KABISSA-FAHAMU NEWSLETTER 25 * 5497 SUBSCRIBERS

Vous trouverez le groupe pop somalien Waayah Cusub à Nairobi, au Kenya, au cœur de ce quartier qu'on surnomme la "petite Mogadiscio". Le nom du groupe veut dire "ère nouvelle", et son but est de briser les barrières imposées par les normes traditionnelles de la communauté somalienne. Les membres de Waayah Cusub sont âgés d'une vingtaine d'années, et vivent au Kenya, où ils sont réfugiés, depuis plus d'une décennie.

Tagged under: Arts & Books, Contributor, Mali

Le Tchad n'est peut-être pas une destination de voyage évidente dans le contexte du conflit du Darfour, l'autre côté de la frontière au Soudan, et d'affrontements réguliers entre les groupes rebelles et les soldats. Pourtant un endroit attire de plus en plus de touristes étrangers : le parc de Zakouma. Les amateurs estiment que c'est le meilleur endroit en Afrique pour observer les éléphants.

A cause d'une pénurie de médecins et d'infirmières, des malades du VIH/Sida meurent en Afrique australe, alors que leur décès aurait pu être évité, selon un rapport. Dans certaines zones, des médicaments sont disponibles, mais il n'y a personne pour les administrer, selon Médecins sans Frontières. MSF criticique aussi les donateurs qui financent de nouvelles cliniques, mais pas les salaires des infirmières.

Tagged under: Contributor, Food & Health

Pour les quatre gouverneurs concernés la fin de leur mandat a entraîné l'arrêt automatique de leur immunité. C'est pour ne prendre aucun risque qu'ils ont préféré ne pas assister mardi aux cérémonies de passation de pouvoirs organisées dans les Etats où une nouvelle administration a pris ses fonctions. Le président de la commission anti-corruption reconnaît qu'il sera difficile de poursuivre en justice les présumés suspects.

Tagged under: Contributor, Governance, Nigeria

Avec l’entrée en vigueur de la Convention pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, des membres de la société civile ont décidé de créer la Plateforme internationale des ONG sur la Convention pour les travailleurs migrants (IPMWC)- dont fait partie la FIDH - pour faciliter la promotion, la mise en oeuvre et la surveillance de la Convention.

Tagged under: Contributor, Global South

La FIDH et son organisation affiliée, la Ligue mozambicaine des droits humains (LMDH), publient conjointement un rapport issu d’une mission internationale d’enquête effectuée au Mozambique du 11 au 18 mars 2007. Le rapport met en exergue le fait que si l’on peut saluer les efforts d’harmonisation du droit interne mozambicain avec les dispositions régionales et internationales de protection des droits des femmes.

Le tribunal populaire qui a condamné François-Xavier Byuma, un militant rwandais des droits humains, à 19 ans de prison suite à des accusations liées au génocide a violé tant le droit rwandais que le principe fondamental en vertu duquel les accusés doivent bénéficier d’un procès équitable devant un tribunal impartial, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Tagged under: Contributor, Governance, Rwanda

Chaque année, les huit chefs d'état des pays les plus riches et puissants du monde se réunissent pour débattre des plus importants problèmes auxquels est confrontée aujourd'hui notre planète. Cette année, du 6 au 8 juin, ces chefs d'état vont se réunir à Heiligendamm, un petit village de l'Allemagne. Là, Angela Merkel (la Chancelière allemande et hôte de la réunion) présidera une discussion de trois jours sur la pauvreté et l'Afrique, la santé, la paix et la sécurité dans le monde, et la crise des changements climatiques qui nous concernent tous.

Tagged under: Contributor, Global South

Les allées et venues des chèvres et des membres de la famille ont fermement damé la terre rouge à l’entrée de la case ronde en banco de Tato Boru. On imagine que d’autres visiteurs empruntent tout aussi fréquemment le chemin de sa case en vue de profiter de sa douceur et de ses conseils. Tato Boru, 48 ans et mère de cinq enfants, est une conciliatrice.

Les pays du G8 doivent agir pour maintenir le réchauffement global en dessous de la barre des 2 degrés. Ils doivent aussi soutenir financièrement les pays pauvres afin qu’ils puissent faire face aux conséquences du phénomène. Selon un nouveau rapport d’Oxfam, les pays du G8 doivent fournir 80% des 50 milliards de dollars annuels nécessaires à l’adaptation des pays en développement aux changement climatiques.

