KABISSA-FAHAMU Newsletter No 14

Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) a le plaisir d’annoncer la quatrième session de son Campus annuel des sciences sociales et d’appeler les candidatures des chercheurs africains à ce programme prévu en novembre 2006, à Dakar, Sénégal. Le Campus annuel des sciences sociales est conçu comme un dialogue de recherche avancée qui est à la fois multidisciplinaire et intergénérationnel dans sa nature. Il est organisé autour d’un thème spécifique et près de 15 chercheurs, de différentes disciplines et représentant les différentes générations de chercheurs en sciences sociales, sont conviés à y participer.

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Le conflit qui a éclaté au Darfour ne mai 2003 a déjà eu les pires qualificatifs possibles, de génocide pour Colin Powell, à crime contre l’humanité pour le président français Jaques Chirac. En septembre 2006, plus de 30 000 personnes manifestaient à New York contre cette tragédie humaine, ses plus de 200 000 morts et 2,5 millions de déplacés, ses milliers de femmes violées, familles torturées, razziées, villages brûlés, exécutions de masses.

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Benoît XVI successeur de Jean-Paul II est de nouveau sous les projecteurs des médias du monde, après avoir fait des insinuations mal inspirées et probablement islamophobes sur la violence et la foi musulmane. Cette fois c’est son rôle dans l’omerta sur les abus sexuels des prélats de par le monde qui remonte à la surface. Abus qui depuis des siècles font des ravages dans le plus criminel des silences en pays de plus ou moins récente chrétienté. L’Afrique, peu le relèvent est là encore gravement atteinte…

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Au moins une invention contemporaine autre que la superposition des formes de violences et de tortures physiques auxquelles le diable lui-même n’aurait pas songé pour écraser les personnalités et projets de citoyens portés vers l’objectif du bien commun : Les kleptocraties africaines ont inventé les opulents pauvres, plus précisément futurs pauvres.

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Gorée, point d’ancrage le plus emblématique peut-être, au sens de premier site de transit et de traite des Esclavisés africains à avoir acquis dans la mémoire collective des Africains et Afrodescendants le statut de lieu de mémoire, d’histoire, retrouve dans cet excellent texte de l’historien et égyptologue Alain Anselin, une vie méconnue, mal connue ou interdite. Ce lieu prend une signification neuve, résistante et tellement plus humaine, et tant mieux si c’est un éminent spécialiste de l’historiographie Anta Diop qui relève ce défi sur Afrikara.

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Selon des sources officielles, au moins quatre expatriés opérant dans le secteur pétrolier ont été enlevés dans la région pétrolifère du Delta du Niger, au Nigeria. Ces employés auraient été enlevés non loin des bureaux de la compagnie Exxon Mobil, dans la localité d’Eket. Les travailleurs du secteur pétrolier nigérian font régulièrement l’objet de rapts orchestrés par des groupes de militants, qui réclament “une meilleure distribution des revenus du pétrole”.

Les dépouilles de l’explorateur français, Pierre Savorgnan de Brazza, et des membres de sa famille ont été inhumées à Brazzaville dans un mausolée construit en son honneur. L’opposition congolaise dénonce la construction du monument et le transfert des restes de Savorgnan de Brazza dans leur pays. L’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza, son épouse et ses quatre enfants reposent désormais dans la capitale à laquelle il a donné son nom.

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Dans un discours au parlement danois, Anders Rasmussen a estimé que la croissance et la prospérité de l'Afrique aideront à prévenir l'extrémisme et le flux massif de refugiés africains vers l'Europe. Le Premier ministre Anders Fogh Rasmussen s'adressait au parlement de son pays. Dans son discours, il a souligné les contrastes sociaux économiques entre l'Afrique et l'Europe.

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"La fuite des cerveaux s'est accélérée ces dix dernières années, 40 000 chercheurs ont quitté l'Algérie", titre le quotidien Liberté, qui s'inquiète de voir l'Algérie se vider de sa matière grise. Si, entre 1992 et 1996, des dizaines de milliers de cadres, intellectuels et scientifiques ont fui le pays, d'autres continuent à le faire aujourd'hui. Sur un total de 10 000 médecins ayant immigré en France ces dernières années, 7 000 sont Algériens.

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Selon les résultats publiés par la commission électorale, le président sortant, Levy Mwanawasa, a remporté le scrutin présidentiel devant Michael Sata, du Front patriotique. Michael Sata ne reconnaît pas la légitimité de la victoire de son rival mais a appelé ses partisans au calme. C'est presque sans surprise que la commission électorale a annoncé la victoire du président sortant.

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"Les mots de la francophonie – le français hors de France – ont déjà trouvé place dans des dictionnaires. Mais ils l'ont fait jusqu'ici pour composer des répertoires spécialisés dans une région (le Rwanda, Madagascar, etc.), ou pour enrichir à titre de curiosité des recueils consacrés au français en général. Cette fois, ils vont avoir droit à leur propre ouvrage", rapporte Le Temps.

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Le rapport Armes Sans Frontières a été lancé ce lundi 2 octobre 2006, première étape avant un vote décisif aux Nations unies pour commencer à élaborer un Traité sur le commerce des armes. Le rapport met en valeur les lacunes majeures qui permettent aux entreprises d’armement de contourner légalement les règles, y compris les embargos, grâce à la vente de pièces individuelles en lieu et place de la vente de matériel assemblé.

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Un Japonais de 60 ans a battu son propre record du monde de mémorisation du nombre pi en récitant publiquement pendant plus de 16 heures 100.000 décimales, ont annoncé les organisateurs de l'événement. Le nombre pi, qui comporte un nombre infini de décimales (3,1415926535...) est le rapport constant entre le périmètre d'un cercle et son diamètre.

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Le président du Front populaire ivoirien (Fpi, au pouvoir), l’ancien Premier ministre Pascal Affi Nguessan, a proféré des menaces, à Abidjan, à l’endroit des ressortissants des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) vivant en Côte d’Ivoire, qui selon lui, pourraient faire les frais de la colère des populations, si d’aventure les dirigeants de leurs pays respectifs ne "vont pas dans la voie" que propose le régime du président Gbagbo Laurent.

L’Afrique de l’Ouest a le plus faible taux de couverture en systèmes d’approvisionnement d’eau potable et d’assainissement au monde et cette situation semble s’être détériorée depuis les quinze dernières années, selon un rapport du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Alors que la région a connu une forte croissance démographique, le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable est passé de 124 millions en 1990 à 157 millions en 2004.

Kewe Thiam est l’exception à la règle qui veut que la plupart des jeunes filles sénégalaises arrêtent leurs études avant le cycle secondaire. Assise au milieu d’un groupe de gens de son âge, Kewe est la seule jeune fille – avec une douzaine de garçons – à aller à l’école. « Les filles d’ici aimeraient bien aller à l’école, mais leurs parents n’ont pas les moyens (...)», explique Kewe, 20 ans.

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Reporters sans frontières dénonce la répression violente, par la police seychelloise, le 3 octobre 2006 à Victoria, d'une manifestation de l'opposition en faveur de la libéralisation de l'audiovisuel, au cours de laquelle Roger Mancienne, rédacteur en chef de l'hebdomadaire d'opposition "Regar", a été arrêté, et Jean-François Ferrari, directeur de publication du même journal, a été blessé.

Les vacances de Sadio Touré n’ont pas été de tout repos. En effet, cet été, la lycéenne de dix-huit ans a été toute heureuse de se retrouver dans une salle de classe pour apprendre à se servir d’un ordinateur et réaliser des expériences scientifiques dans un laboratoire. « Nous ne faisions jamais d’expériences [scientifiques] dans mon école », a confié Sadio Touré.

La non-assistance aux plus défavorisés pourrait être un jour passible de sanctions, selon une proposition du rapporteur spécial, Arjun Sengupta, à la 2ème session du Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies, qui se tient actuellement à Genève. "La lutte contre l'extrême pauvreté, par le biais des droits de l'Homme, est intéressante parce qu'elle est créative. Elle permet aussi de la rendre plus contraignante, donc plus efficace", at-il notamment déclaré.

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Pendant que les leaders politiques tergiversent pour sortir la Côte d'Ivoire de la crise, des femmes enceintes meurent en grand nombre dans le nord du pays occupé par une rébellion armée depuis quatre ans. Les infrastructures et le personnel médical y font cruellement défaut. "Les femmes en état de grossesse meurent trop ces derniers temps dans nos villes et villages(...)", a déclaré à IPS, Bassalia Traoré, commerçant au marché central de Korhogo, dans le nord de la Côte d'Ivoire.

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Une coalition de spécialistes de la santé a organisé une manifestation parallèle au Forum intergouvernemental sur la sécurité chimique, exprimant des craintes au sujet d'un récent revirement de politique opéré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui appelle à la lutte contre le paludisme en pulvérisant le DDT, une substance chimique controversée.

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Les Forces Nouvelles (FN, ex rebellion) en Côte d'Ivoire ont décidé de porter plainte «dans les jours à venir» contre le président sud africain Thabo Mbeki, «coupable» à leurs yeux, d'avoir «pillé les ressources de la Côte d'Ivoire en complicité avec le régime du front populaire ivoirien (FPI, parti au pouvoir) et ce sous le couvert de leur médiation en Côte d'Ivoire».

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L'Orchestre symphonique national (OSN) et l'Institut culturel italien (ICI), convient le public algérien aux concerts de musique classique que dirigera la maestro Nicolleta Conti, aujourd'hui, au TNA, et demain, au théâtre de Tizi Ouzou. Lors de la conférence de presse, Mario Paolini, directeur de l'ICI a déclaré : «Cette expérience constitue un exemple, positif et encourageant, sur le dialogue entre deux peuples et deux cultures. Un dialogue qui représente l'une des priorités de la politique culturelle de l'Italie.»

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Les riverains d'une zone voisine d'un périmètre où sont installées des unités industrielles en différents endroits de la capitale, encourent un grand danger ! La pollution industrielle, en effet, y a atteint aujourd'hui un niveau alarmant. Des eaux usées contenant des produits chimiques et des colorants, sortent de ces usines, sans être traitées et sont déversées directement dans les rivières.

Depuis la visite le 9 septembre dernier du recteur de l'université de Douala, tout semble rentré dans la normale. En ce matin de septembre, le village ressemble à tous les bleds de sa catégorie : c'est le calme plat. Les rues sinueuses, étonnamment propres, sont vides. Normal. Les villageois vaquent tranquillement à leurs occupations. La plupart travaillent dans leurs champs où ils tirent l'essentiel de leurs revenus.

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Le ministère mauritanien du Développement rural a lancé lundi une campagne nationale de lutte contre les sauteriaux dans les zones de culture du riz irrigué (Trarza, Brakna et Gorgol) annonce un communiqué remis à la PANA mardi. Cette campagne d’intervention d’urgence dont la première phase est prévue pour une durée de 10 jours, mobilise 6 équipes dont 3 consacrées au Trarza, une pour le haut fleuve, alors que 2 équipes assurent la coordination des opérations.

La commission anti-corruption du Kenya (KACC) a demandé lundi que quatre anciens ministres soient poursuivis dans le cadre d'un scandale de corruption portant sur 300 millions de dollars et qui éclabousse le gouvernement du président Mwai Kibaki. "La commission a fait des recommendations (...) pour que soient poursuivis quatre anciens ministres : deux des Finances, un des Transports et un de la Sécurité intérieure", ainsi que d'anciens et actuels hauts fonctionnaires.

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Deux organisations français es, Le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) et le Mouvement contre le racisme et l'amitié entre les peuples (MRAP) ont accusé le dictionnaire Le Petit Robert de donner dans son édition 2007 des définitions qui cautionnent et justifient la colonisation. Aux mots "colonisation" et "coloniser", il propose les définitions suivantes : -Colonisation : mise en valeur, exploitation de pays devenus colonies", - Coloniser : "coloniser un pays pour le mettre en valeur, en exploiter les richesses (...)".

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Les organisateurs d'une prochaine conférence en Afrique du sud sur le sida n'ont pas invité la ministre sud-africaine de la Santé Manto Tshabalala-Msimang, très critiquée par les acteurs de la lutte contre cette maladie. Seuls le vice-président sud-africain, Phumzile Mlambo-Ngcuka, et le vice-ministre de la Santé Nozizwe Madlala-Routledge ont été conviés à cette conférence organisée le 28 octobre notamment par la Campagne pour le traitement du sida (Treatment Action Campaign, TAC).

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Au Sénégal comme partout en Afrique, le téléphone fixe et l'Internet ne sont pas accessibles à tous en raison surtout de l'insuffisance du réseau de télécommunication. Le recours au réseau électrique qui présente l'avantage d'être mieux étendu sur l'ensembles des territoires nationaux se justifie dès lors. C'est une nouvelle solution alternative susceptible de permettre d'atteindre assez efficacement les objectifs de démocratisation des télécommunications qui s'offre au gouvernement.

Le ministre angolais de l'Assistance et Réinsertion Sociale, João Baptista Kussumua, a annoncé mercredi, à Génève (Suisse), que le gouvernement de son pays prétend conclure les opérations de rapatriement des Angolais réfugiés dans les pays voisins jusqu'à la fin de l'année en cours. Baptista Kussumua, a indiqué que plus de 370 mille angolais, dans un total de 600 mille, ont déjà regagné le pays durant les trois dernières années, dans le cadre des opérations de rapatriement.

Les réunions des comités techniques sectorielles du programme Migration pour le développement en Afrique (Mida), sous-région Grands Lacs, ont débouché sur la définition des besoins de la République démocratique du Congo dans les domaines de l'éducation, de la santé et du monde rural. Débutées à Kinshasa le 26 septembre avec le secteur de l'enseignement supérieur et universitaire, ces réunions se sont poursuivies successivement avec les groupes de la santé et du développement rural.

