Pambazuka News 13: Trabalho escravo no Brasil e o FSM de Belem
Pambazuka News 13: Trabalho escravo no Brasil e o FSM de Belem
Les membres du gouvernement guinéen, de même que d’autres hauts fonctionnaires de l’Etat, se sont vu confisquer leurs véhicules de luxe “4X4”, sur ordre du président Lansana Conté. Les hommes politiques circulent désormais dans Conakry à bord de petits véhicules de marque Toyota. La mesure vise à réduire le fossé entre les riches et les pauvres dans ce pays d’Afrique de l’Ouest où la majeure partie de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté.
La rencontre tant attendue entre le président Kabila et son vice-président, Jean-Pierre Bemba, a finalement eu lieu ce mercredi, à Kinshasa. C'est la première fois que les deux hommes se rencontraient depuis les affrontements qui avaient opposé leurs troupes pendant trois jours dans la capitale congolaise le mois dernier.
Si les choses ne s’améliorent pas rapidement, c’est bientôt l’image d’un pays en panne sèche que le Sénégal va offrir, au grand dam du ministre de l’énergie, qui veut se doper de communiqués incantatoires. Le ministre de l’Energie et des mines, Me Madické Niang, a jugé utile, en cherchant à rassurer les consommateurs, à nier l’évidence.
La Cour suprême de justice de la République démocratique du Congo (RDC) a déclaré anticonstitutionnel mercredi le calendrier électoral fixant le second tour de la présidentielle au 29 octobre, dans un arrêt lu en audience publique à Kinshasa. La CSJ a jugé "fondé" un des deux recours en inconstitutionnalité déposés le 30 août et demandant l'annulation du calendrier électoral au motif qu'il violait l'article 71 de la Constitution.
Le président togolais Faure Gnassingbé a proposé jeudi à Paris que les élections législatives anticipées dans son pays se tiennent en juin 2007, ouvrant ainsi la voie à une reprise de l'aide de l'Union européenne. M. Gnassingbé a rencontré le président Jacques Chirac à l'Elysée, dans le cadre d'une tournée européenne qui intervient après "un accord politique global" au Togo, signé le 20 août entre le gouvernement, les partis politiques et des représentants de la société civile.
Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) a le plaisir d’annoncer la quatrième session de son Campus annuel des sciences sociales et d’appeler les candidatures des chercheurs africains à ce programme prévu en novembre 2006, à Dakar, Sénégal. Le Campus annuel des sciences sociales est conçu comme un dialogue de recherche avancée qui est à la fois multidisciplinaire et intergénérationnel dans sa nature. Le thème de la session 2006 du Campus annuel des sciences sociales est Le rôle des institutions dans le développement africain.
Reporters sans frontières demande à la justice ivoirienne de reconnaître qu’Edouard Gonto et Coulibaly Seydou, respectivement journaliste et directeur de publication du quotidien privé Le Jour Plus, n’ont pas eu droit à une procédure équitable et doivent être relaxés. Les deux journalistes, arrêtés le 12 septembre 2006, ont été remis en liberté le 13 septembre en fin de journée, après que le procureur de la République leur a signifié leur inculpation pour "offense au chef de l’Etat".
Reporters sans frontières dénonce avec force l’arrestation arbitraire et le maintien en détention au secret, depuis six jours, d’un journaliste de la radiotélévision publique gambienne, Dodou Sanneh, nouvel épisode de la répression systématique contre la presse engagée par le gouvernement du président Yahya Jammeh.
Le gouvernement mauritanien a décidé mercredi la création d'un Office national de la météorologie(ONM) dont la mission englobera la protection de l'environnement et la prospection des criquets pèlerins, a-t-on appris mercredi de source officielle. La création de cette institution vise à alléger les effets cumulés de la désertification, des invasions acridiennes et des catastrophes naturelles.
Dans la période 2004- 2007, l'OMS (Organisation mondiale de la santé) a triplé le budget consacré à Madagascar, a-t-on appris mardi de source officielle. L'OMS intervient à Madagascar dans plusieurs domaines touchant la lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles, le paludisme, la santé mentale et la toxicomanie, mais aussi le renforcement du programme élargi de vaccination.
Plus de 3,5 millions d'enfants vont être vaccinés contre la poliomyélite le long des frontières de l'Ethiopie, de la Somalie, du Kenya et de Djibouti entre le 9 et le 14 septembre dans le cadre de la plus grande campagne de vaccination transfrontalière jamais organisée dans la région, annonce vendredi l' Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le jeune Farid Sabar (19 ans) , accusé principal et auteur du virus informatique appelé "Zotop", et son co-accusé Achraf Bahloul (22 ans), ont été condamnés mardi respectivement à des peines de deux ans et d'un an de prison ferme par la chambre criminelle de la Cour d'appel à Salé. virus "Zotop" s'est attaqué à plusieurs utilisateurs du système d'exploitation Windows 2000 de Microsoft.
Devant la presse aujourd'hui à New York, le Secrétaire général a mis l'accent une nouvelle fois sur la question du Darfour, prévenant qu'un désastre allait se produire si la communauté internationale n'était pas capable de déployer une force de l'ONU dans la région et comparant la situation à celle du Rwanda. « ...Lorsqu'il y a eu le Rwanda, tout le monde avait dit qu'il ne fallait pas que cela se reproduise », a insisté Kofi Annan.
"L'alphabétisation : un catalyseur du développement "est le thème de l'édition 2006 de la Journée internationale de l'alphabétisation qui sera célébrée vendredi, a annoncé mercredi l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO). "Si l'alphabétisation est importante en elle-même, elle est aussi, et chacun en convient, l'un des outils les plus puissants du développement", a souligné le directeur de l'UNESCO, Koïchiro Matsuura, dans un communiqué publié à Paris.
Le vice-président nigérian Abubakar Atibu rejette les accusations de corruption formulées en son encontre et se dit déterminé à se pourvoir en justice. Son état-major de campagne accuse par contre, le président Olusegun Obasanjo de vouloir amener le parlement à le destituer, ou le forcer à la démission, afin de l'empêcher de briguer la présidence en 2007.
Le nombre des pays fragiles, soit les pays à faible revenu en difficulté (LICUS) selon le terme de la Banque mondiale (BM), est passé de 17 en 2003 à 26 en 2006, indique un nouveau rapport de la BM, publié jeudi à Singapour. Le rapport, publié par le Groupe d'évaluation indépendante (GEI) de la BM à la veille de l'assemblée annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la BM, appelle la communauté internationale à trouver des moyens plus efficaces pour aider ses pays.
La formation est capitale, a martelé à Saint-Louis le ministre de la Micro finance, des Pme et de l'Entrepreneuriat féminin. Et ce sont les femmes qui en ont le plus besoin puisque, a constaté Marie Pierre Sarr Traoré, la pauvreté a un visage de femme. D'où l'accent particulier mis par son département sur la formation.
Le Gouvernement et les pays donateurs contribuent à l'opération de rapatriement des réfugiés angolais en Zambie. L'Exécutif angolais et certains pays donateurs internationaux contribueront avec un montant d'environ huit millions de dollars américains pour l'opération de rapatriement volontaire et organisé, jusqu'à la fin de l'année en cours, d'environ 15 mille réfugiés angolais en Zambie, parmi les 20 mille enregistrés.
En pleine affaire des déchets toxiques d'Abidjan, le président ivoirien Laurent Gbagbo a repris l'offensive jeudi sur le processus de paix en annonçant son refus d'aller parler de l'avenir du processus de paix le 20 septembre au siège de l'Onu à New York. Le président ivoirien a profité d'une "cérémonie d'allégeance des forces armées au chef de l'Etat" à Abidjan pour s'en prendre vivement à la communauté internationale, accusée d'avoir "échoué" à faire la paix.
L'Union africaine (UA) a formellement adopté, mercredi 13 septembre, "le plan de déploiement" d'une force de paix régionale en Somalie, malgré l'hostilité ouverte des islamistes somaliens à un tel projet. Le 18 août, l'IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement) avait décidé d'envoyer d'ici la fin septembre les premiers éléments d'une force de paix, baptisée Igasom (Mission de soutien à la paix de l'IGAD en Somalie).
C'est à Syrie (Libye) qu'a été adoptée, en 1999, la Déclaration qui a servi de base à la création l'Union africaine (UA). Il n'est pas généralement facile de faire un bilan après sept ans seulement d'existence. C'est pourtant à cet exercice exaltant que les dirigeants africains étaient invités la semaine dernière par le Guide de la Jamahiriya arabe libyenne. Le président de la Commission de l'UA, Alpha Oumar Konaré, en a profité pour encore asséner ses vérités à l'auguste assemblé.
Un atelier de validation de l’étude pour la préparation d’un programme d’harmonisation de la fiscalité directe au sein l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) s’est ouvert lundi dans les locaux de la Commission à Ouagadougou. Elle devrait faciliter, entre autres, la libre circulation et le droit d’établissement, l’émergence d’une fiscalité axée sur la promotion de l’investissement et la croissance économique, l’élimination des distorsions de concurrence dues aux exonérations ou exemptions fiscales.
Dans le cadre du lancement de « Progrès pour les enfants No. 5 : un bilan de l'eau et de l'assainissement », l'UNICEF présente une série d'articles sur la réalisation de l'Objectif no. 7 des Objectifs du Millénaire pour le développement, réduire de moitié le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable ou à des moyens d'assainissement de base.
Famine, terrorisme, génocide... Le droit humanitaire est fait de ces mots chargés de sens. Pour savoir ce qu'ils signifient précisément et connaître le cadre juridique qui réglemente la gestion des situations de crise, Médecins Sans Frontières a conçu cet outil à l'intention des praticiens de l'action humanitaire, des journalistes et de tous ceux qui s'intéressent à la problématique des conflits. Dans la nouvelle édition, « post-11 septembre », des termes sont plus particulièrement développés comme combattant, conflits armés, détention, génocide, personnes déplacées, terrorisme... et les décisions récentes des tribunaux internationaux y occupent une large place.
La 10e Conférence panafricaine des Nouvelles technologies de l'information et de la communication, Highway Africa conference 2006, s'est ouverte ce lundi à Grahamstown en Afrique du Sud. Cette année ce sont plus de 500 professionnels des Tic, des medias et de la communication qui vont plancher sur l'uniformisation basique des cadres réglementaires au niveau du continent.
Plus de cinq cents journalistes provenant de 40 pays africains participent, du 11 au 15 courant à Grahamstown (Afrique du Sud), à la 10è édition de la conférence "Highway Africa" (chemins de l'information en Afrique) consacrée à l'état des médias du continent et leur rôle dans la promotion de la Démocratie et du développement.
Le réseau WiLDAF/FeDDAF (Women in Law and Development in Africa/ Femmes Droits et Développement en Afrique) adresse ses vives félicitations aux organisations féminines de la société civile togolaise représentées au dialogue politique inter togolais par le Réseau des Femmes Ministres et Parlementaires, section Togo (REFAMP-Togo) et le Groupe de réflexion et d’Action Femme Démocratie et Développement (GF2D), membre du WiLDAF.
Les femmes ne migrent plus pour suivre leurs maris, mais de leur propre initiative, et au bénéfice tant des pays de départ que des pays d’accueil. C’est ce que souligne, à contre-courant de bien des idées reçues, le rapport annuel 2006 des Nations unies sur l’état de la population mondiale, à la veille d’une assemblée de l'ONU sur le sujet.