Tagged under: Contributor, Global South

Les ménages burundais utilisent depuis peu pour leur cuisine du charbon fabriqué à partir de déchets ménagers. C’est grâce à une nouvelle technique importée du Rwanda voisin par une jeune association dénommée Association pour le développement et la lutte contre la pauvreté (ADLP). C’est ainsi que l’ADLP est devenue la première organisation privée à s’impliquer dans la gestion des déchets urbains.

Gishwati, située dans le nord-ouest du Rwanda, ne ressemble plus à la région boisée qu’elle était il y a dix ans. Les magnifiques forêts naturelles garnies de grands arbres ont disparu, victimes de la folie dévastatrice des réfugiés retournés chez eux au lendemain du génocide. Tout commence en 1996 avec le retour massif au pays d’environ deux millions de réfugiés dont beaucoup se sont installés dans la région de Gishwati.

La Côte d'Ivoire, qui retrouve petit à petit son unité territoriale au lendemain de la suppression des zones de confiance entre les belligérants, reste encore confrontée à une économie à deux vitesses contrôlée au nord par les ex-rebelles et au sud par l'armée régulière. Les opérateurs économiques qui avaient fondé commencent à grincer des dents.

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KABISSA-FAHAMU NEWSLETTER 24 * 4511 SUBSCRIBERS

Des altercations se sont produites mercredi à el-Geneina, sur une base de la Force africaine (FA), lors d’une visite d’une délégation de plusieurs membres du Conseil de paix et sécurité (PSC) de l’Union africaine. Ils ont été accusés, par des représentants des déplacés de cette région occidentale du Darfour, d’être des «agents de Khartoum».

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Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA), sollicite les candidatures de chercheurs africains en sciences sociales pour pourvoir le poste de Secrétaire exécutif adjoint au sein de son Secrétariat panafricain basé à Dakar, Sénégal. Ce poste est l’un des plus élevés du Secrétariat et le candidat sélectionné travaillera dans une équipe d’administrateurs de programmes sous la supervision générale du Secrétaire Exécutif du Conseil.

Etabli en 1973, cette institution pionnière, indépendante, panafricaine et à but non lucratif au service du développement des sciences sociales en Afrique, le CODESRIA est aujourd’hui reconnu comme le premier centre sur le continent dans la production et la dissémination de connaissances scientifiques multidisciplinaires. Le poste de secrétaire exécutif adjoint est un poste clé à la fois dans la mise en œuvre du mandat programmatique du Conseil et dans la réalisation des objectifs stratégiques institutionnels définis par l’Assemblée générale des membres.

Tagged under: Contributor, Resources, Senegal

Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA), sollicite les candidatures de chercheurs africains en sciences sociales pour pourvoir un poste d’administrateur principal de programme et un autre d’administrateur de programme au sein de son Secrétariat panafricain basé à Dakar, Sénégal. Ces postes font partie de l’encadrement supérieur du Conseil et comme tels sont pourvus sur la base d’une annonce de vacance internationale. Les candidats retenus travailleront dans l’équipe du Secrétariat sous la supervision générale du Secrétaire Exécutif du Conseil.

Les deux postes à pourvoir sont :

1. Administrateur principal de programme (Formation, Bourses et Subventions), et
2. Administrateur de programme (Formation, Bourses et Subventions).

• Les candidats souhaitant postuler pour l’un ou l’autre des postes noteront que le Programme Formation, Bourses et Subventions a connu, durant ces dernières années, une expansion considérable afin d’intégrer des activités destinées aux universitaires en quête de soutien pour un travail de recherche scientifique longitudinale , des chercheurs à mi-carrière qui veulent renforcer leurs recherches et les formations dont ils ont la charge, et aux jeunes chercheurs à la recherche de mentors afin d’avancer dans leur carrière académique.

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Les membres de LA GUILDE AFRICAINE DES REALISATEURS ET PRODUCTEURS se sont fait remarquer au FESPACO dernier en présentant des films novateurs avec une réelle écriture, un ton audacieux et une qualité technique irréprochable.

En ce soixantième anniversaire du festival de Cannes, notre association entend apporter sa petite note à la joyeuse symphonie à travers quelques questions qui la tracassent.

