relâché et décliné le jeu diplomatique de Khartoum qui a trop duré.
Ce jeu est presque terminé. Un consensus « informel »semble avoir été atteint par l’UA, la communauté internationale et l’ONU pour faire davantage de pression sur le Soudan.
Pendant que la Commission Conjointe de Cessez-le-feu siégeait à Addis-Abeba, 15 anciens ministres des affaires étrangères ont rédigé une proposition pour Darfur. Publiée dans le journal londonien « Financial Times » (le 18 décembre 2006), la proposition signée entre autres par Joschka Fisher (Allemagne), Ismail Cem (Turquie) Gareth Evans (Australie), Erik Derycke de la Belgique, Lamberto Dini de l’Italie, Bronislaw Geremek de la Pologne, Rosario Green du Mexique, Surin Pitsuwan de la Thailande, Hubert Vedrine de la France et Ana Palacio de l’Espagne, indique qu’un « cessez-le-feu totalement observé et conduisant au règlement politique durable serait la meilleure voie de sauver des vies dans la région ravagée par la guerre. »
Pendant l’intérim, indique la proposition, la communauté internationale devra convaincre le Président al Bashir que ses meilleurs intérêts seraient sauvegardés en permettant à la « force de maintien de paix de l’Union Africaine d’être renforcée par le soutien financier, logistique et autre de la part des Nations –Unies. »
L’option de sanctions, les soi-disant « conséquences » mentionnées par le communiqué de la CCC, est clairement évoquée dans la proposition des ministres des affaires étrangères. Ils sentent que les sanctions forceraient un changement de politique par Khartoum, « En tant qu’anciens diplomates, nous soutenons un tout dernier effort de persuader Khartoum d’accepter la proposition d’une force hybride. Si d’ici la fin de l’année Mr Bashir refuse toujours ou, plus probablement, s’il continue d’accepter un jour et de dire non le jour suivant, il devrait payer le prix dur .»
Ce prix, ou les conséquences, devrait tout d’abord inclure des sanctions multilatérales ciblées [telles que les interdictions de voyage et les gels de biens] visant les dirigeants militaires et civils qui sont responsables de la violence. La deuxième étape devrait consister en mesures qui ciblent le revenu fourni par les ventes de pétrole du Soudan, doublée d’un embargo sur la vente d’équipement à l’industrie pétrolière, et troisièmement, des mesures à prendre en vue de fermer les comptes à l’étranger affiliés au parti majoritaire gouvernemental, y compris les milices.
En plus, la Cour Pénale Internationale devrait entamer ses enquêtes sur ceux qui donnent des ordres ou qui commettent des crimes contre l’humanité à Darfur. Cependant, à moins que ces sanctions ne soient « multilatérales », elles n’auront aucun effet sur le gouvernement soudanais. Des efforts diplomatiques intensifs par l’UA et la communauté internationale sont en cours afin de persuader les alliés africains, arabes et asiatiques du Soudan à aider à faire changer la position du Président al Bashir et à atteindre un accord au profit d’une force « hybride UA –ONU qui doit être envoyée en 2007.
Avant qu’il ne lui fut demandé de quitter le Soudan, en octobre 2006, Jan Egeland, le chef des opérations humanitaires des Nations- Unies, a fait une plaidoirie semblable et lancé un appel aux pays africains, arabes et asiatiques d’inviter le Soudan à accepter une force onusienne de maintien de la paix à Darfur.
La coalition diplomatique élargie Addis-Abeba - Abuja, qui bénéficie du soutien de l’UA, de la Ligue Arabe et du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, a recommandé une force hybride qui combinerait le personnel de l’UA avec l’appui financier, logistique et autre de la part des Nations-Unies. Le plan est 1) de renforcer la capacité des observateurs de l’UA, 2) de fournir un soutien logistique accru au contingent africain aguerrie et 3) de voir le déploiement d’une force hybride UA-ONU de maintien de la paix qui n’a pas encore été approuvée par le Soudan.
La pression monte également du côté de la Cour Pénale Internationale (CPI) , d’autant plus que Luis Moreno Ocampo, procureur général de la CPI, a annoncé que son enquête a collecté suffisamment de preuves pour montrer « qui sont les responsables des crimes commis à Darfur » en 2003 et en 2004. C’est pendant cette période que le plus grand nombre de crimes furent commis, par toutes les parties indiquées impliquées dans le conflit. Le procureur général a également demandé au gouvernement soudanais de faciliter une visite par son équipe en janvier 2007 en vue de rassembler l’information sur les 14 arrestations faites par le Gouvernement soudanais.
Cependant, il semble que les gens accusés par le Gouvernement soudanais ne sont pas les mêmes gens sur lesquels la CPI est en train de mener des enquêtes. Conformément au Traité de Rome, le procureur doit d’abord faire une évaluation et voir si le gouvernement travaille ou pas sur le même dossier. Ocampo a déjà demandé au gouvernement soudanais une mise au point sur leurs débats nationaux, en ce qui concerne l’arrestation des 14 personnes par les autorités soudanaises.
En outre, comme le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU se prépare à envoyer à Darfur une équipe de haut niveau constituée d’experts de droits humains, des rapports repris dans les journaux ont cité Mohamed Ali al-Mardhi, ministre soudanais de la justice, en faisant une déclaration selon laquelle il était « prêt à collaborer avec une équipe onusienne devant établir les faits et chargée d’enquêter sur les abus de droits humains dans la région de Darfur ravagée par la guerre. »
Selon Al-Mardhi, « les autorités n’ont rien à cacher » et tous les obstacles seront enlevés afin de « permettre à l’équipe d’experts de mener des enquêtes sur les cas de violation des droits humains dans la région ouest. »
La prise de décisions collégiale est très bonne, et il n’y a aucun doute dans mon esprit qu’en tant qu’Africains, nous devons soutenir la souveraineté africaine et rejeter toute interférence extérieure dans nos propres affaires.
Mais ma question est savoir si au nom de cette même solidarité nous devrions ou pas permettre à nos gouvernements de tuer des Africains et de détruire des communautés entières, amenant des centaines de milliers de gens à quitter leurs foyers et à devenir des réfugiés ou des PDI (Personnes Déplacées de l’Intérieur), étant confrontés à la mort par la faim et à des maladies qui menacent leurs vies ? C’est en effet au nom de leur souveraineté que les gouvernements qui se sont succédés à Khartoum ont proféré des guerres contre leurs propres gens : pour plus de vingt ans au sud du Soudan et maintenant pour presque quatre ans à Darfur.
Les observateurs et les agences d’aide humanitaire continuent de nous rappeler que la résolution 1706 du Conseil de Sécurité fut rédigée sous le chapitre de l’exécution des Nations Unies, et la force onusienne pouvait donc intervenir « sans tenir compte de la volonté du gouvernement soudanais. » Mais ceci n’est pas, et ne peut pas être, l’option préférée.