Le Nigeria a connu une série d’assassinats d’hommes politiques ces dernières semaines. À sept mois des élections générales, la tension monte et les Nigérians redoutent des violences électorales en 2007. Au Nigeria, la politique tue. A la mi-août, l’assassinat d’Ademola Ayodeji, membre du People’s democratic party (PDP), au pouvoir, et candidat au poste de gouverneur de l’État d’Ekiti a exacerbé les tensions provoquées par les meurtres précédents.
Accusés d'avoir contribué aux affrontements armés lors du premier tour des élections présidentielles en RD Congo, les médias congolais se sont fait vertement rappeler à l'ordre par la communauté internationale et la Haute autorité des médias. Celle-ci menace de fermer ceux qui ne respecteront pas les règles du métier lors du second tour, fin octobre.
Des formalités simplifiées pour les importateurs, des statistiques informatisées pour les États. Depuis le début de l'année, la Centrafrique, pays enclavé, a amélioré le recouvrement de ses taxes douanières au port de Douala, au Cameroun, grâce à la mise en place d'un guichet unique. Moins de temps perdu, moins de tracasseries…
Jan Egeland, le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des Affaires humanitaires, a réaffirmé vendredi sa volonté de lutter contre l’impunité dont bénéficient les auteurs de violences sexuelles en République démocratique du Congo (RDC). Profondément touché par les souffrances endurées par les victimes de viols et violences sexuelles, dont 20% ont été infectées au VIH, selon les autorités, il a promis de «porter [leur] histoire au monde entier»
Le vice-président nigérian, Atiku Abubakar, a réfuté vendredi, les accusations de détournement de fonds et d'abus de pouvoir portées contre lui par le président Olusegun Obasanjo dans un rapport transmis mercredi au Sénat. Ce rapport contient les conclusions de l'enquête sur le Petroleum Training Development Fund (PTDF), qui est placé sous la supervision du bureau du vice-président.
Abdoulaye Wade a fait savoir lors d'un séjour en Allemagne qu'il faudrait encore compter avec lui pour les élections présidentielles sénégalaises de 2007.
Elu en 2000 à 75 ans face à Abdou Diouf président sortant, Abdoulaye Wade a passé sept années au pouvoir tantôt adulé pour son dynamisme et sa volonté de faire connaître le Sénégal sur le plan international, tantôt honni à l'intérieur de son pays pour ses dérives monarchiques ou ses démêlés avec les journalistes.
L'agence anti-corruption du Nigeria a réalisé sa plus grosse saisie en une seule prise d'actifs illégalement acquis par un ex-officiel et pasteur nigérian décédé en octobre. Les biens de Timothy Olufemi Akanni d'une valeur totale de 55 millions de dollars ont attiré l'attention des autorités lorsque les deux veuves du défunt ont commencé à se disputer pour savoir qui hériterait de ses biens.
Avec une situation sous-régionale déjà très tendue et instable notamment avec le conflit au Darfour et l’insécurité dans la région des Grands Lacs, une analyse fine des conséquences d’une probable disparition du lac Tchad semble nécessaire. La sécheresse qui frappe une bonne partie des Etats-Unis et de l’Europe fait resurgir le débat sur le changement climatique d’autant plus que la canicule a causé encore cette année des centaines de morts et des pertes économiques considérables pour certaines professions comme l’agriculture.
La secrétaire d'Etat américaine aux affaires étrangères Condoleezza Rice a défendu le traitement des problèmes concernant la communauté noire par l'administration Bush dans une interview accordée à Essence Magazine, un magazine d’informations destiné à la communauté noire américaine. Elle a en particulier nié le fait que les victimes de l'ouragan Katrina aient été oubliées et négligées volontairement.
Des dirigeants africains ont saisi samedi l’occasion du 7e anniversaire de la création de l’Union africaine (UA) pour dénoncer, en Libye, les ingérences étrangères sur leur sol. Le président soudanais Omar el-Béchir a profité de la présence de plusieurs de ses pairs africains pour réaffirmer que son pays refusait une force de l’Onu dans la province du Darfour (ouest), en proie à une guerre civile depuis plus de trois ans.
L’île Maurice souhaite figurer dans le top 10 des pays mondiaux en matière de climat des affaires. Le pays occupe aujourd’hui la deuxième place africaine et la 32e place mondiale. Le Business Facilitation Act, qui rentrera en vigueur le 1er octobre prochain, devrait participer à atteindre ces objectifs.
Le numéro deux de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Vincent Otti, est arrivé dans un camp de rassemblement du Sud-Soudan, comme le prévoyait l’accord de cessez-le-feu signé le 29 août dernier. Environ 400 combattants se seraient par ailleurs rendus dans les deux camps de la région autonome prévus à cet effet. Les négociations de paix s’achevaient officiellement ce lundi entre le gouvernement ougandais et la LRA, mais la date butoir pourrait être repoussée.
Les autorités sud-africaines sont aux prises avec une tuberculose Ultra-Résistante identifiée dans le KwaZulu-Natal, le Cap Oriental et le Gauteng et a déjà causé la mort d’au moins 52 personnes entre janvier 2005 et mars 2006. Les acteurs de santé craignent une épidémie qui pourrait tuer des milliers de Sud-Africains, surtout parmi les séropositifs.
La démarche n’est pas révolutionnaire, mais elle sans conteste inédite. Depuis janvier 2006, l’Institut des diasporas noires francophones (IDNF) s’est fixé pour objectif de stimuler la recherche scientifique sur les populations d’ascendance africaine en France. Retour sur les raisons qui justifient la création d’un tel institut, dont l’historien François Durpaire est en partie à l’origine.
Trois semaines après le déversement de déchets toxiques dans des décharges autour d’Abidjan, la pollution diminue car une partie des polluants s’est évaporée. Environ 9 000 personnes ont été soignées pour vomissements, nausées, ou difficultés respiratoires. Des symptômes qui semblent montrer que ces déchets sont des résidus de l’industrie du raffinage. L’affréteur du navire pour sa part se déclare inquiet et affirme que le Probo Koala a déchargé des «eaux usées».
Le président nigérian Olusegun Obansanjo s’est dit optimiste quant à l’éradication de la criminalité, dont le vol d’hydrocarbures et la prise d’otages, dans le Delta du Niger, une zone riche en pétrole. Il s’exprimait devant une délégation de chefs traditionnels de l’Etat de Bayelsa qui avaient lancé, mardi, un appel aux autorités, leur demandant d’éradiquer la criminalité.
Les élections générales de 2007 au Mali sont entrées dans une phase active de préparation avec la désignation mardi de cinq des quinze membres devant composer la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), organe appelé à superviser les différents scrutins. La société civile a fait connaître les noms de ses cinq représentants au sein de la Commission.
Les ministres africains de l’Education, réunis pendant quatre jours à Maputo, la capitale mozambicaine, ont convenu d’affecter 25 pour cent du budget d’Etat annuel de leurs pays au secteur de l’éducation, a constaté APA. Le ministre mozambicain de l’Education et de la Culture, Aires Aly, a indiqué lors d’une conférence de presse vendredi que « cette décision requiert cependant l’approbation des chefs d’Etat ».
L’Union africaine (UA) va lancer son Rapport sur l’état de la population africaine, au cours de la rencontre spéciale des ministres de la Santé prévue le 21 septembre 2006 à Maputo, la capitale du Mozambique. Selon l’UA, le rapport devra mettre l’accent sur les tendances actuelles de la population africaine, les flux migratoires et l’impact de l’émigration des femmes à la fois sur les pays d’origine et les pays d’accueil, ainsi que les sujets qui s’y rattachent.
Une ONG zambienne, Women for Change, a appelé les femmes lundi à voter pour leurs soeurs au parlement car il est certain qu’elles mèneront à bien leurs programmes, selon sa directrice exécutive, Emily Sikazwe, à Lusaka. Emily Sikazwe a affirmé que les femmes constituent la majorité de l’électorat mais sont toujours marginalisées au moment du partage du gâteau politique.
Le département de la Banque mondiale pour le secteur privé et la Fondation Bill et Melinda Gates ont annoncé lundi leur intention d’explorer les possibilités existant dans la fourniture de soins de santé en Afrique. La Société financière internationale (SFI) et la Fondation consacreront une enveloppe de 2,6 millions de dollars à l’amélioration des prestations sanitaires en Afrique à travers l’aide, l’investissement et le conseil aux hôpitaux privés, aux centres de santé et autres prestataires de soins.
Cinq cents délégués venant de 110 pays sont attendus en décembre prochain à Bamako pour une conférence mondiale sur la grippe aviaire, a annoncé lundi à la presse le ministre malien de l’élevage et de la pêche, M. Oumar Ibrahima Touré. La rencontre regroupera du 6 au 8 décembre des responsables de santé ainsi que des représentants d’organisations internationales autour du thème "Un an de lutte globale contre la grippe aviaire et le risque d’une pandémie de grippe humaine".
Le contexte, les objectifs et les enjeux de la privatisation de la Cameroon Telecommunications (CAMTEL), ce qui a déjà été fait et ce qui reste à faire étaient vendredi dernier à Yaoundé, au centre d’un point de presse donné par le président de la Commission technique de privatisation et des liquidations (CTPL), Bassoro Aminou, et le directeur général de CAMTEL, David Nkoto Emane.
Le Premier ministre Charles Konan Banny n’a pas pu mettre en œuvre la feuille de route qui devait doter la Côte d’Ivoire d’un gouvernement légitime et démocratique. Les Ivoiriens n’éliront pas leur président avant le 31 octobre 2006 comme le réclamait le Conseil de sécurité de l’ONU. Le pays est toujours contrôlé par les anciens rebelles et les forces gouvernementales, séparés par une zone tampon fragile tenue par les forces de maintien de la paix de l’ONU et de la France.
Est-ce, comme l'a affirmé un ministre du gouvernement, un déploiement de troupes "bienvenu"? Ou est-ce que une description de la force comme "suicidaire" par un analyste est plus juste ? Ces questions occupent sans aucun doute l'esprit d'un grand nombre de politiciens et d'observateurs en Afrique de l'est, après que l'Autorité intergouvernementale sur le développement (IGAD) s'est mise d'accord mardi sur des projets d'envoi de troupes de maintien de paix en Somalie.
Avec des douzaines, sinon des centaines d'organisations susceptibles de prendre part au Forum social mondial (FSM) de l'année prochaine -- et presque autant de questions réclamant d'être traitées là -- arrêter un programme pour l'événement du 20 au 25 janvier promet d'être une tâche énorme. Néanmoins, les organisateurs de l'événement viennent de commencer cela la semaine dernière, selon le site Internet du FSM, qui se tiendra dans la capitale kényane, Nairobi.
Victor Enyegue, 20 ans, chauffeur d'un camion-benne, a garé son véhicule et il attendait, l'air serein, la fin de l'inspection de ses pièces par un agent de police. "Il ne peut rien trouver d'anormal dans mes pièces", affirmait-il à IPS la semaine dernière. "J'ai acheté mon permis de conduire, en 2004, dans un vrai circuit au ministère des Transports. Je ne pense pas qu'il puisse s'en rendre compte", ajoute Enyegue, indiquant qu'il avait glissé l'équivalent de deux dollars pour corrompre le policier.
Une vingtaine d'acteurs politiques congolais ont signé, à Kinshasa cette semaine, un engagement qui leur interdit désormais d'exacerber la tension politique par des discours de violence des uns contre les autres et par des propos invitant à la haine à travers les radios et télévisions. Les animateurs des émissions de débats politiques des grandes chaînes de radio et de télévision opérant à Kinshasa y ont été associés.
Quelque 400 réfugiés sierra léonais sur un millier installés à Kissidougou, une ville du sud de la Guinée, refusent de rentrer chez eux dans l'attente d'une hypothétique réinstallation dans d'autres pays, notamment en Occident. Ces réfugiés ont rejeté également le programme d'intégration locale proposé par le Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR), accepté pourtant par les 600 autres.