- Depuis 1997, (dix ans !) aucun film africain n’a été sélectionné en compétition officielle. Est-ce le fait du hasard ou est-ce un délit de faciès lié à la couleur de nos images ?
- 35 films sont commandés à 35 réalisateurs à travers le monde, pour célébrer les 60 années de Cannes. Sans remettre en cause la souveraineté du Festival de Cannes dans ses choix, nous constatons comme par hasard là aussi, que le point de vue de l’Afrique n’intéresse pas. Est-ce parce que nous n’avons aucun réalisateur digne de cette mission ?
- L’industrie de la production et surtout de la distribution cinématographique française à laquelle le cinéma africain francophone est arrimé, pratique une discrimination qui nous enferme sans bavure chaque jour un peu plus dans le ghetto.

La Guilde qui est bel et bien une association française et dont plusieurs membres sont également français, refuse le communautarisme et entend jouer son rôle de passerelle de dialogues entre les cultures et les peuples par le cinéma.

Nous en appelons au Président de la République et à la discrimination positive dont il est le défenseur pour qu'il intervienne au plus vite dans cette industrie qui jadis a permis l'émergence d'un cinéma mondial.

La Guilde se pose des questions, mais elle ne boude pas la fête. Elle a opté pour les 60 ans de Cannes de saluer le festival, les cinéastes et le cinéma en organisant pendant 4 jours du 21 au 24 Mai des soirées avec de la musique, de la peinture, de la comédie et des projections de films réalisés par ses membres, dans un cadre sympathique le Sug'Art. 2 rue des trois frères Le suquet – Cannes. Vous y êtes tous conviés !

La Guilde lancera à cette occasion son site

Vive le CINEMA !
Le bureau de la Guilde.

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Ce numéro de la lettre d’information du CAPC livre un résumé succinct de la Conférence des Ministres africains des finances de la planification
et du développement économique qui s’est tenue les 2 et 3 avril 2007 à Addis-Abeba et qui a lancé un appel à l’action pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement dans les pays africains.

« Vos enfants ne sont pas vos enfants,
Ce sont les fils et les filles de la Volonté de « Vie » pour elle-même.
Ils viennent à travers vous mais ils ne sont pas de vous vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, pourtant ils n’appartiennent pas à vous. »
[ Khalil Gibran, Le Prophète]. Dikpak Naker s’exprime sur les raisons pour lesquelles il ne convient pas de frapper vos enfants.

L’autre jour je parlais avec un collègue qui est activiste pour la prévention de la violence contre la femme. Quand je lui ai demandé si elle frappe son enfant, elle m’a répondu , « je ne tape pas sur lui mais s’il perd la ligne, je n’hésiterai pas à utiliser la gifle. » Sa réponse m’a étonnée et m’a amenée à commencer ma propre expérience de poser aux amis et collègues la même question. Le même genre de réponse a continué. La plupart d’adultes ont répondu en disant que si on le fait avec modération, frapper les enfants est un moyen utile d’orienter leur comportement. Certains ont ajouté des qualificatifs tels que « ça doit faire partie d’une approche disciplinaire plus vaste ou intervenir comme le tout dernier recours.

Néanmoins, beaucoup d’adultes croyaient avoir raison de recourir à la violence contre les enfants sous la couverture de contrôler leur conduite. Même ceux qui avaient vu l’effet corrosif de la dynamique qui mène à la violence d’un homme envers une femme ont répondu à la question par leur propre question : qu’est-ce qu’il y a de mal à frapper les enfants pour leur apprendre comment se comporter ? Certains posaient la question avec un étonnement réel, tandis que d’autres la posaient tout simplement parce qu’ils comprenaient pas d’interaction avec les enfants qui n’implique pas l’affirmation de la force sur les enfants.

Beaucoup d’entre nous ont eu des années d’expérience au cours desquelles nous avons appris que les adultes devraient contrôler les enfants autour d’eux et que dans cette entreprise, les frapper est une nécessité. La plupart d’entre nous avons été témoins de scènes où les enfants ont été giflés, où on leur a crié dessus et où ils ont été humiliés au nom de la « discipline ». Peut-être que vous avez survécu à une enfance où être frappé, recevoir l’ordre de se taire ou être intimidé était vu comme un fait normal et acceptable suivant le système de valeurs qui prévalait.