Le Soudan doit donner son accord pour laisser la force hybride UA-ONU entrer à Darfur où la situation humanitaire se détériore alors que les agences d’aide humanitaire ont annoncé qu’elles ont dû retirer de Darfur et du Tchad 650 membres du personnel suite à des craintes de sécurité. L’évacuation d’agents humanitaires, même si elle est temporelle, signifie l’interruption de fournitures de nourriture et de médicaments à des centaines de milliers de gens.
Certains analystes politiques africains indiquent que la soi-disant « force internationale de maintien de la paix « est l’euphémisme pour l’intervention militaire étrangère qui est destinée à avoir des répercussions désastreuses pour les gens de Darfur et pour le Soudan en général. » Soyons honnêtes et examinons les cinquante dernières années de l’histoire du Soudan. Les seules répercussions désastreuses pour le peuple soudanais sont les politiques centralisées, hégémoniques, dictatoriales, élitistes et non-démocratiques des gouvernements soudanais qui se sont succédés à la direction du pays depuis l’indépendance.
Certains observateurs soupçonnent que le pétrole est la principale « motivation » derrière l’intérêt élevé de la communauté internationale et spécialement du côté de Washington. Pourtant, il n’y a pas de preuves géologiques de l’existence de réserves pétrolières à Darfur. Le monde académique et certains diplomates sont derrière la propagation de tels faux rapports. Si l’on considère la question du pétrole, on peut voir que la Chine, la Malaisie et l’Inde tiennent les droits de concession pour le développement et l’exploration au Sud du Soudan et dans la province de Kordofan.
Pour ma part, j’ai toujours cru que les combats à Darfur ne devraient pas être vus comme une question isolée, mais dans un contexte régional plus large. L’ensemble de la région du Sahel, de la Mauritanie au Soudan, est confrontée à un problème commun : les sécheresses et le sous-développement qui conduisent à des querelles autour des maigres ressources entre les tribus nomades et pastorales, essentiellement arabes et arabisées, et les cultivateurs et fermiers africains non-arabes. Ceci a été la situation depuis les années 1960.
Seule l’assistance pour le développement durable de toute la région du Sahel peut aider à réprimer les affrontements actuels et futurs entre les communautés. Mais avant d’envoyer une aide internationale quelconque pour le développement, la paix doit être restaurée à Darfur.
* Eva Dadrian est une personnalité indépendante de la radio-télévision et analyste en Politique et Risques des Pays pour les médias imprimés et ceux de la radio-télévision.
* Ce texte a déjà paru dans l’édition anglaise de Pambazuka News n° 283. Voir :
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Au sortir du 7ème Forum social mondial (Fsm), le premier du genre tenu en terre africaine, et plus précisément à Nairobi, au Kenya, Samir Amin jette ici un regard sans complaisance sur le mouvement social. Malgré les succès certains rencontrés dans bien des domaines, l’auteur invite à la modestie dans l’évaluation de leurs réalisations et énumère un certain nombre de "défauts". Amin estime qu’un recadrage est indispensable pour faire transformer les rapports de force sociaux et politiques en faveur des classes populaires. Aussi, milite-t-il pour qu’ « en parallèle donc (et non en conflit) avec la poursuite des actions militantes des Forums, (que) d’autres formes d’intervention sont nécessaires, permettant l’approfondissement des débats en vue d’actions communes (au delà de la « journée » de protestation mondiale contre la dette, ou les guerres préventives, ou pour l’affirmation des droits des femmes, de l’accès à l’eau etc.). »
1. Le succès indiscutable des forums sociaux mondiaux (et des forums nationaux et régionaux), depuis leur première édition (Porto Alegre 2001) à leur septième (Nairobi, 2007) démontre que la formule répondait à un besoin objectif effectif, ressenti par beaucoup de militants et de mouvements engagés dans leurs combats contre le néo-libéralisme et les agressions (jusqu’à militaires) de l’impérialisme.
Dans ces combats, mouvements et militants ont beaucoup rénové leurs formes d’organisation et d’intervention active dans la société. Oui, la culture politique dominante de la gauche avait été marquée aux XIXe et XXe siècles par des pratiques fondées sur l’organisation verticale hiérarchisée des partis, des syndicats, des associations. Dans les circonstances de l’époque les mouvements qu’ils ont animés – transformations sociales radicales et réformistes, révolutions, libérations nationales – ont transformé le monde, dans un sens généralement favorable aux classes populaires.
Néanmoins les limites et contradictions propres à ces formes d’action sont apparues avec vigueur à partir des années 1980-1990. Le déficit démocratique de ces formes, allant jusqu’à l’auto-proclamation « d’avant gardes » armées de la connaissance « scientifique » et de la stratégie « efficace », sont à l’origine des déceptions ultérieures : réformes et révolutions ont porté au pouvoir des régimes dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils ont fréquemment mal tenu leurs promesses, souvent dégénéré, parfois dans des directions criminelles. Ces échecs ont rendu possible la reprise de l’offensive du capital dominant et de l’impérialisme à partir des années 1980-1990.
2. Le moment d’euphorie du capital et de l’impérialisme - passés à l’offensive sous le drapeau du néo-libéralisme et de la mondialisation - a été de courte durée (1990-95). Très vite les classes populaires sont entrées dans le combat de résistance à cette offensive. Oui, d’une manière générale, cette première vague de luttes s’est située sur les terrains de la résistance et de la riposte à l’offensive dans toute sa multidimentionalité : résistances au néolibéralisme économique, au démantèlement des acquis sociaux, à la répression policière, aux
agressions militaires de l’impérialisme US et de ses alliés.
La chaîne de ces terrains de résistance est continue et, selon les circonstances de lieu, les luttes se sont déployées sur le terrain principal du défi immédiat auquel les peuples sont confrontés. Dans ce sens la revendication d’une régulation du marché ici, de la promotion des droits des femmes, de la défense de l’environnement, de la défense des services publics, de celle de la démocratie comme les résistances armées aux agressions des Etats Unis et de leurs alliés au Moyen Orient (Iraq, Palestine, Liban) sont indissociables les unes des autres.
Dans ces luttes de résistance les peuples ont innové. Beaucoup des anciennes forces politiques de la gauche organisée sont restées à l’écart de ces premières luttes, timides face à l’agression, parfois ralliées aux options libérales et impérialistes. Le mouvement a été amorcé par de « nouvelles forces », parfois d’une manière quasi « spontanée ». Dans leur déploiement ces forces ont promu le principe fondamental de la pratique démocratique : refusant la hiérarchie
verticale, promouvant des formes horizontales de coopération dans l’action. Cette avancée de la conscience démocratique doit être considéré comme un progrès « civilisationnel ». Dans la mesure où elle trouve son reflet dans les forums sociaux, ceux-ci doivent être donc considérés comme parfaitement « utiles » au développement des luttes en cours.