Pambazuka News 12: Obama e inequidades raciais no Brasil
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Les agences des Nations unies et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) enquêtent sur les récents déplacements de milliers de personnes qui auraient fui la Casamance, une région instable du sud du Sénégal, pour se réfugier en Gambie. 3740 personnes se seraient réfugiées dans 23 villages gambiens pour échapper aux combats opposant les troupes sénégalaises à certains éléments rebelles du mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).
Les Nations unies ont diligenté plus d’enquêtes portant sur les présumés abus et exploitations sexuels commis par les Casques bleus en République démocratique du Congo (RDC) que dans n’importe quel autre pays au monde, selon les chiffres publiés récemment par le Département des opérations de maintien de la paix des Nations unies.
Le procureur a, selon l'AFP, réclamé mardi la peine de mort à l'encontre de cinq infirmières bulgares et d'un médecin palestinien jugés en appel à Tripoli pour avoir inoculé le virus du sida à des enfants libyens. «Les preuves ayant été établies et après les aveux des accusés et les déclarations des témoins, je requiers la peine extrême, qui est la peine de mort», a déclaré le procureur dans son réquisitoire en présence des six accusés.
La Tanzanie a l’intention d’exclure les étrangers du marché du travail pour créer davantage d’opportunités pour ses citoyens. Le ministre de Jeunesse, de l’Emploi et du Travail entend inverser la tendance en motivant les Tanzaniens, notamment les jeunes, et en traquant les immigrés qui travaillent illégalement.
Le commandant de bord d'un vol Air France Paris-Bamako a refusé lundi 28 août d'embarquer un sans-papiers interpellé le 17 août lors de l'évacuation du squat de Cachan (Val-de-Marne) qui devait être expulsé vers le Mali, a-t-on appris auprès du Réseau éducation sans frontières (RESF) et de source aéroportuaire.
Associations, collectifs et partis de gauche s’étaient donné rendez-vous, samedi, devant l’église Saint Bernard, pour commémorer les 10 ans d’une expulsion musclée dans la dite église, symbole du traitement de la question des sans-papiers et des sans-logement en France. Un anniversaire qui coïncide avec l’évacuation du plus grand squat de France en banlieue parisienne. Reportage.
Sous la responsabilité du directeur technique, prendre en main l’interface de scripts d’un moteur 3D temps réel pour créer des applications ludiques et pédagogiques.
• Effectuer l’Intégration et les tests, créer la documentation et assurer le support technique.
• Contribuer de manière innovante et originale à l’amélioration du gameplay en collaboration avec les game designers et les infographistes.
• Recruter et former des programmeurs juniors.
Au sein de l’équipe de développement et en coordination avec le chef de projet et le lead programmeur, vous serez en charge de l’écriture des scripts
• intégration et ajustement du level design
• amélioration du gameplay en collaboration avec les game designers et les infographistes
L’année 2006 marque les vingt ans d’existence de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples entrée en vigueur en 1986. Alors que les chefs d’Etats africains s’apprêtent à prendre part à la 7ème réunion africaine au sommet à Banjul en Gambie, Ahmed C. Motala évalue les grandeurs et faiblesses de la Charte pour la protection et la promotion des Droits de l'Homme du continent.
La Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (la Charte africaine) était adoptée le 27 juin 1981 par l’assemblée de chefs d’Etat et de gouvernements de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), qui précédait l’Union africaine (UA), à Nairobi au Kenya. Cette année marque le vingtième anniversaire de la Charte entrée en vigueur en octobre 1986. Certains commentateurs ont salué la Charte africaine comme un document progressif qui, entre autres choses, reconnaît l’indivisibilité des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, distincte d’autres traités internationaux concernant les Droits de l’Homme.
La Charte africaine est aussi le premier traité des Droits de l’Homme qui fasse référence au droit au développement, bien que ce droit ne soit pas défini. D’autres ont critiqué la Charte pour ces nombreuses déficiences, particulièrement les clauses échappatoires qui subordonnent certains droits au droit national. Par exemple, art.9(2) de la Charte africaine déclare : « Chaque individu a le droit d’exprimer et de diffuser des opinons conforme à la loi ». D’autres droits tels que le droit à un espace privé ne sont pas inclus dans la Charte et d’autres encore, comme le droit à un procès équitable, est défini de façon inadéquate.
La Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (Commission africaine), l’organe créé par la Charte pour évaluer la mesure du respect des Etats pour la Charte, fonctionne actuellement dans un environnement où plusieurs pays sont en proie à la guerre civile. ( Soudan, Côte d’Ivoire, République Démocratique du Congo et le Tchad). Les Droits de l’Homme sont gravement violés à travers tout le continent de l’Egypte à la Guinée équatoriale et l’Ethiopie. Le phénomène de coups d’Etat et de contrecoups continue de hanter nombres de pays. Les mesures anti-terroristes, adoptées par les gouvernements de toute l’Afrique, battent en brèche les acquis des valeurs découlant des Droits de l’Homme.
Par contre, l’engagement croissant pour la cause des Droits de l’Homme par une poignée de pays progressistes incluant le Mali, le Bénin et l’Afrique du Sud, suscite un peu d’optimisme et permet de croire que le continent veut véritablement améliorer la situation des Droits de l’Homme.
Lorsque la Charte africaine a été élaborée et adoptée, la Charte de l’OUA y a inscrit comme principe fondamental la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans les affaires nationales. Ce principe a empêché l’OUA et les Etats africains d’intervenir afin d’empêcher de graves violations des Droits l’Homme comme le massacre de civils par des dictateurs tel Idi Amin en Ouganda, l’empereur Bokassa en République Centrale Africaine, Mengitsu Haile Mariam en Ethiopie, Valentine Strasser au Liberia, Hissene Habré au Tchad et Samuel Doe au Liberia. En fait d’anciens dictateurs, comme Mengistu et Habré, continuent de bénéficier de l’hospitalité du Zimbabwe et du Sénégal respectivement, les deux Etats refusant de les extrader.
Après sa création, la Commission n’a pas été capable de gérer efficacement l’une des plus graves violations des Droits de l’Homme jamais commises sur le continent, le récent génocide au Rwanda. Etant une création de l’OUA, qui maintenant rend compte à l’UA, la Commission africaine a été entravée, entre autre, par le manque de volonté politique et l’absence d’initiatives de ses maîtres politiques pour aborder de graves violations des Droits de l’Homme. Après tout, les dictateurs et ceux qui enfreignent les Droits de l’Homme appartiennent au club même auquel la Commission africaine est requise de soumettre son rapport annuel qui contenait des informations sur de graves violations des Droits de l’Homme.
Suite à l’établissement de l’Union africaine, il y a, du moins sur le papier, un engagement plus important en faveur des Droits de l’Homme. Les objectifs de l’Union africaine, tels qu’ils sont entérinés dans l’Acte de Constitution, incluent « la promotion et la protection des Droits de l’Homme et des Peuples, en accord avec la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que d’autres instruments des Droits de l’Homme pertinents ». L’Union africaine est aussi basée, entre autres principes, « sur le respect des principes démocratiques, les Droits de l’Homme, l’autorité de la loi et la bonne gouvernance ».
La question clé est de savoir si les valeurs entérinées dans l’Acte Constitutif sont appliquées par les pays membres de l’Union africaine ou les institutions de l’UA. Il y a peu de preuves suggérant que l’UA est soucieuse de demander des comptes concernant des violations des Droits de l’Homme à un Etat membre. Le cas du Zimbabwe est un cas de figure. Bien que la Commission africaine ait présenté son rapport à l’Assemblée de l’UA en juillet 2004 sur la situation des Droits de l’Homme au Zimbabwe, rapport assorti de recommandations afin de remédier à la situation, l’Assemblée a renoncé à demander des comptes aux autorités du Zimbabwe et a préféré se rendre aux objections de celui-ci qui se plaignait du manque d’opportunités pour prendre connaissance du rapport, retardant ainsi l’adoption du rapport annuel de la Commission africaine de 6 mois.
Cependant, le Conseil pour la Sécurité et la Paix semble avoir agi avec détermination lorsqu’il s’est penché sur les situations de conflit. Dans sa tentative de résolution du conflit dans la région du Darfour au Soudan occidental, le Conseil a autorisé le déploiement d’une mission de maintien de la paix allant ainsi à l’encontre de la volonté du gouvernement soudanais du président Omar El Bashir. L’Acte Constitutif a réduit la marge de la souveraineté des Etats en stipulant « le droit de l’Union à intervenir dans les affaires intérieures d’un Etat membre, suite à une décision de l’Assemblée, lors de circonstances graves, notamment lorsque des crimes de guerre, un génocide ou des crimes contre l’humanité sont commis ».
Ce droit d’intervention est la conséquence des critiques sévères à l’encontre de l’OUA pour n’être pas intervenue au Rwanda alors qu’un génocide était en cours. Il est encourageant de voir que l’UA est prête à agir sur la base de son droit d’intervention même contre la volonté de l’Etat membre concerné. La question de savoir si la mission de l’UA au Soudan a réellement réduit le nombre de violations des Droits de l’Homme fait l’objet d’un autre article.
Qu’est devenue la Commission africaine au cours de ces deux décennies ? Une analyse du travail de la Commission montrerait un progrès considérable au cours des vingt ans écoulés. Néanmoins nombre d’obstacles ont entravé son travail et par conséquent son efficacité sur le continent.
La Commission africaine a rendu de nombreux jugements suite à des plaintes qui lui étaient adressées principalement par des ONG. Ces jugements visaient plusieurs pays qui incluaient l’Egypte, l’Algérie, le Soudan, le Malawi, le Nigeria, le Cameroun et le Botswana. Sa jurisprudence s’est considérablement accrue au cours des années et des jugements récents étaient fondés sur d’excellents raisonnements. Toutefois, la Commission africaine devra améliorer considérablement ses jugements si elle espère que la cour de justice pour les Droits de l’Homme et des Peuples, nouvellement instituée, les entérine.
Le personnel de la Commission africaine est actuellement composé de juristes très engagés mais inexpérimentés. A moins de s'adjoindre du personnel permanent expérimenté dans la plaidoirie et la recherche dans le domaine du droit, la Commission africaine a peu de chance d’améliorer ses jugements jusqu’à un niveau qui satisfasse aux exigences de la Cour africaine. Regrettablement la plupart des Etats ont ignoré les jugements de la Commission africaine et l’organe dont il est issu l’Assemblée de UA a failli misérablement lorsqu’il s’est agi de demander des comptes aux Etats concernés. Aussi longtemps que les Etats africains qui sont l’objet de plaintes ignorent les jugements de la Commission africaine, son rôle d’organe principal du continent africain responsable de la protection et de la promotion des Droits de l’Homme, restera minimal.
Le mandat de la Commission africaine inclut la formulation et l’établissement de règles sur lesquelles les Etats africains puissent fonder leur législation. De ce point de vue, la Commission africaine a fait une contribution considérable en adoptant toute une série de principes et de directives. Ceux-ci incluent : la déclaration du principe de liberté d’expression en Afrique, des directives et des mesures pour la prohibition et la prévention de la torture, de traitements ou punitions cruels, inhumains et dégradants en Afrique ainsi que des directives et les principes pour un procès équitable et l’assistance légale en Afrique. La valeur intrinsèque de ces déclarations de la Commission africaine réside dans la pertinence des standards énoncés par rapport à la situation prévalant actuellement en Afrique. Malheureusement les Etats africains ont fait peu de cas de ces déclarations lors du développement de leur propre législation.