Si cela est la réalité dans laquelle vous avez grandi, pourquoi devriez-vous en arriver à penser autrement? Pourquoi devriez-vous abandonner tout ce que vous avez connu, pour apprendre une nouvelle sorte d’interaction avec les enfants? Pourquoi ne demanderiez-vous pas, en cherchant réellement à comprendre, ce qu’il y a de mal à frapper les enfants afin de leur apprendre à bien se comporter?

Si vous êtes en train de lire ceci, il se pourrait que vous ayez un certain intérêt personnel ou professionnel pour la question. Peut-être que vous travaillez pour une agence qui s’occupe essentiellement des enfants et où toute la littérature ou la culture qui prévaut déclare que battre les enfants est faux. Vous pourriez avoir lu les conclusions d’une Etude Mondiale de l’ONU sur la Violence contre les Enfants ou beaucoup d’autres documents semblables qui tirent la même conclusion: que battre les enfants, peu importe le nom que vous donnez à l’acte, est faux.

Si vous n’êtes pas convaincu par la rhétorique que vous pourriez avoir rencontré dans les documents habituels ou la littérature produite par les organisations de la société civile, vous n’êtes probablement pas la seule personne. Peut-être que vous ne voulez pas risquer votre boulot ou apparaître comme grossier en articulant un point de vue qui diverge de celui de certains cercles. Le présent morceau vous est adressé. Si des gens qui vivent dans votre communauté vous ont demandé ce qu’il y a de mal à frapper les enfants, et que vous avez été incertain au sujet de ce qu’il fallait penser, le présent morceau vous est destiné.

Ce que je vais soutenir n’est pas nouveau. Cependant, ce que je crois être imposant est que cela est sorti des enfants eux-mêmes. Enfin si vous êtes intéressé par la création d’un monde meilleur pour les enfants, à qui faudrait-il mieux demander ce qu’il faut faire, si pas les enfants eux-mêmes et les adultes qui prennent soin d’eux?

C’est exactement ce que nous avons fait en Ouganda. Nous sommes allés dans cinq districts différents, de l’est en ouest, du nord au sud. Nous avons demandé à 1.400 enfants et à 1.100 adultes, sous diverses formulations à propos de ce qu’ils pensent, leurs sentiments et leur expérience en ce qui concerne la violence contre les enfants. Nous avons posé des questions aux garçons et aux filles, aux enfants jeunes et aux plus âgés, à ceux qui étaient scolarisés et à ceux qui ne l’étaient pas.

Nous avons cherché des enfants qui vivaient en milieu rural et ceux du milieu urbain, aux orphelins de même qu’à ceux vivants avec leurs parents. Ils ont dit beaucoup de choses au sujet de la violence contre les enfants (voir mais sommes toutes, ils ont unanimement dit deux choses; il y avait trop de violence contre les enfants, et elle n’enseigne rien aux enfants sauf la peur et la honte.

Quatre-vingt dix pour cent des enfants ont dit avoir eu l’expérience de la violence physique, un tiers de ces enfants ont indiqué qu’ils en avaient l’expérience au moins une fois par semaine. Approximativement un sur huit ont dit qu’ils font face à la violence régulièrement de la part des gens qui sont supposés prendre soin d’eux; leurs parents, enseignants, voisins, frères ou sœurs plus âgés, les gens de la famille et les membres de la communauté. Quand on a demandé aux enfants comment ils se sentent face à cette violence, la réponse est allée de la rage à la résignation. Dans cet espace confidentiel, loin des yeux contrôleurs des adultes dont ils devaient avoir l’approbation, pas un seul enfant ne nous a dit qu’être frappé le remplissait de fierté ou d’un sens d’être aimé ou de sentir qu’on s’occupait de lui.

Cela pourrait vous surprendre. Après tout, n’avons-nous pas formé nos enfants suffisamment pour qu’ils avalent ce qu’Alice Miller, la fameuse psychologue pro-enfant appelle « pédagogie empoisonnante »; qu’être frappé c’est pour son propre bien? Ce n’était pas anormal que certains enfants aient commencé par cette défense au cours des groupes de discussions ciblées et tantôt l’abandonnèrent lorsqu’ils se sont rendus compte que nous n’étions pas là pour leur faire changer d’avis. Nous étions là tout simplement pour écouter et apprendre auprès d’eux à partir de leurs avis. Dès que la « défense fut jugée non-nécessaire, des sentiments et des idées authentiques sont survenus.

