KABISSA-FAHAMU NEWSLETTER 18
KABISSA-FAHAMU NEWSLETTER 18
Leur époux est parti à l’étranger pour subvenir aux besoins de la famille. Depuis des mois, parfois depuis des années. Ces femmes restent alors seules avec les enfants et gèrent comme elles peuvent la lourdeur de l’éducation, la belle-famille, le manque d’argent et les exigences de la fidélité… L’exemple du Sénégal.
Le cas de Fatou [1] n'est pas isolé : depuis huit ans, son amour vit et travaille aux Etats-Unis pour offrir une vie meilleure à sa famille.
Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont décidé vendredi soir à Ouagadougou à la clôture du 31è sommet de cette institution, d’envoyer des émissaires en Guinée, en vue de trouver une solution à la crise qui affecte le pays depuis 12 jours et qui a déjà fait une dizaine de victimes. Dans le communiqué final de la rencontre, lu à la cérémonie de clôture, les chefs d’Etat et de gouvernement ont exprimé leurs préoccupations face à l’aggravation de la crise en Guinée.
Le Mozambique est de plus en plus exaspéré par son échec en tant que médiateur dans l’effondrement politique et économique du Zimbabwe, situation qui a commencé à affecter indirectement ses pays voisins, a affirmé vendredi un haut responsable à Maputo. Le Vice ministre des affaires étrangères, Henrique Banze, a confié à APA que le Mozambique n’aura pas recourt à "une diplomatie silencieuse" mais se servira de la plateforme bilatérale et d’autres structures régionales.
Le Sénateur démocrate de l’Illinois, Barack Obama s’est porté, mardi 16 janvier, via son site internet, candidat à l’investiture du parti démocrate pour les présidentielles de 2008. Il s’est engagé à « rassembler les Américains » et à « faire de la politique autrement ». M. Obama, avocat de père kenyan et de mère américaine, a mis en place un comité chargé de préparer sa campagne.
Des tonnes de pétrole brut s’échappant du terminal du pipe-line Tchad-Cameroun se déversent, depuis mardi, dans la mer au niveau de la plate-forme d’Ebome, une localité située à 6 km de la ville de Kribi, au sud du Cameroun. La population, inquiète, attend une réponse concrète des autorités. Au niveau de la mer, à Kribi, les pêcheurs ont remarqué de grosses masses noires sur les eaux de l’Océan Atlantique.
Le programme Epargner pour le Changement (EPC) d’Oxfam America au Mali aide prés de 26.000 femmes à épargner de l’argent, à investir dans le petit commerce et à s’impliquer davantage dans les affaires du village. “Au début nous pensions que les époux devaient tout faire”, a déclaré Djouri Konaré. “Maintenant nous savons que nous devons faire des choses par nous mêmes. Le groupement ‘Epargner pour le Changement’ a changé beaucoup de choses chez moi”.
Le forum annuel offrira une plate-forme pour des groupes et individus qui s'opposent au système actuel de mondialisation -- mais sera également un énorme défi logistique, en particulier parce que 2007 marquera la première année où l'Afrique abrite seule l'événement. A la lumière de cela, nous avions une question pressante pour Onyango Oloo, coordonnateur national du Forum national social, qui fait partie du Comité d'organisation du FSM 2007.
De l'Irak au Nigeria, des compagnies multinationales ignorent les droits de l'Homme, établissant une culture d'abus et d'impunité qui est difficile à éradiquer, prévient un important militant anti-apartheid. Kader Asmal, un ancien ministre sud-africain de l'Education, indique que les abus vont de la dégradation de l'environnement à travers le monde aux plus de 90.000 sociétés de gardiennage, engagées dans des entreprises de plusieurs milliards de dollars sales, dans un Irak déchiré par la guerre.
La réponse du monde pour protéger et soutenir les enfants infectés par le VIH et affectés par le SIDA reste ''terriblement insuffisante'', mais cela commence par changer, selon un nouveau rapport du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF). L'initiative, ''Unis pour les enfants, unis contre le SIDA'' a été lancée en octobre 2005 par l'UNICEF dans le but de mettre la ''face manquante'' des enfants au centre du programme mondial de lutte contre le VIH/SIDA.
L’offensive rebelle menée à la mi-novembre dans l’est du Tchad avait forcé les agences humanitaires basées dans cette région à évacuer une partie de leur personnel. Les hostilités se sont calmées, mais les activités humanitaires restent réduites en raison de la persistance des vols de véhicules et des attaques armées. En novembre dernier, des rebelles avaient lancé une attaque contre Abéché, ville à partir de laquelle les agences onusiennes et les organisations non gouvernementales (ONG) coordonnent les opérations destinées aux quelque 330 000 réfugiés soudanais et tchadiens.
Il n’a pas été facile pour Madame Patricia Farraut d’organiser le premier Congrès International de la femme noire qui vient de se tenir à Paris en France du 14 au 15 janvier 2007. Cette camerounaise installée à Paris a un carnet d’adresse très fourni et c’est peut-être cela qui a beaucoup milité dans la réussite de l’organisation de ce Congrès de la femme noire. Dans cet entretien quelle nous a accordé, Patricia revient sur les difficultés auxquelles elle a fait face et sur la détermination qui a été la sienne pour réussir ce paris.
Le président chinois, Hu Jintao, entamera bientôt une tournée dans huit pays africains, dont le Soudan et l’Afrique du Sud, après celle effectuée dans sept pays africains par le ministre chinois des affaires étrangères. Lors d’une conférence de presse jeudi, le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Liu Jianchao, a affirmé qu’un communiqué sera publié "plus tard" pour indiquer les pays qui seront visités par le président chinois ainsi que la date retenue pour cette tournée.
Le président du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), l'abbé Augustin Dimacoune Senghor, a été enterré samedi au cimentière des prêtres de Brin, à quelques kilomètres de Ziguinchor. Après une messe célébrée pour le repos de l'âme du disparu, à la cathédrale Saint-Antoine De Padoue de la capitale sud du Sénégal, l'abbé défunt a été porté sous terre par ses confrères hommes d'église.
C'est parti pour les opposants à la mondialisation néo-libérale ! Le Forum social mondial s'est ouvert samedi pour la première fois en Afrique, à Nairobi au Kenya. Première action : une marche devrait rassembler plusieurs milliers de personnes à partir de Kibera, l'un des plus vastes bidonvilles d'Afrique et gagner le Parc Uhuru, dans le centre de la capitale kényane où la cérémonie d'ouverture est prévue.
Un virus profite de l’actualité autour de la tempête qui ravage le nord de l’Europe pour attaquer des milliers d’ordinateurs, a déclaré à Reuters un responsable de la société de sécurité informatique finlandaise F-Secure. Le virus, baptisé "Storm Worm" (Ver de la tempête), est envoyé à des centaines de milliers d’adresses électroniques dans le monde, avec comme objet "230 morts alors que la tempête frappe l’Europe".
Le gouvernement rwandais a approuvé un projet de loi sur l'abolition de la peine de mort, dont l'adoption très probable par le Parlement lèvera le principal obstacle au transfèrement à la justice de Kigali d'accusés du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). "Lors de sa réunion mercredi, le conseil des ministres a approuvé ce projet de loi", a déclaré vendredi le ministre rwandais de la Justice, Tharcisse Karugarama.
Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Rodrigo Rato a appelé mardi à Libreville les pays donateurs à "tenir leurs promesses" d'augmenter leur aide à l'Afrique. "Jusqu'à présent, les promesses d'une augmentation de l'aide de la part des pays donateurs restent des promesses, sans plus", a déclaré M. Rato, soulignant que "l'aide à l'Afrique subsaharienne, hors allègement de la dette, (avait) diminué en valeur réelle" en 2005.
Une maladie, qui a causé 12 morts en moins de trois mois dans la province angolaise de Uije (nord) et fait craindre une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique de Marburg, est due à des parasites intestinaux, a-t-on appris mercredi auprès du ministère de la Santé. La maladie se traduit par des maux de tête, une coloration jaunâtre des yeux et une faible hémorragie.
L’acquittement de l’ex-président burundais Domitien Ndayizeye, accusé d’avoir préparé un coup d’Etat, accrédite selon l’opposition et des commentateurs la thèse d’un montage du gouvernement destiné à faire oublier ses déboires mais qui s’est soldé par un échec sous la pression indirecte des bailleurs de fonds. "C’est un coup d’Etat imaginaire...", a relevé M. Ndayizeye après être sorti de prison où il avait passé près de cinq mois.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 8 janvier concernant des soupçons de corruption à l’égard de Total dans l’exploitation et la commercialisation de pétrole au Cameroun, a rapporté la presse mercredi. "Le lundi 8 janvier, le procureur de la République de Paris a lancé une enquête préliminaire pour +corruption d’agents publics étrangers+ visant l’exploitation et la commercialisation du pétrole camerounais", selon le quotidien Le Figaro.
L’armée centrafricaine a repoussé lundi une attaque d’hommes armés contre la ville de Paoua (500 km au nord de Bangui), a annoncé à Bangui une source militaire centrafricaine, qui l’a attribuée à une rébellion qui avait déjà attaqué la ville un an auparavant. Une source humanitaire dans la région a confirmé l’attaque de Paoua, tôt lundi matin, et la durée des combats, affirmant qu’ils avaient fait au moins un mort et un blessé, vraisemblablement parmi la population.
Le mouvement de grève des enseignants qui paralyse depuis deux mois les établissements scolaires du Gabon a été suspendu après l’ouverture de négociations avec le gouvernement, a-t-on appris lundi auprès d’un responsable du Syndicat de l’éducation nationale (Séna) gabonais. "Le chef de l’Etat (Omar Bongo Ondimba) a accepté l’ouverture de négociations et la création d’une commission ad hoc", a déclaré le secrétaire national du Séna, Guy Alain Nang Engo.
L’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) du président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila contrôle 7 des 11 assemblées provinciales du pays, à l’issue de l’élection des bureaux définitifs des chambres, tenues ces derniers jours. Les onze assemblées comptent au total 690 députés. 632 ont été élus le 29 octobre au suffrage universel direct. 58 autres ont été cooptés en janvier parmi les chefs coutumiers.
Les Congolais élisent ce vendredi 108 sénateurs parmi les 1.124 candidats enregistrés par la Commission électorale indépendante (CEI). L’élection des membres de la future chambre haute du parlement congolais se passe au second degré, car ce sont les assemblées provinciales issues des élections du 29 octobre dernier qui ont la charge de choisir les 108 sénateurs.
Les différentes factions rivales du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) se sont rangées derrières la volonté de l’Eglise diocésaine de Ziguinchor (chef lieu de Casamance, sud du Sénégal), d’enterrer le président du mouvement, l’abbé Diamacoune Senghor, dans un cimetière des prêtres du grand séminaire de Brin, situé à une dizaine de km à l’ouest de Ziguinchor, a appris vendredi APA.