La Commission africaine est affligée d’une certaine inconstance dans sa prestation qui résulte de sa composition. L’efficacité du traité dépend de l’indépendance et de l’impartialité des Commissaires. Il est décevant de remarquer que les Etats africains ont miné l’indépendance de la Commission africaine en nommant et en élisant des Commissaires dont l’indépendance était compromise ou qui étaient perçus comme manquant d’indépendance en vertu de leur fonction dans le gouvernement. Au cours des vingt ans écoulés, différents Commissaires ont occupé des postes de ministre, de procureur général, d’ambassadeurs et de conseiller de leur président.
Ceci a non seulement nui à l’image de la Commission africaine, mais a également inhibé toute initiative abordant les graves violations des Droits de l’Homme sur le continent africain. On citera l’exemple de ce Rapporteur Spécial de la Commission africaine sur la question des exécutions extra judiciaires, nommé à la veille du génocide au Rwanda en avril 1994. Durant son mandat, il a négligé d’investiguer les évènements au Rwanda et ne s’est pas rendu dans ce pays. Au cours de son mandat à la Commission africaine, le préposé était le représentant diplomatique de son pays d’abord à Ankara ensuite à Genève.
Le manque de ressources adéquates a considérablement entravé le travail de la Commission africaine. Le budget annuel alloué par l’UA pour 2005 était de US$ 1 142 051, budget considérablement inférieur à celui de certaines grandes ONG nationales. En dépit des nombreuses résolutions adoptées par l’Assemblée de l’UA plaidant pour que la Commission soit adéquatement pourvue, la Commission africaine a dû avoir recours à l’assistance de donateurs étrangers incluant l’Union Européenne et des gouvernements européens individuels. Ceci est une source d’embarras pour l’UA qui s’est montrée incapable de fournir suffisamment de ressources à son principal organe des Droits de l’Homme. Il met aussi en cause la crédibilité de son engagement et celui des Etats membres en faveur de la protection et la promotion des Droits de l’Homme sur le continent.
La protection des Droits de l’Homme en Afrique sera améliorée par l’établissement d’une cour africaine de justice des Droits de l’Homme et des Peuples.
Cour africaine de justice
Les onze juges de la cour africaine de justice ont été élus par l’Assemblée de l’UA en janvier de cette année et seront assermentés lors de la prochaine Assemblée au début juillet 2006. La cour africaine de justice ayant l’autorité d’émettre des jugements contraignants et le Conseil Exécutif de l’UA devant assurer leurs exécutions, la protection des Droits de l’Homme sur le continent peut désormais s’améliorer. Toutefois, les Etats dévoyés seront seulement susceptibles de se soumettre aux verdicts dès lors que le Conseil Exécutif manifestera sa volonté de prendre des mesures à l’encontre des Etats qui ignorent ou retardent l’exécution des décisions de la Cour de justice africaine.
Le manque de ressources risque fort d’accabler la Cour africaine de justice, à moins que l’UA établisse le fond volontaire des Droits de l’Homme qui avait été recommandé lors de la première rencontre ministérielle de la conférence sur les Droits de l’Homme, qui s’était tenue à Kigali en mai 2003, et que les Etats africains fassent des contributions substantielles à ce fond.
Nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle en ce qui concerne la protection des Droits de l’Homme. L’établissement de la Cour africaine de justice n’est que le premier pas de ce voyage à travers cette ère. Beaucoup reste à faire pour désigner le lieu approprié où la Cour africaine de justice aura son siège, pour l’octroi de ressources adéquates et le recrutement de personnel compétent et expérimenté. A chaque étape et à tous les niveaux, le bon fonctionnement de la Cour africaine de justice dépend du soutien politique de l’UA et de ses Etats membres qui sont d’une importance cruciale.
Les Etats africains portent une responsabilité considérable dans la protection des Droits de l’Homme. Les institutions nationales, comprenant des commissions nationales des Droits de l’Homme ainsi que les tribunaux, portent la première responsabilité dans la protection des Droits de l’Homme. L’établissement et le renforcement d’un système judiciaire indépendant dans chacun des Etats africains ainsi que le respect et l’application des décisions des cours de justice nationales sont d’une importance vitale. Le système régional de protection des Droits de l’Homme ne devient pertinent que dans la mesure où les tribunaux manquent de faire prévaloir la protection des Droits de l’Homme ou dans les situations où l’Etat fait fi des décisions de ses propres cours de justice.
*Ahmed C. Motala est le directeur exécutif du Centre d’Etudes de la Violence et de la Réconciliation.
* Cet article a d'abord paru dansl'édition anglaise de Pambazuka News n° 260. Voir :
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Même si l’origine du terme est assez vague, il reste cependant lié à l’intensification de l’arrivée des enfants des émigrés burkinabè dans le système scolaire et universitaire du Burkina Faso à partir de la décennie 80. Le flux de retour était principalement, sinon quasi exclusivement, alimenté par le courant en provenance de la Côte d’Ivoire qui, confrontée aux tourmentes de la crise économique, a progressivement redéfini la place des étrangers dans la société ivoirienne ; ce qui s’est traduit par des restrictions des conditions d’accès aux emplois, aux bourses aux étrangers ainsi qu’à leur stigmatisation.
C’est dans ce contexte que s’inscrit le départ des enfants des étrangers vers les pays de leur parents abusivement considérés comme leur pays d’origine.
Initialement appelés au Burkina Faso « les enfants issus de la diaspora », cette catégorie de Burkinabè sera progressivement désignée par le terme « diaspo» que l’on peut retenir comme une contraction de l’expression « enfants issus ou venant de la diaspora ». Le terme n’est donc pas un diminutif de « diaspora » qui renvoie à une communauté nationale vivant à l’extérieur.
«Diaspo» n’a pas d’équivalent dans les langues nationales, mais est plus proche de « tabouga » que les Moose utilisent pour désigner tous les enfants de père moaga nés hors de l’espace géographique traditionnel des Moose (le Mogho) ; ainsi au regard de la conception des Moose tous les enfants moose nés à Bobo, Banfora, Gaoua sont des taboussé au même titre que ceux qui sont nés en Côte d’Ivoire, au Ghana, etc.
L’arrivée des « diaspo » au Burkina Faso offre des éléments à la fois empiriques et théoriques pour discuter les questions d’appartenance et de citoyenneté dans nos pays.
En effet, considérés comme Burkinabè en Côte d’Ivoire à cause de leur patronyme (Sawadogo, Ouedraogo, Kabore, etc.), de leur langue (moore, bobo, etc.), de l’origine de leur parents, et contraints de (re)joindre « leur » pays (qu’ils ne connaissent pas ou qu’ils ne connaissent qu’à travers les médias), les « diaspo », une fois au Burkina Faso, sont confrontés à des situations auxquelles ils ne s’attendaient pas, notamment être traité d’ivoirien ou de petit ivoirien à la fois dans les familles d’accueil, dans l’administration, etc.
L’établissement des documents administratifs offre au « diaspo » à son arrivée l’opportunité de découvrir son altérité: au Burkina Faso, l’obtention de la pièce d’identité est conditionnée à la production d’un certificat de nationalité d’au moins d’un des parents; outre le fait que beaucoup de Burkinabè de la diaspora de Côte d’Ivoire étaient installés bien avant les indépendances, la majorité de ceux qui étaient installés en milieu rural, pour des raisons multiples (analphabétisme, ignorance, facilité de circulation entre les deux frontières, etc.) ne se sont pas préoccupés des documents d’Etat civil.
Leur descendants sont confrontés aux problèmes de papiers à la fois en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso où ils éprouvent des difficultés à prouver leur nationalité par défaut des pièces justificatives. Selon un étudiant de l’université de Ouagadougou (né en Côte d’Ivoire et ayant rencontré ces difficultés) : «c’est vraiment très difficile à comprendre; en Côte d’Ivoire, il suffit que je prononce mon nom Ouedraogo pour que même les enfants qui parlent à peine me disent que je suis Burkinabè.
Une fois ici par contre, il faut que je prouve que je suis Burkinabè. Mon père n’avait pas de certificat de nationalité, heureusement que son acte de naissance a été établi au Burkina ici, même si lui même est né en Côte d’Ivoire. Le comble dans cette histoire, c’est que ce sont souvent des Ouedraogo qui me demandent la preuve de ma nationalité».
La découverte que le patronyme ne suffit pas pour l’accès à la nationalité provoque des interrogations, du désenchantement et parfois de l’ironie : «être Ouedraogo, de père et de mère Ouedraogo et être apatride au Burkina Faso, pays dont une grande partie a été fondée puis structurée par des Ouedraogo, et dire après tout ça que le droit n’est pas tordu, il faut être un juriste pour comprendre tout ça» ironise le même étudiant. En dépit des difficultés, les diapos arrivent tôt ou tard à faire valoir leur droit à la nationalité, mais au delà des difficultés, c’est le sentiment d’être de nulle part qui alimente le sentiment de frustration.
Outre les difficultés dans l’établissement des documents administratifs, les frustrations initiales vont non seulement se maintenir mais s’accentuer à cause des multiples difficultés dans les familles d’accueil et l’indexation sur le campus où ils sont accusés «d’indiscrétion» par les non – diaspo. En effet, le «diaspo» se remarque très facilement, d’abord par son « look à l’ivoirienne » (habillement, cheveux coupés très court voir crane rasé ou coco taillé), ensuite par son accent (ivoirien), son langage (phrase sans article), son complexe de supériorité, ses manières (expression assez vague et flou qui permet de synthétiser tout ce qui est différent).
Les rapports avec les étudiants nés aux Burkina Faso ne s’inscrivent certes pas dans le registre conflictuel mais restent influencer par la réserve, la suspicion voire des accusations et indexations réciproques:
- ainsi les étudiants «diaspo» sont traités de «pieds noirs», «petits ivoiriens ratés», «d’impolis», « de faire le malin », « des présomptueux ». Ils sont également accusés d’être facilement corruptibles et à ce titre ont été parfois présentés comme ceux sur qui les autorités de l’université ont pu agir pour briser les grèves des étudiants.
Ils sont mêmes soupçonnés par certains d’être «la cinquième colonne» à cause des loyautés qu’ils conservent avec la Côte d’Ivoire. Cette accusation est généralement appuyée par le fait que leur arrivée au Burkina Faso n’a jamais été un choix mais une contrainte ; ce sentiment est très bien illustré par les propos d’un étudiant lors d’une discussion sur les migrations burkinabè : «c’est parce qu’ils ont été rejeté là bas qu’ils sont venus se réfugier ici ; s’ils n’avaient pas été contraints, ils ne seraient jamais venus ici.
A leur arrivée, les propos qu’ils tiennent montrent bien qu’ils considéraient le Burkina comme un village. Si un jour la Côte d’Ivoire leur reconnaît certains droits, travailler par exemple, vous verrez, ils repartiront ; le Burkina, pour parler comme eux, «c’est en attendant ». Ils faut voir avec les rapatriés, au moment ou ça chauffait, ils se sont rappelés qu’ils ont un pays où ils sont venus se réfugier ; leur situation a même suscité l’indignation nationale. Mais depuis que la situation en Côte d’Ivoire a commencé à se calmer, beaucoup d’entre eux repartent, et discrètement » . Ils sont accusés pèle mêle d’avoir perverti les mœurs, d’être les vecteurs de la violence à l’université, etc.
- En réaction à ces accusations, les « diaspo » traitent les étudiants nés au Burkina de «tinga» , «zoblazo 200% », «peu ouverts » «de jaloux». Selon un « diaspo », «avec nos frères Burkinabè, c’est un peu difficile ; nous autres qui venons de la Côte d’Ivoire, quand on discute, on dit ce qu’on pense et après c’est fini ; mais avec les nos frères «tinga», ils ne disent pas le fond de leur pensée et même après des échanges un peu animés, quand ils disent que c’est fini, c’est pas fini ; il y a manque de sincérité.»