Nous avons appris beaucoup de choses au sujet de la violence contre les enfants à travers cette étude. La première chose que nous avons apprise est que les enfants ont différentes idées sur la violence exercée contre eux. Les adultes mettent l’accent sur l’acte alors que les enfants le mettent sur l’expérience. La signification de ceci est que lorsqu’un adulte est en train de frapper un enfant, il y pense comme s ;il s’agit d’un incident isolé qui se termine dès que l’acte physique prend fin.

Mais les enfants apprennent la peur et la honte de l’incident et le sentiment que l’acte leur inspire à propos de la personne qui le commet contre eux. Ils apprennent que les personnes plus grandes qu’eux peuvent les traiter injustement sans qu’il y ait des conséquences pour l’auteur de l’abus. De manière significative, ils apprennent à propos de la nature du pouvoir dans des relations intimes et que quiconque en a plus a plus de valeur. Les enfants apprennent que la meilleure façon de se protéger contre les abus est d’avoir plus de force par rapport aux gens. Nous connaissons tous très bien les conséquences de cette leçon lorsque ces enfants deviennent des adultes et acquièrent le pouvoir.

Deuxièmement, quand nous demandions aux adultes pourquoi ils frappaient les enfants, la majorité a indiqué que c’est pour guider les enfants et leur apprendre comment se comporter. Pourtant les adultes prennent du temps pour causer avec les enfants, discuter avec eux sur ce qu ils ont fait de mauvais ou leur expliquer l’erreur commise. Quand ils le faisaient, il était plus probable qu’ils utilisent l’alternative de les frapper en tant que forme de punition. Quand les enfants sont frappés pour des raisons qui se trouvent au-delà de leur compréhension, ils apprennent rarement ce qui était faux dans leur comportement et ils n’apprennent absolument pas comment mieux se conduire.

Troisièmement, les adultes sous-estiment gravement la réponse émotionnelle que leur violence provoque chez les enfants. Quand les enfants se sentent humiliés, leur réaction peut aller de la furie à la dépression. Vu que beaucoup d’enfants n’ont pas l’option d’exprimer leurs sentiments, ça finit par se stocker dangereusement en eux. Les enfants brutalisés pendant une longue période de temps peuvent aussi faire leurs propres victimes, ils ont un comportement anti-social ou ils se retirent pour former leur propre identité. Ils pourraient se sentir désespérés et certains pourraient devenir suicidaires. Cela affecte leur performance scolaire et cela affecte leur confiance en eux-mêmes. Cela affecte le genre de personne qu’ils devraient devenir.

Quatrièmement, bien que le fait de frapper les enfants soit commun, plus de la moitié des adultes n’étaient pas sûrs que ce fait de frapper créait le changement souhaité au niveau du comportement. Beaucoup ont admis que souvent ils frappent les enfants suite à la frustration plutôt que suite à une bonne réflexion sur la stratégie d’apprendre quelque chose aux enfants. Plusieurs fois les enfants sont frappés parce que ce sont des enfants plutôt qu’à cause de leurs actions.

Enfin, quand la dignité des enfants est insultée sous forme de routine, ils perdent confiance aux adultes qui font qu’ils se sentent ainsi. Ils apprennent de l’extérieur qu’ils faut avoir peur et intérieurement ils haïssent l’adulte qui leur inflige la violence. Ils développent des moyens de s’accommoder à la violence plutôt que de dépenser l’énergie en développant leur intelligence. Ils deviennent des individus plus petits que ceux qu’ils pourraient être devenus.

En menant une réflexion sur ces choses, il est devenu plus clair pour nous comment différentes sociétés en sont arrivées à légitimer la violence contre les enfants. Le seul moyen par lequel nous pouvons soutenir une telle injustice patente dans nos relations intimes est de refuser d’avoir de l’empathie avec l’enfant. Comment pourrions-nous autrement vivre avec un autre être humain au jour le jour, tandis qu’au plus profond de nos cœurs nous savons que nous sommes régulièrement injustes à leur égard? Après tout, c’est le truc le plus vieux dans l’art de dominer un autre groupe de gens. Nous avons appris d’autres moyens plus flagrants par lesquels les adultes ignorent l’évidence devant leurs eux. Si frapper enseignait quoi que ce soit à quiconque, personne n’aurait besoin d’être frappé deux fois ou du moins à plusieurs reprises, et pourtant c’est ce qui continue de se passer dans le cas des enfants.