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Après dix-huit années d’actions au service des milliers de réfugiés libériens et sierra léonais, le Fonds des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a fermé samedi ses bureaux de Kissidougou, dans la région orientale de la Guinée. Selon Francis Kpatindé, porte-parole du HCR pour l’Afrique de l’Ouest, les bureaux de Kissidougou ont été fermés parce que le programme de rapatriement des réfugiés de cette région est désormais achevé.

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Le nouveau Premier ministre équato-guinéen Ricardo Mangué Obama Nfubea a sommé les membres de son gouvernement de déclarer leurs biens personnels conformément à un décret de février 2004 qui était jusque-là resté lettre morte, selon une information provenant mardi de Malabo. Lors d'un conseil interministériel réuni vendredi dernier, le chef du gouvernement a remis à chacun des ministres une fiche-type sur laquelle ils doivent recenser "tout leur patrimoine personnel"

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Sans jamais le nommer directement, le président de la République française, Jacques Chirac, a très fermement critiqué le régime du président Laurent Gbagbo. «La situation du pays est désastreuse à tous égards», a-t-il souligné en fustigeant l’incapacité d’organiser des élections faute de «listes électorales crédibles».

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On s’attend à ce que le nombre de malades soit multiplié par quatre en Chine et en Inde, par cinq en Amérique latine, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Pourtant, il existe d’ores et déjà assez d’évidences scientifiques montrant qu’il est possible de la prévenir. Mêmes causes, mêmes effets. Car dans la plupart des cas, ces maladies sont créées par un même mode de vie, les mêmes « choix » individuels et socio-économiques, c’est-à-dire les mêmes erreurs.

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L’abandon du procès pour corruption de l’ancien vice-président sud-africain Jacob Zuma a plongé l’Afrique du Sud dans l’expectative. Et maintenant? Une questionsur toutes les lèvres des sud-africains. Car Jacob Zuma peut à nouveau assouvir ses ambitions présidentielles. Et cette perspective inspire de vives inquiétudes. Mais sont-elles fondées?

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Des dirigeants d’entreprises du secteur privé, des acteurs de la société civile, des officiels gouvernementaux, des bailleurs de fonds et des hauts fonctionnaires des Nations unies se sont réunis à New York peu avant l’Assemblée générale de l’Onu pour explorer les possibilités que les entreprises devaient exploiter pour aider l’Afrique à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement.

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Outil majeur au service de l’éducation, les nouvelles technologies ouvrent de larges horizons et sont porteuses de solution novatrices. Le livre et la documentation non virtuelle. Pour le président exercice sortant de l’Organisation, le chef de l'État burkinabé, Blaise Compaoré, le thème de ce 11è sommet interpelle tous les dirigeants francophones sur l’urgence des reformes de nos systèmes éducatifs en vue de valoriser l’investissement humain.

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La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a depuis, adopté le point de vue de la rébellion vis-à-vis du pouvoir légal ivoirien. L'on sait que les soutiens des rebelles viennent de la France. Or, la Françafrique tire ses énergies des pays de la CEDEAO, du moins de l'actirisme de certains chefs d'Etat qui pensaient que, économiquement, la crise ivoirienne allait faire de leurs pays, des "pays phares" de la sous-région.

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La Commission européenne et la Commission de l'Union Africaine se réuniront pour une session de travail commune au siège de l'Union Africaine à Addis Abeba, en Éthiopie, le 2 octobre 2006. Cette troisième réunion commune en trois ans constitue le témoignage le plus récent d'un renforcement du partenariat entre les deux organes exécutifs continentaux. Ce sera la toute première fois que la Commission européenne se réunira sur un autre continent que l'Europe.

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Le nouveau Conseil des droits de l'homme de l'ONU se réunissait la semaine dernière pour la deuxième fois depuis sa création. Il s'agissait dans les faits de la première rencontre d'importance où des rapports étaient présentés et où il était question d'examiner les présents mécanismes onusiens de protection des droits de la personne en vue de leur réforme.

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La température terrestre a grimpé au plus haut niveau depuis près de 12.000 ans. Selon une étude publiée par des chercheurs américains, la rapide montée de la température du globe au cours des trente dernières années, à raison de 0,2 degré Celsius par décennie, fait que nous sommes actuellement à environ un degré Celsius du maximum enregistré depuis près d'un million d'années.

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Le Premier Ministre éthiopien, Meles Zenawi a sévèrement condamné ce qu’il considère comme des tendances expansionnistes des milices islamiques somaliennes, qui ont récemment pris le contrôle de Kismayu, a appris APA de sources fiables. M. Zenami a expliqué que le récent renforcement du contrôle d’autres localités du pays par les Islamistes gênait les efforts de paix menés tant au niveau régional que sur la plan international.

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Un sénégalais âgé de 61 ans a été arrêté dans le 18 ème arrondissement de Paris alors que la police procédait à une vaste opération qui a provoqué le démantèlement d'un réseau de proxénétisme qui sévissait depuis plusieurs mois. Un petit immeuble du 70, rue Myrrha, à deux pas du boulevard Barbès, avait été transformé en haut lieu de la prostitution africaine.

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Le syndicat mauricien des constructeurs, menuisiers métalliques, ébénistes et industries annexes (CMWRIEU) ont exprimé leur désarroi face à l’imminente mainmise des employés chinois sur le marché de la construction, a appris APA de source syndicale, dimanche. « Il y a en Ile Maurice un vent de xénophobie dans l’air pouvant mener à de graves conflits entre les mauriciens et les employés étrangers », a déploré Reaz Chuttoo, le responsable du syndicat.

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Kibera, situé dans l’Ouest de la ville de Nairobi au Kenya, avec une population que l’on estime à près d’un million d’habitants est connu pour être l’un des plus importants bidonvilles d’Afrique. Mais très peu savent qu’un certain Patrick Oburu a eu l’ingénieuse idée de créer un « business center » dans son marché. Petite visite guidée.

Le 28 septembre, quelque 4 millions de Zambiens participeront aux élections présidentielles, législatives et locales. Débats démagogiques et xénophobes, trucages et intimidations... Les incertitudes sont nombreuses. Depuis début septembre, il n’est question que de ça à Lusaka ! Dans la capitale zambienne, des posters à l’effigie de tel ou tel candidat fleurissent un peu partout dans les lieux publics.

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À Abidjan, les jeunes s’organisent la nuit en brigades pour contrôler les camions susceptibles de transporter des déchets toxiques. Depuis la découverte fin août de ces résidus arrivés par bateau et déversés ensuite dans plusieurs décharges de la métropole ivoirienne, la population traque "les camions de la mort" encore en circulation…

Si l’aide au continent noir double d’ici 2010, il faut un "Plan Marshall" sous contrôle multilatéral pour éviter gaspillages, pressions politiques, doublons, inefficacité, corruption et bureaucratie… La Cnuced n’a pas peur de rêver haut et fort. Et à contre-courant. Kamran Kousari, le coordinateur de la Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) pour ce continent, rencontré à Genève, réclame qu’on inscrive une bonne part de ces efforts dispersés dans une sorte de Plan Marshall coordonné par l’ONU.

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Médiatiquement hors-la-loi au Burkina depuis juillet dernier, les produits éclaircissants la peau continuent de bien se vendre. Une solution ? Informer les femmes mais aussi les hommes et les enfants sur les dangers de la dépigmentation. Body light, Skin Light, Méti’cée, Clair total, Vit-fée… Au Burkina, ces produits éclaircissants aux noms suggestifs ont disparu des écrans de télé, des ondes et des affiches depuis juillet dernier, mais pas des rayons des magasins de cosmétiques.

La plate-forme Publiez ce que ce vous payez (PCQVP) a estimé jeudi à Paris que le groupe français Total favorise la gestion opaque des revenus pétroliers au Congo en refusant de rendre publiques les sommes qu'il verse aux autorités du pays. "Total refuse systématiquement de publier les sommes qu'il verse au pouvoir de Brazzaville au titre de l'exploitation du pétrole. Nous considérons que cette attitude ne s'inscrit pas dans une démarche de transparence", a affirmé Michel Roy, coordonnateur pour la France de PCQVP.

Le vice-président du Nigeria, Atiku Abubakar, a été inculpé par le Bureau pour le respect de l'éthique pour infraction présumée au code d'éthique des titulaires de fonctions officielles. Cette mesure fait suite à son inculpation pour abus de pouvoir et mauvaise gestion de fonds appartenant à une agence pétrolière sous sa supervision.

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Le tourisme rapporte au Bénin environ 23 milliards FCFA (44.500.556 dollars US) de recettes moyennes annuelles, a-t-on appris ce mercredi de sources officielles à Cotonou. Mais le secteur contribue seulement pour environ 2 pour cent au Produit intérieur brut (PIB) avec 175.000 arrivées par an, selon des statistiques publiées par le ministère de l'Artisanat et du Tourisme, dans le cadre de la célébration de la 27ème journée du Tourisme.

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Après plus de 30 ans d’interdiction, l’Organisation mondiale de la santé a annoncé que le DDT pourra de nouveau être employé pour combattre le paludisme. Une décision soutenue par les Etats-Unis et justifiée par les conclusions scientifiques les plus récentes concernant les effets du puissant insecticide sur l’Homme. Le DDT avait été interdit depuis 1972.

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Sébastien Madzou est au Burkina Faso, jusqu’au 2 octobre, pour revoir les femmes dont il a « reconstruit » le clitoris excisé. Une technique que le gynécologue-obstétricien congolais a apprise aux côtés de l’urologue français Pierre Foldes, créateur de la méthode. Celui qui a formé en février une vingtaine de gynécologues burkinabès dresse pour Afrik un bilan de son aventure humanitaire.

Dès l’ouverture du XIème Sommet de la Francophonie, jeudi 28 septembre 2006 à Bucarest, en Roumanie, les polémiques portant sur le refus du Président roumain d’inviter le Président libanais Emile Lahoud ont traduit une évidence : l’Organisation internationale de la Francophonie n’est plus un club de pays-frères attachés à l’emploi de leur langue commune, le français. C’est devenu une enceinte internationale où 63 pays peuvent réfléchir ensemble aux positions qu’ils prennent sur les grands problèmes de l’heure.

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Un séjour à Dakar de nos jours ne permet pas d’imaginer qu’il existe une autorité de régulation des transports. Pourtant elle travaille à rationaliser l’organisation des transporteurs pour mieux répondre aux besoins de déplacements des habitants. Les routes sont des facteurs de développement. Né en 1997, le (CETUD) est l’aînée des autorités organisatrices des transports en Afrique.

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En France depuis 2002 avec trois enfants scolarisés dont un titulaire d’une bourse d’étude au mérite, la famille Razafisaona n’a pas été régularisée dans le cadre de la circulaire du 13 juin dernier. Cette famille malgache, aujourd’hui réduite à se cacher, alors qu’elle remplissait les critères de régularisation énoncés par le ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, illustre l’inégalité de traitement entre les dossiers déposés dans le cadre de la circulaire.

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Français ou pas, tous les soldats ayant servi sous le drapeau tricolore toucheront à partir du 1er janvier 2007 une pension identique. Le président français, Jacques Chirac, a décidé d’abroger la loi dite de "cristallisation". Le Conseil des ministres a officialisé mercredi 27 septembre cette mesure pour laquelle 400 millions d’euros seront débloqués.

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Le procureur de la Cour Pénale Internationale pour le Rwanda a formulé jeudi des doutes sur la volonté réelle du gouvernement kenyan de mettre la main sur Félicien Kabuga. S’exprimant au cours d’une conférence de presse tenue à Nairobi, Hassan Bubacar Jallow a expliqué que son impression était que rien n’a été fait dans le sens d’arrêter l’homme qui a financé la Radio Mille Collines, de triste mémoire dans le génocide au Rwanda en 1994.

Le gouvernement angolais a demandé à la communauté internationale de soutenir matériellement et financièrement son processus électoral qui débutera bientôt. L’appel a été lancé à Luanda par le coordonnateur de la Commission interministérielle pour le processus électoral, M. Virgilio de Fontes Pereria, lors d’une rencontre avec les organismes des Nations unies et les ambassadeurs accrédités en Angola.

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La Sécurité Sociale espagnole devrait enregistrer en 2007, un excédent de près de 8 milliards d’euros, un record historique réalisé grâce aux cotisations des immigrés qui assurent la "pérennité" du système, a appris APA de sources officielles. Grâce à l’apport des nouveaux citoyens, le système espagnol de la Sécurité sociale pourra continuer à fournir à ses bénéficiaires les prestations sociales nécessaires.

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Quelque 500 enseignants et personnels éducatifs, 350 selon la police, ont manifesté jeudi matin dans les rues de Saint-Denis, la capitale, à l’appel d’une intersyndicale pour protester contre les suppressions de postes au sein de l’Éducation nationale et contre « la précarisation de l’emploi » a constaté APA sur place. L’intersyndicale de l’Education Nationale de La Réunion a relayé le mot d’ordre de grève lancé par les syndicats de l’enseignement.

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Sept responsables d’une station radio zimbabwéenne ont été acquittés des charges de violation des lois du pays en matière de diffusion, a appris APA mardi de sources sûres. Le gouvernement n’a pu établir des preuves solides contre eux, lors de leur procès qui s’est déroulé à Harare, la capitale. Ces sept directeurs de Voice of the People (VOP) avaient été arrêtés en décembre 2005 pour exploitation présumée d’une radio pirate.

Dans un monde idéal, toutes les femmes d’Afrique devraient avoir accès aux dispensaires, aux infirmiers, aux obstétriciens, aux médicaments : la panoplie du personnel et d’équipement nécessaires pour sécuriser autant que possible le processus de l’accouchement. Pour ce, il faut améliorer les connaissances des accoucheuses traditionnelles (TBAs), affirment des délégués qui se sont retrouvés la semaine dernière au Mozambique à une rencontre de l’Union africaine (UA) sur les soins de santé sexuelle et de la reproduction.