3. Les luttes de résistance ont enregistré des victoires incontestables. Elles ont amorcé (mais seulement amorcé) l’échec de l’offensive du capital et de l’impérialisme. Cet échec est patent dans toutes les dimensions de cette offensive. Le projet étatsunien de contrôle militaire de la planète, indispensable pour garantir le « succès » de la mondialisation en place, les guerres « préventives » conduites pour en assurer l’effectivité (invasion de l’Afghanistan et de l’Iraq, occupation de la Palestine, agression contre le Liban) sont déjà visiblement mises en échec politique.
Le projet économique et social dit néo-libéral, conçu pour donner une assise forte et stable à l’accumulation du capital – assurer le taux de profit maximal à tout prix – est, de l’avis même des instances qui en sont les auteurs (Banque Mondiale, FMI, OMC, Union Européenne), incapable d’imposer ses conditions. Il est en « panne » : le cycle de Doha de l’OMC est dans l’impasse, le FMI en déconfiture financière etc. La menace d’une crise économique et financière brutale est à l’ordre du jour.
4. Néanmoins il n’y a pas lieu de s’auto-féliciter de ces succès. Ils resteront insuffisants pour transformer les rapports de force sociaux et politiques en faveur des classes populaires, et, de ce fait, demeurent vulnérables tant que le mouvement ne sera pas passé de la résistance défensive à l’offensive. Seule celle-ci peut ouvrir la voie à la construction de l’alternative positive – « un autre monde possible », et meilleur bien entendu.
Le défi auquel les peuples en lutte sont confrontés est tout entier situé dans la réponse qu’ils donneront à la question posée ici : dans les termes exprimés avec force par François Houtart ; passer de la conscience collective des défis à la construction d’agents sociaux actifs de la transformation. Ce défi concerne évidemment, bien au delà des Forums, les peuples eux mêmes. Dans quelle mesure la conscience collective trouve-t-elle son expression dans les Forums ? Celle-ci est certainement présente à des degrés de maturité inégaux, comme toujours dans l’histoire, selon les moments, les lieux et les mouvements concernés. Mais au delà, les Forums contribuent-ils à la progression nécessaire de la conscience à la construction d’agents de la transformation ?
On tentera de répondre à la question plus loin.
La progression est et sera difficile. Car elle implique (i) la radicalisation des luttes et (ii) leur convergence dans la diversité (pour utiliser la formule du Forum Mondial des Alternatives) dans des plans d’action communs, lesquels impliquent une vision stratégique politique, la définition d’objectifs immédiats et plus lointains (la « perspective » qui définit l’alternative). La radicalisation des luttes n’est pas celle de la rhétorique de leurs discours, mais l’articulation de celles-ci au projet alternatif qu’elles se proposent de substituer aux systèmes de pouvoir social en place : construire des hégémonies sociales (alliances et compromis de classes) s’imposant comme alternatives aux hégémonies sociales au pouvoir (celles des alliances dominées par le capital, l’impérialisme et les classes locales compradores à son service).
Au delà d’une vague « coordination » des luttes (ou même simplement d’échanges de vues) qui ne permet pas de transcender leur émiettement (et leur faiblesse de ce fait), la convergence ne peut être que le produit d’une « politisation » (au bon sens du terme) des mouvements fragmentés. Cette exigence est combattue par le discours de la « société civile apolitique », une idéologie directement importée des Etats Unis, qui continue à exercer ses ravages.
La convergence dans la diversité et la radicalisation des luttes trouveront leurs expressions dans la construction incontournable « d’étapes » (dont certains ne veulent pas même entendre le terme évoqué, tant il leur paraît synonyme de compromission et d’opportunisme) permettant (i) des avancées de la démocratisation (conçue comme un processus sans fin et non comme une recette définitive, fournie par le modèle de la démocratie politique représentative
occidentale) associées (et non dissociées) du progrès social, et (ii) l’affirmation de la souveraineté des Etats, des nations et des peuples, imposant des formes de mondialisation négociée et non imposée unilatéralement par le capital et l’impérialisme.
Ces définitions du contenu de la construction alternative ne sont certainement pas acceptées par tous. Certains estiment que la démocratie (pluripartisme et élections), fut-elle dissociée de la « question sociale » (soumise aux exigences du marché), vaut « mieux que rien ». Il reste que les peuples d’Asie et d’Afrique ne paraissent pas dans l’ensemble disposés à se battre pour cette forme de démocratie dissociée du progrès social (et même en fait associée dans le moment actuel à la régression sociale). Ils préfèrent souvent se rallier à des mouvements para religieux/ethniques fort peu démocratiques. On peut s’en lamenter ; il vaudrait mieux se poser la question du pourquoi.
La « démocratie » ne peut être ni exportée (par l’Europe) ni imposée (par les USA). Elle ne peut être que le produit de la conquête des peuples du Sud à travers leurs luttes pour le progrès social, comme cela fut (et est) le cas en Europe. La mention même de la nation, de l’indépendance nationale et de la souveraineté déclenche chez certains une crise d’urticaire aiguë. Le « souverainisme » est presque qualifié de « tare du passé ». La nation est à jeter aux ordures, la mondialisation l’aurait d’ailleurs déjà rendue obsolète. Populaire dans les classes moyennes européennes (pour des raisons évidentes liées aux problèmes de la construction de l’UE) cette thèse ne trouve aucun écho dans le Sud (ni aux Etats Unis et au Japon d’ailleurs !).
La transformation par étapes n’exclut pas l’affirmation de la perspective à long terme. Pour les uns, comme l’auteur de ces lignes, celle-ci est celle du « socialisme du XXIe siècle » ; d’autres refusent le « socialisme » désormais pour eux pollué définitivement par sa pratique au siècle passé. Mais, quand bien même que le principe de la convergence serait-il admis, que sa mise en œuvre restera difficile. Car il s’agit de concilier (i) les avancées de la pratique démocratique acquise dans et par les luttes (renoncer nécessairement à la nostalgie des mouvements « commandés » par les « avant gardes ») (ii) les exigences d’unité dans l’action, modestes ou ambitieuses selon les conjonctures locales (nationales).
Le principe de la convergence nécessaire n’est pas accepté par « tous ». Certains courants dits « autonomistes », inspirés plus ou moins de formulations « post modernistes » le refusent. Les mouvements qu’ils inspirent doivent être respectés comme tels ; ils font partie du front des luttes. Certains vont jusqu’à prétendre que le mouvement, fut-il dispersé, construit par lui
même l’alternative, allant jusqu’à prétendre que le « sujet individuel » est déjà en voie de devenir l’agent de la transformation (la vision théorique de Negri). On peut bien entendu aussi ne pas adhérer à cette thèse théorique. C’est le cas probablement de beaucoup des mouvements populaires puissants engagés dans de grandes luttes.
On peut aussi penser (espérer ?) que des organisations héritées du passé – partis politiques, syndicats etc.- sont capables de se transformer dans le sens de la pratique démocratique exigée. Les penseurs des courants autonomistes affirment pouvoir changer le monde sans prendre le pouvoir. L‘histoire dira si cela est possible ou illusoire.