Face à ce qu’ils considèrent comme des entraves à leur épanouissement, les « diaspo » s’organisent d’une part à travers la création d’associations regroupant les ressortissants en provenance des mêmes zones en Côte d’Ivoire (associations des ressortissants de l’Agnéby, du Fromager, de Sinfra, de la Cité Djiboua, d’Adzopé, etc.) et d’autre part en se regroupant dans les zones d’habitation qu’ils n’hésitent d’ailleurs pas à baptiser; c’est ainsi que certaines cours habitées par des «disapo» sont dénommées (avec inscription sur le portail) la Sorbonne, le Château de Versailles, le Pentagone, la Knesset, le Kremlin, Matignon, la Maison Blanche, etc.
Les associations et les cours baptisées jouent plusieurs fonctions : les associations tentent de récréer des espaces de rencontre et de solidarité car certains « diaspo » ne disposent d’aucune connaissance ni d’aucun contact dans la capitale tandis que d’autres ont été obligés de quitter les familles d’accueil.
Au delà de ce rôle de secours d’urgence, les associations permettent aux «diaspo» de récréer « un univers de notre passé récent», «de discuter de chose qui nous sont propres», «de faire la cuisine du pays » ; selon un responsable d’une association « on ne se retrouve pas seulement pour résoudre des problèmes matériels mais aussi et surtout pour exister ». Cette pratique chez les « diaspo » n’est pas vraiment originale dans la mesure où c’est une pratique adoptée par les émigrés burkinabè.
Si ces pratiques permettent aux diaspo de s’organiser et de se retrouver, elles contribuent à renforcer le sentiment chez les autres que les «diaspo» sont des ivoiriens. «Voir des Burkinabè se dire ressortissants de Daloa, Soubré, Yamoussoukro ou Vavoua et en plus au Burkina ici, y’a un problème. Je n’ai jamais vu ces villes sur une carte du Burkina.
Même s’ils sont nés à l’extérieur, leurs parents viennent de régions du Burkina non? Pourquoi ils ne s’associent pas aux ressortissants de ces régions pour démontrer leur volonté de s’intégrer. Or tout ce qu’ils font, c’est montrer qu’ils sont ivoiriens; tout cela montre leur volonté de se démarquer, ce sont vraiment des parents à problème ».
Selon les « diaspo », c’est parce qu’ils sont confrontés dans ces associations au même problèmes d’indexation mais aussi et surtout parce qu’ils se retrouvent isolés avec des gens qui se connaissent, qui ont des histoires communes qu’ils n’éprouvent pas la nécessité de militer dans ces associations : « peut – on être ressortissant d’une région que l’on ne connaît pas ? où l’on est vraiment étranger? Moi je ne suis pas sur que mon père qui aime bien cette région du Burkina soit connu par ces gens parce qu’il est parti de là bas il y’a longtemps?»
En fin de compte, les descendants des immigrés burkinabè se retrouvent écartelés entre une terre d’accueil qui ne les reconnaît pas comme les siens et un pays d’origine des parents qu’ils ne connaissent pas et qui est supposé être le leur. En définitive, citoyens de fait, ces produits de la migration se retrouvent étrangers dans leur zone de naissance mais citoyens de droit d’un pays qui ne les connaît pas, qu’ils ne connaissent pas ou pas assez, et qui à l’occasion des retours contraints leur renvoie leur altérité.
En définitive, la situation des «diaspo» montre la complexité de la citoyenneté qui, au delà de certains aspects, notamment juridiques et formels (la pièce d’identité) et même objectif (la langue par exemple), combinent bien d’autres aspects qui sont parfois les élément de repère qui permettent de se faire identifier et se faire admettre comme membre à part entière de la collectivité. A ce titre, les confusions entre origine et appartenance, langue et nationalité se révèlent réductrice et participe à une vision statique de la vie sociale.
* Mahmadou Zongo, sociologue, est enseignant et chercheur au département de Sociologie à l'Université de Ouagadougou, Burkina Faso.
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Tout a débuté le 31 juillet dernier par l’arrestation d’Alain Mugabarabona. Il est le leader d’un ex-mouvement rebelle hutu, Forces nationales de libération Icanzo, aujourd’hui dans l’opposition. Ses déclarations allaient très vite devenir essentielles dans la dénonciation d’un coup d’Etat présumé en préparation contre le gouvernement burundais. Mais voilà que ce témoin à charge crucial revient sur toutes ses affirmations en déclarant avoir parlé sous la torture.
Naguib Mahfouz est mort. Le romancier s’est éteint à l’âge de 94 ans, au Caire où il était hospitalisé depuis le 19 juillet. Ceux qui ont eu le privilège de le rencontrer avant sa mort évoquaient sa petite taille, sa fragilité. La vie semblait s’être retirée loin à l’intérieur de cet être si frêle en apparence mais si fécond dans le domaine de la littérature. Le petit homme du Caire laisse derrière lui une œuvre gigantesque, composée de 50 romans et recueils de nouvelles.
«Quand les jeunes Africains créaient l’histoire» : Un livre d’un des compagnons de lutte de Félix Moumié. L'auteur est membre du Groupe des Sages des ressortissants africains à Genève. Jean-Martin TCHAPTCHET comble un vide sur l’histoire de la jeunesse noire africaine. L’ex compagnon de Félix Moumié est conseiller en coopération internationale, et ancien fonctionnaire du Bureau international du travail.
Dans le cadre de son émission interactive en langue wolof, « Laaju bisbi », (la question du jour), en rapport avec la corruption au sein de la magistrature, Walf Fm avait proposé aux auditeurs la question de savoir à peu près ceci : « Face à des problèmes faut-il faire du « maslaa » ou du « nëppë nëppël ». Un seul auditeur s’est préoccupé de cela vers la fin des débats. En prenant la parole à posteriori, nous voudrions y ajouter quelques mots.
Les camps du président congolais Joseph Kabila et du vice-président Jean-Pierre Bemba ont décidé mardi de créer des sous-commissions pour définir des règles de conduite pour la présidentielle, premier signe de détente depuis la fin des affrontements entre leurs troupes. Des représentants des états-majors politiques des deux candidats au second tour de la présidentielle prévu le 29 octobre se sont rencontrés mardi à Kinshasa.
L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé a été condamné par contumace mardi à 20 ans de travaux forcés pour "faux et usage de faux" par la Cour criminelle de Centrafrique, qui a disjoint le dossier de détournement de deniers publics le concernant. "La Cour déclare Ange-Félix Patassé et (son ex-conseiller) Luis Sanchez coupables de faux et usage de faux" et les condamne "à 20 ans de travaux forcés et à 6 millions de francs CFA (9.100 euros) d'amende", selon le verdict rendu en audience publique.
Cette étude fait partie du projet international intitulé Analyses multidisciplinaires de la mousson africaine. Des scientifiques de la NASA, de l'Administration nationale des études océaniques et atmosphériques (NOAA), de diverses universités et d'organismes internationaux effectuent actuellement une mission pour étudier comment les poussières et les vents africains influencent la formation des cyclones dans l'océan Atlantique.
Concernant les universités africaines, il y a deux hypothèses communément répandues : la première consiste à dire que les universités ont été introduites en Afrique par les Européens et la seconde que celles-ci connaissent un déclin depuis l’indépendance. Selon Paul Zeleza, les deux sont fausses. L’enseignement supérieur, y compris celui dispensé par les universités, est antécédent à l’institution d’universités de style occidental au XIXe siècle et la période qui a suivi l’indépendance a vu une prolifération sans précédent d’universités africaines.
Le discours concernant l’Afrique continue d’être infecté par ce qu’il était convenu de nommer dans les années 80 et 90, l’afro-pessimisme, une croyance qui fait de l'Afrique le lieu irrémédiablement condamné au chaos et à l’arriération. L’afro- pessimisme est l’expression de deux tendances : d’une part le dénigrement de l’expérience africaine et la valorisation de l’engagement des Européens et des Américains, et d’autre part, du postulat que l’Afrique est incapable par elle-même de progresser et que le progrès qu’il peut y avoir est nécessairement le résultat de l’intervention des Européens ou des Américains.
Le discours concernant l’enseignement supérieur en Afrique n’a pas échappé à cette logique. Il y a deux hypothèses communément répandues concernant l’enseignement supérieur en Afrique : premièrement que ce sont les Européens qui l’ont introduit et deuxièmement que cet enseignement a décliné depuis l’indépendance. Les deux sont fausses. L’enseignement supérieur, y compriscelui dispensé par les universités, est antécédent à l’institution d’universités de style occidental au XIXe siècle et la période qui a suivi l’indépendance a vu une prolifération sans précédent d’universités africaines.
En ma qualité d’historien profondément engagé dans la transformation sociale et dans le développement de l’Afrique, je crois que l’histoire- dans une perspective à long terme, est un antidote puissant au fatalisme souvent induit par le flux des évènements actuels et qui veut que l’afro-pessimisme soit une tendance irrémédiable. Dans ce cas, en ma qualité d’intellectuel intéressé autant par l’histoire des idées que par les institutions dispensatrices de savoir, je suis naturellement intéressé par le débat global concernant le futur de l’enseignement supérieur et le besoin d’une réelle compréhension de l’histoire longue et compliquée de l’enseignement tertiaire me paraît impérative. Je propose ici une brève réflexion sur l’histoire et les défis qui attendent les universités africaines contemporaines.
L’origine des universités africaines, y inclus les communautés de savants et d’érudition, remontent à trois traditions institutionnalisées : premièrement le musée et la bibliothèque d’Alexandrie, deuxièmement les premiers monastères chrétiens et troisièmement les universités des mosquées musulmanes. Le musée et la bibliothèque d’Alexandre ont été établis en Egypte au IIIe siècle avant notre ère. Il s’est développé jusqu’à devenir le plus grand centre d’érudition de l’ancien monde. Ce complexe - selon les estimations- a abrité plus de 200 000 volumes et hébergé jusque 5000 savants et étudiants.
Clairement, ce lieu était un grand centre d’étude et nombreux sont les érudits qui, à un moment ou un autre de leur vie, qu’ils soient Africains, Grecs, Romains ou Juifs, ont étudié ou travaillé à Alexandrie. La bibliothèque a décliné dès lors qu’elle a été pillée au cours de guerres, qu’un incendie l’a détruite et que les savants sont partis en raison de l’instabilité politique qui a prévalu lors de la fin de l’empire romain. Néanmoins, Alexandrie laissait un riche héritage couvrant des domaines aussi variés que les mathématiques et les sciences, la philosophie et la religion.
C’était également en Egypte, l’un des premiers centre du christianisme du monde, que les monastères se sont d’abord développé au IIIe siècle de notre ère. Des dizaines de milliers de Chrétiens ont rejoint les monastères du désert, non seulement pour fuir les exactions des Romains, mais également pour se consacrer à une vie de contemplation.
Les monastères et les ordres monastiques qui les ordonnaient ont fourni un important espace pour la réflexion, l’écriture et l’acquisition de savoir. Les idées et l’institution même des monastères se sont répandus largement dans d’autres parties de l’Afrique et dans d’autres parties du monde aussi loin que l’Angleterre et la Géorgie en Europe et en Perse ainsi qu’en Inde en Asie, qui ont donné naissance aux universités qui se sont développés par la suite.