Chose plus importante, nous avons appris auprès des enfants que frapper les enfants n’est pas un vice inoffensif auquel les parents succombent et sur lequel nous pouvons fermer les yeux. La violence a des conséquences fortes à court terme, et des conséquences profondes à long terme, non seulement pour l’enfant mais aussi pour la totalité de la communauté (peut-être même l’ensemble des pays). Pour ces raisons et pour beaucoup d’autres, frapper un enfant est anti-productif. Ça n’arrive pas à réaliser l’objectif de faire changer le comportement. Ça n’aide pas l’enfant à apprendre ce qu’il y avait de mal dans leur comportement. Ce fait réduit leur confiance en eux-mêmes et contribue à mener l’enfant à avoir moins confiance en vous. Si vous vous intéressez à aider les enfants à apprendre, les frapper est la dernière chose qu’il faudrait faire.

Si vous êtes toujours en train de lire le présent article, je suppose que vous voulez poser des questions plus profondes. Si je peux me permettre de supposer, je voudrais me vous poser la question suivante : Comment vos responsabilités en tant qu’adulte pourraient-elles être différentes, si vous n’aviez pas été frappé et ridiculisé en tant qu’enfant. Je me demande ce que vous auriez été, si vous n ‘aviez pas été humilié en tant qu’enfant.

Est-ce que vous pourriez persister à croire que cela ne vous a causé rien de mal ou vous seriez assez honnête pour voir la blessure que cela pourrait vous avoir causée? Attendez! Ne répondez pas encore. Laissez la chose circuler dans votre tête et revenez-y quand vous serez sur le point de dormir, la nuit…juste au moment où vous entrez dans cet espace intime et que vous êtes peut-être le plus profondément en contact avec votre cœur, et ensuite, répondez-vous vous-même de la façon la plus honnête possible.

* Dipak Naker est Co-Directeur de Raising Voices

Cet article a d’abord paru dans l’édition anglaise de Pambazuka News numéro 301. Voir : [email protected]

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Issa Shivji poursuit le débat sur la création des « Etats-Unis d’Afrique ». S’inspirant de l’expérience du passé et des initiatives actuelles de coopération régionale en Afrique de l’Est, il suggère que l’accent économique devrait être placé au niveau de la production – le capital et la main d’œuvre, plutôt que sur le commerce. Politiquement, elle devrait être centrée sur les gens plutôt qu’orientée vers l’Etat.

L’Union Africaine s’apprête à un débat critique sur l’unité panafricaine. Ceci se rapproche profondément des lutes nationalistes qui ont produit l’indépendance de l’Afrique. A l’époque, le thème de définition et le cri de ralliement des nationalistes – de Nkrumah, Nyerere, Banda jusqu’à Babu – était le panafricanisme. Le nationalisme africain par définition, soutenaient-ils, ne pouvait être autre chose que le panafricanisme.

L’actuel débat sur le panafricanisme présente une moment propice pour que le continent affronte certains des défis clés auxquels il fait face, parmi lesquels figure l’impérialisme. Le nationalisme africain est né au milieu de la lutte contre l’impérialisme. Il ne pouvait durer qu’aussi longtemps qu’il resterait anti-impérialiste.

Aujourd’hui, un petit nombre de nos pays peuvent prétendre être vraiment indépendant. Nous n’avons pas le pouvoir de prendre les plus élémentaires de nos propres décisions. Notre souveraineté est vendue au plus offrant. Notre politique extérieure est alignée sur la super puissance. Nos lois – fabriquées au sein du FMI – sont imposées sur nos parlementaires. Les sociétés multinationales tordent chez nous des concessions atroces dans des accords, qui sont des ‘top secrets’, même pour les représentants élus par les gens.

L’actuelle recherche d’unité panafricaine doit reconnaître la menace, et non pas craindre le défi pose par l’impérialisme. Au moment où la mondialisation, une forme même plus vicieuse d’impérialisme, nous engouffre, nous devons retourner aux racines de nos indépendance: le grand mouvement nationaliste post-guerre qui a mené à l’indépendance de plus de 50 pays africains..