Le Soudan s’est engagé à respecter toutes les chartes internationales sur les droits de femmes et des enfants, promettant également d’assurer leur protection par les lois du pays, a déclaré jeudi le ministre de la Justice, Mohammed Ali Al Mardi. Le ministre a démenti les accusations selon lesquelles les soldats soudanais du Nord commettaient des crimes sexuels au Sud Soudan où opèrent également d’autres troupes et des milices.
Plus question d'investir dans la formation d'étudiants qui ne travaillent pas au Burundi une fois leurs études finies. Pour arrêter la catastrophique fuite des cerveaux, le pays entend faire rembourser ceux qui ne rentrent pas, par la force si besoin est ! Le ministère burundais de la Force de défense nationale n’y est pas allé par quatre chemins : les 15 officiers burundais sur la quarantaine partie étudier en Europe, qui ne sont pas rentrés à l’issue de leur troisième cycle, ont été révoqués début décembre.
Drôle de début de match de foot. Après les habituels échanges d'amabilité entre les deux capitaines, l'un d'eux s'écroule sans avoir été bousculé. Allongé sur le sol poussiéreux, il agite la tête dans tous les sens et bave abondamment. Stupeur et émoi chez les spectateurs. "Faut pas le toucher, ni le regarder de près", crie une voix dans la foule. Ses amis, qui savent que ce bon partenaire de jeu souffre depuis des années d'épilepsie, restent calmes.
Le parti au pouvoir au Nigeria, le Parti démocratique des peuples, a investi dimanche 17 décembre son candidat pour l'élection présidentielle d'avril prochain. À quatre mois de cette échéance capitale, la pré-campagne bat son plein et l'opposition prépare, elle aussi, le terrain. L'outsider a coiffé tous les favoris sur le poteau. Dimanche 17 décembre, Umaru Yar’Adua a contre toute attente été investi candidat du parti au pouvoir au Nigeria.
En quelques années, les fadas, ou assemblées de jeunes, sont devenus de véritables bourses du travail au Niger. À défaut d'emplois stables, ils offrent aux jeunes diplômés nigériens au chômage la solidarité qui leur permet de créer leurs micro-entreprises. Un pis-aller face à un État qui ne recrute plus et à un secteur privé morose. Moussa Hassane arpente les rues de Niamey, la capitale du Niger, proposant aux automobilistes des cartes téléphoniques prépayées.
Julien Radanoara, ancien ministre malgache de la Fonction publique et professeur de droit international économique analyse les obstacles et les avantages de l'intégration régionale pour Madagascar. Il suggère une approche prudente pour s'ancrer dans les immenses marchés du Comesa et de la SADC. Madagascar fait partie de la zone de libre échange du Comesa (Marché Commun de l'Afrique Orientale et Australe) depuis 2000 et est membre de de la SADC (Communauté de Développement de l'Afrique Australe) depuis 2005.
Une animatrice télé milliardaire aux Etats-Unis, Oprah Winfrey, vient d'ouvrir une école qu'elle a personnellement financée en Afrique du Sud. L'ojectif est d'aider à scolariser des enfants de familles démunies. L'établissement, financé à hauteur de 20 milliards de CFA, doit recevoir 450 élèves. C'est sans doute le dernier exemple en date d'une philanthropie en faveur du continent.
L'année 2006 a vu une intensification en Afrique de la "guerre contre la terreur" décrétée par Washington. Patrick Smith, rédacteur en chef de la revue spécialisée Africa Confidential, souligne que cette tendance nuit au développement du continent. Les crises dans la région de la Corne de l'Afrique, ainsi que dans d'autres régions, détournent l'attention d'événements d'une importance pourtant cruciale, estime Patrick Smith.
KABISSA-FAHAMU NEWSLETTER 17
KABISSA-FAHAMU NEWSLETTER 17
L’association africaine de sociologie a le plaisir d’annoncer la tenue de son premier congrès qui aura lieu à Grahamstown-iRhini, en Afrique du Sud, du 15 au 18 juillet 2007. L’Association africaine de sociologie a été officiellement créée en décembre 2000 en marge de la 10ème assemblée générale du CODESRIA, à Kampala, en Ouganda.
Le premier congrès de l’AfSA est le premier pas vers la constitution d’une force institutionnelle aux objectifs à même d’aider à transcender l’isolement et la fragmentation, et qui valoriseront l’académie de sociologues africains et l’esprit de communauté intellectuelle. Cette institutionnalisation est vitale pour créer un lien durable entre académie et engagement social ; entre recherche et politique –directement liée à la résolution des enjeux socio-économiques et politiques cruciaux auxquels fait face notre continent.
La plupart de ces enjeux sont profondément sociologiques – des questions qui vont de la pauvreté au développement, à la gouvernance et la démocratie, la santé, la violence et les conflits sociaux, les relations de genre, la jeunesse et la culture jeune. La manière la plus viable de le faire est de se concentrer sur les avantages comparatifs des universitaires, qui est l’approfondissement de leurs connaissances. Le premier congrès de l’AfSA est, d’abord une activité scientifique – une conférence, mais une conférence inspirée et ancrée dans le savoir. En marge de la conférence, nous débattrons de questions de gouvernance en rapport avec la gestion de l’association – y compris l’éventualité d’une charte pour l’AfSA.
La première préoccupation du Congrès est d’utiliser la plateforme et la rencontre pour la réflexion et la définition de pistes de recherche et d’activités qu’entreprendra l’AfSA pendant les trois années suivant le congrès et la recherche de moyens de relier la recherche à la politique publique.
Le thème du premier congrès de l’AfSA est: Sociologie, le défi africain: réflexions sur la pratique sociologique en Afrique. L’objectif est d’insister sur le défi que la pratique de la sociologie dans le contexte africain pose à la sociologie mondiale, et de réfléchir aux modalités de cette même pratique dans le contexte africain.
Parmi les questions qui seront débattues il y a les manières par lesquelles la scolarité sociologique a bénéficié de perspective(s) distinctement africaine(s). De ce point de vue, nous pouvons souligner les efforts de base pour articuler et injecter des perspectives spécifiquement africaines dans la sociologie. Pour illustrer ce point, les contributions des universitaires africains pour donner une dimension genre à la sociologie se sont focalisées sur des perspectives épistémiques et discursives des différents points de vue ontologiques africains, de manière à remettre en cause les assertions primaires que le genre est biologiquement inscrit.
De même, la sociologie médicale mondiale a été influencée de manière significative par des étiologies locales et des interventions curatives –qui ont entraîné des implications directes sur l’interprétation de la maladie et du bien-être. Le thème du congrès est conçu pour être assez vaste pour accommoder une variété de perspectives et de réflexions à partir du large spectre des sous-disciplines de la sociologie.
Sous-Thèmes:
Chaque sous-thème découlera du thème de réflexion de la vocation sociologique: conceptuel et pratique.
Les sous-thèmes de la conférence sont les suivantes:
• La sociologie et l’enjeu des narrations ontologiques africaines
• Classiques de la sociologie africaine
• La sociologie de genre africaine
• Traditions sociologiques régionales et nationales
• Les universités africaines, réformes et reproduction intellectuelle
• La sociologie de l’enseignement dans le contexte africain
• Sociologie et développement dans le contexte africain
• La politique sociale du développement africain ;
• La sociologie économique: liens urbains et ruraux
• La sociologie environnementale
• Travail, loisirs et chômage
• Historiographie du travail en Afrique
• Santé, bien-être et sociologie
• Questions foncières et agraires
• Urbanisme et vies urbaines
• Race, ethnicité, xénophobie et génocide
• Indigènes, ‘étrangers’, et citoyenneté: le problème de l’appartenance
• Mouvements sociaux et société civile
• Politiques, pouvoir et démocratie en Afrique
• Mondialisation et réseaux transnationaux
• Sociologie, foi et systèmes de croyance
• Jeunesse et cultures jeunes
• Sports, loisirs et bien-être.
• Sociologie de l’éducation et scolarisation
Panels spéciaux:
• Amilcar Cabral: le sociologue inconnu?
• Frantz Fanon et la sociologie de la race et du colonialisme
• Sexe, Genre et relations sociales: perspectives épistémiques africaines
• La sociologie de Akínsolá Akìwowo: un engagement critique.
En plus des aspects scientifiques et de gouvernance du Congrès, celui-ci sera également l’occasion pour la communauté sociologique africaine de célébrer et d’honorer quelques unes de ses lumières.
Les chercheurs intéressés sont invités à envoyer les résumés de leurs contributions qui seront évalués par le comité scientifique du Congrès. Le comité aura la responsabilité d’évaluation par les pairs. Ceux intéressés par la constitution de panels sur des questions spécifiques sont encouragés à le faire.
Directives pour la soumission de résumés et de propositions de panels
Les résumés devront être soumis sous format Microsoft Word, avec une indication claire de : (a) du titre et sous-titre de la contribution; (b) le nom, l’affiliation et les coordonnées de l’auteur (avec au moins une adresse email); et (c) le sous-thème de la conférence sous lequel le papier est soumis. Le texte du résumé ne devrait pas dépasser 250 mots ;
Pour les propositions de panels, les coordonnateurs de panels sont priés de : (a) soumettre une justification pour le panel. La justification ne devrait pas dépasser 1000 mots. (b) Les titres des contributions qui seront présentées dans le panel, avec les noms, l’affiliation et les coordonnées des auteurs de la contribution. (c) le ou les sous-thème(s) de la conférence sous lesquels le ou les panels seront présenté(s). (d) dans les cas de panels à sessions multiples, donner le titre de chaque session. Chaque session d’un panel à sessions multiples ne devrait pas compter plus de quatre intervenants (y compris les discutants). (e) En dehors des panels sur des thèmes nationaux, les intervenants dans les panels thématiques devraient tenir compte de la diversité transnationale et de genre. Il sera de la responsabilité du coordonnateur du panel sélectionné de coordonner la remise à temps des contributions.
Tous les résumés et propositions de panels devront parvenir au secrétariat de la conférence au plus tard le mercredi 31 janvier 2007. Le résultat de l’évaluation des résumés et propositions de panels sera annoncée le mercredi 28 février 2007
Les contributions des auteurs sélectionnés, y compris ceux des panels sélectionnés devront nous parvenir au plus tard le vendredi 28 avril 2007. Les papiers seront disponibles en ligne (sur le site web de l’AfSA) dès le vendredi 16 juin 2007.