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Soutenir le secteur privé en Afrique, comme des entreprises espagnoles ont accepté de le faire la semaine dernière, et combattre les mafias organisant le trafic des êtres humains constituent le moyen de promouvoir le développement et d'empêcher la fuite des cerveaux des pays africains. C'était la conclusion d'Antonio Molina, secrétaire général de 'Fundación Sur', une organisation non gouvernementale d'assistance travaillant en Afrique, dans un entretien avec IPS jeudi (21 septembre).

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En 1999, un homme de 30 ans, dénommé Fred Mwanga infecté par le VIH, a scandalisé le pays lorsqu’il avait violé un bébé de trois mois dans une banlieue de Kampala, la capitale ougandaise. Le taux d’adultes infectés par le VIH abusant sexuellement des citoyens les plus vulnérables est en hausse. Comme ces hommes méchants abusent des mineurs, ils propagent le virus mortel du VIH. Déjà un Ougandais sur dix est séropositif ou a développé le SIDA.

L’Angola connaît un essor économique depuis la fin de la guerre civile, mais l’Etat doit faire encore plus d’efforts pour que les fruits de sa croissance bénéficient à l’ensemble de la population, ont indiqué des travailleurs humanitaires. Les vingt-sept années de guerre civile ont coûté la vie à un million d’Angolais et ont fortement pénalisé le développement social.

Isata Kamara n’avait jamais imaginé qu’un jour elle travaillerait dans une mine d’or à Koidu, une province diamantifère de l’est de la Sierra Leone. Avant que la guerre civile n’éclate en 1991, cette sexagénaire travaillait dans les champs pour nourrir sa famille. « Après la guerre, cultiver les champs était devenu très difficile, (...) et c’est alors que mes enfants m’ont montré comment il fallait faire pour trouver de l’or », déclare-t-elle, en montrant timidement du doigt un tas de pépites scintillantes.

La pratique du fanado ou encore mutilation génitale féminine (MGF) pourrait bientôt devenir illégale en Guinée-Bissau suite à une nouvelle proposition de loi qui sera bientôt présentée au parlement. Le fanado est une cérémonie d’initiation traditionnelle où l’on procède à l’ablation du clitoris et des petites lèvres du sexe des jeunes filles. La plupart des trente groupes ethniques du pays pratiquent le fanado.

Au moins une personne a été tuée lundi lorsque des éléments de l'Union des tribunaux islamiques ont ouvert le feu pour disperser les manifestants anti-islamistes, quelques heures après que le mouvement ait pris le contrôle de Kismayo, la principale ville portuaire du pays située à 500 kilomètres au sud de Mogadiscio, la capitale somalienne.

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Pambazuka News 13: Trabalho escravo no Brasil e o FSM de Belem

Le 30 juillet 2006, le peuple congolais démontrait son désir d’un processus pacifique et démocratique au Congo en exerçant un droit de l’homme élémentaire qui lui avait été refusé pendant 40 ans : il a voté.

L'élection présidentielle tant attendue a reçu des éloges émanant des quatre coins du globe. Malheureusement, lorsque la Commission Electorale Indépendante annonça la nécessité d’organiser un second tour, les partisans des deux principaux candidats à Kinshasa répondirent avec violence. De tels troubles violent l’esprit et les aspirations des Congolais qui aspirent à reconstruire leur nation pour vivre en paix, dans la stabilité.

La création de sous-commissions par la Mission des Nations Unies au Congo constitue une avancée positive. Ces commissions ont pour tâche d’enquêter sur ces violences et de garantir la tenue d’un second tour dans un environnement pacifique. Cependant, l’appui international est critique pour prévenir l’éruption de futures violences alors que le processus électoral se poursuit.
Nous appelons la communauté internationale à appuyer le processus démocratique et le travail de la commission en :

• Rejetant toutes tentatives, par tous partis, de saboter une élection par ailleurs pacifique
• Exigeant des deux candidats qu'ils respectent leur engagement à soutenir les commissions
• Acceptant le vote final des Congolais dans le second tour à venir de l’élection

En votant, les Congolais n’ont pas seulement exprimé leur préférence pour tel candidat ou tel autre mais aussi pour un processus démocratique et transparent, dans lequel les dirigeants politiques accèdent au pouvoir par la voix du peuple et sont responsables envers leurs électeurs.

Des pressions bilatérales et multilatérales significatives doivent être exercées sur toutes les parties et sur leurs soutiens afin qu’ils respectent les souhaits du peuple congolais et les résultats du second tour à venir de l’élection. L’intérêt de 17 millions d’électeurs congolais ne doit pas être subordonné à l’intérêt de groupes armés.

En tant que personnes de conscience et de bonne volonté, nous avons le devoir de nous rallier solidairement au peuple congolais pour assurer que ce fragile mais critique processus s'achève dans la paix. Les générations de Congolais présentes et à venir ont mérité cette occasion de reconstruire leur nation, de connaître la paix, la stabilité et une administration à la hauteur de la dignité et du courage dont les électeurs ont fait preuve ce 30 juillet 2006.

La Coalition pour la RDC

Friends of Congo
Run For Congo Women
Congolese Community of Southern California
International Rescue Committee
Oxfam America
Open Society Institute
World Relief
Muadi Mukenge, Global Fund for Women
National Peace Corps Association – Friends of the Congo
Congo Peace Action Network
Council for Peace and Reconciliation, Bukavu (COPARE)
Tous Unis Pour Batir (TUBA/KiKuiT)
The Bayindo Group SA
Mama Makeka House of Hope
Dignity, Inc.
Mennonite Central Committee
Bureau pours le Volontariat au service de l’Enfance et la Sante (BVES)
Coalition des Pluralistes et des Patriotes Congolais (COPPAC)
Initiatives Femmes Enfants et Developpement, Bukavu (IFED)

Pour contactez la coalition pour la RDC: [email][email protected]

Odile ASIM soutient que l’analyse genre été relevé à travers les études et recherches féministes sous les auspices des agences bi et multilatérales des différentes approches de développement l’intégrant les femmes à tous les niveaux. En Afrique, les femmes ont été les premières à ressentir les effets néfastes de la libéralisation. Le commerce international ne recherchant déjà pas d’égalité dans les bénéfices entre les pays du Nord et du Sud, il est inévitable de penser à une restriction des inégalités de genre et donc un gain particulier pour les femmes.

Les femmes étant de façon générale victime de discrimination, dans le continent que ce soit dans la vie familiale ou professionnelle, une façon d’acquérir une indépendance économique est de se livrer au commerce notamment informel qu’il est plus difficile de contrôler dans un système patriarcal et qui leur donne plus de pouvoir dans ce type de communauté.

Les pays africains occupent la position inférieure dans le commerce mondial en d’autres termes ils ne sont que fournisseurs de matières premières et, malgré le fait qu’ils appartiennent au groupe des pays ACP, ils n’influencent pas les politiques commerciales en vigueur. En effet, les deux dernières réunions des l’organisation mondiale du commerce que ce soit à Cancun ou à Hong Kong n’ont pas modifié la hiérarchie mondiale du commerce à par rapport à la position des pays africains.

Cependant, La chine et l’Inde s’imposent de plus en plus dans les marchés qu’a ouvert la mondialisation et le démantèlement des subventions agricoles promis par les pays riches en 2013 est un espoir. En effet, ces pays émergents inquiètent de plus en plus les pourvoyeurs du néolibéralisme. Tant que les échanges ne concernaient que les pays du Nord, il n’avait pas d’inquiétude pour les travailleurs appartenant à la classe ouvrière des pays occidentaux voire aujourd’hui même les cadres. Lorsque l’on considère en plus le Brésil, on a finalement des producteurs de biens agroalimentaires, et de produits similaires à ceux exportés vers les pays en développement à savoir, les biens manufacturés et de services.

Ces acquis et compromis acceptés dans le passé, posent problème en spécifiant certains pays d’exportateurs net et d’autres d’importateurs. On constate la volonté d’élargissement des marchés des entreprises qui n’ont plus la totalité des parts de marché dans ces domaines et la multiplication des multinationales qui se rabattent à des secteurs autrefois réservés aux entreprises nationales et étatiques où la main d’œuvre féminine était bien occupée. Les délocalisations deviennent la mode avec la remontée des interrogations sur le problème de l’emploi des femmes nationales pour la majorité pas très qualifiées.

Dans le monde actuel, règne le néolibéralisme. La règle sur toute la planète est la maximisation des intérêts privés. Dans le tiers monde la question se pose avec plus d’acuité car les pouvoirs impériaux continuent de piller les ressources humaines et naturelles afin de remplir les poches des capitalistes transnationaux. Initié par Reagan et Tchather pendant les deux dernières décennies, le néolibéralisme est devenu la tendance dominante du point de vue politique et économique. La globalisation fait référence à l’interdépendance accrue des économies dans le monde à la suite de la fin de la guerre froide, la chute de la majorité des barrières commerciale et la frénésie de la libéralisation du commerce et de l’investissement.

À la fin des années soixante dix et au début des années quatre vingt, le principal objectif de l’accord de l’Uruguay round était d’accélérer cette tendance. Cependant, nous devons garder à l’esprit que l’Afrique est un joueur marginal dans le marché mondial ; il compte pour moins de 2% du commerce mondial. L’explication vient de la faiblesse structurelle du continent tôt et de l’impact des politiques d’ajustement qui ont estropié la plupart des économies africaines et amené vers les exportations des biens et matières dont les prix ont brusquement ou fortement fluctué sur les vingt dernières années.

Ainsi, on continue de considérer que l’exportation des biens comme principale source des échanges extérieurs va aggraver la marginalisation des économies africaines. Malheureusement, la division du travail actuelle confine l’Afrique au rôle de fournisseur des biens et matériaux de base qui est accentué par la mondialisation. La globalisation néolibérale affecte tous les domaines de la société pour atteindre la flexibilité du travail uniquement pour les intérêts du capital international ou transnational.

L’industrialisation capitaliste a entraîné une augmentation des femmes dans le prolétariat et la globalisation néolibérale a plus tôt accru la discrimination par le genre et effectivement, les valeurs patriarcales traditionnelles continuent d’exploiter les femmes.

Le marché du travail comme défini aujourd'hui n'existait pas à l'époque pré-coloniale. En effet, l'économie était caractérisée par des systèmes de production organisés pour l'autosuffisance et dans les régions côtières, par les relations commerciales existantes avec l'Europe. Les femmes se sont d’abord concentrées dans l’agriculture de subsistance, le travail rural salarial, le secteur informel et le secteur des services à faibles salaires dans le secteur formel (institutrice, secrétaire…).

La mise en place des politiques d'ajustement structurel a entraîné le désengagement de l'Etat du marché du travail qui vise à donner plus de flexibilité à la gestion de l'emploi et à réduire les coûts de transaction et les rigidités jugées excessives pour les entreprises, en facilitant leurs capacités de réaction et d'adaptation aux lois du marché. Les emplois où les femmes sont prédominantes ont commencé à être transformées à la fin des années quatre-vingt avec le démantèlement de la forme de travail conventionnelles et l’expansion de la généralisation du travail informel.

Cependant, ce processus visait principalement les travailleurs de sexe féminin et les hommes ne lui ont pas accordé beaucoup d’importance dans un premier temps. L’évolution des économies africaines n’a pas amélioré les condition de vie des femmes : elles restent exploitées. En effet, la majorité des femmes commerçantes exercent dans ce secteur. Elles s’adaptent ainsi plus facilement aux difficultés économiques conséquences des politiques économiques en cours. La difficulté d’accès au crédit bancaire, font que très peu d’entre elles sont chefs d’entreprises et restent pour la plus part des revendeuses.

La prolifération des tontines leur permet d’intervenir dans le secteur productif et de se rendre à l’étranger pour choisir les produits en fonction du capital investi qu’elles peuvent revendre. De même, on voit l’activité de transformation de manioc à Pouma réalisée par une vingtaine de femmes qui abouti à des produits agroalimentaires et ménagers que l’on peut exporter.

Dans le cas du Cameroun, la législation n’est pas discriminatoire. Malgré l’existence d’un code coutumier non écrit, les femmes ne rencontrent un frein à l’exercice d’une profession à moins que le mari ne saisisse le tribunal pour montrer les problèmes que pourrait encourir la famille. Ainsi, l’abolition de l’autorisation maritale pour le déplacement des femmes à l’étranger leur permet de réaliser un commerce transnational.

Cependant, malgré le droit à ma liberté d’exercer une activité commerciale, l’article 7 du code du commerce confère au mari le pouvoir de mettre fin à l’activité commerciale de sa femme sur simple notification de son opposition au greffier du tribunal du commerce. De plus, un frein supplémentaire aux activités commerciales des freins et une réduction des bénéfices vient de ce que c’est l’homme qui choisit le lieu de résidence de son épouse indépendamment parfois des intérêts de celle-ci.

Au niveau international, les préoccupations féminines sont mieux intégrées au niveau international. Certaines organisations non gouvernementales de femmes et organisations de la société civile ont de mandé la prise en compte de la promotion de la femme, l’égalité des sexe, de la lutte contre la pauvreté dans les différents accords commerciaux. Effectivement on se rend compte que les femmes et leurs organisations sont souvent absentes des négociations et renégociations. Jusqu’à preuve du contraire ce sont les gouvernements qui les représentent. Lorsque l’on prend en compte que ce sont ces mêmes structures qui appliquent les politiques néolibérales dont pâtissent en majorité les femmes, il y a lieu de s’interroger.

L’aggravation de la pauvreté des plus démunis dont la majorité est constituée de femmes qui fait partie de leur actif inquiète plus que tout autre chose le femmes pou leur avenir dans le commerce mondial. On ne voit jusque là pas définitivement des produits de l’artisanat et des biens de consommation vendus sur le marché local dans lesquels les femmes sont fortement impliquées que l’on pourrait transformer et faire des vendeuses des exportatrices grâce à une formation.