Dans tous les cas, qu’il s’agisse de « grandes organisations » ou de « petites » le conflit oppose la « logique de lutte » (qui fait prévaloir les exigences de celle-ci) aux « logiques d’organisation » (qui font prévaloir les intérêts mis en jeu par les « directions » en place ou en attente de s’en saisir, la participation au pouvoir dominant en place, et de ce fait, favorisent
« l’opportunisme »).
La convergence ne peut pas être construite aux niveaux mondial et régionaux si elle n’est pas mise en place d’abord aux niveaux nationaux car, qu’on le veuille ou pas, ceux-ci définissent et encadrent les défis concrets et c’est à ces niveaux que se fera ou que ne se fera pas le basculement des rapports de force sociaux et politiques au bénéfice des classes populaires. Les niveaux régionaux et mondial peuvent refléter les avancées nationales, sans doute les
faciliter (ou tout au moins ne pas s’ériger en handicap), mais guère plus.
5. Des avancées dans des directions ouvrant la voie à la construction de l’alternative ont lieu en ce moment même, en Amérique latine, faisant contraste avec leur absence, ou presque, ailleurs, en Europe, Asie et Afrique.
Ces avancées, au Brésil, en Argentine, Venezuela, Bolivie, Equateur et leur succès visible à venir possible ailleurs – Mexique, Pérou, Nicaragua – sont précisément le produit de la radicalisation de mouvements ayant atteint le niveau de masse critique efficace et de leur convergence politique. Il s’agit « d’avancées révolutionnaires » dans le sens qu’elles ont amorcé le basculement des rapports sociaux et politiques au bénéfice des classes populaires.
Leur succès est dû à leur réponse pratique réelle associant démocratie de la gestion des mouvements et cristallisation politique de leurs projets, surmontant l’émiettement, dominant ailleurs. Que les pouvoirs d’Etat que ces avancées ont produits « posent problème », qu’ils risquent de s’enliser sous la pression des contraintes extérieures et de celles des classes locales privilégiées, qui le nierait ? Faut-il pour autant mépriser les possibilités que ces changements
(du pouvoir !) ouvrent aux mouvements populaires ?
Ces pouvoirs permettent d’autres avancées, fondées sur l’association (et non la dissociation) de l’affirmation de l’indépendance nationale (vis à vis des USA), de la démocratisation et du progrès social. Ailleurs l’image de la réalité, en dépit des luttes, est moins avantageuse.
En Europe la priorité accordée à la « construction de l’Union Européenne » favorise le glissement au social libéralisme, les illusions entretenues par la rhétorique de la « troisième voie » et du « capitalisme à visage humain ». Le « mouvement » parviendra-t-il par lui même à surmonter ces handicaps ?
Personnellement j’en doute fort et pense que des changements décisifs orientation du pouvoir politique constituent un préalable, en particulier la rupture avec l’atlantisme (l’OTAN est l’ennemi des peuples européens). D’autres ne le pensent pas.
En Europe orientale, en passe de devenir dans ses relations réelles avec l’Allemagne et l’Europe occidentale l’analogue de ce que fut (et est encore) l’Amérique latine dans ses rapports avec les USA, les illusions sont encore plus grandes.
En Asie et en Afrique on assiste dans le moment actuel à des dérives que nous qualifions de « culturalistes » qui alimentent l’illusion de projets prétendus « civilisationnels » fondés sur des rassemblements para religieux ou ethniques. Le discours sur la « diversité culturelle » vient souvent ici au secours de cet enfermement dans des impasses. Ce discours est, au demeurant, parfaitement toléré (voire encouragé) par le pouvoir du capital et de l’impérialisme.
En « savoir » davantage à cet endroit – comment cette association s’est imposée - , en « savoir » davantage sur les raisons de la stagnation relative du mouvement ailleurs, sur leur déclin ou défaite dans certains cas, s’impose. Cela devrait constituer l’axe essentiel de nombreux débats, dans les Forums et ailleurs. Les Forums Mondiaux, lieux de rencontre, sont peu équipés pour offrir un cadre adéquat à l’approfondissement de ces débats. Les Forums
nationaux (voire régionaux) le sont, ou peuvent l’être davantage.
6. Les propositions rédigées dans « l’Appel de Bamako » (janvier 2006) répondaient, par leur intention même, à appeler à donner plus d’importance à l’approfondissement des débats de cette nature. Il ne s’agit que de « propositions » - et non de « décisions » imposées (qui en aurait l’audace n’aurait aucun pouvoir effectif de leur donner suite !). Celles-ci ont été
naturellement refusées par principe par les courants autonomistes extrêmes comme par la montagne d’ONGs « apolitiques ». Mais elles font leur chemin ailleurs.
La Charte du FSM n’interdit en aucune manière des initiatives du type de celle de Bamako, dont au demeurant l’Appel a été endossé par des Assemblées de Mouvements. Cette initiative a pourtant irrité le « Secrétariat » du FSM. Pourquoi ? Peut-être parce que celui-ci ne partage pas sur le fond les propositions contenues dans cet Appel. Faut-il en conclure que le Secrétariat a pris en fait position avec les ONG « apolitiques » (et peut être les courants
autonomistes extrêmes) pour la fermeture du Forum aux autres courants d’action ? Que le document en question – rédigé par 200 participants en un jour et une nuit – fasse état d’insuffisances, voire de contradictions, qui le nierait ?
Faut-il par ailleurs accuser ses rédacteurs « d’arrogance d’intellectuels », d’attitudes « avant gardistes » dépassées, voire de motivations politiques dangereuses ? Il faudrait démontrer que les courants autonomistes extrêmes ne produisent rien qui ne soit le produit spontané, éloquent et cohérent, de l’expression directe des masses ; que les « intellectuels » qui formulent les thèses de ces courants n’existent pas ! Il faudrait démontrer que les ONG « apolitiques » ne tiennent pas des discours qui, en fait, ont un sens politique évident, en reprenant à leur compte les rhétoriques des institutions du pouvoir (réduction de la pauvreté, bonne gouvernance, culturalisme exacerbé etc.).
7. Les Forums Mondiaux ont une histoire, et une préhistoire. Ils ne sont pas apparus brutalement sans préparation. François Houtart, Bernard Cassen et d’autres ont rappelé les étapes essentielles de cette histoire, depuis l’anti Davos à Davos (1999) et d’autres initiatives. Proposer une « évaluation » de leur déploiement sur les sept dernières années n’est pas l’objet de ce papier. Même si l’on pense que leur succès est certain et leur impact réel (ce qui est
notre cas) ; il n’en reste pas moins que l’accent doit être mis non sur l’auto félicitation mais sur les faiblesses.