Les résumés, propositions de panels et demandes d’informations devront être adressées à:
Le Secrétariat de la conférence
Congrès AfSA 2007
c/o Department of Sociology,
Rhodes University,
Grahamstown-iRhini, 6140, South Africa
Tel: +27-46-603-8361 Fax: +27-46-622-5570
E-mail: [email][email protected]
Pour plus d’informations
Visitez le site web de AfSA website (www.afsanet.org) pour:
• Des mises à jour régulières sur la conférence ; la possibilité de soumission en ligne de résumés et de papiers sera bientôt disponible;
• Inscription sur la liste de distribution de AfSA; et
• Des informations et les formulaires d’adhésion
Le Brésil a confirmé son statut de tête de pont de la nouvelle alliance Afrique-Amérique du Sud, avec les nombreuses audiences accordées par le président Luis Ignacio ‘Lula’ da Silva à ses pairs africains arrivés mercredi soir à Abuja.
L’intérêt particulier que portent les pays du continent africain à la nouvelle force économique que représente Brasilia a été confirmé par l’intense activité autour de son président, à peine arrivé au Transcorp Hotel d’Abuja.
Des délégués de la conférence des ministres de l’Education du Commonwealth, qui se tient actuellement à Cape Town, en Afrique du Sud, ont félicité l’Ouganda, jeudi, pour avoir institué l’enseignement obligatoire des langues maternelles à l’école primaire, une initiative qui entrera en vigueur dès 2007.
Une communauté du peuple Basarwa (ou San) dans le désert du Kalahari au Botswana a obtenu mecredi le droit de vivre et de pratiquer la chasse sur leur terre ancestrale. Le jugement, qui marque la fin d'une longue bataille juridique, a été délibéré sur un vote de deux contre un par un panel de trois juges de la Haute Cour du pays. Elle qualifie d'"illégal et anticonstitutionnel" le refus du gouvernement botswanais de permettre aux Basarwa de retourner sur leur terre ancestrale.
Quelque 50.000 tonnes de pesticides sont identifiées comme "stocks obsolètes" menaçant la santé et l'environnement sur le continent africain, selon Yao Bama, coordonnateur Afrique de l'Ouest et du Centre de l'Association des professionnels de l'agrochimie (Croplife) pour l'Afrique et le Moyen-Orient. "Il faut éliminer les stocks obsolètes du contient africain pour retrouver un environnement sain et durable", a-t-il plaidé.
Des experts de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche des huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) préparent à Lomé une réunion ministérielle sur la politique agricole de l'ensemble de ce regroupement sous-régional, a constaté mercredi sur place l'Agence Xinhua.
Des statistiques fournies par le ministère des Relations extérieur indiquent que le nombre de résidents camerounais en France serait de 30.000 personnes. L'Allemagne, pays voisin, abriterait sur son sol, à en croire les mêmes statistiques, environ 15.000 résidents, parmi lesquels 5000 étudiants. En Suisse, 4000 résidents camerounais sont dénombrés, ils sont 2500 en Espagne et environ 5000 en Grande Bretagne, indique la même source.
L'ancienne ambassadrice Malgache accréditée au Sénégal Mme Lila Hanitra Ratsifandrihamanana est le nouveau représentant de l'Union africaine (Ua) aux Nations unies à New York. Elle a été nommée à ce poste par le président de la Commission de l'Ua Alpha Oumar Konaré avec l'accord du gouvernement malgache. Une cérémonie a été aussi organisée avec le groupe africain des ambassadeurs et l'ensemble du corps diplomatique.
Dans son rapport annuel de 2006, l’OMS indique que sur 57 pays, 36 pays de l’Afrique sub-saharienne souffrent d’une pénurie grave d’agents de santé, tels que les docteurs, les infirmiers, les pharmaciens, les techniciens de laboratoires, les radiologues et d’autres membres du personnel d’avant-garde et de soutien. Rotimi Sankore soutient que la « fuite des cerveaux » est en train de tuer le continent lentement et indirectement.
Dans les temps de crise et d’épidémie, la diplomatie est un luxe auquel les moribonds ne peuvent s’adonner, spécialement lorsque des millions d’Africains savent qu’une insistance exagérée sur les bonnes choses ne va mener presque sûrement qu’à des millions de morts supplémentaires.
Il est de la sagesse conventionnelle que l’Afrique souffre actuellement de la crise du SIDA. En réalité, l’Afrique est en train de souffrir d’une crise en santé publique, et la pandémie au SIDA est le symptôme le plus significatif de cette crise, qui a été empirée par la fuite de la force de travail de l’Afrique en matière de santé vers l’Occident ».
Le diagnostic politique curieusement faux des problèmes éprouvants de soins de santé auxquels l’Afrique, et en effet la planète font face, a émoussé le fait évident que la tuberculose, la malaria, une foule d’autres maladies qu’on peut prévenir, et la malnutrition font toujours mourir plus d’Africains que les 2 millions de morts attribués au VIH/SIDA chaque année. Combinées avec le VIH et le SIDA, ces maladies sont en train de changer rapidement l’Afrique en un cimetière continental. Pourtant l’accent reste mis principalement sur le SIDA, qui a été couronné le criminel le plus sexy.
Les pays ayant peu ou pas de pénuries d’agents de santé et une infrastructure sanitaire meilleure ont réussi à mieux gérer le VIH/SIDA parce qu’ils sont plus capables de faire face à des maladies que l’on peut prévenir comme la TB, les infections sexuellement transmissibles, l’éducation sur les droits sexuels et reproductifs et la malnutrition. Le SIDA est un problème à part, mais il est également en train d’être alimenté par d’autres problèmes sanitaires non résolus et par le manque de volonté politique et de courage.
La résolution de la crise de soins de santé publique de l’Afrique va résoudre la plupart d’autres questions et ce sera un pas vers l’isolement du SIDA auquel on pourra alors s’attaquer plus facilement. Le premier pas doit être de résoudre le problème de pénuries d’agents de santé, ce qui inclut la recherche d’une solution à la « fuite des cerveaux ».
2006 a été une année historique pour le VIH/SIDA en termes du nombre de très grandes réunions et conférences internationales organisées. Ces dernières incluent le Sommet Spécial de l’Union Africaine à Abuja sur le VIH/SIDA, la Tuberculose et la Malaria en juin ; la Session Spéciale de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur le VIH/SIDA (UNGASS) ; et la 16ème Conférence Internationale sur le SIDA de Toronto en août.
Ces événements reflètent les grands progrès qui ont été réalisés dans le cadre de s’attaquer au problème du VIH/SIDA. A l’exception de la plupart des gouvernements et institutions moins rétrogrades, la majorité des gens ont clairement compris que l’inégalité dans les rapports entre les genres est l’un des facteurs les plus significatifs qui se trouvent derrière la transmission hétéro-sexuelle.
D’autre part, ces événements mettent en vitrine les échecs énormes et les opportunités manquées dans la lutte contre le VIH/SIDA, le plus grand de ces échecs étant pourtant le l’échec inclusif de ne pas parvenir à résoudre la crise des ressources humaines et des infrastructures sanitaires en Afrique.
Le problème semble être que reconnaître, considérer comme prioritaire et agir sur le problème de « fuite de cerveaux » signifie que les gouvernements des pays doivent prendre la responsabilité, et cesser leur recrutement des agents de santé en provenance de l’Afrique. De la même manière, beaucoup de gouvernements africains vont aussi s’occuper de leurs problèmes de gouvernance et des conditions de travail pour les agents de santé comme moyen de contrer la « fuite des cerveaux ».
Les chercheurs des Nations Unies en démographie concluent qu’à moins que la propagation du VIH ne soit arrêtée ou inversée, l’Afrique sera à la tête de la ligue des morts du SIDA dans le monde avec autour de 100 millions de morts d’ici 2025. Ceci est plus que le double des projections pour l’Inde et la Chine qui sont de 31 et 18 millions respectivement, les deux ayant des populations dépassant celle de l’Afrique. Les gens dont l’âge se situe entre 16 et 45 ans seront les plus affectés.
Il est remarquable que tant les institutions que les mouvements sociaux se penchent non seulement sur les crises des soins de santé du continent, mais uniquement sur les médicaments anti-rétrovirus. Les médicaments anti-rétrovirus sont utiles mais quand il n’y a pas d’agents de santé pour les administrer aux patients, ils deviennent inutiles.
Pour aller tout droit au but, permettez-moi de l’exprimer en ces termes, aucune guerre ne peut être menée victorieusement sans soldats.
En avril 2006, l’Organisation Mondiale de la santé (OMS) a officiellement reconnu ce que les intellectuels africains ont continué de dire pendant les trois dernières décennies, que la « fuite des cerveaux » en provenance de tous les secteurs de la société africaine, mais spécialement du secteur de la santé, est en train de tuer le continent lentement et indirectement.
Dans son rapport annuel de 2006, l’OMS indique que sur 57 pays, 36 pays de l’Afrique sub-saharienne souffrent d’une pénurie grave d’agents de santé tels que les docteurs, les infirmiers, les pharmaciens, les techniciens de laboratoires, les radiologues et les autres membres du personnel d’avant garde et de soutien. Le rapport a noté que les pays les plus riches sont en train de répondre à leurs pénuries en drainant hors du continent des docteurs, des infirmiers et d’autres en provenance des pays moins développés.
Comme résultat, un docteur sur quatre et un infirmier sur vingt parmi ceux qui sont formés en Afrique travaillent actuellement dans les 30 pays les plus industrialisés. En conséquence, l’Afrique est le seul continent où le nombre absolu de pénuries d’agents sanitaires (817.992) dépasse de loin le stock actuel de 590.198.
D’autres études ont montré que « la majorité des pays de l’Afrique sub-saharienne également ne remplissent pas le rapport recommandé par l’OMS de 1 à 1.000 [médecins]. En effet, il y a moins de 10 médecins pour chaque 100.000 personnes dans 24 pays sur les 44 en Afrique sub-saharienne dont les statistiques sont disponibles ». (Orji, Utsimi & Uwaje dans un article présenté à International eHealth Association en 2005).
Par contraste, le Cuba a un rapport médecins – population de 1 pour 165, la Corée du Sud 1 pour 337, le Royaume-Uni 1 pour 610, les Etats-Unis 1 pour 358, et l’Italie 1 pour 165 (PNUD/Rapport sur le Développement Humain, 2004). Des chiffres de l’International Development Research Centre (IDRC) (ou Centre International de Recherche en Développement) indiquent qu’en moyenne, « Le rapport médecins – nombre de patients est actuellement un pour 500 dans les pays riches, et seulement un pour 25.000 dans les pays les plus pauvres ».
Le facteur principal qui contribue au faible rapport médecins – nombre de patients en Afrique est la « fuite des cerveaux » Citant les chiffres de l’OMS et de l’OECD entre autres, l’IDRC illustre le problème au Nigeria et en Afrique du Sud. « Un tiers contre la moitié de tous les médecins diplômés en Afrique du Sud migrent vers les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada, et ce à un coût annuel énorme pour l’Afrique du Sud (perte d’investissement en éducation (formation).