L’Ethiopie, où le christianisme a été introduit au IVe siècle de notre ère et où il est devenu religion d’Etat, a introduit très tôt l’enseignement dans les monastères. Depuis la période de la dynastie de Zagwe au XIIe siècle, le système comprenait également un enseignement supérieur réservé au seul clergé et à la noblesse. Au bas du système il y avait Qine Bet (Ecole des hymnes), puis venait Zema Bet (l ‘Ecole de Poésie). Au sommet il y avait Metsashift Bet (Ecole des Livres Sacrés) qui dispensait un enseignement plus large et plus spécialisé dans les études religieuses, la philosophie, l’histoire, la computation du temps et l’établissement de calendrier, ces sujets parmi d’autres.
Mais c’est la troisième tradition, l’Islam, qui a donné à l’Afrique la première institution prodiguant un enseignement supérieur qui a persisté jusqu’à nos jours. En effet, l’Afrique revendique l’honneur d’avoir sur son sol les plus anciennes universités islamiques du monde dont certaines existent encore de nos jours. Celles-ci comprennent Ez-Zitouna madrassa à Tunis fondée en 732. En 859 une jeune princesse, du nom de Fatima Al Fihri , émigrée de Quairawan (Tunisie), fonda à Fez l’université de Al Qarawyyin.
Cette université de l’Afrique de l’Ouest attirait les étudiants et les savants de l’Espagne andalouse. En 969, l’université de la mosquée Al Azhar était établie au Caire, l’année même de la fondation de la ville par la dynastie des Fatimides du Maghreb. Ce centre acquit une grande réputation et devint un lieu prestigieux d’érudition qui a attiré les plus grands intellectuels du monde musulman, y cmpris Ibn Khaldun le célèbre historien qui y a enseigné. Sankore a été une autre université islamique, située à Tombouctou, qui a été fondée au XIIe siècle et qui dispensait une vaste palette de disciplines qui couvrait la théologie, la logique, l’astronomie, l’astrologie, la grammaire, la rhétorique, l’histoire et la géographie.
L’héritage des anciennes universités islamiques pour l’Afrique moderne a trois aspects.
Premièrement nombre de ces universités islamiques ont survécu à travers les siècles et sont toujours en existence, bien qu’elle aient subi d’importants changements au cours du temps, en particulier par l’introduction de disciplines plus séculaires faisant la part belle aux domaines techniques et professionnels. La seule exception est l’université de Sankore.
Deuxièmement, dans la mouvance de la privatisation de l’enseignement supérieur, qui fait suite à la diminution du contrôle de l’Etat, de nombreuses universités islamiques ont vu le jour récemment, réparties dans différents pays d’Afrique, souvent reproduisant le modèle des anciennes universités islamiques.
Troisièmement, les universités de type occidental que les Européens ont introduites en Afrique au XIXe siècle portaient la marque de l’influence de l’Islam. L’Europe a hérité des Musulmans un immense corpus de savoir, une construction élaborée du savoir, la notion d’étude individuelle, le concept de collège, toutes choses qui devinrent des aspects centraux des universités européennes et que les Européens ont exportés dans le reste du monde au cours de la montée de l’impérialisme de l’Europe.
Les missionnaires européens et africains, y inclus ceux de la diaspora, ont initialement entrepris d’introduire en Afrique les universités de style occidental. Le processus était principalement concentré dans les colonies d’Afrique du Sud, d’Algérie ainsi que dans la Sierra Leone et le Libéria qui étaient les terres nouvellement destinées à accueillir les Africains de la diaspora.
La première université était le collège de Fourah Bay fondé en Sierra Leone en 1826 suivie plus de trois décennies plus tard, en 1862, par la fondation de Liberia College. Ces deux institutions sont devenues des centres rayonnant dans toute l’Afrique de l’Ouest qui ont attiré l’intelligentsia coloniale et ont été le berceau du nationalisme émergent. Edward Blyden, le célèbre savant cum activiste panafricain, était activement impliqué dans ces deux écoles. De surcroît, il y avait une série de plus petits collèges au Liberia.
Pendant ce temps, des institutions obéissant aux normes de la ségrégation étaient établies en Afrique du Sud dès 1829, avec le South African College au Cap (qui est devenu plus tard l’université du Cap) et qui accueillait principalement des colons anglais. En 1866, une école à l’intention des immigrés Afrikaners a été créée du nom de Stellenbosch Gymnasium qui, en 1918 est finalement devenu l’université de Stellenbosch.
Une petite école pour les Africains, l’institut de Lovedale a été créé en 1841 et a été graduellement façonné sur le modèle des collèges industriels et professionnels afro-américains des Etats-Unis. Puis en 1873, l’université of the Cape of Good Hope (renommée the university of South Africa en 1916) a été établie, initialement comme centre d’examens avant de devenir une des principales sources africaines et mondiales d’enseignement à distance.
Comme en Afrique du Sud, l’enseignement supérieur dans l’Algérie française était l’apanage quasi exclusif des colons. Au commencement, en 1857 vint la création d’une école de médecine suivie en 1879 par l’établissement de quatre facultés spécialisées respectivement en médecine, pharmacie, sciences, ainsi qu’une faculté de lettres et de droit, lesquelles ont fusionné en 1909 pour former l’université d’Alger. Madagascar, une autre colonie française, a vu la création à la fin du XIXe siècle – en 1896 - la fondation de l’Académie Médicale d’Antananarivo.
Ce n’est qu’au XXe siècle, dans la mouvance de la conquête coloniale européenne que les universités coloniales ont commencé à se répandre sur le reste du continent. Deux pays ont échappé à la colonisation, le Libéria et l’Ethiopie, mais tous deux ont cherché à moderniser leurs systèmes d’enseignement.
Au Liberia, où le modèle américain était populaire, Cuttington university College a été créée en 1949 avec l‘aide de l’Eglise Episcopale et le Liberia College, détruit par un incendie à la fin des années 40, a été reconstruit en 1951 pour constituer l’université du Libéria. La brève occupation italienne de l’Ethiopie (1935-1941) a stimulé les Ethiopiens à moderniser leur système d’enseignement. En 1949, le gouvernement a fondé Trinity College qui est nommé dans la charte octroyée en 1950, University College of Addis-Ababa, et qui en en 1961 est devenu l’université de Hailé Selassie.
Dans l’Afrique coloniale, le développement de l’enseignement supérieur est resté limité jusqu’à la fin de la 2ème guerre mondiale, les autorités coloniales craignant les élites africaines modernes et leurs revendications nationalistes pour l’égalité et la liberté. Par ailleurs, les fonctionnaires coloniaux redoutaient la compétition. Les Africains qui voulaient accéder à un enseignement supérieur devaient le plus souvent l’acquérir à l’étranger, en particulier dans les métropoles impériales. Au cours de cette période, l’enseignement supérieur n’avait cours que dans les empires français et anglais. Ni les Portugais ni les Belges n’ont fourni de telles prestations.
La première université coloniale en Afrique du Nord a été le Gordon Memorial College, fondée au Soudan en 1902, qui est devenue Khartoum University College en 1951 avant de devenir Khartoum University à l’indépendance en 1956. 1912 voit la fondation de l’Institut Islamique qui devient un collège en 1924 avant que d’être renommé l’Omdurman Islamic University en 1965. En Egypte, l’université du Caire a été fondée en 1908 malgré l’opposition véhémente du gouverneur colonial. Elle s’est développée au point de devenir une des plus grandes universités africaines avec une population estudiantine de 155 000 et plus 5500 enseignants.
En 1938, elle essaime à Alexandrie et pose ainsi le fondement de ce qui allait devenir en 1942, l’université d’Alexandrie. En Afrique du Sud, une nouvelle ère commence en 1916 pour l’enseignement supérieur avec l’établissement du Inter State Native College plus tard renommé l’University College de Fort Hare. Fort Hare est devenu un aimant attirant non seulement les étudiants noirs d’Afrique du Sud mais également des étudiants en provenance d’autres pays d’Afrique australe comme le montre les registres et qui ont inclus des chefs nationalistes comme Nelson Mandela, Seretse Khama et Robert Mugabe.
Ailleurs, avant la guerre, quelques institutions ont vu le jour qui fonctionnaient le plus souvent comme des écoles secondaires ou comme collège technique avant d’être convertis - après la guerre - en universités. Les exemples de l’époque coloniale incluent Makerere Government College établi en Ouganda en 1949.
Au Nigeria, Yaba Higher College a été établi en 1932 a servi des années durant comme la principale institution dispensant un enseignement supérieur. Au Ghana, il y avait le Government Training College qui a été formellement inauguré en janvier 1927 avant que de devenir le Prince of Wales School and College, Achimota. Parmi ses enseignants les plus illustres on compte le Dr Kwegyir Aggreey, l’éminent éducateur et, parmi ses étudiants, on retrouve le nom de Kwame Nkrumah qui a obtenu son certificat d’instituteur en 1930. Ces écoles étaient souvent affiliées à des universités britanniques qui s’employaient à fournir les cours, la matière des examens et octroyaient l’accréditation.
Dans les colonies françaises, le développement de l’enseignement supérieur a été entravé par la préférence marquée, tant des autorités coloniales que des élites africaines, pour un enseignement suivi en métropole ce qui est le résultat de l’idéologie et de la politique d’assimilation. Par ailleurs, l’enseignement fourni par les missionnaires était limité ce qui a partiellement empêché le développement de l’enseignement primaire et secondaire dans lequel un enseignement supérieur aurait pu s’enraciner.
Les institutions, fournissant un enseignement supérieur, établies avant la guerre incluent l’Ecole française d’enseignement médical pour l’Afrique de l’Ouest, fondée à Dakar en 1918, l’Ecole William Pontee établie à Gorée en 1903 qui dispensait un certain enseignement en matière de médecine et formait des enseignants, comprenait une école d’ingénieurs nautiques ainsi qu’une école de médecine vétérinaire, respectivement à Gorée et à Bamako, et une école polytechnique également à Bamako.
Ce n’est qu’à la fin de la 2ème Guerre Mondiale que des efforts plus systématiques ont été entrepris par les gouvernements coloniaux afin d’établir un système d’enseignement supérieur. Dans les colonies britanniques, l’ère nouvelle a commencé avec la fondation d’université au Nigeria (Ibadan 1947), Ghana (Legon 1948), Soudan (Khartoum 1949 qui est le résultat de la fusion du Gordon Memorial College et de la Kitchener Medical School) et en Ouganda, Makerere dont le niveau a été rehaussé en 1949.
Par ailleurs, au Kenya, le Royal Technical College a été établi à Nairobi, cependant, que plus au sud le University College of Salisbury a été fondé en 1953 et renommé deux ans plus tard le University College of Rhodesia and Nyasaland. Fourah Bay College est devenue University College de la Sierra Leone.. La plupart de ces nouvelles universités ou d’institutions améliorées ont servi d’universités régionales, affiliées à l’université de Londres dont provenaient les diplômes et autres crédits académiques
Après la guerre, les universités françaises ont aussi essaimé vers les colonies. Ainsi l’université de Paris a établi un institut d’enseignement supérieur à Tunis en 1945, et conjointement avec l’université de Bordeaux, un autre à Dakar en 1950, devenu l’université de Dakar en 1957, et à Antananarivo en 1955 – devenu l’université d’Antananarivo en 1960. En Algérie, l’accès à l’université d’Alger a été légèrement assoupli pour les Algériens. Toutefois au moment de la révolution en 1952, il n’y avait guère plus de 1000 Algériens diplômés de cette université. Dans le reste de l’empire français, l’enseignement supérieur a dû attendre l’indépendance pour prendre son essor.
Les Belges au Congo ont adopté la politique française et l’Université Catholique de Louvain a établi le Centre universitaire de Lovanium (Petit Louvain) en 1949 avec lequel elle a maintenu une filiation en 1954, cependant que l’Etat fondait l’université officielle à Lubumbashi. Lovanium recevait également des étudiants du Rwanda et du Burundi.