Les instances « responsables » de la gestion réelle des Forums sont diverses (Secrétariat, Conseil International, « directions » des principaux mouvements et des ONG représentés). Elles sont des lieux de pouvoirs, par définition et comme toujours (et il serait naïf de l’ignorer). Leur préoccupation souvent dominante est de s’auto évaluer au regard de critères internes de performance, de nature souvent fort banale (quantité de participants, nombre – peut être qualité – des débats, questions matérielles d’organisation directe).
Le véritable critère dévaluation est « externe » aux Forums : contribuent-ils à faciliter la progression (plutôt que la stagnation, voire le recul) des luttes ? Il serait souhaitable que cette dimension du défi trouve un écho plus grand dans les assemblées et réunions organisées par ces instances.
Portant la critique un peu plus loin nous oserons dire que les Forums mondiaux souffrent d’un « déséquilibre » (grandissant ?) dans la présence de leurs participants. Opérations couteuses à l’extrême en argent et en investissement de travail intellectuel, les Forums attirent plus des ONG (parfois évidemment dévoués au soutien des luttes) dotées de personnel et de moyens de financement – celles du Nord, mais aussi, en termes brutaux, celles de leurs « clientèles » du
Sud – que les grands mouvements en lutte. Des centaines de millions de paysans engagés dans des luttes féroces, des peuples entiers faisant face aux mitraillettes et aux bombes de l’occupant impérialiste, fort parfois entendre leur voix ici ou là dans un « atelier ».
Mais beaucoup d’autres organisations – parfois insignifiantes par la portée de leur action – disposent de « dix ateliers » pour faire leur « propagande ». Disons le franchement : certaines de ces organisations sont partie du système (et constituent des « soupapes de sécurité ») plutôt qu’elles ne sont partie de l’alternative. La question de « l’ouverture des Forums » (dont le principe ne doit pas être remis en question) fait problème. Sa gestion doit être l’objet d’une plus grande attention.
Ces « défauts » des Forums mondiaux se retrouvent dans les Forums nationaux. Mais ici la proximité immédiate des forces en conflit avec l’ordre existant favorise, au moins potentiellement, le dépassement des faiblesses évoquées ici. Les bilans – positifs ou moins – dépendent des conditions concrètes de lieux et de la nature des handicaps (concurrences politiques nationales) comme des facteurs favorables (radicalisation des luttes).
8. La reconstruction d’un « front des pays et des peuples du Sud » constitue l’une des conditions fondamentales pour l’émergence d’un « autre monde », non fondé sur la domination impérialiste. Sans sous estimer en quoi que ce soit l’importance des transformations de toutes natures qui ont trouvé leur origine dans les sociétés du Nord dans le passé et le présent, celles-ci sont demeurées jusqu’aujourd’hui attelées au char de l’impérialisme. On ne devrait donc pas
s’étonner que les grandes transformations à l’échelle mondiale ont trouvé leur origine dans la révolte des peuples des périphéries, de la Révolution russe (le « maillon faible » de l’époque) à celle de la Chine et au front des Non Alignés (Bandung) qui ont contraint, un moment, l’impérialisme à lui « s’ajuster » à des exigences en conflit avec les logiques de son expansion.
Cette page, celle de Bandung et de la Tricontinentale (1955-1980), d’une mondialisation qui fut multipolaire est tournée. Les conditions de la mondialisation en place interdisant un « remake » de Bandung. Les classes dirigeantes des pays du Sud, à l’heure actuelle, tentent de s’inscrire dans cette mondialisation, qu’elles espèrent parfois pouvoir infléchir en leur faveur, mais qu’elles ne combattent pas. Celles-ci se partagent en deux groupes de « pays » : ceux qui ont un projet « national » (dont la nature – capitaliste pour l’essentiel mais nuancé par les concessions ou leur absence en faveur des classes populaires, mais néanmoins en conflit ouvert ou feutré avec les stratégies de l’impérialisme – est à discuter au cas par cas), comme la Chine ou les pays émergents d’Asie et d’Amérique latine ; ceux qui n’ont pas de projet et acceptent de « s’ajuster » unilatéralement aux exigences du déploiement impérialiste (il s’agit alors de classes dirigeantes compradore).
Des alliances à géométrie variable sont en voie de constitution entre les Etats (les gouvernements), dont on a vu l’émergence au sein de l’OMC. On ne doit pas traiter par le mépris les possibilités que ces rapprochements peuvent ouvrir aux mouvements des classes populaires (sans tomber dans l’illusion). Un front des « peuples du Sud », allant bien au delà des rapprochements entre classes
dirigeantes, est-il possible ? Handicapée par les dérives « culturalistes » signalisées plus haut et les confrontations qu’elles entraînent entre peuples du Sud (sur des bases pseudo religieuses ou pseudo ethniques) la construction de ce front reste difficile.
La construction sera moins problématique si et dans la mesure où les Etats « ayant un projet » pourraient – sous la pression de leurs peuples – évoluer dans un sens plus résolument anti impérialiste. Cela implique que leurs
projets sortent des ornières de l’illusion que des pouvoirs résolument et xclusivement « capitaliste nationaux » sont en mesure d’infléchir en leur faveur la mondialisation impérialiste et de permettre à leurs pays de devenir des agents actifs dans la mondialisation impérialiste, participant au façonnement du système mondial (et non s’ajustant unilatéralement à celui-ci).
Ces illusions sont encore grandes et renforcées par les rhétoriques nationales comme par celles qui flattent les « pays émergents » (en voie de « rattrapage »)
développées par les institutions au service de l’impérialisme. Mais dans la mesure où les faits démentiront ces illusions, de nouveaux blocs nationaux populaires et anti impérialistes pourront se frayer la voie et faciliter l’internationalisme des peuples. Il faut espérer que les forces progressistes du Nord le comprendront et le soutiendront.
9. En conclusion on dira que « l’avenir des Forums » dépend moins de ce qui se passera « en leur sein » que de ce qui se développera ailleurs, dans les luttes des peuples et dans l’évolution de la géostratégie des Etats.
Cette conclusion n’invite à aucun pessimisme concernant les Forums, mais elle invite à la modestie dans l’évaluation de leurs réalisations.
En parallèle donc (et non en conflit) avec la poursuite des actions militantes des Forums, d’autres formes d’intervention sont nécessaires, permettant l’approfondissement des débats en vue d’actions communes (au delà de la « journée » de protestation mondiale contre la dette, ou les guerres préventives, ou pour l’affirmation des droits des femmes, de l’accès à l’eau etc.).
Le Forum Mondial des Alternatives depuis sa création en 1997 est engagé dans cette voie. Réseau de nombreux « think tanks » directement articulés sur des forces sociales et politiques en lutte contre le système, il tente d’animer des groupes de travail (et non seulement d’échanges de vue) facilitant peut être l’émergence de fronts d’actions communes. A titre d’information : groupes de syndicalistes (« reconstruire le front uni du travail »), de mouvements paysans (« imposer l’accès au sol au bénéfice de tous les paysans »), de forces
politiques non alignés sur les politiques mondiales du capital et de l’impérialisme (travaillant sur les questions de droit international ou de réforme du système des Nations Unies comme de celle des systèmes de la gestion économique de la mondialisation etc.).