En y incluant tout le personnel de santé, les pertes pour l’Afrique du Sud atteignent 37 millions de dollars US par an. Ceci dépasse les estimations combinées des assistances (multilatérale et bilatérale) en éducation pour tous les objectifs, pas juste la formation des professionnels de soins de santé, reçus par l’Afrique du Sud en 2000 ». Parallèlement avec ceci, « plus de 21.000 médecins nigérians sont en train d’exercer aux Etats-Unis, tandis qu’il y a une pénurie aiguë de médecins au Nigeria ».
Sans surprise, l’IDRC conclut qu’ «une autre raison pour la détérioration des systèmes de soins de santé dans les pays en développement est la « fuite des cerveaux » des professionnels de santé… qui bénéficie essentiellement aux nations plus riches, tels que le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada, [et] met en cause les engagements du G 8 de soutenir les pays en développement pour qu’ils atteignent les cibles des objectifs internationaux et les Objectifs de Développement du Millénaire dans le domaine de la santé ».
Les conclusions de l’IDRC révèlent en outre que « les pays en développement investissent environ 500 millions de dollars US chaque année dans la formation des cadres professionnels de soins de santé, qui sont alors recrutés ou autrement se déplacent vers les pays développés… Entretemps, les Etats-Unis, avec ses 130.000 médecins étrangers, a réalisé une épargne de 26 milliards de dollars US dans les coûts de formation pour les nationaux… Tandis que les estimations suggèrent que l’Afrique dépense approximativement 4 milliards de dollars US chaque année pour les salaires de 100.000 experts étrangers (tous les secteurs, pas uniquement la santé) pour « renforcer les capacités » et/ou fournir l’assistance technique, et subit une perte de 184.000 dollars US par Africain professionnel qui migre. »
Dr Peter Ngatia d’AMREF l’énonce en des termes plus tranchants : « Littéralement, l’Afrique donne des subsides à l’Occident. Il s’agit de l’inverse des subsides du pauvre au riche….L’histoire est pleine de cas de sorties de ressources humaines de l’Afrique vers le reste du monde. Le commerce déshonorant et honteux des esclaves incarne cette sortie, qui a ravi des parties du continent africain de ses hommes et femmes jeunes et physiquement forts.
Ceci fut suivi par l’exploitation coloniale de même que les guerres impériales à l’intérieur du continent, guerres qui n’avaient rien à faire avec l’Afrique. La récente migration de travailleurs, de l’avis de beaucoup de gens, n’est pas quelque chose de nouveau. C’est une perpétuation et une perfection de ce qui a commencé il y a des siècles et qui est resté inchangé.»
Il va plus loin en disant « Selon l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), l’Afrique a déjà perdu un tiers de son capital humain et elle continue de perdre son personnel ayant des aptitudes suivant un taux croissant, avec une estimation de 20.000 docteurs, professeurs d’université, ingénieurs et autres cadres professionnels qui quittent le continent chaque année depuis 1990. Cette même source estime qu’il y a actuellement 300.000 Africains hautement qualifiés dans la diaspora, 30.000 parmi eux ayant un diplôme de doctorat (PhD).
En tenant compte de ces facteurs, une coalition dirigée par les organisations basées aux Etats-Unis « Physicians for Human Rights, » HIV Medicine Association » et « Association of Nurses in AIDS Care » a publié un plan de 15 points lors du sommet du G8 en juillet 2006, avec pour objectif de mettre fin à la pénurie d’agents de santé en Afrique. La déclaration a souligné que « les pays du G8, en particulier les Etats-Unis et le Royaume-Uni, devraient réduire leur dépendance envers les agents de santé en provenance de l’étranger et chercher à devenir auto-suffisants en réponse à leurs besoins en matière d’agents de santé.
Les Etats-Unis devraient aussi élaborer un code de pratique sur le recrutement international des cadres professionnels de santé, qui inclut ne pas activement recruter des agents de santé en provenance des pays en développement sauf dans le cadre d’un accord avec des pays, un accord qui respecte le droit à la santé dans ces pays et qui soit mutuellement bénéfique.
L’Association Médicale Britannique a également lancé une mise en garde sur cette pénurie grave d’agents de santé en Afrique sub-saharienne à cause de la migration vers les pays développés qui est une composante importante de la crise du SIDA en Afrique, et que les pays comme le Royaume-Uni doivent mettre fin à leur dépendance envers les médecins et les infirmiers d’outre-mer.
Il est crucial de continuer de souligner le rôle de la « fuite de cerveaux » dans le blocage du développement de l’Afrique en vue de combattre le mythe selon lequel des millions d’Africains sont en train de mourir du SIDA parce que l’Afrique est un continent inutile incapable de se sauver de n’importe quoi. Mais il ne suffit pas de souligner ceci. Les Africains doivent également se placer à la tête, ou se plaindre pendant tout le parcours jusqu’à leurs tombes, où seul le silence des pierres des tombes va parler pour eux.
Il n’y a aucun doute que l’Afrique peut reconstruire sa main d’œuvre en matière de soins de santé à la fois par l’augmentation de la formation et le fait d’attirer certains de ceux qui se trouvent dans la diaspora pour qu’ils rentrent chez eux. Le fait qu’un petit pays comme le Cuba, en dépit des contraintes politiques et économiques, a un meilleur rapport médecin nombre de patients que la plupart des pays développés du monde montre aussi que cela peut être fait par n’importe quel pays grâce à des priorités appropriées en matière de soins de santé.
Il n’y a aucun droit humain plus important que le droit à des soins de santé publique de qualité. Les personnes infectées et celles qui sont mortes doivent d’abord vivre avant que tous les autres droits soient significatifs. C’est pourquoi, comme une contribution en faveur du respect du droit à la vie saine en Afrique et de la résolution de la crise de soins de santé en Afrique, le Programme SIDA et santé Publique de CREDO – Afrique, conjointement avec des partenaires en Afrique et de par le monde, sont en train de lancer une campagne visant ce qui suit :
• Que les gouvernements africains font de la résolution du problème de pénurie d’agents de santé leur priorité numéro un en matière de soins de santé publique.
• Que les gouvernements des pays qui ont le plus bénéficié de la « fuite des cerveaux » cessent de telles politiques et examinent les voies et moyens de compenser le système sanitaire de l’Afrique pour les dégâts occasionnés par leurs politiques de recrutement.
• Que le thème de la prochaine Conférence Internationale sur le Sida est focalisé sur la mise à l’échelle des ressources humaines et les infrastructures de soins de santé, spécialement en Afrique.
• Que toutes les organisations intergouvernementales telles que UNAIDS et ses agences clés mettent l’accent et agissent rapidement sur la résolution des pénuries de ressources humaines et d’infrastructures en Afrique et l’infrastructure au cours des huit à 10 ans à venir.
*Sankore est Coordinateur de Centre for Research Education &Development of Rights in Africa CREDO-Africa. Il peut être contacté en passant par l’adresse : [email][email protected]
* Veuillez envoyer vos commentaires à [email protected] ou faites vos commentaires en ligne sur www.pambazuka.org
Waly Ndiaye estime que tout laisse croire que ce dernier est déterminé à mettre une croix sur « les épisodes les plus honteux d’une trajectoire qui fera de ce peuple jadis admiré de tous pour son héroïsme, des citoyens sans assurance, inquiets des lendemains toujours incertains d´un pays constamment surveillé et assisté par la communauté internationale ». Pour ce faire, cet analyste pense qu’il est urgent de promouvoir un environnement favorable au processus de démocratisation et de réconciliation nationale, en facilitant la création d´espaces neutres de discussions, d´échanges d´idées et d´expériences (des émissions radiodiffusées, cycles de conférences publiques, groupes de réflexion, publications, etc.).
Réalité et perceptions de la réalité
De la période électorale qui vient de s´achever on pourra retenir, entre autres choses, qu´elle a pu constituer pour l´observateur averti, une importante opportunité de comprendre la façon dont les populations percevaient généralement les relations inter-ethniques au sein du peuple de Guinée-Bissau.
Très souvent, spéculant sur les intentions de vote dans les différentes localités, ou réfléchissant sur les éventuelles alliances pour un second tour, le citoyen ordinaire n´hésitait pas á invoquer des relations supposées heurtées entre balanta et pépél, une légendaire animosité entre fulah et mandingue, ou encore une certaine complicité entre fulah et manjak. Si certaines croyances ou certains événements qui fondent cette perception populaire remontent loin dans le temps, d´autres parmi ceux-ci, renvoient par contre à l´histoire récente qui semble installer le pays (ou tout au moins une partie du pays) dans une logique de « vendetta » permanente, compromettant ainsi toute chance de développement.
Pour bien comprendre le sens et la profondeur des ruptures au sein du peuple de Guinée-Bissau, il apparaît nécessaire de lire la trajectoire singulière de ce pays comme l´histoire d´une lutte fratricide au sein d´une élite qui bien que d´origines ethniques diverses, avait pu jadis, se retrouver à la fois à l´état major de l´armée, au « comité central » du Parti, et au gouvernement de la nouvelle République.
Au total, de l´assassinat jamais éclairé d´Amilcar Cabral en 1973 (à Conakry) à la « révolte » militaire du 6 octobre 2004 ayant entraîné l’assassinat (encore non élucidé) du Chef d’Etat major Verissimo Seabra Correa, tout se passe comme si la Guinée Bissau avait définitivement choisi de « refouler » (au sens psychanalytique du terme) dans les profondeurs de son inconscient collectif, les épisodes les plus honteux d’une trajectoire qui fera de ce peuple jadis admiré de tous pour son héroïsme, des citoyens sans assurance, inquiets des lendemains toujours incertains d´un pays constamment surveillé et assisté par la communauté internationale.
14 novembre 1980, 17 octobre1986, 17 mars 1993, 07 juin 1998, 20 novembre 2000, 14 septembre 2003 et 06 octobre 2004 sont autant de dates qui semblent avoir marqué durablement la mémoire collective, chacune d´elles correspondant à une convulsion sociale ayant pour le moins fait des victimes, des orphelins et des veuves, fragilisant ainsi les relations entre les différents groupes ethniques, entre différentes fractions au sein de l´armée, entre le peuple et ses dirigeants et son armée; relations que plus d´une dizaines d´années de lutte de libération nationale avait élevées au rang de mythe, malgré le caractère inachevé de la construction de la Nation, ici comme presque partout en Afrique.
En conclusion, une certaine difficulté des élites du PAIGC à se conformer aux nouvelles règles du jeu imposées par l´ouverture démocratique de 1991, le développement de réflexes ethno-identitaires face à la perte de repères, l´inefficacité de la gestion publique et le fréquent recours aux armes et à une armée dont la subordination au pouvoir républicain n´a jamais été totalement acquise a fini de faire de la Guinée-Bissau un pays où la crainte de la vengeance, la peur de la guerre, l´impunité des coupables et la haine des victimes rendent presque impossible toute coopération franche entre les différents acteurs de la vie politique et économique, malgré les compromis autour de l´exercice du pouvoir, issus des compétitions souvent démocratiques.