En attendant, la présence importante des produits venant des pays industriels entraînera la disparition progressive des produits des pays pauvres des marchés avec pour corollaire la désindustrialisation des pays africains, des pertes devises, d’emplois provenant des la fermeture des entreprises de ce secteur qui ne peuvent plus faire face à leurs charges, l’asphyxie progressive des économies nationales qui doivent faire face aux obligations des institutions financières internationales, la perte de revenus pour les Etats en raison de la diminution des recettes fiscales liées aux faibles importations et l’élimination progressive des droit de douanes et les pertes de devises qui vont avec.

Le rêve est conforté par l’aide au commerce promise par l’organisation mondiale du commerce promise lors du cycle de Doha alors qu’elle est loin d’être une agence de développement. Les femmes doivent maintenant aller plus loin et s’unir aux peuples dans la lutte contre la globalisation néo libérale et exiger une discrimination positive. Ainsi, on aurait une correction des désavantages que subissent les femmes.

* Odile ASIM est enseignante à l’Université de Doula, au Cameroun.

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Un des principaux avatars de la féminisation de la pauvreté est la vulnérabilité des femmes africaines face à des fléaux comme le VIH Sida, affrirme Mouhamadou Tidiane Kassé. Peu d’argent est investi sur la recherche médicale des pandémies qui affectent plus les femmes et les stratégies néo-libérales dénient à ces innocentes victimes l’un de leurs droits les plus élémentaires, à savoir l’accès à des soins de santé. Malheureusement, le mouvement altermondialiste n’a pas encore pu infléchir cette dynamique dictée d’en haut.

Deux concepts vont ensemble aujourd’hui. En parallèle mais aussi en convergence, parce que, fatalement, les deux réalités qu’ils recouvrent se nourrissent l’une de l’autre. Depuis le début des années 1980 et la mise en place des politiques et stratégies néo-libérales en Afrique, qui culminent aujourd’hui avec la mondialisation, la féminisation de la pauvreté est devenue un engrenage irréversible. Entre autres corollaires de cette situation, les années 90 ont, par exemple, vu le sida, dans sa propagation en Afrique, commencer à se parer de féminité.

Autant la pauvreté se féminise, autant donc le sida en prend les atours. Cette maladie qui, dans la première décennie de son apparition, sévissait en majorité chez les hommes, a ainsi vu ses ratios s’inverser au détriment des femmes. Sur les 25 millions de personnes vivant avec le Vih en Afrique (37,8 millions dans le monde), 58% sont des femmes. Les mêmes proportions prévalent parmi les 9000 Africains qui contractent chaque jour le virus du sida.

La féminisation de la pauvreté et ses impacts sur la santé de la femme ne sont pas une fatalité. Le lit a été dressé par les politiques néo-libérales qui ont commencé à régenter l’Afrique à partir des années 80. Aux Programmes de redressement économique et financier (Pref) entamés à la fin des années 70, ont succédé les Programmes d’ajustement structurel (Pas) des années 80, avant que les Documents de stratégies de réduction de la pauvreté (Dsrp) ne bouclent la fin des années 90.

Le glissement sémantique indique les échecs successifs de ces politiques initiées par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, qui ont enfermé l’Afrique dans une spirale de pauvreté sans fin. Toutes ces politiques débouchent aujourd’hui sur une mondialisation qui place la fragilité du continent à un échelon supérieur, pour les mêmes effets désastreux. Le scénario en vase clos de naguère, à l’intérieur des Etats, se joue désormais à l’échelon d’une économie mondiale qui transcende les frontières et les souverainetés.

Dès les années 80, les contours du drame actuel avaient déjà été tracés. La libéralisation a commencé par frapper les secteurs sociaux. Devant la raréfaction, voire la disparition des investissements publics, des secteurs névralgiques comme la santé et l’éducation ont périclité. Les législateurs ont fait le reste et, derrière le slogan du «moins d’Etat mieux d’Etat», des secteurs de souveraineté et d’expression de l’Etat providence ont été offerts à des privés dont les intérêts se situaient aux antipodes des préoccupations sociales des populations. L’école, les services de santé sont devenus un vaste marché sous l’emprise d’une idéologie néolibérale en vogue dans les pays africains déjà à l’aube des années 1980.

Les femmes souffriront le plus de leur impact, de par les traditions et leur position sociale. Dans les choix pour l’accès à une éducation de plus en coûteuse, les filles commençaient à venir en second plan et vingt ans plus tard, on investit des milliards dans leur scolarisation pour corriger les effets du désastre. Dans le même temps, les taux de mortalité maternelle et infantile ont dépassé les limites du scandale et leur réduction constitue de nos jours un des objectifs de développement du millénaire. Tout se passe comme si on s’amusait à vider un tonneau, pour ensuite le remplir. Avec cette gravité que ce sont des vies humaines qui sont en jeu.

Stratégies de survie

Dans une étude intitulée «Les familles dakaroises face à la crise», les constats étaient accablants dès les premières années de mise en œuvre des politiques libérales. «Ce sont en fait les salariés du secteur privé qui sont le plus durement touchés par la crise des années 80. Chez les hommes, les chômeurs représentaient 13,7% de la branche de l’industrie. Dans le bâtiment, le chiffre est de 14,3%, dans les services et la production privés de 14,6% et il est de 9,1% dans le commerce. Ce sont les salariés du secteur de l’agriculture et de la pêche qui sont les plus touchés par le chômage (18,8%).

«Mais la situation est plus dramatique pour les femmes chez qui le pourcentage de chômeuses est de 21,6% dans l’industrie, de 15,0% dans les services et la production et de 19,2% dans le commerce. Ce plus grand chômage des femmes est d’autant plus remarquable qu’un certain nombre d’entre elles ont dû se déclarer ménagère, découragées après avoir vainement cherché du travail. Les chiffres que nous avançons pour les femmes sont donc des estimations basses du chômage féminin» (Cf. Les familles dakaroises face à la crise – Ifan, Orstom, Ceped – 1995).

Le processus continu de libéralisation du commerce mondial a créé un contexte de déstructuration économique et social dont les femmes souffrent le plus en Afrique. Dans les sociétés à deux vitesses qui s’instaurent, les effets s’accumulent et se sédimentent au bout d’une chaîne dont elles constituent le dernier maillon – le plus faible par ailleurs. Les filles sont privées de scolarité, les adolescentes ruinent leur avenir dans des grossesses précoces et les femmes vivent des contextes de violences conjugales de toutes sortes (latentes ou apparentes, codifiées ou non par la société) qu’exacerbent la pauvreté et l’absence des moyens primaires d’existence.

Les stratégies de survie qu’elles ont mises en place, en s’insérant dans les activités de production ou dans l’industrie de transformation comme main d’œuvre, ne résistent pas aux nouvelles lois sur la déprotection. Les usines ferment ou compressent du personnel et l’importation tue des pans entiers des secteurs productifs dans lesquels elles s’investissent. Aujourd’hui, les commerçantes africaines doivent aller toujours plus loin pour faire face à des produits asiatiques qui inondent les marchés. Confidences d’une commerçante sénégalaise : «Dans les années 80 j’allais en Gambie. Avec les années 90, il a fallu pousser jusqu’à Nouakchott et à Las Palmas pour alimenter mon commerce.

Aujourd’hui c’est à Dubaï, Taïwan ou Hong Kong qu’il faut aller pour concurrencer des marchés qui se sont implantés chez nous. Notamment avec les Chinois. L’investissement est plus important, les voyages plus longs et les difficultés plus grandes de concilier nos rôles de piliers de famille et nos fonctions économiques. Dans le groupe de femmes avec lesquelles je m’organise pour des voyages alternés et des achats collectifs à tour de rôle, nous brassons des centaines de millions de francs de chiffres d’affaires par an. Mais parce que nous sommes dans l’informel, parce que n’offrons pas les garanties jugées nécessaires, l’Etat ne nous soutient pas et les banques ne nous font pas plus de crédit».

Les textes ne les favorisent donc pas, le contexte social encore moins. «Les femmes d’affaires rencontrent-elles des difficultés supplémentaires pour étendre leurs activités grâce à l’exportation parce qu’elles sont des femmes ? C’est précisément la question fondamentale à laquelle les sociétés doivent répondre et sur laquelle elles doivent se mettre d’accord afin d’accélérer le changement. Pour les petites entreprises, l’accès au financement, à l’information sur les marchés et à la formation est essentiel.

Les femmes qui exportent ont pourtant moins de possibilités d’accès aux réseaux d’appui que bon nombre de leurs homologues masculins. Le type d’assistance dont elles ont besoin est différent aussi. Ainsi, la plupart des entreprises appartenant à des femmes agissent dans le secteur des services, et le principal moyen de développer de telles entreprises est la constitution de réseaux, en vue de créer une base de référence de clients» (Natalie Domeisen, CCI Forum du commerce international).

Vie et santé

Pour la grande masse des femmes, on est cependant loin de ces soucis de conquête de marché. Les préoccupations quotidiennes tournent plutôt autour des stratégies de survie et de santé. Préoccupation vitale aujourd’hui, des millions de femmes n’ont pas accès aux soins de santé maternelle qui pourraient sauver leur vie. Par exemple, seuls 53% des accouchements dans les pays en développement se font avec l’aide d’une personne qualifiée (médecin, sage-femme, infirmière). Avec le mauvais état nutritionnel des femmes avant la grossesse, à cause de soins de santé inadéquats, inaccessibles ou trop chers, sans compter le manque d’hygiène et de soins pendant l’accouchement, les maternités à risque se multiplient.

Par-delà les faillites des politiques nationales, la mondialisation a fait de la santé un domaine mercantile et du médicament une marchandise. Le débat et les conflits entre pays du Sud et du Nord autour des Accords sur les droits de propriété intellectuelle (Adpic) dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce, ont été édifiants à cet égard. Arc-boutés aux brevets qu’ils détiennent, des multinationales du médicament se sont opposés à la fabrication de certains produits dans des pays du Sud, où l’industrie locale pouvait le faire pour en réduire les coûts d’accès et améliorer la santé des populations.

L’affaire avait ainsi fait grand bruit en 2000, quand trente-neuf firmes de médicaments ont intenté une action en justice contre l’Afrique du Sud, pour avoir mis à la disposition de ses populations des médicaments à bas prix, notamment des antirétroviraux. En avril 2001, elles renonçaient à leur plainte, devant la levée de boucliers des Etats africains accrochés à des clauses de sauvegarde.

L'accord sur les Adpic impose aux gouvernements membres de l'Omc, l’assurance, pendant vingt ans, de la protection par copyright et par brevet de différents nouveaux produits, dont des produits pharmaceutiques. Sauf accord de son inventeur, personne ne peut utiliser, fabriquer ou vendre ce produit pendant cette durée. Pendant ce temps le sida tue. De plus en plus de femmes en particulier. En Afrique subsaharienne, les données de l’Onusida en 2005 montrent que 58% des adultes infectés en Afrique subsaharienne sont des femmes.

Pour faire à cette pandémie et ralentir ses effets, le traitement aux anti-rétroviraux nécessitait à un moment 600 000 F Cfa par mois (environ 1 000 dollars ; les coûts ont baissé depuis lors et ils sont même gratuits dans certains pays grâces aux subventions publiques). Or il était possible de produire localement des génériques qui réduisent les coûts. En Inde, une société pharmaceutique avait ainsi mis au point des Arv au prix de 600 dollars (par personne et par an) pour les gouvernements africains.

Et pourtant, entre les droits des détenteurs des brevets et le droit à la vie de centaines de millions de millions de personnes, il a fallu en arriver à un contentieux juridique. Ainsi le Brésil a dû faire face aux attaques des Américains, pour avoir adopté une loi autorisant la production locale de médicaments anti-rétroviraux, dont l’Azt qui aide à prévenir la transmission mère-enfant.

C’est devant la mobilisation des pays du Sud que la morale l’a emporté sur le profit. Et après avoir un moment menacé l'Afrique du Sud de sanctions, dans son bras de fer avec des firmes pharmaceutiques américaines, le président Bill Clinton avait signé un décret pour changer les textes américains sur la propriété intellectuelle s'appliquant à la distribution de médicaments contre le Vih/sida en Afrique subsaharienne. Ce décret interdisait de porter plainte auprès de l'Omc pour s’opposer à la volonté où la démarche de pays d'Afrique subsaharienne de produire ou d'obtenir des médicaments contre le sida.

La logique commerciale qui s’empare de la santé tient au fait que ce secteur est une énorme source de revenus, entre les médicaments, les fournitures médicales, le matériel de laboratoire, etc. Et jusqu’à présent, dans le cadre de l’Omc, la primauté du droit à la santé sur le droit aux brevets n’est pas encore réalité. Si de petites ouvertures sont faites, les Etats Unis restent accrochés à l’idée qu’un accord élargi sur les droits de propriété pourraient être demain étendu à des affections qui génèrent des profits beaucoup plus élevés pour les laboratoires.

En effet, même si le débat s’est concentré sur les pathologies que sont la tuberculose, le paludisme et le sida, la recherche médicale sur ces trois pandémies les plus meurtrières est inférieure à 5% du montant total des budgets de recherche des dix plus importantes firmes pharmaceutiques du monde. Mais lâcher du lest à ce niveau est perçu comme la porte ouverte pour mettre en péril une cagnotte pluq juteuse. A titre d’exemple, les ventes de médicaments menacées par l'arrivée des génériques d'ici 2007 sont évaluées à 50 milliards de dollars, dont 17,8 milliards pour les firmes américaines Merck et Pfizer.

Ainsi les milliards des uns font le malheur des autres. Dans la logique actuelle de la mondialisation, les règles du commerce mondial régentent les politiques nationales. On assiste à des pertes de souveraineté et les accords internationaux influent directement sur les politiques publiques. Dans les domaines sociaux comme la santé ou l’éducation, ce sont les ministères des Finances qui déterminent les investissements et les réalisations selon les normes du marché financier international. Dès lors, la logique désincarnée des agrégats économiques prend le pas sur les nécessités du bien-être social.