Beaucoup d’autres « réseaux » nationaux, régionaux et mondiaux, déploient des efforts méritoires allant dans des directions comparables. On n’en fera pas la longue liste, mais rappellera seulement – à titre d’exemples – ce qu’ATTAC représente en France, ou les travaux de « Focus ou Global South », ARENA et tant d’autres.
Il serait hautement souhaitable, dans la perspective du renforcement de l’efficacité des Forums, qu’une plus grande présence de ces programmes trouve son reflet dans les Forums.
* Samir Amin est le Directeur du Forum du Tiers-Monde, une Organisation non-gouvernementale (Ong) basée à Dakar (Sénégal)
* Veuillez envoyer vos commentaires à ou commentez en ligne à l’adresse www.pambazuka.org
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé à l’unanimité, de l’envoi d’une force de l’Union Africaine (UA) de 8 000 hommes, pour aider à stabiliser la situation en Somalie pour les six prochains mois, a appris APA de source sure. A travers cette résolution, prise mardi, le Conseil a décidé que l’opération dénommée AMISOM, permettra de renforcer le dialogue et la réconciliation.
La conférence internationale “Les nouveaux médias : la dimension de la liberté de la presse” qui s’est tenue la semaine dernière au Siège de l’UNESCO à Paris a souligné que les médias numériques apportent aux citoyens une plus grande liberté d’information, tout en mettant en garde contre les risques de manipulation de l’information.
Un atelier d’information et d’échanges du projet EuroAfrica ICT se tiendra à Dakar, au Sénégal, du 21 au 22 mars 2007. Cet atelier a pour objectifs l’information sur le projet EuroAfrica ICT, la formation sur la soumission de projets dans le cadre du FP7, l’échange, le réseautage. La participation à l’atelier est uniquement sur invitation ; les institutions (acteurs publics, entreprises, société civile) sont privilégiées.
Aujourd’hui, au Sénégal, les 18500 télécentres comptent 25000 lignes téléphoniques et ont créé 30000 emplois et génèrent 50 milliards de recettes, soit 33 % du chiffre d’affaires de la Sonatel. Cette information a été livrée lors d’une rencontre organisée par l’union nationale des exploitants de télécentres et téléservices du Sénégal (Unets), sur le thème central “ les télécommunications au Sénégal : de la fracture à la révolution du numérique par les télécentres ”.
Il est prévu la création d'une université du coton au Burkina Faso à Bobo-Dioulasso courant 2007/ 2008 soutenue par la France et l'Union européenne . Si Bobo- Dioulasso reconnue mondialement comme le cœur du coton africain a été choisie pour abriter cette université première du genre, cela est dû non seulement au dynamisme de nos cotonculteurs, mais aussi à l'engagement du président Blaise Compaoré pour la défense du coton africain dans toutes les tribunes.
C’est une information fausse sur toute la ligne qui a été livrée par des confrères rendant compte d’une conversation privée que le candidat de la coalition Sopi 2007, Me Abdoulaye Wade, a eu, samedi, avec les journalistes qui suivent son convoi. Il s’agissait d’une arnaque, d’un abus de confiance, d’un trafic d’influence et d’une tentative de corruption au cœur desquels se trouvaient le ministre de l’Environnement, Thierno Lô, et le président de la République, Me Wade.
Le Service National de la Santé (NHS) a confirmé lundi que des milliers de Noirs évoluant dans le secteur de la santé “risquaient de perdre leur emploi après l’adoption par le gouvernement du Royaume Uni d’une nouvelle loi sur l’emploi”. L’Association des Médecins Britanniques (BMA) a immédiatement réagi en indiquant que cette nouvelle loi fait la part belle aux médecins venant du Royaume Uni et des pays membres de l’Union Européenne.
Le parti au pouvoir, Lesotho Congress for Democracy (Congrès du Lesotho pour la démocratie - LCD) que dirige le Premier ministre Pakalitha Mosisili, est en passe de gagner les élections législatives du pays, tenues samedi dernier, a appris APA de sources informées à Maseru. Le LCD menait lundi le jeu avec 53 sièges parlementaires sur les 80 circonscriptions électorales, suivi de All Basotho Covention (Convention des Basotho - ABC), 18 sièges.
Il s’agit-là d’une personnalité complexe, iconoclaste et imprévisible, insaisissable et difficile à caser dans une quelconque typologie. Abdoulaye Wade est incontestablement l’homme politique le plus constant et le plus déroutant à la fois, dans le microcosme politique sénégalais. C’est un véritable monarque et paradoxalement, le dernier grand démagogue africain -au vrai sens du terme-, un populiste qui a toujours su flatter les passions du peuple.
Le Mouvement de libération du Congo (MLC, opposition) a accusé lundi le camp du président de la République démocratique du Congo (RDC) d'avoir utilisé des "fonds publics" pour "acheter les suffrages des grands électeurs" lors de l'élection des gouverneurs de province. Le camp du président Joseph Kabila a décroché 10 des 11 postes de gouverneurs lors de scrutins tenus les 27 janvier et 15 février, selon les régions.
Pour la première fois en 371 ans d’existence, l’université de Harvard a nommé une femme à sa tête. Harvard, la toute première université du pays, a été créée en 1636, soit plus d’un siècle avant l’accession des Etats-Unis à l’indépendance. Elle demeure l’un des établissements d’études supérieures les plus prestigieux au monde; d’où l’intérêt porté à la désignation, dimanche, de l'historienne Drew Gilpin Faust au poste de présidente.
Le colloque de Saint-Louis (Sénégal) du 24 au 26 mai 2007 à Saint-Louis entend approfondir et prolonger la réflexion sur les questions relatives aux formes et figures de l’émigrationen posant comme élément fédérateur la question des nouvelles dynamiques et des nombreux enjeux surtout durant cette période où de milliers de jeunes africains meurent en traversant les mers sur des embarcations légères ou des déserts à la marche pour rejoindre des frontières européennes.
Longtemps, les Blancs ont fait la pluie et le beau temps dans la vallée du Rift. Aujourd'hui, ils comprennent que leur temps est compté, explique le Mail & Guardian de Johannesburg. La vie est toujours très privilégiée en cette "joyeuse vallée", mais l'odeur de scandale n'est jamais bien loin. Aujourd'hui, les crimes de Cholmondeley font à nouveau parler de cette "joyeuse vallée", que certains surnomment déjà "la joyeuse vallée de la gâchette".
Le Mali présente un des taux de mutilation génitales féminines les plus élevés en Afrique, mais l’action des organisations luttant contre cette pratique laisse entrevoir quelques progrès dans le changement des comportements. Selon les autorités, près de 92 pour cent des femmes maliennes âgées de 15 à 49 ans sont excisées. L’excision est une pratique traditionnelle en vigueur dans environ 28 pays africains censée préserver la chasteté des jeunes filles avant leur mariage.