De la réconciliation nationale en Guinée Bissau : 10 questions
S´il est vrai que le concept de réconciliation doit sans doute son actualité et son succès à certaines expériences telles les fameuses « commissions vérité » (Truth Commissions) en Afrique du Sud, au Chili, au Brésil, à Haïti, etc. Il n´en reste pas moins exact que partout où le processus de réconciliation a été envisagé et réalisé á l´échelle de la société entière, les résultats ont été globalement mitigés, malgré quelques aspects positifs évidents.
En tant que technique qui ambitionne, au-delà de la résolution d´un conflit dans ses dimensions matérielles, la reconstruction durable des relations sociales (donc un but à atteindre), la réconciliation doit être entendue surtout comme un processus de profonde transformation des dynamiques qui au sein d´une société et pour diverses raisons, entretiennent une certaine violence manifeste ou latente, ainsi qu´une certaine crainte et une méfiance qui empêchent toute collaboration fructueuse entre les individus et les groupes qui constituent cette société.
Même si les spécialistes s´accordent généralement sur le fait qu´un processus de réconciliation doit nécessairement comporter les phases successives de la révélation de la vérité , la justice et la réparation, le pardon, la « guérison » et la paix, il demeure que le concept de réconciliation lui-même, doit être compris comme un processus soutenu de communication profonde et sincère, inspiré par et utilisant intelligemment les ressources éthiques et culturelles communes à une société dont on cherche à rétablir entre les membres, la reconnaissance mutuelle, le respect des intérêts divergents et l´assummation des valeurs différentes.
En conséquence, et compte tenu de la nature et de l´intensité des « convulsions » sociales précédemment évoquées ainsi que de leur portée dans la société, il nous apparaît nécessaire d´envisager des réponses aux questions suivantes, lorsqu´il s´agit de la réconciliation en Guinée-Bissau :
1) Qui et qui réconcilier ?
(Le pays a t-il connu une guerre civile ou une dictature ayant entraîné des violations massives des droits de l´homme ?)
2) Qui doit prendre l´initiative d´un tel processus de réconciliation, et quand ? (Initiative endogène des hommes politiques ? De la société civile ? A quel moment ?)
3) Sur quelles ressources humaines un tel processus doit s´appuyer ?
(Facilitateurs extérieurs ? Citoyens éminents et respectés ? Médiateurs traditionnels autochtones ? Autorités religieuses et traditionnelles ?)
4) Dans quels espaces et sous quels modes les concertations entre les parties prenantes doivent être envisagées ?
(Concertations discrètes ? Cérémonies publiques ?)
5) De quoi devrait-on parler ?
(Des événements autour des dates repères ? De tout ?)
6) Comment devrait-on envisager la révélation de la vérité ? (Confessions ? Déballage public?)
7) Que peut signifier la réparation dans ce contexte, et quelle forme prendrait-elle ?
(Indemnisation des victimes ? Reconnaissance de leurs souffrances ? Punir les coupables ?)
8) Qui devrait pardonner à qui ? Pour quels actes ?
(D’Individu à individu ? Individu à groupes ? Groupes à groupe ?)
9) Quels projets « unificateurs » devraient être initiés ?
10) Comment mesurer les résultats et impacts de tels efforts ?
Bien sûr, toute tentative de réponse aux précédentes questions devrait tenir compte non seulement du fait que la Guinée-Bissau n´a pas connu une « guerre civile » au sens propre du terme, ni une phase historiquement marquée par des violations massives des Droits Humains par un pouvoir politique identifiable (toutes choses qui jusqu´ici ont justifié les processus de réconciliation et autres commissions de vérité), mais aussi et surtout, des structures existantes comme la « commission parlementaire pour la réconciliation », et la « commission parlementaire de résolution des conflits ».
Quelle approche de la réconciliation nationale ?
La littérature sur les questions de réconciliation nationale semble unanime sur la nécessité d´une perspective globale, c´est à dire envisager le processus à l´échelle de la société entière. Cependant, en terme d´approche, les propositions semblent se résumer aux deux suivantes : top-down et bottom-up.
Dans le cadre de cette communication, nous voudrions suggérer une approche « en cercles concentriques », ce qui veut dire :
D´abord, il faut considérer que les « fractures » vécues par la société l´ont été à un niveau « central » et à un niveau « périphérique ».
Nous entendons par niveau central celui constitué par l´ensemble des acteurs (encore vivants ou non) ainsi que ceux qui ont directement souffert des événements, en tant que victimes, veufs ou veuves, orphelins et autres.
Le niveau périphérique serait successivement constitué des familles des victimes, de leurs structures d´appartenance (armée, partis politiques, etc.) de leurs familles élargies et de leurs groupes ethniques, puis de la société entière.
De cette analyse découle la proposition d´une démarche simultanée et à un double niveau, une fois que les 10 questions précédentes auront trouvé des réponses satisfaisantes:
- Un ensemble d´activités au sein du « groupe du centre », facilitées surtout par des personnes d´une certaine légitimité, d´une certaine expérience (chefs traditionnels, etc.)
- Un ensemble d´activités aux différents niveaux (cercles) de la périphérie, et qui seraient facilitées par des personnes et des organisations qui en auront les capacités.
Si une telle démarche doit être initiée par une instance englobante légitime telle que l´Etat, il n´en reste pas moins qu´elle doit se fonder sur un consensus au niveau national, et surtout nécessiter aussi bien le renforcement des capacités des acteurs que l´élaboration consensuelle d´un calendrier d´exécution.
Renforcement des capacités : quelle perspective ?
Le renforcement des capacités doit être entendu non seulement dans ses dimensions essentielles, à savoir sa composante purement technique (développement de programmes de formation, etc.) et sa composante développement institutionnel (organisational capacity building), mais aussi dans le sens du renforcement des liens entre organisations et de l’amélioration de l’environnement global dans lequel ces organisations évoluent.
D´autre part, pour la Guinée Bissau et surtout dans une perspective de réconciliation nationale, le renforcement des capacités doit être entendu également comme l’augmentation de la capacité des populations à mieux comprendre et à pouvoir améliorer leur environnement politique, économique et social, à mieux exprimer leurs besoins, s´acquitter de leurs devoirs et exiger leurs droits, mieux s’organiser et prendre des initiatives.
Sous ce double éclairage, il convient d´envisager tout programme de renforcement de capacité dans la perspective de la réconciliation nationale et du développement économique en Guinée Bissau, comme un ensemble d´interventions cohérentes, destinées non seulement à améliorer les savoirs et les savoir-faire des groupes de citoyens bien identifiés dans les différents secteurs d´activités, mais aussi, à rendre l´environnement national global plus favorable à la cohésion sociale et à la participation active de tous à la réalisation de projets économiques capables de dissiper les injustices entre groupes ethniques, catégories socioprofessionnelles et citoyens de sexes différents.
Groupes-cibles et éléments de programmes
La société civile, bien que très politisée et souvent divisée, n’en est pas moins dynamique et capable d’une véritable mobilisation pour les causes majeures. Sa récente participation aux négociations de la charte de transition, sa participation au parlement de transition et, encore plus récemment son implication dans le processus électoral présidentiel constituent autant d´indicateurs de ses potentialités.
Un programme de soutien aux organisations de la société civile devrait être élaboré, dans le sens de la restructuration, celui de la légitimation et d’un repositionnement stratégique dans la perspective de la réconciliation, et d´une plus grande implication dans la réflexion et les processus de politiques publiques.
Les activités de renforcement de capacités, devront se focaliser sur des domaines tels que le leadership, la facilitation, le plaidoyer, la réflexion stratégique.
Cependant, des activités particulières devront être envisagées pour certains segments spécifiques tels que les journalistes et spécialistes de la communication sociale, les leaders traditionnels et certaines personnalités réputées ayant déjà une expérience et une expertise à mettre à la disposition du processus de réconciliation.
- Le secteur public est sans doute celui pour lequel les besoins de renforcement des capacités ont été le plus fréquemment et le plus régulièrement exprimés, aussi bien par les organes de la transition que par les partenaires au développement. Dans ce secteur, le renforcement des capacités concernerait le secteur de la sécurité le pouvoir judiciaire, l´Assemblée Nationale, l´Administration Publique et les institutions locales. Il s´agit d´une plus grande professionnalisation et du développement de capacités de réflexion prospective et de négociation.
- Le secteur privé, dans le contexte général de notre sous-région se caractérise principalement par sa faiblesse financière et son « informalité ». En général, sa méconnaissance de la réglementation, l´insuffisance de ses moyens financiers, son manque d’ouverture au reste du monde, la faiblesse de ses organisations et l’illettrisme de ses membres constituent des limites objectives à son développement. Dans ce secteur, des interventions peuvent être envisagées dans le sens du renforcement des organisations professionnelles, dans celui de l’accès aux marchés extérieurs par l’usage des Nouvelles Technologies de l’information et de la Communication, et dans celui du développement de compétences en management.
Enfin, au niveau global, il est urgent de promouvoir un environnement favorable au processus de démocratisation et de réconciliation nationale, en facilitant la création d´espaces neutres de discussions, d´échanges d´idées et d´expériences (des émissions radiodiffusées, cycles de conférences publiques, groupes de réflexion, publications, etc.)
Références
- Gaillard, Gerald. « La guerre en son contexte : histoire d´une erreur politique.» Soronda (Numero Especial 7 de Junho), Dezembro 2000
- Koudawo, Fafali. “La guerre des mandjua: crise de gouvernance et implosion d´un modèle de résorption de crise.» Soronda (Numero Especial 7 de Junho), Dezembro 2000
- Lerche, Charles O. "Truth Commissions and National Reconciliation: Some Reflections on Theory and Practice." Peace and Conflict Studies 7:1, 2000
- Pankhurst, Donna. "Issues of justice and reconciliation in complex political emergencies: conceptualising reconciliation, justice and peace." Third World Quarterly 20:1, 1999.
- Lederach, JohnPaul. “The little book of Conflict Transformation”. Good Books, 2003
* Waly Ndiaye est Spark Senior Adviser Governance à SNV Netherlands Development Organization, Guinea-Bissau Office. Il peut être joint à cette adresse : [email][email protected]
* Veuillez envoyer vos commentaires à [email protected] ou faites vos commentaires en ligne sur www.pambazuka.org
A quand l’Afrique ? Telle est la question posée par le burkinabè, Professeur Joseph Ki-Zerbo, qui a tiré sa révérence le 4 décembre 2006 à l’âge de 84 ans. Ce combattant de la première heure pour l’indépendance des pays africains, est aussi le premier Africain à avoir réussi l’agrégation d’histoire, la plus grande distinction académique en France et un des premiers Africains à suivre des cours de sciences politiques au prestigieux Institut d’Etudes Politiques de Paris. Il devait par la suite mener de façon infatigable une double vie de savant et d’homme politique avec des fortunes diverses.