Aujourd’hui, alors que nous nous enfonçons davantage dans des contextes inexplorés de la mondialisation, et que nous laissons les usuriers et les requins du marché mondial dévorer nos ressources tout en nous dictant nos politiques, nos sociétés sont en train d’être mises en pièces sur base de diverses divergences insignifiantes d’ethnie, de race, de région et de clan. Si jamais il y a eu une époque où il faut raviver le rêve et la vision de panafricanisme, alors c’est bien maintenant.

Même pendant que l’Afrique place lentement son accent sur l’unité panafricaine, on voit une raison d’espérer et des promesses dans les efforts qui se poursuivent vers l’intégration régionale. Il y de sérieuses bases historiques derrière la quête d’unité régionale. Les visionnaires panafricanistes tels que Nkrumah et Nyerere ont anticipé et vu les dangers de devenir indépendant seul.

Mwalimu par exemple était prêt à retarder l’indépendance du Tanganyika si les quatre pas de l’Afrique de l’Est (Kenya, Ouganda, Tanganyika et Zanzibar) pouvaient le faire en tant qu’une unité fédérale. Les efforts en cours vers l’intégration régionale doivent donc être pesés dans le cadre du panafricanisme.

En Afrique de l’Est, les chefs d’Etats ont déjà décidé de re dynamiser la Coopération Est-Africaine et un traité a été déjà conclu. Des consultations ont été désormais initiées pour la recherche des avis des gens sur la création d’une fédération Est- Africaine.

La Communauté de l’Afrique de l’Est, qui a précédé à la Coopération Est-Africaine, s’est écroulée dans les années 1970 sous les difficultés dues aux différences entre les Etats et une rivalité acerbe en ce qui concerne leurs intérêts matériels.

Cette fois-ci, on espère que les leçons ont été apprises et que les erreurs du passé ne vont pas se répéter. L’objectif doit être de placer la coopération sur une base plus solide en adoptant des approches meilleures et durables à la question de l’unité.

Au moment où l’Afrique marche vers la consolidation de l’unité panafricaine, il y a des leçons qui peuvent être tirées aussi bien des expériences passées que des initiatives actuelles vers la consolidation de la coopération régionale en Afrique de l’Est.

L’ancienne coopération était caractérisée par deux grands moteurs. Sur le plan économique, elle était centrée sur le commerce. Tandis que sur le plan politique, c’était l’Etat qui se trouvait au centre. Son approche générale était économique plutôt que politique.

Une leçon utile à la vision panafricaine est que l’unité économique doit être basée sur la complémentarité des structures. Les pays ne peuvent coopérer que quand la question d’unité économique est traitée sous une approche politique. Par exemple, une approche commune en ce qui concerne la fixation des prix des exportations agricoles ou le remboursement des dettes peut être une base réelle de coopération. Ceci exige des décisions politiques.

Dans le cas de l’Afrique de l’Est, les structures de production dans les trois pays étaient en compétition au lieu d’être complémentaires. Etant des économies orientées vers l’exportation, les trois entités exportaient Presque les mêmes cultures agricoles. Elles faisaient la compétition en courtisant les mêmes investisseurs. Les trois pays étaient donc en rivalité au marché international au lieu d’être en coopération, ce qui rendait leur unité fragile.

L’entreprise panafricaine peut tirer trois leçons vitales de l’expérience de l’Afrique de l’Est. Premièrement, l’approche devrait être explicitement politique. Deuxièmement, sur le plan économique, la fondation de l’unité devrait se situer au niveau de la production – le capital et la main d’œuvre; plutôt que le commerce. Troisièmement, sur le plan politique, elle doit être centré sur les gens plutôt qu’orientée vers l’Etat.

Une autre région où la création d’une véritable coopération peut grandement soutenir la vision panafricaine est la région des Grands Lacs. Au sein d’un plus grand regroupement politique, il est peut-être plus facile et plus faisable de contrôler les guerres civiles qui ont débordé et devenues des guerres frontalières entre les pays de cette région. Un projet qui aboutirait à la paix dans cette région relancerait de façon dramatique le véritable panafricanisme rendrait plus proche la réalisation du rêve de l’unité africaine.