Dans les colonies portugaises l’enseignement supérieur n’as guère évolué jusqu’au début des années 60. En Angola des séminaires pour la formation des prêtres ont été mis sur pied en 1958 à Luanda et à Huambo, suivis de l’établissement d’universités générales en Angola et au Mozambique comme branche du système universitaire portugais, lesquelles ont été converties en 1968, respectivement en l’université d’Angola et l’université de Lourenço Marques.
Au cours de cette période, le régime d’Apartheid fût établi en Afrique du Sud en 1948 avec pour corollaire le déni de l’enseignement supérieur sur des bases de ségrégation raciale. La population noire ne pouvait plus suivre les cours d’une université « blanche » à moins d’une autorisation spéciale du gouvernement et des universités séparées furent créées à l’intention des Africains dans les territoires autonomes ainsi que dans les villes principales pour les « Colorés » et les « Indiens ».
En 1994, l’année de l’avènement de la démocratie dans le pays et du premier gouvernement élu, il y avait 36 institutions dispensant un enseignement supérieur dont 21 universités et 15 technicum, desquels 19 étaient réservés aux Blancs, 2 aux « Colorés », 2 pour les Indiens et 13 pour les Africains. Inutile de dire que les ressources allouées à l’enseignement supérieur destiné aux Blancs étaient beaucoup plus importantes que celles pour les écoles fréquentées par les autres « races », les Africains obtenant la part la moindre.
En Namibie, pays sous occupation sud-africaine depuis la fin de la 1ère guerre mondiale jusqu’à l’indépendance en 1990, l’enseignement supérieur n’a été disponible qu’à partir de 1980 avec la fondation de l’Academy for Tertiary Education, suivie par la création du Technicum de Namibie ainsi que le College for Out-Of-School Training.
La décolonisation a été un processus échelonné qui a vu les pays africains accéder à l’indépendance à des périodes différentes. Mais la majorité d’entre eux y a accédé dans les années 50 et 60. La période coloniale n’a laissé que peu d’université et la majorité des pays n’en n'avait pas une seule, tant et si bien qu’un des principaux défis auquel les nouveaux Etats ont été confrontés, a été la mise sur pied ou le développement d’un système d’enseignement supérieur.
De plus, et compte tenu que les rares universités existantes étaient calquées sur le modèle européen et plutôt élitistes, il a été nécessaire de les adapter aux besoins du développement de l’Afrique et à son contexte socioculturel afin de les rendre plus accessibles aux étudiants de provenance sociale diverse.
A travers toute l’Afrique, la croissance du système d’enseignement supérieur après l’indépendance a été phénoménale. Les nouveaux Etats ont entrepris d’ambitieux projets de développement de leur système d’enseignement supérieur dans lesquels les universités jouent un rôle prépondérant dans la formation d’une force de travail hautement qualifiée, créant et reproduisant une élite nationale qui rehausserait le prestige national. Les modèles et structures des nouvelles universités nationales étaient divers et flexibles.
Dans l’ensemble, elles étaient beaucoup plus importantes que les universités qui les ont précédées, avec une mission de plus grande envergure et une multiplication des disciplines et programmes à disposition, offre qui allait de l’art aux sciences sociales sans omettre la médecine, l’économie et l’enseignement technique. Ces universités offraient également un enseignement post-grade.
En 1960, l’année où la plupart des pays africains ont acquis l’indépendance, le nombre des étudiants enrôlés dans les universités africaines était estimé à 120 000 ; ce chiffre a bondi pour atteindre 782 503 en 1975 et 3 461 822 en 1995 pour se situer probablement autour des 5 millions au jour d’aujourd’hui. Egalement, le nombre des universités est passé de moins de trois douzaines en 1969 à plus de 400 en 1995 et plusieurs centaines d’autres se sont peut-être ajoutées à ce nombre depuis l’émergence et la prolifération des universités privées.
Aujourd’hui l’enseignement tertiaire existe dans toute l’Afrique même si les systèmes diffèrent énormément en terme de dimension, de degré de développement et de différenciation interne. Par exemple, en 1995 la plus forte concentration d’étudiants universitaires était en Egypte (850051), suivie par l’Afrique du Sud (617 897), Nigeria (404 969) Algérie (347 410) et du Maroc (294 502) (Banque Mondiale 2000 :11). Ceci en contraste avec 23 autres pays avec moins de 10 000 étudiants à l’université.
On remarque des différences importantes en terme de genre dans l’accès à l’enseignement supérieur. Cependant que plusieurs pays ont réussi à atteindre la parité des genres pour l’accès à l’enseignement primaire et secondaire, rares sont ceux qui ont atteint cette parité en ce qui concerne l’enseignement tertiaire. Seuls le Botswana, le Lesotho, le Swaziland, la Namibie et l’Afrique du Sud y sont parvenus.
Le fossé entre les genres est également manifeste du point de vue des disciplines et des facultés. Les femmes se concentrent sur les humanités et les sciences sociales et sont grandement sous représentées dans le domaine des sciences et des formations professionnelles.
En tant que sociétés stratifiées, parfois multiethniques, multiraciales, l’accès à l’université dans les pays africains est de surcroît filtré selon des critères ethniques, raciaux, de classe sociale et parfois, selon des critères religieux ou d’affiliation culturelle.
Après l’indépendance, l’appartenance à une classe sociale est graduellement devenu un élément déterminant du fait de la croissance rapide d’une classe moyenne et ce, dans une bonne mesure, grâce à l’établissement ou à l’extension de l’enseignement supérieur.
L’extension massive de l’enseignement sur tout le continent n’a pas seulement contribué à une amélioration des ressources humaines africaines, mais a également contribué à l’expansion des capacités intellectuelles et communautaires de l’Afrique. Néanmoins l’Afrique demeure le continent où l’enseignement tertiaire est le moins répandu avec moins de 5% d’inscription dans les universités, cependant que les pays pauvres et moyennement pauvres enregistre 10% et les pays riches 58%.
Dans les années 80 et 90, les pays africains ont dû affronter des défis additionnels dans le domaine de l’enseignement supérieur en raison des ajustements structurels draconiens réclamés par les institutions financières internationales, parmi lesquelles la Banque Mondiale. Les réductions budgétaires subséquentes ont affecté les dépenses sociales, y inclus l’enseignement et plus particulièrement l’enseignement supérieur, ce dernier étant estimé par les néo-libéraux d’être d’un bénéfice moindre que l’enseignement primaire.
Ainsi, dès les années 80, alors que le nombre de collèges et d’universités était toujours entrain de croître, il devint de plus en plus apparent que le système d’enseignement supérieur dans nombres de pays était en crise, ce qui s’est manifesté par une diminution de la contribution financière étatique et du niveau d’enseignement, de bibliothèques et de laboratoires sous-équipés, des réductions de salaire et la démoralisation des enseignants.
Le personnel académique s’est de plus en plus orienté vers des fonctions de consultants à moins qu’il ne participe à « l’exode des cerveaux » en s’engageant dans d’autres secteurs d’activité, dans leur pays ou à l’étranger. Les conséquences, pourtant prévisibles, ont été que l’enseignement et la recherche ont payé un lourd tribut sans parler de l’impact fâcheux sur la capacité africaine à produire des ressources humaines hautement qualifiées.
En réaction à la crise engendrée par un exode académique croissant, ont surgi des réseaux de recherche régionaux qui ont véritablement proliféré. Le secteur d’ONG à caractères académiques s’est également étoffé. On citera le « Council for the Development of Social Science Research in Africa » (CODESRIA) basé à Dakar ainsi que l’ « International Institute for Insect Physiology and Ecology » (ICIPE) à Nairobi. Ces organisations ont fourni un soutien crucial dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée, aussi bien à des individus que dans le cadre de projet de coopération, en offrant de la formation, des postes d’interne et des bourses à des étudiants post-grade.
L’explosion du nombre d’universités privées, la privatisation des programmes et des sources de financements des universités publiques est non seulement la conséquence de la perte de la manne étatique mais également de la libéralisation de l’enseignement supérieur en Afrique. Les universités privées se distinguent par des traits institutionnels typiques (leur statut- à but lucratif ou non ; identité –religieuse ou séculaire ; leur focalisation, business, musulman ou chrétien), par leurs programmes et leur niveau, leurs ressources humaines et financières, leurs structures institutionnelles et leur règle.
Bien que ces universités aient eu à faire face à d’énormes défis, au début de l’an 2000 elles ont commencé, dans certains pays, à devenir plus nombreuses que les universités publiques, une évolution qui a profondément et pour toujours altéré le terrain de l’enseignement supérieur en Afrique.
Dès la fin des années 90, les chefs africains, les éducateurs, chercheurs ainsi que les donateurs extérieurs ont graduellement pris conscience du défi devant lequel l’enseignement supérieur africain se trouvait et du besoin de renouveau si le continent devait atteindre un plus fort taux de croissance et de développement et pouvoir entrer dans la concurrence dans le cadre d’une économie globale de plus en plus axée sur des savoirs pointus.
Un programme de réforme comprenant cinq grands thèmes a été établi pour lequel, au-delà du discours, il n’y a guère eu d’allocation de ressources adéquates.
Premièrement le besoin d’examiner systématiquement le fondement philosophique des universités africaines a été reconnu. Y sont incluses des considérations sur la question des principes qui sous-tendent l’enseignement supérieur public dans une ère de privatisation ainsi que la question de la conception, du contenu et des conséquences des réformes actuellement entreprises sur tout le continent. L’interface entre le secteur public et privé dans le domaine de l’enseignement supérieur fait également partie des thèmes abordés.
Le deuxième groupe de thèmes concerne la question de l’administration qui est également un terrain difficiles: contrôle de qualité, financement, gouvernance et gestion face à de nouveaux règlements, à une pression croissante pour la recherche de financement alternatif, d’une démographie changeante et de la culture des masses, d’une demande accrue d’accès et de parité pour des groupes sous représentés, en particulier les femmes, l’émergence de nouvelles formes de politique estudiantine et académique alors que la démocratisation gagne du terrain.
Troisièmement, il y a la question conceptuelle et pédagogique qui va de la question de la langue d’enseignement dans des universités africaines et dans le système scolaire dans son entier à la dynamique de la production du savoir- la pertinence sociétale du savoir produit par le système d’enseignement supérieur africain, la diffusion de ce savoir et sa « consommation » par les étudiants, la communauté académique et le grand public.
Quatrièmement, le rôle des universités dans la poursuite du projet nationaliste africain est également examiné, à savoir : la décolonisation, le développement, la démocratisation, la construction de la nation et l’intégration régionale. Par ailleurs, les relations inégales et changeantes entre les universités et l’Etat, la société civile et l’industrie ainsi que le rôle de l’université dans la gestion et la résolution des diverses crises qui confrontent le continent africain, des guerres civiles aux épidémies y compris le VIH/SIDA, font partie du débat.
Le rôle que les universités africaines ont joué et peuvent jouer dans le futur dans la promotion ou le torpillage du projet panafricain est d’un grand intérêt au moment où les Etats africains, au travers de l’Union africaine, font de nouveaux efforts pour réaliser une coopération plus étroite des Etats africains entre eux ainsi qu’entre l’Afrique et les diasporas.