Au Mali, la lutte contre le paludisme ne dispose par exemple ni de moyens financiers suffisants ni d'un statut institutionnel adéquat. Le programme national n'est que l'un des secteurs de la Division prévention de la Direction nationale de la santé et dispose d'un budget de 1,5 milliard de francs Cfa par an. Et pour mettre en oeuvre la moindre activité, il doit passer par de nombreuses étapes pour la faire avaliser (Cf. Panos Infos à paraître).

Or, selon le Rapport des Nations Unies sur les objectifs de développement du millénaire 2005, le paludisme détruit un million de vies par an, essentiellement parmi les femmes et les jeunes enfants, ralentissant ainsi la croissance économique de 1,3% par an. Et 90% de ces morts surviennent en Afrique sub-saharienne où, chaque jour, plus de 2000 enfants sont emportés par cette maladie. Parmi les pays où cette maladie reste endémique, nécessitant une prévention et une prise en charge de tous les instants, on retrouve le Mali.

Depuis les années 80 les pays africains n’ont fait qui subir. Mais ont-ils les moyens de résister ? L’échec, en partie, du dernier sommet des ministres de l’Omc à Hong Kong, en décembre 2005, qui devait clôturer le cycle de Doha après l’étape de Cancun en septembre 2003 (un échec aussi), est le fait d’une mobilisation des pays du Sud contre un processus qui les enferme dans un piège sans fin. Mais la résistance sur le coton où les réserves des pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique sur d’autres dossiers ne suffisent pas à arrêter la machine de la mondialisation. L’Omc n’est qu’un cadre de structuration qui a fait faillite. Pendant ce temps, le processus continue à vivre de par sa propre dynamique, porté par les multinationales.

Les résistances de la société civile, à travers une mobilisation altermondialiste, restent encore une barrière bien faible, dont les prolongements ont du mal à s’ancrer au niveau des populations à la base. Et dans ce mouvement, le segment des femmes reste bien faible. Dans les manifestations du Forum social africain la dimension femme reste encore marginale. Elle est moins une vectrice des réflexions qui se mènent autour des résistances et des alternatives à la mondialisation, qu’un appendice dans les changements souhaités. On continue à débattre de ce qu’elle subit, plutôt que (violences physiques, violences morales,…) des solutions dont elles sont porteuses et des leviers pour les impulser.

Dans le contexte actuel de féminisation de la pauvreté et de féminisation, le cercle vicieux s’élargit pour englobe de plus en plus de femmes, en même temps qu’il se referme sur elle dans la une dynamique de précarisation continue. «La subordination des femmes dans la société africaine, face à la pandémie du Vih/sida, entraîne leur mort prématurée et la rupture de millions de familles sur tout le continent (africain). Le fait que cela crée par la suite, une génération d’enfants sans racines et traumatisés a des conséquences graves pour la future stabilité de beaucoup de pays en Afrique. Alors qu’on se concentre seulement sur la prévention de l’infection et les soins des mourants, on néglige les possibilités de prolonger les vies saines et productives des Africains séropositifs, particulièrement celles des mères avec des enfants en bas âge» (Page ; 2000). La logique de la mondialisation n’est pas pour arrêter le processus.

* Mouhamadou Tidiane KASSE, journaliste sénégalais, est Coordinateur de « Flamme d'Afrique », un quotidien publié par Ipao et Enda Tiers-Monde, à l'occasion des forums du mouvement social.

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L’Afrique subit depuis dix ans les contre-coups d’une libéralisation sans ambages qui, selon Cheikh Tidiane Dièye, a fini de donner un coup de massue au continent. Plus que tout autre groupe, ce sont les femmes qui portent le lourd fardeau de la paupérisation résultant de ce commerce mondial inégal. Aussi, il revient à ces mêmes femmes de s’ériger en rempart contre ce système inégal et gagner le combat pour un système commercial meilleur à l’échelle mondiale.

Bien que de nombreux pays africains aient adopté ces vingt dernières années des réformes économiques parfois draconiennes, les avantages de la libéralisation du commerce qui avaient été promis - hausse des investissements étrangers directs, ouverture des marchés du Nord et accroissement du transfert de technologies et de l'assistance technique - ne se sont pas matérialisés.

Au contraire, les pays développés ont bénéficié de 70 % des richesses générées par la libéralisation des échanges. A certains égards, les réglementations du commerce mondial -- définies en grande partie par les pays industrialisés au cours des accords du Cycle d'Uruguay de 1986 à 1994 -- n'ont fait qu'accroître les difficultés économiques de l'Afrique.

Avant l’obtention du « consensus ambigu (1)» de Doha qui est à la base du lancement du cycle de négociations multilatérales en cours à l’OMC, « La bataille de Seattle (2) » avait déjà révélé au monde l’insatisfaction grandissante des pays en développement quant à l’OMC dont le fonctionnement ne semblait pas répondre à leurs aspirations profondes de progrès économique et de développement. Soutenus par de puissants regroupements d’acteurs non gouvernementaux, ils avaient alors mis en pratique leur pouvoir de blocage des négociations en refusant de se soumettre à un éventuel consensus.

Par cet acte inédit, les pays en développement, ceux d’Afrique en particulier, avaient réussi à attirer l’attention de la communauté internationale et des représentants des institutions multilatérales sur les graves inégalités qu’une mondialisation inéquitable a engendrées, avec comme corollaire la réduction de milliards d’êtres humains au dénuement le plus total et la destruction quasi irréversible de l’environnement.

C’est pourquoi à Seattle, alors que les Etats-Unis et l'Europe souhaitaient entamer un « cycle du millénaire » de négociations de grande envergure, portant sur de nouvelles questions complexes, et notamment sur les politiques d'investissement, la concurrence, le commerce électronique, et les normes en matière de droit du travail et d'environnement, bon nombre de pays africains préconisaient « un cycle de développement », qui permettrait d'examiner la mise en oeuvre des réglementations du Cycle d'Uruguay concernant directement les pays en développement, et de pousser les pays industrialisés à respecter leurs engagements.

Ces pays espéraient ainsi réussir, finalement, à ouvrir à leurs exportations les marchés des pays développés, à éliminer d'autres déséquilibres structurels défavorables aux pays en développement, à supprimer les barrières tarifaires, non tarifaires et techniques imposées aux exportations des pays les moins avancés et à développer et officialiser les programmes d'assistance technique et de renforcement des capacités de l'OMC.

Le groupe africain proposait, dans cette perspective, de renouveler et de faire appliquer les dispositions « spéciales et préférentielles» des accords d'Uruguay visant à faciliter l'intégration des pays en développement au système du commerce mondial.

Après l’échec de Seattle, la quatrième conférence ministérielle de l’OMC fut tenue à Doha, au Qatar, en novembre 2001 avec une volonté commune des membres de corriger les dysfonctionnements du système commercial multilatéral. Les pays développés y firent les promesses entre autres, de réduire ou d’éliminer les subventions qui entraînent des distorsions sur les marchés internationaux ; de lever les obstacles à l’accès des produits des pays en développement à leurs marchés, de reconnaître et de rendre effectif un traitement spécial et différencié, de faciliter l’accès des pays pauvres aux médicaments essentiels et de créer les conditions d’une participation accrue de ces pays aux négociations commerciales par l’assistance technique et le renforcement des capacités.

Au contraire, la volonté farouche des pays développés de défendre les intérêts de quelques uns de leurs citoyens privilégiés et de leurs multinationales a tout de suite pris le dessus sur les considérations éthiques et les préoccupations de survie des populations africaines : l’accès aux médicaments essentiels reste encore bloqués pour des millions de malades africains à cause des intérêts mercantilistes ; des millions d’agriculteurs s’enfoncent chaque jour dans la pauvreté à cause des subventions illégales (3) du Nord et les pressions pour une libéralisation accrue des services sociaux de base comme l’eau, l’éducation, l’énergie, la santé sont sur le point de déstructurer ce qui restait des économies africaines.

L’une des caractéristiques les plus tangibles de la pauvreté africaine est sa « féminité ». Les statistiques indiquent que les femmes africaines subissent plus que toutes autres catégories les méfaits de la pauvreté et de toute sorte de contraintes engendrés par la structure actuelle des relations économiques et commerciales mondiales. Aussi bien dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’accès à la terre, aux ressources économiques etc., les femmes africaines sont restées bien en deçà des moyennes mondiales.

Il n’est pas difficile dans un tel contexte d’établir un lien entre la situation des femmes en Afrique et le système commercial mondial qui, s’il n’en est pas le seul facteur explicatif, en est au moins un facteur important. Et pour cause. La faillite des agricultures et des industries africaines occasionnée par l’effet conjugué des politiques libérales imposées par les institutions financières internationales et des règles de l’OMC impacte davantage sur les femmes rurales comme urbaines, les exposant à une insécurité alimentaire chronique, à la mendicité ou à la précarité du secteur informel dans les villes africaines.

Une libéralisation croissante qui n’engendre pas un développement humain

D’abondants travaux ont tenté d’établir une corrélation entre le degré d’ouverture au commerce et l’augmentation de la croissance économique et du développement humain. Mais vus de près, les arguments avancés par la plupart de ces travaux sont loin d’être convaincants. Il n’y a en effet aucune preuve que la libéralisation des échanges induit automatiquement la croissance économique et le développement humain. Dans un ouvrage (4) consacré aux relations entre le commerce et le développement humain durable, le PNUD a fait une intéressante comparaison entre deux pays, selon leur niveau d’ouverture au commerce mondial, pour démontrer une telle assertion. Ces pays sont le Viet Nam et Haiti.

Depuis le milieu des années 80, le Viet Nam a entrepris une démarche progressive de réforme. Il n’est pas membre de l’OMC. Il a organisé un commerce international d’Etat, maintenu le monopole des importations, conservé des restrictions quantitatives et des droits de douane élevés (30 à 50%) sur les importations des produits agricoles et industriels. Pourtant, malgré ces mesures contraires aux « recettes» couramment préconisées par les tenants de la doctrine néolibérale, le Viet Nam a obtenu des succès spectaculaires en réalisant un taux de croissance supérieur à 8% par an depuis le milieu des années, ce qui lui vaut une augmentation de son commerce de 12%, un réduction considérable de la pauvreté, y compris en milieu rural et dans les couches vulnérables (les femmes et les jeunes) et a attiré des flux d’investissement étrangers directs considérables.

Haïti par contre s’est engagé dans une ambitieuse voie de libéralisation et d’ouverture tous azimuts depuis 1994/1995. Il a ramené ses tarifs douaniers à un maximum de 15% et éliminé toutes ses restrictions quantitatives. Son économie n’a pas pour autant évolué. Les indicateurs sociaux se sont même détériorés et la pauvreté a atteint par endroit des niveaux préoccupants. Bien qu’il soit membre de l’OMC, sont intégration dans le commerce mondial est des plus marginales.

L’analyse de l’évolution du commerce mondial sur les vingt dernières années montre que l’Afrique n’a malheureusement pas tiré profit des avantages (5) accordés et qu’en dépit de tous les accords et régimes préférentiels, la part du commerce africain dans le commerce mondial a significativement reculé, passant de 6 % en 1980 à 2% en 2004. En effet, depuis 1980, les exportations africaines ont progressé à un rythme annuel moyen de 1.5% alors que le monde progressait de 5.8% par an. Donc chaque année, l’Afrique a perdu des parts de marché par rapport au reste du monde. Si l’Afrique avait maintenu la même part du marché mondial qu’en 1980, elle aurait eu pour 140 milliards de dollars d’exportation additionnelle par année sur la période, soit près de douze fois ce que la région reçoit en aide étrangère.

Les conséquences sociales d’une telle régression économique ne sont plus à démontrer. Et les exemples ne manquent malheureusement pas. Dans le domaine agricole, l’Afrique connaît une double pression qui résulte à la fois de la concurrence des produits subventionnés du Nord sur les marchés africains et des obstacles qui entravent l’accès des produits africains aux marchés du Nord. Ces deux aspects concourent à déstabiliser les filières agricoles et à exposer les agriculteurs à une insécurité alimentaire quasi chronique.

En Afrique sub-saharienne les femmes produisent jusqu'à 80% des produits alimentaires de base dans certaines zones et jouent ainsi un rôle décisif dans la sécurité alimentaire familiale et nationale. Et dans les zones où les cultures de rente prédominent, la baisse des revenus consécutive à la baisse des protections tarifaires et à l’entrée massive de produits importés sur les marchés nationaux a exacerbé la vulnérabilité des femmes dans la mesure où elles n’ont eu d’autres choix que d’aller grossir les populations des bidonvilles pour s’y adonner à des petits emplois informels ou au petit commerce de survie.

Dans le domaine industriel, les accords de l’OMC relatifs aux règles sur l’accès aux marchés pour les produits non agricoles ont imposé une réduction drastique des droits de douane qui étaient les seuls instruments de protection des industries africaines. Cela a exposé l’industrie africaine naissante, donc vulnérable, à une confrontation directe avec les grandes firmes des pays développés qui a tourné très vite à l’avantage de ces dernières. Le secteur le plus édifiant est aujourd’hui le secteur textile africain où des pays qui avaient un avantage comparatif certain se sont vu obliger de supprimer des centaines de milliers d’emplois avant même la fin de l’accord sur les quotas en décembre 2004.

Et depuis 2005, l’entrée en force de la Chine dans le marché mondial des textiles a resserré les pressions dans ce secteur. Aujourd’hui le Nigeria, la Tunisie, la Maroc, le Ghana, le Sénégal entre autres, subissent de plein fouet les crises de ce secteur à très forte potentialité de main d’œuvre, y compris féminine.