Les Etats-Unis ont décidé d’effacer 391 millions de dollars de la dette du Liberia pour aider le pays à se reconstruire, après quatorze années de guerre civile, une somme bien insignifiante au regard des 3,7 milliards de dollars que le pays doit aux bailleurs internationaux. Plus de 20 pays, organisations multilatérales et institutions non gouvernementales se sont réunis mardi et mercredi à Washington D.C, à l’occasion du Forum des partenaires du Liberia.
Marginalisés, victimes de discrimination en raison de leur petite taille et leur mode de vie axé sur la cueillette et la chasse, les pygmées font partie des quelque 300 millions d’indigènes recensés dans le monde, selon Cheick Sangare de la section des droits de l’homme au Bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine (BONUCA).
Les projets de déploiement d’une force de maintien de la paix en Somalie sont très avancés, l’Union Africaine ayant prévu d’y déployer dans un premier temps trois bataillons opérationnels ougandais et nigérians, ont déclaré de hauts responsables de l’organisation panafricaine. « Notre préoccupation est le déploiement des trois premiers bataillons », a déclaré lundi Said Djinnit, commissaire de l’UA pour la Paix et la Sécurité.
Tollé, confusion, espoir ou embarras: les réactions à l’annonce de la mise au point d’un ‘traitement contre le sida’ par le président gambien Yahya Jammeh se multiplient, tandis que les autorités gambiennes continuent de faire la sourde oreille aux demandes d’explications formulées par les acteurs de la lutte contre l’épidémie. Cette annonce, largement relayée par les media locaux, a suscité un tollé parmi de nombreux activistes internationaux de la lutte contre le sida.
Près de 300 000 Burundais, victimes des inondations qui touchent le pays depuis novembre 2006, vont recevoir une aide alimentaire du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies et des semences de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a indiqué un responsable du PAM. « L’objectif est de préparer les gens en vue de la prochaine récolte et d’apporter une aide alimentaire d’urgence aux régions sinistrées du nord et du nord-est du Burundi »,
Journaliste en danger (JED) est profondément préoccupé par la situation de la liberté de la presse au Rwanda qui ne cesse de se détériorer. En effet, depuis le début de l’année 2007, comme par ailleurs durant l’année 2006 écoulée, arrestations arbitraires et agressions des journalistes ont repris de plus belle au Rwanda où aucune critique n’est tolérée, créant ainsi un climat de peur dans le chef des médias, surtout indépendants.
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) condamne les attaques contre les médias et les arrestations de journalistes en Guinée. La FIJ a appelé aujourd'hui les autorités de la Guinée à cesser de terroriser les médias après les récentes attaques contre les stations de radios avant même la déclaration de l'état de siège par le gouvernement hier soir. Elles n'émettent plus, soit parce qu'elles ont été fermées soit par peur d'être attaquées par des militaires.
Amnesty International a révélé ce jeudi 15 février que le gouvernement libérien n'a rien fait ou presque pour traduire en justice des milliers de personnes accusées des graves violations des droits humains qui ont eu lieu lors du conflit armé prolongé, pendant lequel des centaines de milliers de personnes ont été tuées, violées ou torturées. L'organisation demande au gouvernement de mettre sur pied un plan d'action pour octroyer des réparations.
Amnesty International est très préoccupée par la décision du Président Guinéen, Lansana Conté, de proclamer l’état de siège en Guinée jusqu’au 23 février 2007 qui transfère à l'autorité militaire des pouvoirs normalement confiés à l'autorité civile. « Alors que plus d’une centaine de civils non armés ont déjà été tués par les forces de sécurité, la décision de décréter l’état de siège donne de facto aux autorités militaires pleins pouvoirs pour remettre en cause plusieurs des libertés fondamentales...».
La Banque africaine du développement (BAD) a approuvé le montant de 2,15 millions de dollars destinés à la construction d'un pont qui relierait la Zambie, le Botswana et le Zimbabwe, a rapporté jeudi le groupe de Zambia News and Information Services (ZANIS). Les trois gouvernements ont convenu d'étudier la faisabilité économique, les détails de l'ingénierie du projet et des documents relatifs.
Un avion d'Air Mauritanie a été brièvement détourné jeudi par un pirate de l'air armé mauritanien qui voulait se rendre en France pour y demander l'asile politique. Il a été maîtrisé lorsque l'appareil a atterri sur l'aéroport espagnol de Las Palmas, dans les Iles Canaries. Les 71 passagers et les huit membres d'équipage sont sortis sains et saufs du Boeing-737 d'Air Mauritanie.
A l'ouverture des des travaux du 7e Forum de Bamako sur l'intégration africaine, le commmissaire de l'Unité Africaine (U.A.), Frédéric Korsaga, dira que "l'intégration africaine est une stratégie mise en place par les responsables des pays membres de l'Unité Africaine pour résoudre les problèmes et aller vers la voie du développement". Parmi les acquis, Korsaga a cité, entre autres, la mise en place des organismes économiques à l'exemple de la CDEAO et l'UEMOA...
Non contents d'avoir échoué dans leur tentative de s'accaparer du département stratégique de l'Education Nationale, l'espace scolaire s'est apaisé depuis quatre aux, certains hommes politiques ont trouvé des brèches dans les syndicats d'enseignants. Période électorale aidant, ils jurent de nuire à cette bonne image d'une école apaisée chère au Chef de l'Etat, M. Amadou Toumani Touré.
Les arrestations de jeudi "constituent la dernière en date d'une série de tentatives du régime pour museler la confrérie", a déclaré le numéro deux du mouvement. La police égyptienne a arrêté jeudi 72 membres des Frères musulmans, le principal groupe d'opposition, poursuivant ainsi ses rafles au sein du mouvement, accusé de constituer "une menace pour la sécurité nationale".
Deux membres de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP), une coalition des partis politiques acquis à la cause de Joseph Kabila, président de la RDCongo, ont été élus jeudi gouverneurs des deux provinces du Kasai par les députés provinciaux, a appris APA de bonne source. Il s’agit de Alphonse Ngoy Kasanji, du Parti du Peuple pour la Reconstruction et le Développement (PPRD), parti politique de Joseph Kabila, pour le Kasai Oriental, et de Trésor Kapuku du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD).
L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a annoncé jeudi le lancement d'un site Internet interactif sur le droit à l'alimentation, fournissant des informations pratiques aux décideurs, juristes, membres de la société civile, personnel des Nations Unies, universitaires, ainsi qu'au grand public. Le site "www.fao.org/righttofood" permet de se documenter sur le droit fondamental à l'alimentation.
Des sources politiques dignes de foi font état de la persistance des divergencces à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) chargée de l'organisation des prochaines élections législatives au Togo. Selon ces sources, ces divergences portent notamment sur la date pour la tenue des élections législatives anticipées prévues par les 22 engagements souscrits par le Togo vis-à-vis de l'Union Européenne.