Comme savant, Joseph Ki-Zerbo laisse une oeuvre impressionnante qui rappelle, entre autres, que l’Afrique est le berceau de l’humanité d’où l’homo erectus, après avoir découvert le feu, a fabriqué des outils et des armes très performants, grâce auxquels il a pu émigrer vers l’Europe. C’est ainsi que, nous serions à l’origine tous Africains, ce que certains ont tendance à vite oublier ou ignorer.
Il fait observer notamment, qu’à une époque plus récente, au XIIIe et XIVe siècles, la ville de Tombouctou était plus scolarisée que la plupart de villes analogues en Europe, que des disciples traversaient le Sahara pour venir écouter les savants et les maîtres de l’enseignement supérieur de Tombouctou, de Djenné et de Gao (au Mali). Au XVIe siècle devait commencer l’invasion extérieure avec les « grandes découvertes » de l’Afrique au sud du Sahara et de l’Amérique Latine avec la traite des Noirs qui s’en est suivie et sans la compréhension de laquelle, on ne comprendrait rien à l’Afrique.
La traite des Noirs correspond, en effet, au point de départ d’une décélération, d’un piétinement, d’une inversion et d’un retournement de l’histoire africaine1. Les colonisateurs qui arrivèrent par la suite devaient préparer un hold-up sur l’histoire africaine, cantonnant les colonies dans le rôle de pourvoyeurs de matières premières. Joseph Ki-Zerbo ne tenait pas non plus en grande estime les dirigeants africains des Etats post coloniaux qui se caractérisent par le fait d’avoir ignoré l’idée de rendre des comptes, idée prévalente dans les royaumes et empires pré-coloniaux. A cette époque des gens assumaient à l’égard de la population une responsabilité réelle et se considéraient comme au service d’une collectivité.
Joseph Ki-Zerbo qualifiait de farce tragicomique les démocraties sans vraie opposition mises en place dans beaucoup de pays africains dans lesquelles les grands acteurs et même les figurants sont loin du peuple, où même les membres du parlement sont là pour tout prendre. Un des grands défauts de l’Afrique étant de n’avoir pas d’élites indépendantes jouissant de moyens financiers qui leur garantissent une autonomie par rapport à l’Etat. Joseph Ki-Zerbo devait prononcer à une époque récente son engagement à la lutte contre l’esclavage et la traite des Noirs comme crime contre l’humanité et pour que l’Afrique reçoive des réparations.
Les réalisations du Professeur Ki-Zerbo sont animées d’une ambition sans limite. Il faut citer l’Histoire de l’Afrique noire des origines à nos jours publiée en 1972 qui devint le livre de référence en histoire africaine et dans laquelle l’auteur réfute l’idée méprisante et raciste alors véhiculée en Europe selon laquelle le continent noir serait sans culture ni histoire. Il faut citer également son Histoire générale de l’Afrique publiée par l’UNESCO, qui résume les résultats les plus importants de l’historiographie africaine et réhabilite l’identité du continent noir.
En 1990, il publie en collaboration avec l’UNESCO et l’UNICEF le livre Eduquer ou Périr qui traite de la crise du système éducatif africain. L’éducation scolaire en Afrique est comparée à un kyste exogène, une tumeur maligne dans le corps social dans la mesure où elle est en contradiction avec les besoins vitaux des sociétés jusqu’à détruire l’avenir des enfants sur tous les plans.
En 1992, paraît La Natte des autres : pour un développement endogène en Afrique publié par Karthala. Sa grande conviction est qu’ : ‘On ne développe pas, on se développe’. Cette conviction est fondée sur l’évidence historique qui montre qu’aucun peuple ne s’est développé uniquement à partir de l’extérieur. Et comme dit un proverbe africain : « On ne peut pas coiffer quelqu’un en son absence ». Cette grande leçon est le plus souvent ignorée des Développeurs malgré le fait qu’ils répètent à l’envi qu’il faut associer les bénéficiaires des projets de développement aux actions qui les concernent.
Dans A quand l’Afrique, co-édité dans plusieurs pays africains francophones en 2003 et 2004, Joseph Ki-Zerbo livre sous forme d’entretiens ses idées sur les grands défis de l’Afrique à l’ère de la mondialisation : la question de l’Etat, la démocratie et la gouvernance, les ethnies, l’intégration, la science et la technologie, les droits de l’homme et de la femme, l’aide internationale, la renaissance africaine etc.
Il distingue trois conditions pour un vrai développement : a) créer un espace africain de développement, d’où l’idée d’intégration à tous les niveaux y compris dans la recherche scientifique ; b) assurer une formation permanente de tout le peuple y compris l’éducation civique ; et c) développer la démocratie à la base, au niveau des communes, des collectivités locales, des associations et des groupes socioéconomiques.
Il se demande si pour leur développement, les pays africains ne devraient pas commencer par les infrastructures, lesquelles seraient différentes des ‘griffes qui plongent dans le continent pour retirer le maximum de choses et les ramener sur les côtes’. Voici une chose qui aurait été fantastique par exemple : la réalisation d’un chemin de fer trans-sahelien.
En matière de développement, le Professeur Joseph Ki-Zerbo laisse un projet pharaonique, celui de penser globalement et agir localement pour arriver à transformer le système capitaliste qui a fini par s’imposer en produisant tellement de nuisances qu’il ne peut continuer ainsi sans mener au chaos, de la même manière que le système stalinien a produit des horreurs. Durant toute sa vie, Joseph Ki-Zerbo s’est employé inlassablement à lutter contre de tels systèmes non pas seulement par des positions intellectuelles mais aussi par son engagement politique. 2
En 1954, le jeune combattant anticolonialiste publia dans la revue catholique Tam- Tam un article remarquable sous le titre « On demande des nationaux ». En 1957, il crée le Mouvement de Libération nationale – MLN – réclamant l’indépendance immédiate, la création des Etats-Unis d’Afrique, et le Socialisme. Le mouvement mène une campagne infructueuse dans plusieurs pays d’Afrique occidentale pour le non au référendum organisé par le Général de Gaulle sur la création d’une Communauté franco-africaine. Joseph Ki-Zerbo, sa femme Jacqueline et un groupe de cadres africains volent au secours de Sékou Touré pour remplacer les enseignants français rappelés par leur gouvernement après le vote en faveur de l’indépendance de la Guinée.
En 1960, Joseph Ki-Zerbo retourne en Haute-Volta pour continuer la lutte pour l’indépendance dans d’autres territoires. Le MLN joue un rôle important dans l’organisation du mouvement populaire le 3 janvier 1966 pour faire chuter le régime du président Maurice Yaméogo. Le MLN se présente aux élections législatives en 1970 et il obtient des sièges mais un coup d’Etat en février 1974 devait suspendre les activités politiques jusqu’en octobre lorsque Joseph Ki-Zerbo devient le dirigeant de l’Union Progressiste Voltaïque – UPV.
En 1983, à la suite du coup d’Etat mené par Sankara, Joseph Ki-Zerbo et sa femme quittent le pays. Ils reviennent en 1992 et Joseph Ki-Zerbo crée le Parti pour la Démocratie et le Progrès –PDP - dont il assure la présidence. En gagnant 6 sièges sur 111 aux élections législatives de mai 1997, le PDP devient le principal parti d’opposition mais Joseph Ki-Zerbo démissionnera du parlement en 1998. L’assassinat du journaliste Norbert Zongo le 13 décembre 1998 suscita chez lui la même révolte que celle qu’il éprouvait vis-à-vis du colonialisme et de ses exactions. Il participe à la création du Collectif des organisations luttant contre l’impunité des crimes politiques et économiques dont il devint un des leaders et une figure de proue.
Outre ces activités intellectuelles et politiques, Joseph Ki-Zerbo a initié de nombreux projets qui lui ont valu l’obtention de plusieurs prix dont le prix Nobel alternatif Right Livelihood Award en 1997 pour ses recherches sur les modèles originaux de développement. Il avait le don de la simplicité, de la disponibilité, de l’argumentation et une indépendance d’esprit hors du commun.
L’œuvre accomplie laisse l’impression d’une mission accomplie : celle d’avoir ouvert de grands chantiers dont celui d’une création des Etats-Unis d’Afrique. Ceux-ci correspondraient à une grande fédération des Etats dont les frontières ne correspondraient qu’à des pointillés au lieu des frontières belligènes, avec une grande décentralisation à la base. C’est cette fédération qui aurait autorité pour traiter avec l’extérieur. Au regard des difficultés de faire fonctionner efficacement des entités régionales en Afrique, on se demande si ce rêve reste un vœu pieux ou s’il pourrait être l’ultime salut pour l’Afrique.
Le Professeur Joseph Ki-Zerbo laisse au monde et surtout à l’élite africaine des analyses, des leçons et des messages forts. Cette élite saura –t-elle profiter de ce riche héritage, l’exploiter pour fédérer les pays, mieux éduquer et soigner les populations, démocratiser les institutions, ouvrir intelligemment et non béatement le continent Africain au monde ?
*Albert-Enéas Gakusi est Chargé d’Evaluation Principal à la Banque Africaine de Développement (BAD) à Tunis.
*Cet hommage s’appuie sur les informations du livre de Joseph Ki-Zerbo, A quand l’Afrique ? Entretien avec René Hollestein, Editions de l’Aube, 2003 et 2004.
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Sous la supervision du chef de division, le titulaire devra: Formuler la stratégie par pays d’intervention de la Banque dans le secteur financier ; Analyser et évaluer la situation financière des entreprises publiques chargées des infrastructures et des banques ; Evaluer les performances financières de ces entreprises, les bilans, les comptes d’exploitation, les indicateurs financiers de performance, etc. Date de clôture : 22 décembre 2006
Sous la supervision du Chef de Division, FTRY.3, le titulaire assumera les fonctions suivantes : Gérer les actifs de la Banque contre un indice de référence ou un plan de financement avec pour objectifs la préservation du capital, la rentabilité et le maintien de son niveau de liquidité, dans le cadre de directives spécifiques à chaque fonds ; Déterminer le montant optimal des actifs alloués aux différents portefeuilles, etc. Date limite : 5 janvier 2007.
De nouveaux combats ont opposé lundi après-midi, dans l’extrême est du Tchad, l’armée tchadienne aux rebelles de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), selon un communiqué du gouvernement publié lundi soir à N’Djamena. "Le bilan est lourd, il sera communiqué ultérieurement", conclut le texte, précisant que les combats avaient duré une heure et demie.