Au Nigeria par exemple, le textile était en 1993 la deuxième source d’emplois, après le gouvernement. La plupart des emplois étaient occupés par des femmes. Mais en 1997, 60% d’entre elles se sont retrouvées au chômage suite à l’entrée en vigueur des accords de l’OMC. Ces ex-travailleuses se sont ainsi pour la plupart reversées dans l’économie informelle où elles ont commencé à accepter des contrats de couture à domicile, sans sécurité ni avantages sociaux, avec un revenu inférieur pour le même travail.

Même si libéralisation du secteur textile a augmenté et diversifié l’offre du produit dans les marchés africains où les prix ont aussi connu une tendance à la baisse, un tel fait ne peut compenser les pertes qu’occasionnera à long terme une désindustrialisation de l’Afrique. Elle n’a fait qu’augmenter l’informalisation de l’économie en développant le commerce autour de produits fabriqués ailleurs.

Plus récemment, les fortes pressions des navires de pêche de l’UE sur les ressources halieutiques sénégalaises, qui ont bien du mal à se régénérer, ont engendré des drames sociaux qui se sont manifestés par l’émigration de milliers de jeunes issus en majorité du secteur de la pêche artisanale qui ont, par vagues successives, pris d’assaut les côtes espagnoles et italiennes. Les femmes qui occupent encore le secteur de la vente du poisson au Sénégal comme dans de nombreux pays africains ont quant à elles vu leurs revenus baisser de façon très significative. Un drame d’une telle ampleur que l’Etat Sénégalais a dû suspendre la négociation de l’accord de pêche qui devait le lier avec l’Union européenne jusqu’en 2010.

L’OMC dix ans après : opportunités économiques ou risques nouveaux ?

Dix années de libéralisation sous l’égide de l’OMC mérite un bilan. Au-delà des doctrines et des querelles d’écoles, il a été communément admis que pour les pays africains, la libéralisation commerciale n’a pas produit les résultats escomptés.

Le moins que l’ont puisse dire, c’est que les politiques commerciales nationales comme multilatérales n’abordent la question des femmes qu’en pointillé. Pourtant, une analyse sous la perspective du genre pourrait permettre de mieux évaluer l’incidence des règles commerciales multilatérales de l’OMC sur le vécu quotidien des populations.

Des études réalisées dans de nombreux pays africains sur la libéralisation du secteur de l’eau ont montré que ce sont essentiellement les femmes qui portent le fardeau des nouvelles contraintes engendrées par les privatisations de ces secteurs stratégiques.

Dans le domaine de l’emploi, certes la libéralisation a augmenté les opportunités d’emploi pour les femmes dans certains pays, mais ceux-ci se font toujours dans de très mauvaises conditions et sont souvent moins bien payés. Cela s’explique à la fois par la déréglementation des normes du travail et à la nature des structures institutionnelles qui limitent la capacité des femmes à négocier de meilleurs salaires et conditions de travail. L’emploi (6) féminin devient de plus en plus incertain (en raison de l’instabilité et caractère imprévisible des marchés mondiaux), de plus en plus intense et de plus en plus dangereux.

Même si l’OMC a affirmé sans ambages dans ses principes que sa vocation est de libéraliser le commerce international par l’établissement de règles multilatérales, il semble qu’elle soit devenue aujourd’hui plus qu’une simple instance neutre de négociation de ces règles. Son influence n’épargne aucun espace de la réalité économique et sociale des pays qui en sont membres ou non.

Une analyse fine de son fonctionnement révèle explicitement une grande insatisfaction des africains quant à la distribution du pouvoir au sein de l’organisation, aux mécanismes de prise de décision et à l’opérationnalité des « flexibilités » prévues pour les pays pauvres. Un rapport (7) produit en 2005 pour évaluer les dix années de fonctionnement de l’OMC a d’ailleurs démontré cette caractéristique et a indiqué qu’une réforme de l’organisation est nécessaire.

Il ne fait aucun doute que le « programme de Doha pour le développement » en cours de négociation à l’OMC est façonné par les intérêts des pays riches sous la conduite des Etats-Unis, de l’Union Européenne, du Japon, du Canada et de l’Australie. Les préoccupations des pays africains et de leurs populations en quête de développement sont largement ignorées. Les règles du jeu proposées sont asymétriques dans leur structure et inéquitables dans leurs résultats.

Tout dans l’architecture actuelle des négociations dans le programme de Doha pour le développement tend à faire du commerce fin. Ce qui est une erreur grossière dans la mesure où le commerce ne saurait être qu’un moyen au service au développement humain durable et autogéré et ne peut être profitable que s’il est encadré par un cadre institutionnel et réglementaire efficace. .

Les résultats médiocres obtenus après dix ans de libéralisation sous l’égide l’OMC pour les pays africains n’a point amené les pays développés à remettre en question leurs positions et leurs objectifs. Si les négociations se sont aujourd’hui enlisées dans de profondes divergences au point d’être « suspendues » par le Directeur de l’OMC pour une durée indéterminée, ce n’est pas parce qu’on cherche à mieux prendre en compte les intérêts des pays en développement, des africains en particuliers.

La crise actuelle est essentiellement due à la bataille entre les Etats-Unis et l’Union européenne d’un côté et le G20 (8) de l’autre autour de la question du parallélisme (9) des formes. Les pays développés demandent aux pays en développement d’opérer une réduction drastique des droits de douane sur les produits industriels et de prendre des engagements en matière de libéralisation du commerce des services tandis que ces derniers demandent aux premiers de réduire leurs subventions agricoles. Vaste programme !

Au regard de la crise actuelle et des sombres perspectives à l’OMC la conclusion logique à une évaluation des dix ans de fonctionnement devrait être « mission non accomplie ».

Et la question serait dès lors de savoir quelle serait l’alternative à l’OMC ? Quelles seraient les conséquences d’une crise durable de l’OMC sur les populations africaines, en particuliers sur les femmes ?

La tentation est bien grande de répondre par la simplicité en disant qu’un échec des négociations à l’OMC ne serait que bénéfice pour le pays africains en raison de l’inéquité des règles actuelles. Cette position est aussi celle d’un nombre de plus en plus grand d’acteurs qui militent la diminution ou le rétrécissement du pouvoir de l’OMC.

Un regard sur les relations de pouvoir à l’OMC et dans le système de la gouvernance mondiale montre cependant qu’une telle position résiste difficilement à une analyse lucide. L’échec des négociations commerciales consacrerait définitivement le statu quo et renforcerait les relations commerciales actuelles largement en défaveur des pays africains.

La spécialisation africaine dans le commerce des matières premières et des produits à faible valeur ajoutée est largement déterminée par les crêtes tarifaires et la progressivité des droits appliqués dans les pays développés ; la réduction des droits de douane sur les produits industriels réduit l’espace politiques des Etats africains et exposent les industries à une concurrence directe des multinationales ; le maintien des subventions agricoles illégales du Nord dans les secteurs comme le coton ou d’autres secteurs importants pour l’Afrique enfonce les producteurs africains dans la misère ; la décision sur l’accès des pays pauvres aux médicaments génériques n’est toujours pas opérationnel ; etc.

Les exemples pourraient être multipliés à l’infini. Dans un tel contexte prôner l’arrêt des négociations multilatérales revient à plaider pour le maintien d’une telle situation. Il faut donc au, contraire, relancer les négociations multilatérales et se battre pour que le principe d’un traitement spécial et différencié pour les pays africains soit effectif, opérationnel et obligatoire, conformément à l’esprit du mandat de Doha dans tous les domaines de négociation.

Même si les négociations ne font pas encore vraiment avancer la cause africaine, elles permettent au moins de maintenir l’intérêt des populations africaines pour celles-ci ; renforcent la pression populaire sur les gouvernements et les négociateurs, offrent une tribune aux Etats africains et aux organisations de la société civile (ONG, organisateurs de producteurs, syndicats, associations de femmes etc.) pour dénoncer les régimes et les règles commerciaux actuels et atténuent les pressions des gouvernements du Nord et des institutions multilatérales qui prônent une libéralisation au services des riches.

Conclusion

La façon dont le commerce international est régi aujourd’hui engendre des résultats forcément inéquitables. Peut-il n être d’ailleurs autrement dans une partie où les joueurs ne sont pas égaux ?

Alors que les règles établies ne permettent pas au pays africains de développer des moyens pour compenser ceux qui sont lésés par les échanges internationaux, les pays développés on quant à eux mis en place des mécanismes qui les protège des dangers induits par la libéralisation.

Dans ce contexte, le programme de Doha pour le développement ne pourrait réellement atteindre sa mission de créer un cadre favorable au développement que s’il permet la création d’un environnement international qui garantit aux pays africains suffisamment de flexibilités pour la mise en place de politiques et de normes nationale. Cela devrait avoir pour effet d’aider ces pays protéger leurs populations, leurs marchés et leurs institutions des effets du marché.

Une telle démarche interpelle cependant la responsabilité des dirigeants africains. S’il est convenu que le système de gouvernance du commerce international devrait plus prendre en compte la voix des populations vulnérables, il faut aussi reconnaître que ce travail doit d’abord se réaliser au niveau national.

Une participation accrue de diverses catégories d’acteurs incluant les parlementaires, les ONG, les organisations de producteurs, de femmes, de consommateurs, le secteur privé etc. dans l’élaboration des politiques commerciales est un pré requis incontournable pour faire valoir les intérêts nationaux dans les négociations à l’OMC. Dans une perspective genre (10), ceci reste cependant une lacune sérieuse qui entrave les stratégies de négociations africaines même si des efforts sont fait depuis quelques années.

(1) Voir Passerelles n° 2 vol 3, novembre 2001 – janvier 2002.
(2) Du titre de l’ouvrage de Maude Barlow et Tony Clarke qui relate les manifestations des mouvements citoyens mondiaux qui ont empêché le lancement du « Cycle du millénaire » de l’OMC.
(3) D’intéressantes études menées par des ONG comme Enda Tiers Monde, Oxfam, ICSTD ont prouvé l’impact désastreux des subventions américaines sur le coton africain. A lire à ce propos le « Livre blanc sur le coton », Enda Diapol, 2005.
(4) « Mettre le commerce international au service de tous », PNUD 2003.
(5) Parmi ces avantages relatifs ont peux notamment citer les préférences commerciales non réciproques UE /ACP qui étaient la caractéristiques des accords de Lomé, les flexibilités offertes aux PMA à l’OMC et plus largement au système de préférences généralisé.
(6) Pnud, op. cit. p.33
(7) L’OMC a commandité une évaluation de ses dix années de fonctionnement qui a été publié en 2005 à l’occasion du 10ème anniversaire. Ce rapport émet des recommandations en faveur de la réforme de l’OMC. Il est disponible sur
(8) Le G20 est un grand groupe de négociations bâti autour de grands pays en développement exportateurs de produits agricoles comme l’Inde, du Brésil, de l’Argentine, de la Chine et de l’Afrique du Sud. Il a émergé peu avant la Conférence de Cancun en 2003 et se bat contre les subventions du Nord.
(9) Notion défendue en particulier par l’UE sur les engagements. Chaque groupe campe sur ses positions et demande aux autres de prendre des engagements en premier.
(10) Peu de délégations africaines à la conférence ministérielle de l’OMC à Hong Kong avaient des femmes à leur sein.

* Cheikh Tidiane DIEYE est Socio-anthropologue de formation. Il est chargé du programme Commerce et Négociations Multilatérales de Enda Tiers Monde. Il est membre du Réseau Africa Trade Network (ATN) et a pris part à toutes les réunions importantes et aux conférences ministérielles de l'OMC depuis Cancun. Il est co-éditeur de "Passerelles entre le commerce et le développement durable" bulletin d'information sur les négociations commerciales. Cheikh est aussi Doctorant en Etudes du Développement à l'Institut Universitaire d'Etudes du développement ( IUED), Genève, Suisse.

* Cet article a d'abord paru dans l'édition anglaise de Pambazuka News n° 268. Voir : www.pamabazuka.org

La rupture des négociations de l’OMC à Doha est bénéfique pour l’Afrique et pour les femmes. Elle représente une opportunité pour se distancer du mythe que les négociations de Doha sont des discussions en faveur du développement. Rien n’est plus éloigné de la vérité. Dès le début, l’objectif des pays développés était d’obtenir des pays en voie de développement de plus grandes ouvertures de leur marché tout en faisant des concessions minimales. Evoquer le développement était totalement cynique.

La rupture des négociations est un tournant pour l’Afrique qui peut ainsi contribuer à développer un système de commerce multilatéral centré sur le développement de l’Afrique, les droits de la femme et du développement durable.

Au cours du mois de juillet, en prévision de la réunion du 27-28 juillet du Conseil général de l’OMC, une opération de sauvetage de grande envergure a été mise sur pied afin d’éviter l’échec des négociations de Doha. L’effort le plus éminent a eu lieu à St Petersbourg où les chefs d’Etat des économies les plus puissantes ont lancé un appel pour l’aboutissement des négociations de Doha, les dépeignant comme « une opportunité historique de générer de la croissance, de créer du potentiel pour le développement et d’augmenter le niveau de vie dans le monde entier ».

La rupture des négociations de Doha offre à l’Afrique une opportunité unique de revoir et de reconsidérer le système commercial multilatéral dans son entier et d’initier une approche nouvelle du système de commerce global qui doit promouvoir la justice sociale et des genres, la protection de l’environnement et conférer du pouvoir aux femmes. Cette rupture offre aussi à l’Afrique un répit qui lui permet de récupérer son espace politique confisqué au cours du processus de négociation.

L’Afrique peut dénoncer l’hypocrisie des politiques commerciales bancales dans le domaine agricole. Même si les Etats-Unis avaient accepté les termes du compromis proposé par le directeur général de l’OMC, qui préconisaient une diminution des subside à leur agriculture, il leur aurait toujours été possible d’allouer des subsides pour le montant colossal de 20 milliards de dollars.