La visite que vient d'effectuer le président chinois Hu Jintao au Cameroun du 30 janvier au 1er février a été largement appréciée par les Camerounais vu les retombées que celle-ci a pu générer. Pour le professeur Jean Emmanuel Pondi, ex-directeur de l'Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC), "la Chine est l'une des puissances, elle va permettre une réconfiguration du paysage géopolitque du monde. L'Afrique et partant le Cameroun, devraient saisir cette opportunité qu'offre la Chine, pour se développer".
Le représentant de l'ONU analyse la situation en Guinée, où trois semaines de crise ont fait une centaine de morts. Le Parlement européen a réclamé, hier, la création d'une commission d'enquête internationale sur les événements survenus en Guinée depuis le 10 janvierPlus d'une centaine de personnes ont déjà trouvé la mort dans des affrontements entre manifestants et forces de sécurité.
Un patient tunisien atteint d’épilepsie résistante au traitement est-il irrémédiablement condamné à faire des crises pendant toute sa vie ? Désormais, nous pouvons répondre non, et ce, grâce à une avancée scientifique prometteuse réalisée par le service de neurologie de l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis qui a su fédérer les efforts et les compétences de plusieurs équipes universitaires pour adopter et maîtriser une nouvelle technique, à savoir la chirurgie de l’épilepsie.
Les 15 candidats à l'élection présidentielle sénégalaise du 25 février prochain bouclent ce week-end une première semaine de campagne électorale, dans un calme relatif, à l'exception de quelques incidents notés ça et là, mais surtout sur fond d'accusations graves de l'opposition contre le gouvernement du président Abdoulaye Wade. Ousmane Tanor Dieng du Parti Socialiste (PS, ex-parti au pouvoir), a sévèrement critiqué le ministre de l'intérieur, chargé d'organiser le scrutin.
L'Union africaine qualifiait ce phénomène dans un rapport de 2006 de "malédiction de la ressource": la plupart des pays producteurs de ressources naturelles, à commencer par les africains, sont paradoxalement les plus pauvres de la planète. Car l'Afrique est riche, en pétrole, bois, diamant, coton, café, ou cacao. Ce continent se place ainsi au deuxième rang mondial des exportations de coton derrière les Etats-Unis, en fournissant 70% de la production mondiale de cacao et 10% de celle de pétrole.
S’il y a une messe à laquelle tous les chefs d’Etat africains ont l’obligation ou se font un premier devoir d’assister, c’est bien celle qui les réunit périodiquement autour du grand roi blanc, le président de la République française. Les sommets Afrique-France, quand ils se tiennent surtout en France, enregistrent des records de participations des présidents africains.
Un Forum pour le développement en Afrique du Nord ayant pour thème "le commerce: pour une croissance créatrice d'emploi", se tiendra les 19 et 20 février à Marrakech, à l'initiative du bureau pour l'Afrique du Nord de la Commission économique des Nations-Unies. Lors de ce forum, l'accent sera mis sur les dimensions des interactions entre ouverture commerciale, croissance économique et création d'emploi.
Lors du 24e sommet Afrique-France qui se tient actuellement à Cannes, le président français Jacques Chirac a une fois de plus fait preuve d’un lyrisme particulièrement déplacé à propos de l’Afrique. Il a notamment déclaré : « J’aime l’Afrique, ses territoires, ses peuples, ses cultures", avant de lancer : « J’ai confiance dans son avenir car j’ai la conviction que l’Afrique nouvelle est en marche ».
La compagnie pharmaceutique Novartis intente un procès à l'Inde. Si Novartis gagne ce procès, des millions de personnes dans le monde verront se tarir une source de médicaments à des prix abordables. Dites à Novartis qu'il ne peut s'opposer au droit des malades d'accéder aux médicaments dont ils ont besoin. Signez la pétition pour demander à Novartis d'ABANDONNER SON PROCES contre le gouvernement indien.
Le Soudan, le Tchad et le Centrafrique ont promis de ne plus chercher à se déstabiliser par rébellions interposées, au premier jour du 24è sommet Afrique-France de Cannes, marqué par un discours en forme de "testament africain" de Jacques Chirac. Un accord a été signé jeudi soir quelques heures après un mini-sommet sur les risques de contagion du conflit du Darfour (ouest du Soudan) dans la région.
Quarante hommes politiques nigérians accusés de corruption se sont vus interdire la participation aux élections présidentielles d’avril prochain. Parmi eux, Atiku Abubakar, candidat du principal parti d’opposition. Mardi, il a rejeté la décision et accusé le parti au pouvoir de vouloir faire main basse sur le scrutin. Leurs noms figurent sur une liste récemment publiée de 135 personnes ayant fait l’objet « d’enquêtes et d’accusations » de la part de la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC).
Plus de 200 cases installées dans un camp de personnes déplacées internes, situé à Gulu, au nord de l’Ouganda, ont été réduites en cendres, a appris APA vendredi auprés des sapeurs pompiers. L’origine de l’incident qui s’est produit jeudi dans l’aprés midi au camp de Koro Abili, une localité située à environ huit kilomètres de la route menant de Gulu à kampala, reste encore inconnue selon la même source.
A l'est du pays, les villageois déplacés par les violences s'entassent dans des abris de fortune, l'approvisionnement en eau et en nourriture est problématique. A cause de l'insécurité qui perdure, ces personnes pourraient dépendre de l'aide extérieure plus d'une année encore. C'est l'inquiétude d'Abdulai et de sa famille. Les récoltes, dans le sud-est aride du Tchad, n'en faisaient pas un homme riche, mais suffisaient à nourrir, tout au long de l'année, les 13 membres de sa famille.
La famine gagne du terrain au Burundi, au Rwanda et à l'est de la RD Congo où les très fortes pluies de la fin 2006 ont ravagé les cultures. Au Burundi, où les morts sont déjà nombreux, la solidarité s'organise. Trop de pluies ou pas assez, trop tôt ou trop tard : la région des Grands Lacs a beaucoup souffert ces derniers mois des caprices de la météo. La première récolte de l'année est fortement compromise dans de nombreuses régions où la famine gagne du terrain.
En Mauritanie, Radio citoyenne propose depuis près de trois mois des émissions interactives, où auditeurs et animateurs peuvent librement parler de corruption et de démocratie. À l’approche de l’élection présidentielle de mars prochain, elle aiguise l’esprit citoyen. Lors des dernières sénatoriales du 21 janvier dernier, des cas avérés de corruption ont été constatés. Des millions de Francs cfa auraient ainsi été proposés aux électeurs.
Finis les détournements de fonds. Depuis que le pouvoir a été transféré du pasteur aux fidèles, la plupart des Églises baptistes de Centrafrique gèrent convenablement leur patrimoine et mènent à bien des projets pour l'ensemble de la communauté. Une petite révolution ! Depuis, le pouvoir est entre les mains des fidèles. La réforme s'applique aujourd'hui quasiment à toutes les communautés baptistes du pays.