L’Institut Panos Paris organise, les 8 & 9 décembre 2006 à Bujumbura – Burundi et du 11 au 15 décembre 2006 à Nairobi – Kenya, un atelier régional sur le thème « Médias et Citoyenneté dans la région des Grands Lacs, comment les médias peuvent-ils contribuer à l’émergence d’une citoyenneté porteuse de paix ? »
Le Cameroun, le Nigeria et la Libye vont abriter les sièges des trois institutions financières de l’Union africaine (UA) en cours de création, a-t-on appris vendredi de source officielle à Yaoundé après une réunion des ministres de l’Economie et des Finances du continent. Le futur Fonds monétaire africain aura son siège au Cameroun, la Banque centrale africaine sera établie au Nigeria, tandis que la Banque africaine d’investissement s’installera en Libye.
"Quand on participe à un coup d’Etat, on a des droits:" Mahamat explique ainsi la grogne des anciens "libérateurs", qui avaient aidé François Bozizé (photo) à prendre le pouvoir en 2003 en Centrafrique et s’estiment aujourd’hui délaissés, au point parfois de rejoindre la rébellion. Mahamat, 42 ans, a été démobilisé en 2005 et s’est converti à la vie civile.
Le Nigeria et la Guinée Equatoriale ont signé un accord de réciprocité prévoyant des livraisons de gaz en échange de droits d'exploitation pétrolière, a-t-on appris de source officielle jeudi à Lagos. Aux termes de l'accord signé mercredi à Abuja, le Nigeria fournira du gaz à la Guinée Equatoriale, qui lui donnera deux concessions pétrolières dans le Golfe de Guinée, où les deux pays opèrent.
Le président rwandais Paul Kagame a lancé lundi une nouvelle violente attaque contre la France qu’il a accusée d’exploiter et de déstabiliser ses anciennes colonies en Afrique. Devant des journalistes réunis à la présidence à Kigali, M. Kagame a dénoncé l’interventionisme français dans certaines de ses anciennes colonies, citant notamment la Côte d’Ivoire, le Tchad et la Centrafrique.
Les criminels des sites Internet ne finiront pas d’étonner. Après le traficotage des informations des journaux en ligne sur Internet, les “hackers” ont trouvé une autre forme de trafic criminel, cette fois sur les téléphones portables. Ces spécialistes opèrent via internet. Cela consiste à envoyer aux usagers du téléphone portable un numéro quelconque, puis l’interlocuteur demande de confirmer ce numéro.
La croissance mondiale des investissements publicitaires en ligne va progresser sept fois plus vite que celle des autres supports l’année prochaine, selon les prévisions de ZenithOptimedia. Alors que la croissance des investissements publicitaires annuels sur les supports offline devrait progresser de 4 % en moyenne en 2007, sur Internet la publicité affiche une croissance sept fois plus importante, de près de 29 % selon une étude publiée par ZenithOptimedia.
Une session d'urgence du Conseil des Nations unies pour les droits de l'homme se tient ce mardi à Genève. Cette rencontre se tient alors que les craintes grandissent quant à une possible extension du conflit au-delà des frontières soudanaises et que la pression internationale s'accroît pour que le Soudan accepte une force onusienne de maintien de la paix.
Un responsable militaire ougandais, le colonel Walter Ochora, a indiqué à la presse que l'armée ougandaise va se retirer de certains périmètres qu'elle occupe dans le Sud-Soudan, dans le cadre d'un arrangement conclu entre le président Yoweri Museveni et le numéro deux de la rébellion de l'Armée de Résistance du Seigneur, Vincent Otti.
Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a vigoureusement fustigé, sans le nommer, Boudjerra Soltani, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP, ex-Hamas, islamiste). Celui-ci a jeté un pavé dans la mare, lors d'une conférence de presse, le 3 décembre dernier, en affirmant détenir des dossiers de corruption impliquant de hauts responsables algériens, mais sans révélé de noms.
Depuis quelque temps déjà, la toile (le "web") voit se multiplier les blogues, ou blogs, sortes de journaux particuliers en ligne, qui permettent à chacun de se doter d'une présence sur l'Internet, et d'inviter les commentaires et contributions des autres internautes. Aujourd'hui, il s'en crée 100 000 par jour, selon le dernier rapport Technorati, un site spécialisé dans le répertoriage et l'analyse de ces espaces personnels.
Vous recherchez un ouvrage rare ou ancien en anglais? Vous pouvez le
faire en ligne sur un nouveau moteur de recherches lancé par Microsoft, Live Search Books. Une initiative qui vise à rivaliser avec un site similaire lancé il y a quelque temps déjà par Google. Les livres auquel Live Search Books donne accès sont libres de droits, dans le domaine public.
Le candidat du parti africain de l’indépendance de la Guinée et du Cap Vert (PAIGC, ancien parti unique) à l’élection présidentielle de juillet 2005, Malam Bacai Sanha, demande des explications à l’Union africaine (UA) pour le rôle qu’ele a joué lors de ces consultations électorales, a appris APA mardi, de source proche du PAIGC.
L’ancien vice-président du gouvernement de transition libérien, Wesley Johnson, a été rappelé de son poste de diplomate à Londres pour répondre aux accusations de corruption pour lesquelles les anciennes autorités du gouvernement de transition sont actuellement poursuivies. M. Wesley Johnson, ambassadeur du Liberia au Royaume Uni, est rentré au bercail en fin de semaine.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la Mauritanie a dénoncé lundi, dans un communiqué, les pressions exercées sur des conseillers municipaux pour les faire voter contre le candidat de leur liste. « Des pressions matérielles et morales seraient exercées sur des conseillers municipaux dans le but d’influencer leur vote », précise le communiqué dont APA a reçu copie.
L’Union Européenne (UE) a accordé un financement de 54,5 millions de dollars américains à la Tanzanie pour aider ce pays à mettre en oeuvre son programme de réforme du secteur éducatif. L’accord dans ce sens a été signé vendredi à Dar es Salaam entre le secrétaire permanent aux Finances, Gray Mgonja, également fondé de pouvoir national du Fonds Européen de Développement et le chef de la délégation de la Commission Européenne en Tanzanie l’ambassadeur Frans Baan.
La Banque mondiale a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les 10 millions de dollars américains d’aide décidée récemment dans le cadre de l’appui au budget de l’Etat, selon une source proche du ministère bissau-guinéen de l’Economie. La nouvelle, qui fait la Une de la presse nationale de cette semaine, a été annoncée par le Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la région Afrique.
Le démarrage officiel de la nouvelle chaîne privée Tunisie Télévision (TT1) aura lieu le 20 mars 2007, a appris APA à Tunis de source sûre. « Cette date est symbolique, puisqu’elle coïncide avec la fête de l’Indépendance et la fête de la Jeunesse. Elle ne connaîtra aucun changement », nous a déclaré Tarek Bechraoui, le directeur général de la chaîne, en réponse aux rumeurs faisant état de « difficultés budgétaires ».
Une Fédération africaine des maisons et centres de presse (FAMCP) a été porté sur les fonts baptismaux vendredi à Ouagadougou, à l’issue de la 4è rencontre des Maisons et centres de presse africaine, tenue du 05 au 08 décembre dans la capitale burkinabè. La FAMCP regroupe les maisons et centres de presse du Rwanda, du Burundi, du Nigeria, du Bénin, du Togo, du Liberia, du Mali, de la Guinée Bissau, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso.
Le Parlement kenyan a le taux de représentation féminine le plus faible de la région de l’Afrique de l’est, a déploré mardi le chef du département de la coopération à l’ambassade suédoise au Kenya. Annika Nordin a affirmé que le kenya « est sur la mauvaise pente et qu’il a besoin de prendre l’exemple de ses voisins » car la participation des femmes dans la gestion des affaires politiques constituent un des moyens de réduction de la pauvreté dans le continent.
L'élimination de la discrimination sexiste et l'autonomisation des femmes auront des répercussions profondes et positives sur la survie et le bien-être des enfants, affirme un nouveau rapport de l'UNICEF publié lors de son 60e anniversaire. L'égalité des sexes produit un « double dividende », car elle bénéficie aux femmes et aux enfants et qu'elle est essentielle à la santé et au développement des familles, communautés et nations, d'après La Situation des enfants dans le monde 2007.
Les choses ont changé au Ihorombe, région du sud-est de Madagascar, depuis que Moana Essa Raseta est devenue la première femme gouverneur en 2005. « Depuis que je suis devenue gouverneur », dit-elle avec un sourire, « les hommes sont obligés de m'écouter ! Et je dois dire que, étant femme, j'ai la chance de voir les deux revers de la médaille : celui d'une mère et d'une épouse, et celui d'un agent de l'État nommé par le Président de la République pour gérer et diriger le développement d'une région entière. »
Le ministre a souligné la volonté italienne d'assigner des fonds en faveur du prochain FSM qui se tiendra à Nairobi en janvier 2007. Min. Marco Baccin - représentant personnel du vice ministre italien des affaires étrangères - Edouard Oyugi et Taoufik Ben Abdallah - représentants du FSM - et Mario Lubetkin, directeur d'IPS, se sont rencontrés à Rome le 16 novembre 2006.
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine devrait soutenir unanimement une force de protection internationale solide ayant les moyens de protéger les civils au Darfour et le long de la frontière Soudan-Tchad, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui dans une lettre adressée aux membres du Conseil avant qu’ils se réunissent mercredi dans la capitale nigériane de Abuja pour discuter du Darfour.
Le 'consensus politique', système de gouvernement associant toute la classe politique, qui prévalait au Mali depuis l'élection du président Amadou Toumani Touré en 2002, semble toucher à sa fin à l'approche de l'élection présidentielle prévue en avril 2007. Depuis plusieurs jours, le camp présidentiel et ses principaux rivaux se préparent pour le scrutin présidentiel dont le premier tour doit avoir lieu le 29 avril 2007.
Le géant de l'acier Arcelor Mittal a accepté de réviser un accord de 2005 avec le Liberia pour l'accès à ses ressources en fer, un succès pour le nouveau pouvoir en place qui s'est engagé à renégocier plus avantageusement les contrats signés par l'ancien gouvernement, réputé corrompu. Ce contrat, donnant accès au groupe à un milliard de mètres cubes de minerai de fer, doit apporter au pays plus d'un milliard de dollars d'investissements.
L'ancien dictateur éthiopien Mengistu Hailé Mariam a été reconnu coupable mardi de génocide et d'autres chefs d'accusation dans la mort de près de 2.000 personnes sous son régime. Au terme d'un procès qui se sera étalé sur 12 ans, l'ex-dirigeant, l'un des rares hommes forts en Afrique appelés à rendre des comptes dans son pays, risque la peine capitale.