De même, si la Communauté Européenne avait accepté de réduire graduellement les subsides à l’exportation, il lui serait resté la possibilité d’octroyer 55 milliards d’Euro sous une autre forme d’aide à l’exportation. En échange de leurs concessions minimales, les USA et la Communauté Européenne et d’autres pays développés tel le Japon, exigeaient des droits de douanes drastiquement réduits pour leurs produits agricoles d’exportations vers l’Afrique et d’autres marchés de pays en développement.

Si ces discussions avaient abouti, ces conditions bancales auraient contraint les pays africains à couper les subsides à l’agriculture les empêchant du même coup de maintenir la sécurité alimentaire. Ceci est la recette pour une famine massive et la menace d’une paupérisation accrue pour des millions d’Africains

L’impasse actuelle est le fait des pays développés, principalement les USA, qui ont refusé ou n’ont pas pu réduire substantiellement les subsides à l’agriculture. La rupture des négociations de Doha génère une dynamique qui permet à l’Afrique de revoir les négociations passées et d’analyser les défaillances du système de l’OMC dans son entier. L’approche des systèmes commerciaux multilatéraux du courant néo-libéral actuel subordonne les besoins des hommes et des femmes africains aux intérêts des grandes compagnies.

Le biais des négociations de Doaha sert les intérêts particuliers des plus grandes compagnies au détriment de la majorité des Africains. Des études récentes de la Banque Mondiale et d’autres institutions comme la Carnegie Endowment Centre, mettent en évidence que le programme actuel de libéralisation du commerce ne sert pas la majorité des hommes et des femmes qui vivent dans des pays africains pauvres et que particulièrement les femmes tendent à être le plus vulnérables à ses effets pervers.

Le commerce peut être un moyen de développement,mais la libéralisation du commerce n’est pas la panacée pour le développement, l’éradication de la pauvreté et l’égalité des genres. L’heure est venue pour l’Afrique de prendre l’initiative et d’entreprendre une approche nouvelle des systèmes commerciaux multilatéraux afin qu’ils assurent la promotion de sociétés équitables et viables, l’égalité des sexes et qu’ils bénéficient à tous les hommes et à toutes les femmes.

A cette fin, les politiques commerciales internationales doivent être contenues et les traités internationaux qui promeuvent les Droits de l’Homme, la protection de l’environnement et la dignité humaine doivent être respectés. Elles doivent viser l’élimination de la pauvreté et promouvoir le bien-être.

Les politiques commerciales ne peuvent être dictées plus longtemps par les intérêts des grandes multinationales. Les négociations futures dans le cadre de l’OMC ne doivent pas éroder les engagements des gouvernements en faveur du droit national et des conventions des Nations Unies.

Notes :

1) Une série de rapports dévastateurs sur les issues potentielles des négociations de Doha ont été publiés par la Banque Mondiale, les Nations Unies et différents centre d’études et de recherche, dont le document de Kym Anderson et Will Martin et al « Agricultural trade reform and the Doha development agenda » (Rapport de la Banque mondiale Nov.1 2005)
2) « Winners and losers : impact of the Doha round on developping countires » Sandra Polaski (Carnegie Endowment for International Peace, Washington DC, 2006)
3) « Global overview trade sustainability assessment of the Doha development agenda » in the EU final draft report

* Mohau Pheko est co-ordinatrice du Gender and Trade Network. Pour d’avantage d’informations veuillez écrire à : [email][email protected]

* Cet article a d'abord paru dans l'édition anglaise de Pambazuka News n° 268. Voir :
www.pamabazuka.org

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Du commerce, encore du commerce toujours du commerce: voilà la formule qui assure une vie épanouie. Mais quelle est sa signification pour les femmes de l’Afrique de l’Est ? Dans quelle mesure le commerce reflète-t-il leurs intérêts ? Salma Maoulidi mène l’enquête.

Faire du commerce implique une série d’activités économiques et de transactions. Le commerce, pour beaucoup de ceux qui se débattent pour améliorer leur situation économique dans le Sud Global, signifie une nouvelle planche de salut. C’est l’équation magique qui mène à la prospérité économique : faites davantage et votre Produit National Brut augmente et vous gagnez des points en termes de performance économique.

Mais comme dans toutes les formules économiques en vigueur il y a un piège : pour qu’un gain économique puisse être enregistré dans le régime prévalant, le commerce extérieur doit être supérieur au commerce intérieur. En terme pratique, ceci signifie que l’économie importe plus qu’elle n’exporte ce qui se fait au détriment de la production locale, celle-ci devenant plus coûteuse et donc moins compétitive en raison d’un coût de production supérieur.

Par ailleurs, les rentrées d’argent liées à l’exportation pour les pays sont moindres suite à la dévaluation des devises locales, celles-ci devenant alors trop faibles pour entrer dans la compétition des marchés mondiaux L’autre élément préjudiciable est le statut inférieur des produits locaux dépréciés parce que « de la matière première » qui a une valeur moindre que les produits finis.

Pourquoi le genre est un élément de l’équation du commerce.

En terme simplifié, ceci constitue la base du fonctionnement du régime commercial en vigueur. Sous-jacent à cette simplicité, il y a toutefois un réseau de relations qui influence fondamentalement aussi bien les conditions que les acteurs des transactions commerciales sans excepter les femmes. Universellement, le monde des affaires est un monde dont les femmes sont exclues. Dans la foulée des idéologies religieuses et culturelles dominantes, qui ont nié aux femmes le droit à la propriété avec persistance, le monde des affaires a bien voulu concéder aux femmes le rôle de productrice et de consommatrice mais pas celui de propriétaire et de gestionnaire d’entreprises productives.

L’indépendance politique a eu un effet minimal sur le profil national et global de la répartition de la richesse. En Afrique de l’Est, pendant la période coloniale, la classe des commerçants était composée surtout d’Indiens et de quelques Arabes qui possédaient aussi bien le commerce de détails que celui de grossiste. Toutefois, les principales activités économiques étaient contrôlées par les fermiers coloniaux et l’administration coloniale, des Européens pour la plupart.

A l’heure où les grandes compagnies se rendent maître des activités économiques, le monopole du commerce n’est plus défini le long de lignes ethniques ou raciales. Ainsi le petit commerçant indien ou arabe en Afrique de l’Est est remplacé par le Chinois qui est aussi bien grossiste que commerçant de détail ; la main d’œuvre expérimentée provenant d’Inde et de l’Asie du Sud Est accapare l’industrie et le secteur du service. Peu d’entrepreneurs autochtones peuvent se prévaloir d’une part dans le commerce local ou régional et les Africains constituent la majeure partie de la main d’œuvre non qualifiée tout en restant les principaux consommateurs.

La composition du monde des affaires a connu peu de changement du point de vue du genre, les femmes n’ayant que faiblement pénétré dans les marchés locaux, régionaux et mondiaux. Les femmes sont toujours sous représentées dans les organes commerciaux et économiques. En Tanzanie par exemple, les femmes sont sous représentées dans pratiquement toutes les chambres de commerce. La bourse locale et les industries locales ne comptent que peu de femmes. Les accords commerciaux locaux offre des opportunités commerciales au-delà des frontières nationales, mais le plus souvent omettent d’y intégrer des femmes.

Des accords commerciaux tel le NEPAD ou le marché commun de l’Afrique de l’Est, en apparence progressistes, sont rendus inefficace par des cadres constitutionnels qui préservent l’inégalité en terme de genre au niveau national. A beaucoup d’égard, les femmes demeurent les vendeuses utiles pour l’avancement d’objectifs matérialistes et l’obtention de gains. Il leur reste à devenir les sujets d’un régime de commerce et d’investissements.

Le miracle de programmes économiques favorisant les femmes.

Au vu de l’exclusion persistante des femmes de l’entreprise économique et fort de la croyance que le pouvoir économique conféré aux femmes est un élément crucial dans l’amélioration de leurs statuts, des pionniers individuels ou des organisations de développement ont tenté de créer un meilleur équilibre entre les acteurs économiques. Nombre d’entre eux gèrent des programmes dont le but est l’amélioration de la situation économique des femmes, programmes qui varient peu dans leur approche et qui sont basés sur le micro-crédit.

La théorie de l’amélioration des conditions économiques des femmes a toutefois une faille dans ce qu’elle ne voit pas la femme comme un investisseur économique indépendant ou comme marchand. En effet, bien que le modèle impérialiste des affaires se concentre sur l’accumulation ainsi que l’injection massive de capitaux dans le but d’un profit maximum, la doctrine qui prévaut pour les femmes limite leur possibilité d’entreprendre, hormis dans le cadre du petit commerce généré par le micro-crédit qui a cours en marge du véritable monde des affaires.

Le concept de micro-crédit est essentiellement restrictif. Hormis suggérer qu’il est insignifiant et donc sans conséquences en terme de volume et de risque, il nie aux femmes les capacités d’accumuler du capital. Son objectif est plutôt de leur fournir une aide suffisante qui leur permette de survivre à elle et à leur famille. Cette perspective a influencé la façon dont les femmes s’engagent dans les affaires, leur motivation principale étant d’aider leur famille et non d’accumuler des richesses.

En effet, les femmes mettent la plus grande partie des gains résultant d’une activité productive au service de leur famille plutôt que d’étendre et de diversifier leurs affaires. ( Un fait sur lequel la plupart des agences ont tablé pour introduire et intensifier les programmes de micro-crédit destinés aux femmes). Parce que les activités économiques des femmes visent principalement à améliorer les conditions de leur famille, celles-ci ne sont pas prises au sérieux. Peut-être que si les femmes n’assumaient pas la plus grande part de la responsabilité de leurs familles, elles pourraient s’engager dans du commerce lucratif comme le font déjà des femmes plus jeunes sans charge de famille. Elles rivaliseraient pour faire du profit plutôt que de gagner de l’argent juste pour survivre.

Les conditions dans lesquelles les programmes de micro-crédit opèrent sont aussi limitatives dans le sens où elles exigent que les femmes s’organisent en une collectivité de 5 ou dix personnes si elles veulent obtenir un crédit. Il n’y a aucun doute qu’il est plus profitable pour les institutions de prêter de l’argent à des communautés de femmes et ainsi d’optimaliser leur chiffre d’affaires sans se préoccuper de savoir si les crédits octroyés contribuent à leur richesse: un recrutement soutenu ainsi que la pression exercée par les membres du groupe assure un taux de remboursement élevé. Donc avec un investissement minimal, les femmes deviennent de bons instruments générateurs et multiplicateurs de liquidités.

Les femmes cibles du commerce ou actrices du commerce

A beaucoup d’égard, les femmes deviennent les cibles du commerce, celui-ci utilisant à leur égard des techniques aussi bien traditionnelles que modernes. En Tanzanie, la libéralisation économique a vu un afflux d’objet de luxe, le plus important étant les cosmétiques. Les images de la femme moderne, propagées par les médias, résultent en une véritable inondation du marché par des cosmétiques bon marché comme les crèmes blanchissantes dont l’innocuité reste à démontrer. Les promoteurs et les principaux distributeurs sont des hommes cependant que les femmes sont les consommatrices assaillies ou complaisantes. De même, la maison qui demeure le bastion des femmes reste le point de vente le plus efficace, où il est possible de séduire les femmes en leur faisant miroiter des gadgets les meilleurs marchés et les plus récents.

Ceci ne signifie pas pour autant que les femmes sont passives et n’ont cure des opportunités économiques offertes par les systèmes traditionnels ou nouveaux. Les femmes ont peut-être été exclues du commerce mais celui-ci ne les a jamais rebutées. En effet, dans nombre de pays africains les femmes sont respectées pour leur expertise commerciale. Par exemple, en Afrique de l’Ouest, le commerce de l’alimentation et du textile est dominé par les femmes. Il est devenu habituel, même dans des régions conservatives, de voire des femmes qui font du commerce : des femmes qui gère un magasin ou un bar dans des centres urbains et régionaux ; des femmes qui vendent du poissons dans des régions côtières et celles des Grands Lacs ainsi qu’au Zanzibar ; des femmes qui font du commerce de denrées alimentaires et de céréales à Manyara et Mbey ; des femmes qui colportent des biens à Moshi et à Arusha ; des femmes qui font du transport à Tanga et Dar es Salam.

Il y a aussi une augmentation du nombre des femmes qui participent aux foires nationales ou internationales avec nombre d’entre elles qui financent elles-mêmes leur participation. De plus en plus les femmes se construisent une niche pour elles-mêmes dans un monde jusque-là dominé par les hommes.

Les femmes représentent un pourcentage important des 85% de Tanzaniens impliqués dans l’agriculture qui est le pilier de l’économie. Elle représente un pourcentage important de la population impliquée dans le secteur informel. L’engagement économique des femmes demeure confiné au secteur de la reproduction- la production et la préparation de la nourriture, l’hospitalité et les soins aux enfants, l’enseignement, la beauté, l’hygiène et l’artisanat- qui sont autant de domaines qui réaffirment leur rôle sexuel et reproductif. Elles restent exclues d’entreprises plus lucratives telles que l’horticulture ou l’agriculture à grande échelle ou encore de l’industrie.

Même dans un secteur qui en Tanzanie accuse une croissance rapide telle l’exploitation minière, les femmes sont sous représentées. Bien qu’il y ait des associations de femmes mineurs de fond qui défendent les intérêts d’une population non négligeable de femmes mineurs de fond, rares sont celles qui sont mineurs de fond ou marchandes de pierres précieuses. La majeure partie de la population féminine qui travaille dans les mines vend de la nourriture ou du sexe.
Les femmes dans l’industrie du tourisme ne font pas mieux. Là aussi les hommes occupent les créneaux les plus lucratifs en servant de chauffeur de taxi, de guide de voyage, en étant des propriétaires ou des gestionnaires d’hôtel ou encore sont à la tête d’une agence de voyage. Les femmes assument les fonctions subalternes en étant téléphoniste, serveuse, femme de chambre, nettoyeuse, vendeuse dans une agence de voyage ou hôtesse de l’air. Comme dans le cas des femmes impliquées dans la production de nourriture, les femmes dans l’industrie du tourisme sont contraintes à la prostitution afin de suppléer à leur faible revenu.