Enfin, il y a lieu d’aborder la question de la globalisation et d’examiner l’impact des tendances associées aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, l’expansion de l’enseignement supérieur par-delà les frontières et les nations ainsi que le commerce de services d’enseignement tel que prévu dans les accords du GATS (General Agreement on Trade in Services). Dans ce contexte, le rôle changeant des donateurs extérieurs est critique, qu’il s’agisse de fondation philanthropique ou de la Banque Mondiale, d’institutions financières ou de services multilatéraux. L’impact de ces tendances sur l’enseignement supérieur africain- et inversement- est de la plus haute importance et fournit une aire de collaboration fructueuse entre les chercheurs africains et ceux d’autres régions du monde.
Les défis auxquels les universités africaines ont à faire face sont sérieux et inquiétants. Mais l’enseignement supérieur africain a une longue histoire et aura un long futur. La responsabilité pour assurer ce futur productif incombe d’abord aux chefs africains, aux éducateurs et aux académiques qui ne peuvent se permettre de se complaire dans un afro pessimisme morbide.
* Paul Tiyambe Zeleza est Professeur d'Etudes Africaines et d'Histoire, Pennsylvania State University. Il est l'auteur de plus de 20 livres et lauréat du Noma Award en 1994 et de la Récompense Spéciale en 1998 du Noma Award pour deux de ses livres. Cet article a été publié pour la première fois sur http//zeleza.com, le site web de l’auteur qui a gracieusement permis sa reproduction par Pambazuka News.
* Cet article a d'abord paru dansl'édition anglaise de Pambazuka News n° 263. Voir :
* Vos commentaires peuvent être envoyés à [email protected] ou commentez en ligne sur : www.pamabazuka.org
Face aux réticences de certains hommes de loi et d'une partie de la population, l'État camerounais a renvoyé l'application du nouveau Code de procédure pénale, prévue ce mois-ci à janvier prochain. Difficile de changer les habitudes qui font de tout prévenu un coupable. Laura Parizo, 21 ans et vendeuse de journaux est interpellée un matin dans son kiosque et conduite dans les locaux du commissariat du troisième arrondissement de Douala.
Les 50 nations les plus pauvres du monde sont en train de se tourner vers les grandes nations productrices de pétrole pour une assistance d'urgence nécessaire pour leur développement. Anwarul Karim Chowdhury, sous-secrétaire général des Nations-Unies pour les Pays les moins avancés (PMA), a proposé que les nations productrices de pétrole pensent à consacrer juste 10 centimes par baril de leurs revenus en accroissement au développement des infrastructures dans les PMA au cours des 10 prochaines années.
Le Sénégal et l’Espagne on signé jeudi dernier un accord de "gestion concertée" de la migration clandestine qui prévoit des patrouilles communes dans les eaux territoriales sénégalaises pour arrêter les pirogues convoyant des passagers clandestins vers l’archipel des Canaries situé à quelque 1 500 kms des côtes du Sénégal. En effet, la migration clandestine du Sénégal vers l’archipel a considérablement augmenté au cours des derniers mois.
Bintou Cissé a un souhait qui lui tient à cœur : elle rêve d’ouvrir sa propre affaire et d’importer en Côte d’Ivoire du tissu wax en provenance du Togo voisin. Ce n’est pas parce qu’elle n’a ni diplôme ni argent que Bintou Cissé a rencontré tant de difficultés à réaliser son rêve, c’est plutôt parce qu’elle était sans papier.
Le chef milicien congolais Thomas Lubanga, a été inculpé de crimes de guerre par la Cour Pénale Internationale (CPI). Ancien dirigeant de l'UPC - l'Union des Patriotes Congolais -, un groupe basé dans l'Est de la RDC pendant la guerre civile, Thomas Lubanga est accusé d'enrôlement et de conscription d'enfants de moins de 15 ans. Plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme estiment qu'il devrait également répondre d'accusations de meurtre, de torture et de viol.
Ce lundi marque la fin du délai de 6 mois accordé par les autorités algériennes aux islamistes armés pour se rendre, afin de bénéficier des mesures d'amnisties et du pardon prévus par la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Le bilan de cette loi visant à arrêter l'effusion de sang et ramener la paix en Algérie est jugé «mitigé» par la presse algérienne.
En tournée en Afrique, le sénateur démocrate africain-américain originaire du Kenya va tenter de donner plus de visibilité aux relations entre les Etats-Unis et le continent. Né il y a quarante-deux ans d'un père kenyan et d'une mère native du Kansas, Barack Obama est l'incarnation de la société multiraciale de l’Amérique d'aujourd'hui. Métis, Obama a été élevé à Hawaï, où il est né.
Seize mois après les violences électorales d’avril 2005 au Togo, le nombre de réfugiés togolais au Bénin voisin a connu une réduction importante. Quelque 9000 réfugiés y vivent encore, mais tous ne sont pas prêts à rentrer chez eux. Mais malgré le récent accord global signé le 20 août par les partis politiques du Togo, la plupart des réfugiés du camp d'Agamé ne songent pas encore à un retour.
Le Président Idriss Déby Itno a invité samedi les sociétés pétrolières Chevron et Petronas à quitter son pays, pour non respect de leurs engagements, tout en demandant à son gouvernement de renégocier les termes de leur convention. (...)Aujourd’hui, derrière le prétexte du défaut de paiement, N’Djamena pourrait chercher à faire de la place à la Chine, son nouveau partenaire.
Des acteurs de terrains notent une augmentation des cas d’enlèvements d’enfants. Les auteurs des rapts les utilisent à des fins d’exploitation ouvrière ou de prostitution, mais aussi pour prélever leurs organes ou demander une juteuse rançon. Le rapt d’enfant est une réalité dont on parle de plus en plus au Cameroun.
La présidente du Liberia Ellen Johnson-Sirleaf affirme que son pays ravagé par la guerre "est de retour" sur le chemin du développement durable. Procédant, vendredi, au lancement du Rapport 2006 du PNUD sur le développement humain, le premier consacré à son pays depuis son élection en tant que première femme présidente en Afrique en novembre dernier, Mme Johnson-Sirleaf a déclaré que c'est "le témoignage, encore une fois, que le Liberia est de retour".
De nombreux défis se dressent désormais sur le chemin de développement du continent noir. De la révision de la forme d’affectation de l’Aide publique au développement (APD) à l’Initiative renforcée d’annulation de la dette des pays pauvres très endettés, mieux connue sous le vocable Initiative PPTE, le monde développé a pris en compte la nécessité d’aider l’Afrique à capitaliser les atouts de la mondialisation.
Le sénateur démocrate afro-américain Barack Obama a assimilé lundi la corruption sévissant au Kenya, pays d'origine de son père, à une "crise qui prive" les Kényans "de leurs chances", fustigeant l'incapacité du pays à "créer un gouvernement responsable et transparent". "Ici au Kenya, c'est une crise, une crise, une crise qui prive un peuple honnête des chances pour lesquelles il s'est battu, des opportunités qu'il mérite.
Le gouvernement ougandais s'est déclaré dimanche optimiste sur la conclusion d'un accord de paix avec la rébellion de la LRA pour mettre fin à 18 ans de guerre civile, au lendemain de la signature d'un accord de cessation des hostilités sans précédent à Juba, au Soudan. Cette trêve, doit entrer en vigueur le 29 août à 06H00 locales (03H00 GMT), a été acceptée samedi lors de négociations directes sous l'égide du gouvernement du sud du Soudan.
Si le dernier sondage de l’institut BDA (période du 6 au 15 mai 2006) ne fait apparaître aucun changement dans la hiérarchie des six quotidiens les plus lus à Dakar par rapport à octobre 2005, il constate néanmoins une érosion quasi générale du taux de lecture de la presse quotidienne. Dans le même temps, la presse people caracole en tête des ventes hebdomadaires.
Du 13 au 15 juillet 2006, des acteurs et professionnels des médias et des TIC (régulateurs, secteur privé, société civile, institutions publiques et régionales, etc.) se sont réunis à Saly, au Sénégal, pour débattre des politiques des TIC et de la participation africaine dans la gouvernance de l’Internet.
Un portail d’information sur la lutte contre la pauvreté. C’est ce que vient de lancer Gateway Développement Fundation, PlanetFinance et la cellule de suivi de la lutte contre la pauvreté du ministère de l’Economie et des Finances. Le portail d’informations comme l’indique le nom de domaine (http://www.senegaldeveloppement.com/) ainsi décrite va contribuer à la lutte contre la pauvreté par le biais des nouvelles technologies.
Organisé en partenariat avec le Fonds international pour la promotion de la culture de l’UNESCO et l’Agence universitaire de la Francophonie, le Prix RFI Net Afrique 2006 a pour but de découvrir, d’encourager et de promouvoir des réalisations originales des personnes physiques ou morales contribuant au développement de l’Afrique dans les domaines suivants : culture, santé, éducation, économie solidaire, information, sciences, recherche, innovation et services. Les candiatures sont acceptées avant le 15 septembre 2006 inclus (minuit) au plus tard.
Quelles sont les dynamiques de globalisation, ou de participation à la globalisation, qui se mettent en place, avec l’internationalisation accrue des flux de communication et, dans quelle mesure les potentiels culturels jadis gouvernés par des territoires de souveraineté géographiquement délimités, résistent ou adhèrent aux déterminismes ambiants de l’universalité ? C’est en substance, l’interrogation principale autour de laquelle vont se structurer les communications au colloque de Brazzaville-Kinshasa. Dates du colloque : 16 - 20 avril 2007.
Les manuels scolaires utilisés aux niveaux de l'enseignement primaire, de l'enseignement secondaire collégial et des troncs communs pédagogiques ne connaîtront aucune modification durant la saison scolaire 2006-2007, a annoncé dimanche le ministère marocain de l'Education nationale. La rentrée scolaire 2006-2007, qui débutera le 14 septembre, se caractérise par le parachèvement de la réforme des programmes à tous les niveaux.
Du 19 au 22 septembre 2006, Présence Africaine, la Communauté Africaine de Culture et le W.E.B. DuBois Institute for African and African-American Research (Harvard University) célèbreront à Paris, en collaboration avec l’UNESCO et l’Organisation Internationale de la Francophonie, le cinquantième anniversaire du 1er Congrès International des Écrivains et Artistes noirs, qui eut lieu du 19 au 22 septembre 1956 dans le mythique amphithéâtre Descartes de la Sorbonne.
Le premier vaccin contre le cancer du col de l'utérus au monde, le GARDASIL, est disponible en Australie à partir de lundi, a annoncé la société pharmaceutique australien des vaccins, CSL Limited. "Avec plus de 40 Australiennes opérées quotidiennement pour éliminer des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus, l'utilisation du vaccin GARDASIL a été accueillie chaleureusement.
L'Organisation maritime internationale (OMI) et la direction générale de la marine marchande (DIGEMAR) du Congo organisent du 28 au 31 prochain à Pointe-Noire(Sud-Ouest du Congo), un séminaire sur le plan national d'intervention d'urgence en cas de pollution par les hydrocarbures en milieux marin et côtier, a-t-on appris samedi une information en provenance de Brazzaville.
Des experts nationaux de différents départements ministériels et secteurs d’activités congolais ont débuté lundi, à Pointe Noire, un séminaire de quatre jours (28 -31 août) destiné à les préparer à des interventions d’urgences en cas de pollution, par des hydrocarbures, en milieux marin et côtier. La session est organisée par la direction générale de la marine marchande (Digemar) avec l’appui de l’Organisation maritime internationale (OMI).
Le gouvernement malien a décidé de verser un montant global de 2,6 milliards de francs CFA à ses cotonculteurs en guise de « complément de prix » aux producteurs, a appris APA lundi de source proche de la CMDT (Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles). La somme sera distribuée entre les quelque 175.000 exploitations agricoles réparties dans différentes zones cotonnières du pays en raison de 5 francs CFA par kilo de coton produit et vendu à la CMDT.