Militante depuis sa prime jeunesse dans les rangs de l'opposition, une femme tunisienne, Maya Jribi, a annoncé lundi sa candidature à la tête du Parti démocratique progressiste (PDP), l'une des neuf formations politiques légales du pays, qui tiendra son congrès à partir du 22 décembre. Elle fait partie du bureau politique de ce parti qui s'est forgé la réputation d'être l'une des principales formations de l'opposition en Tunisie.
L’arrêté n° 007993 du 23 novembre dernier, portant création d’un groupe de travail pour l’organisation du procès de Hissène Habré du ministre d’Etat, Garde des sceaux, ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy a été rendu public hier, lundi 11 décembre. Un groupe de travail qui est présidé par le Haut magistrat, Malick Sow. Donc, le Sénégal s’inscrit de plus en plus dans la logique « avalisée » par l’Union africaine. Qui jugera cependant Habré ?
Selon un communiqué du porte-parole des Forces de Défense et de sécurité ivoiriennes (FDS) lu ce mardi, un complot de coup d'Etat contre le président Gbagbo serait en cours dans le pays, auquel seraient associés certains éléments des FDS "avec l’appui d’une force militaire présente en Côte d’Ivoire".
Après avoir passé dix années à New York, le septième Secrétaire Général de l'ONU, le Ghanéen Kofi Annan quitte définitivement la maison de verre le 31 décembre prochain. Dans son message d'adieu prononcé lundi 11 novembre dernier, le SG sortant n'a pas porté de gants pour critiquer vertement la politique extérieure américaine. On le sait, les relations Kofi Annan et le Président américain George W. Bush n'ont jamais été des plus tendres.
À hier après-midi, après le dépouillement de 90 % des bulletins, le président sortant, Marc Ravalomanana, était en tête, avec 55 % des suffrages exprimés. Ce qui lui garantit sa réélection dès le premier tour. Les résultats officiels seront proclamés le 23 décembre. En deuxième position on retrouve Jean Lahiniriko, l’ancien président de l’Assemblée nationale, avec 11 % des voix, puis Roland Ratsiraka, avec 10 % des suffrages.
"Nous ne demandions pas au gouvernement de prendre 85 étudiants à la Faculté de médecine au lieu de 60 comme initialement annoncé lors du lancement du concours il y a quelques mois. Par conséquent, nous ne pouvons dire que nous soyons satisfaits de la liste définitive publiée samedi dernier." Belmond Atanga, porte-parole de la University of Buea Students Union (Ubsu) annonce que l'association qui a initié une grève au campus de l'université de Buea campera sur ses positions.
Les pensionnaires de la réserve naturelle de Bandia, dans le département de Mbour, n'oublieront pas de sitôt leur journée de samedi dernier du fait de l'incendie qui s'est déclaré, vers 10 heures, avec des flammes en furie qui ont dévasté prés de 400 hectares de tapis herbacé. Il aura fallu une intervention combinée pour circonscrire le feu, vers 17 heures.
L'opération de dépollution des sites où ont été déversés les déchets toxiques coûtera environ 30 millions d'euros (près de 22 milliards de francs CFA, Ndlr) à la Côte d'Ivoire. L'information a été donnée à Nairobi, au Kenya, le 1er décembre dernier par le coordonnateur du plan national de lutte contre les déchets toxiques, Mme Safiatou Ba-Ndaw, au cours de la 8è conférence des parties sur la convention de Bâle.
L'agence des Nations Unies pour les réfugiés aura besoin en 2007 de 1,06 milliard de dollars pour assister environ 21 millions de personnes à travers le monde, dont quelque 8,6 millions de réfugiés, 6,6 millions de déplacés internes, environ 1,6 million de rapatriés, 770 000 demandeurs d'asile et 2,3 millions d'apatrides.
L'actrice franco-sénégalaise a remporté le prix d'interprétation féminine pour son rôle dans "Un dimanche à Kigali". On sort de la projection d'Un dimanche à Kigali bouleversé. Le film, signé par le Canadien Robert Favreau, projette le spectateur dans le passé douloureux du Rwanda. (...)Dans ce climat où l'Autre est rejeté, un journaliste et cinéaste québécois est arrivé à Kigali pour y tourner un documentaire sur le sida. A l'Hôtel des Mille-Collines, où tous les expatriés ont élu domicile, le journaliste rencontre Gentille (Fatou N'DiDiaye) dont il tombe fou amoureux.
Honoré Kabongo, animateur de l'émission "Ecran Matinal" à la radiotélévision Kintuadi (RTK), chaîne confessionnelle émettant à Kinshasa, capitale de la RD Congo, a été libéré, mercredi 29 novembre 2006 à 14h00 (heure locale) après avoir passé 4 jours dans un cachot de la Direction générale des renseignements et services spéciaux de la police congolaise (DSRP), communément appelé Kin Mazière.
La rapide propagation du Vih/sida en Afrique pourrait être liée à la présence à l'état endémique du paludisme dans les pays du continent, selon des recherches effectuées au Kenya. Il existe un chevauchement géographique considérable entre le Vih/Sida, qui infecte plus de 40 millions de personnes en Afrique et le paludisme, qui cause 500 millions d'infections cliniques par année, dans la même région.
Fabriquer du PVC avec de la sciure de bois, des sacs plastiques à partir d'amidon de maïs : pris en étau entre le pétrole cher et la montée des préoccupations environnementales, l'industrie chimique se met au vert, en utilisant de plus en plus de matières premières renouvelables. La raison première de ce développement ? Le prix du baril qui rend compétitif l'emploi d'amidon, de sucres, d'oléagineux, de fibres de chanvre ou de sciure de bois à la place du pétrole.
"J'avoue ma déception à la lecture de la communication du Premier Ministre, déception qui s'explique par la très forte attente des femmes, après les promesses faites par le président de la République, le 22 mai dans ses bureaux, au Comité de suivi du Pacte Républicain. Nous ne pouvions nous attendre à d'autre message de sa part que celle d'une décision d'inscrire le quota dans les textes de loi, ...", soutient Fatou Sow Sarr, sociologue.
Jean-Pierre Bemba, adversaire malheureux du président sortant Joseph Kabila à l'élection présidentielle du 29 octobre au Congo démocratique, annonce son intention de briguer un siège de sénateur à Kinshasa, où cet ancien homme d'affaires devenu maquisard est très populaire. Le mandat de sénateur confère à son titulaire une immunité judiciaire qui permettra à Bemba de ne pas être inculpé ou poursuivi, sauf vote de ses pairs de la Haute assemblée.
La Malienne Adama Ba Konaré a réaffirmé le week-end à Paris la décision de Alpha Oumar Konaré, son époux, de quitter la présidence de la Commission de l'Union africaine en 2007. "C'est une décision mûrement réfléchie. Il l'a prise après en avoir parlé à ses amis et à moi-même et je l'ai encouragé à partir. Je suis sûr qu'il ne reviendra pas là-dessus", a-t-elle affirmé lors d'une conférence publique prononcée au Musée Quai Branly.
Le ministre congolais du Plan, Gérard Ntumba, s'est dit consterné par le rapport de l'ONG Tranparency International classant la République démocratique du Congo 6ème pays parmi les plus corrompus de la planète. Gérard Ntumba, qui a réagi sur les ondes de la radio Okapi, estime que pour lutter efficacement contre la corruption en RDC, il suffit de mettre fin à l'impunité et d'instaurer l'Etat de droit.
«Forum des mères pour les droits de l'homme» organisé par l'Association tunisienne des mères. L'Association tunisienne des mères (ATM) a organisé, dans le cadre de la Journée mondiale de la Déclaration universelle des droits de l'homme, un forum sur le thème de l'identité nationale. Cette manifestation a été rehaussée par la présence de Mme Samira Khayach Belhadj, ministre de l'Equipement, de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire.
Le résultat du rapport d’audit commandité par le chef du gouvernement Boni Yayi est enfin connu. C’est le ministre du Développement de l’Economie et des Finances du Bénin, Pascal I. Koupaki, qui l’a rendu public vendredi. Le rapport dévoile la situation financière de 21 Ministères, et de 60 Sociétés Publiques et Semi-Publiques. Certains membres de la société civile réclament les noms des mis en cause et invitent le gouvernement à ne pas s’arrêter à ce point.
Le Zimbabwe a enregistré un taux d’inflation de 1098,8 pour cent au mois de novembre, selon les données officielles du pays. Le taux d’inflation annuel, qui était de 1070,2 pour cent, a connu un accroissement de 28,6 pour cent au mois d’octobre, avec l’augmentation des coûts du pétrole, de l’électricité et des services médicaux. Ce taux a fait de lui le pays ayant enregistré le taux d’inflation le plus élevé au monde.
Le 23 novembre, l'état d'urgence a été prolongé de six mois à N'Djamena. Dans les banlieues de la capitale tchadienne, des jeunes seraient arrêtés et enrôlés de force en vue d'une offensive qui se veut décisive contre les rebelles de l'est du pays. La peur règne à nouveau sur la ville.
Au Cameroun, l'immense majorité des hommes restent peu réceptifs aux messages de sensibilisation contre le VIH/sida et refusent le dépistage. Beaucoup y voient une menace pour leur virilité, voire une vaste escroquerie. Seule une minorité demande des campagnes chocs axées sur des témoignages de malades.
Alors que l’Union européenne et l’Union africaine discutaient, en Libye, de l’émigration, une association marocaine dénonce l’arrestation arbitraire de centaines de migrants africains au pays de Kadhafi, parfois accompagnée de torture et de menaces de viol. "Qu’on me rende le corps de mon fils !". Ce cri de désespoir est celui du père d’Aydouni Mohamed, un jeune Marocain qui s’est rendu en Libye.
La bastonnade ne passe plus au Rwanda. Les parents s'opposent de plus en plus fréquemment aux punitions dites "pédagogiques" infligées à leurs enfants par des enseignants mécontents de leur statut social. Traumatisés, certains élèves quittent l'école. Un parent et un enseignant du centre scolaire de Kayonza, province de l’est du Rwanda, ont failli en venir aux mains, fin octobre dernier.
Les Béninois, comme la plupart des Africains, fréquentent peu leurs musées. C'est principalement une question de culture et d’éducation. Plusieurs initiatives tentent d'inverser cette tendance. Un Béninois pour deux étrangers. Sur les quelque 23 000 visiteurs enregistrés en 2005 au musée historique d’Abomey (le plus célèbre et le plus fréquenté du Bénin) à peine 8 000 vivent au pays.
Un ouvrage vendu à deux mille exemplaires est considéré comme un best-seller en Haïti. Minés par l’analphabétisme général et le faible pouvoir d’achat de leurs lecteurs, romanciers et essayistes – qui cumulent prix et distinctions en Amérique et en Europe – doivent souvent s’expatrier. Ils se nomment René Depestre, Dany Laferrière, Lyonel Trouillot, Frankétienne, Gary Victor, Edwidge Danticat…