A quel prix le succès économique des femmes ?

Une insécurité croissante dans leur vie privée rend les femmes réticentes à s’engager dans le commerce. Les histoires de maris qui s’approprient les prêts ou les gains, exacerbant ainsi la pauvreté parmi les femmes, abondent dans les programmes de micro-crédit. Egalement le risque physique encouru par les femmes en raison de leur succès économique est passé sous silence.

De toute évidence le succès économique ne protège pas les femmes de la violence. Nombre d’entre elles ont été agressées du fait de leur succès dans les affaires. Mama Terry, une marchande de poissons populaire du marché d’Arusha et qui a été volée dans sa maison, est un cas de figure. Un de ses proches, jaloux de son succès dans les affaires, a loué les services d’une bande de voyous pour « lui apprendre ». Fort heureusement elle avait une forte somme d’argent en sa possession le jour de l’attaque. Détournés de leurs objectifs par l’argent, les voyous sont repartis sans lui faire de mal. D’autres femmes ne s’en tirent pas aussi bien étant les victimes d’agressions sexuelles et d’autres actes de violence par des bandes de malfrats.

Clairement les conditions dans lesquelles les femmes peuvent s’engager dans une activité lucrative doivent être en harmonie avec les normes sociales. A défaut, les familles et la société en général se réserveront le droit d’avoir recours à des sanctions qui neutraliseront la mobilité économique de la femme. Il est courrant que de jeunes commerçants, frustrés par une aliénation économique sévère, attaquent physiquement et verbalement les femmes qu’ils perçoivent comme ayant du succès. Ils estiment que ces femmes minent leurs chances « d’arriver » dans un environnement de commerce compétitif.

Regrettablement, les modèles de femmes de substance dans le commerce et les affaires sont rares, même parmi celles qui sortent des écoles de commerce. Il est intéressant de noter que les femmes qui ont suivi un enseignement commercial finissent comme enseignantes ou supervisent des femmes moins fortunées dans des programmes de prêts et de micro-crédit. Peu d’entre elles se hasarde dans les affaires. De surcroît, plutôt que de se situer à l’avant- garde d’un programme d’émancipation du commerce et des affaires, les professionnels des affaires n’entreprennent pas grand-chose pour s’émanciper elle-même et d’autres femmes de l’asservissement économique.

Plutôt, elles servent le courrant dominant, deviennent des intermédiaires pour des intérêts financiers, encourageant les pauvres et les moins scolarisées à solliciter des prêts et à souscrire à des modèles économiques qui contribuent à leur exploitation et les maintiennent dans la dépendance.

Il y a toutefois quelques femmes qui ont plus de jugeote, qui prennent sur elles de promouvoir une justice économique pour les femmes. Elles surveillent avec vigilance les processus globaux qui dictent les conditions du commerce pour les hommes et pour les femmes du Sud Global. Néanmoins, elles communiquent par le biais d’un langage bien éloigné des réalités des femmes qu’elles représentent. Leur discours est trop technique et s’adresse aux politiciens et aux académiques.

Ces femmes auraient pu servir de lien entre les professionnels et la créativité dans une entreprise locale ou dans un gouvernement local. Au lieu de quoi, elles alimentent la polémique et contribuent à tenir les femmes éloignées de toute entreprise qu’elles voient comme une aventure trop complexe et mystique.

Finalement, il manque toujours aux femmes un modèle dans le monde des affaires. Il leur manque d’être formée par d’autres femmes qui ont une compréhension du concept et de la pratique du système. Elles sont confuses et intimidées par le jargon et les procédures qui restreignent leur élan à tenter l’aventure et à prendre le risque. Elles restent ignorantes des conditions et processus dont elles pourraient profiter parce que personne n’est intéressé à les familiariser et à les traduire pour elles.

Aussi longtemps que l’encouragement au commerce dans la région reste microscopique, minimaliste et micro géré, les femmes resteront en marge des blocs commerciaux, gagnant juste suffisamment pour assurer leur survie et celle de leur famille Comment est-ce qu’une telle formule de développement du commerce peut contribuer de façon réaliste à l’indépendance économique des femmes ?

Pour en savoir davantage

- Society for International Development : The state of East Africa, Report 2006. Trends, tensions and contradictions : the leadership challenge

- Khadija Mohammed Hijja, Women and tourism in Zanzibar 2005 (inédit)

*Salama Maoulidi est la directrice exécutive de la fondation Sahiba? Sisters, un réseau de développement de femmes en Tanzanie dont le mandat est de construire des capacités d’organisation et de direction des femmes

* Cet article a d'abord paru dans l'édition anglaise de Pambazuka News n° 268. Voir :

* Veuillez adresser vos commentaires à [email][email protected] ou commenter en ligne sur : www.pamabazuka.org

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L’Espagne, confrontée à des arrivées record de migrants dans son archipel des Canaries, demande l’aide de l’Union européenne. La question de l’immigration clandestine sera donc à l’ordre du jour des deux sommets prévus d’ici la fin de l’année. Le rôle de Frontex, l’Agence européenne de gestion des frontières extérieures, devrait être renforcé. Sur le terrain, le dispositif mis en place par l’Agence commence à porter ses fruits.

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L’intervention du président en exercice de l’Union africaine, Denis Sassou Nguesso pour relancer le processus électoral s’est soldée par un échec. La reconstitution d’une équipe gouvernementale semble être aussi un point de blocage dans la relance du processus de paix. Le Premier ministre Charles Konan Banny avait dissout son gouvernement, le 6 septembre dernier, suite au scandale des déchets toxiques.

Le gouvernement libyen fait subir aux migrants, demandeurs d’asile et réfugiés de graves violations des droits de l’homme, notamment des passages à tabac, des arrestations arbitraires et des retours forcés, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. L’Union européenne négocie actuellement la mise sur pied de patrouilles navales conjointes avec la Libye pour enrayer l’immigration mais omettent de faire pression pour que Tripoli protège les droits des centaines de milliers d’étrangers présents dans le pays.

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L’organisation non gouvernementale First people of Kalahari a lancé la semaine dernière le site "I want 2 go home". Cette campagne virtuelle vise à faire connaître au monde le combat des Bushmen du Botwsana pour rester sur leur terre ancestrale. En laissant le curseur sur la photo des quelque 400 bushmen de la page d’accueil, on découvre un nom, mais aussi des témoignages poignants.

Les hôpitaux publics burundais maintiennent régulièrement en détention des patients qui sont dans l’incapacité de régler leur facture, ont déclaré Human Rights Watch et l’Association burundaise pour la Protection des droits humains et des personnes détenues, dans un nouveau rapport publié aujourd’hui. Les patients peuvent être maintenus en détention pendant des semaines et même des mois dans des conditions épouvantables.

Une semaine après la rentrée des classes effectuée lundi 4 septembre au Cameroun, de nombreux parents d'élèves éprouvent encore d'énormes difficultés à trouver des livres pour leurs enfants, malgré la publication, à temps, des listes des manuels scolaires au programme, a constaté la PANA. A Yaoundé, la capitale du pays, les manuels scolaires de seconde main, communément appelés "librairies du poteau", sont pris d'assaut par des parents souvent désemparés.

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Pour une réforme des institutions financières internationales ! Depuis 2005, le CNCD-11.11.11 coordonne le réseau pour le droit au développement, section belge francophone de l’Action mondiale contre la pauvreté, coalition internationale d'ONG, de syndicats et d'associations. Cette année, le lancement de la mobilisation « White band day » à Bruxelles, parallèlement à des mobilisations aux quatre coins du monde, aura lieu le samedi 16 septembre à Bruxelles, au moment de l’assemblée générale du FMI et de la BM.

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Apainyassi est Sénégalais. Pourtant, il envisage de voter aux élections présidentielles gambiennes qui auront lieu fin septembre puisqu’il dispose d’une carte d’électeur. Apainyassi, qui a préféré taire sa vraie identité, affirme avoir une grande sympathie pour son pays adoptif et rien, selon lui, ne pourrait l’empêcher de voter aux prochaines élections.

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L’orphelinat St Claire, situé dans la ville de Kisumu, dans l’ouest du Kenya, accueille des enfants, mais également des femmes qui ont perdu leur mari, pour certaines des suites du VIH/SIDA, et qui refusent d’être ‘héritées’ par leur beau-frère comme le veut la tradition. Cette pratique, appelée lévirat, contribue à la propagation de l’épidémie de VIH/SIDA au sein de la communauté Luo, a-t-elle ajouté.

Des équipes d’intervention ont été dépêchées dans les communautés rurales du Liberia pour sensibiliser les populations aux risques du choléra et à sa propagation pendant la saison des pluies, ont indiqué les autorités sanitaires libériennes. Le vice-ministre de la Santé, Moses Pewu, a déclaré lundi dernier devant la presse que près de 700 cas de choléra avait été enregistrés dans les comtés de Grand Bassa, Lower Margibi et Montserrado.

Aaron Nyumah a passé les quinze dernières années dans un camp de réfugiés en Guinée. Grâce au programme régional de rapatriement des réfugiés libériens, il a pu rentrer au Liberia pour refaire sa vie et participer à l’effort de reconstruction du pays. « La paix est revenue dans mon pays et il est important que nous soyons rentrés pour aider à reconstruire nos maisons et notre pays détruits par la guerre », a-t-il souligné.

Les autorités sanitaires togolaises organisent du lundi 18 au 22 septembre, une campagne d’imprégnation des moustiquaires sur toute l’étendue du territoire national, a appris APA jeudi auprès du ministère de la santé. « Cette fois-ci, les agents vont faire du porte-à-porte dans les villages et quartiers ; et nous allons demander aux populations de donner juste 100 FCFA par moustiquaire réimprégnée », a déclaré la ministre de la santé, Mme Suzanne Aho Assouma.

Le réseau de chercheurs de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) en Diversité des expressions culturelles et artistiques, et mondialisations lance un appel à inscriptions aux journées scientifiques régionales qu’il organise en partenariat avec le Centre de Recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC) du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Algérie. Date de remise: 1er octobre 2006.

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L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) attribue des bourses pour favoriser la mobilité internationale entre des universités de pays étrangers. Ces bourses concernent des candidat(e)s inscrit(e)s ou en activité dans les établissements membres de l’AUF lors du dépôt de leur candidature et qui projettent de poursuivre, à l’étranger, une partie de leur parcours scientifique. Date de remise: 15 janvier 2007.

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L’Agence universitaire de la Francophonie lance un appel à projets de Pôles d’excellence régionaux – PER – en recherche et formation à la recherche dont l’objectif est de renforcer l’intégration régionale des équipes de recherche de haute valeur scientifique des pays du Sud. Cet appel est ouvert du 1er septembre au 31 décembre 2006.

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Les Zimbabwéens sont déjà privés de courant la plupart du temps, mais le pire est sans doute à venir avec l'arrêt probable de l'importation d'électricité de ses quatre pays fournisseurs, selon des responsables du secteur. Le Zimbabwe importe actuellement 40% de ses besoins en électricité: 100 mégawatts (MW) par mois de la République démocratique du Congo (RDC), 200 MW du Mozambique, environ 450 MW d'Afrique du Sud et 300 MW de Zambie.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a promulgué une loi qui réglemente la création et le financement des partis politiques du pays, en instituant notamment le principe d’une subvention de l’Etat, a-t-on appris mardi de source parlementaire. Votée au printemps par l’Assemblée nationale et le Sénat congolais, cette législation est entrée en vigueur le 21 août et réforme les obligations des quelque 200 mouvements et associations politiques.

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Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a rendu deux jugements sur des accusations de génocide mardi, en condamnant à 25 ans de prison un lieutenant-colonel de l’ancienne armée et acquittant un ex-maire. Le lieutenant-colonel hutu Tharcisse Muvunyi (photo), qui commandait l’Ecole des sous-officiers (ESO) à Butare (sud du Rwanda) pendant le génocide de 1994, a écopé de 25 ans de prison.

Dans le cadre du Sommet des Chefs d’États et de Gouvernements de la Francophonie, le Comité de suivi de la Vème Conférence francophone des OING/OSC accréditées avec le statut consultatif auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) organise à Paris, au siège de l’OIF, du 14 au 16 septembre 2006, les Assises francophones de l’éducation et de la formation.

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Entre mai et juillet 2005, environ 700000 personnes ont perdu leur maison ou leurs moyens de subsistance, et parfois même les deux, lorsque le gouvernement du Zimbabwe les a expulsées et a démoli leurs logements et leurs commerces au cours de l’opération Murambatsvina (Restaurer l'ordre). Les opérations d’expulsion et de démolition ont été menées sans avertissement préalable et sans respect de la légalité et des garanties juridiques.

A la veille du cinquième anniversaire des attentats du 11 septembre, Georges W. Bush a admis l’existence d’un programme de détention au secret de la CIA dans une allocution concernant le transfert de 14 terroristes présumés de ces centres vers celui de Guantanamo. La FIDH condamne fermement cette position, et rappelle qu’elle a toujours dénoncé l’usage illégal de la force, de la torture et de la détention au secret, dans le cadre de la lutte antiterroriste.

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Les horreurs de la guerre ne s'arrêtent pas aux morts, aux blessés, ou aux destructions.Souvent, elle a aussi pour effet de priver les enfants d'une éducation - donc de leur avenir. Un rapport de l'ONG Save the children (sauvez les enfants) est formel: 43 millions d'entre eux dans le monde ne sont pas scolarisés, en raison de conflits armés. Et l'organisation s'est fixé pour but de scolariser 3 millions d'enfants d'ici 2010.

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