L’unité panafricaine peut fournir un espace pour l’interaction accrue spécialement dans les domaines tels que le développement des ressources humaines au profit des pays qui en ont besoin. Les pays en phase de réorientation tel que le Rwanda par exemple pourraient profiter des réserves de talents se trouvant dans d’autres pays exactement comme cela s’est passé dans les années 1960 lorsque le Nigeria a envoyé beaucoup de ses magistrats pour soutenir le secteur judiciaire de la Tanzanie.

La même chose pourrait s’appliquer au niveau de l’enseignement supérieur. Le Rwanda est dans le processus de reconstruire son université. Des universités britanniques sont rapidement en train de s’offrir pour les fonds des bailleurs en vue d’envoyer leurs équipes d’experts, des conseillers, professeurs etc. De telles opportunités devraient être consciencieusement utilisées pour créer des voies pratiques de coopération au lieu de s’adonner à la manipulation par de grandes puissances. Une telle coopération et l’assistance entre nous-mêmes seraient mutuellement bénéfiques et dans l’intérêt de l’idéal d’unité africaine.

La coopération à chaque niveau – régional ou continental – doit procurer un cadre propice d’implication de la société civile et des autres intervenants. Le raisonnement est simple. La coopération à tous ces niveaux est trop importante pour être laissée aux seuls chefs d’Etats. Le domaine direct que les chefs d’Etats identifient pour la coopération c’est la défense et la sécurité, surtout leur propre sécurité bien sûr.

Si on les laisse s’occuper comme bon leur semble, les Etats peuvent briser l’unité soit suite à la pression de la part des puissances internationales ou à des visions étroites suscitées par des intérêts matériels locaux. Les Africains doivent par conséquent ne pas abandonner la poursuite de l’unité panafricaine à leurs Etats et aux politiciens. C’est seulement lorsque les Africains seront unis que l’unité panafricaine peut être durable. Ils doivent élargir leurs horizons afin de tenir compte des nouvelles conditions et possibilités.

Alors qu’effectivement nous devons avoir la volonté suffisante et le sentiment de promouvoir l’unité africaine, nous devons en même temps être prudents en vue de protéger et renforcer nos intérêts nationaux. Cependant, ces deux éléments – le panafricanisme et le nationalisme – devraient être places dans des intérêts plus vastes de la majorité, et non succomber aux motifs étroits de certaines factions, ou à la cupidité des groupes et des classes. L’intérêt de la grande majorité – les classes populaires – devraient être test décisif.

L’unité africaine en tant qu’expression du panafricanisme est non seulement une vision souhaitable pour l’Afrique à ce stade de notre développement, mais une nécessité. C’est une nécessité parce que si nous sommes laissés à nous-mêmes, nous risquons de devenir – et nous devenons de plus en plus – des pions sur l’échiquier des puissances géopolitiques et militaires, sous l’hégémonie de la puissance la plus militarisée et la plus impitoyable de l’histoire de l’humanité.

* Issa G. Shivji était, jusqu’à sa retraite récemment, Professeur de Droit à l’Université de Dar es Salaam où il a enseigné depuis 1970. Il est auteur de plus d’une douzaine de livres et de nombreux articles. Parmi ses livres figurent Class Struggles in Tanzania (1976)- Les Luttes de Classes en Tanzanie), The Concept of Human Rights in Africa (1989)- Le Concept des Droits Humains en Afrique) Not Yet Democracy: Reforming Land Tenure in Tanzania (1998)- Pas Encore de Démocratie : Réforme de la Loi sur la Propriété Foncière en Tanzanie).

* Cet article a d’abord paru dans l’édition anglaise de Pambazuka News numéro 299. Voir :

* Veuillez envoyer vos commentaires à [email protected]

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En ce Vendredi 25 Mai 2007, solennité de la « journée de la libération de l’Afrique », l’Association Sénégambienne pour l’Union des Peuples Africains (ASUPA) réaffirme, avec force, son engagement dans la construction des Etats Unis d’Afrique, seule voie pour sa libération totale effective.

Portée sur les fonts baptismaux en l’an 2000, elle entend renouveler, sept ans après, sa promesse de sauvegarder et de renforcer l’unité des peuples africains, du continent et de la diaspora, seul gage pour son développement.

Une certaine forme d’unité a eu, certes, le mérite d’être enclenchée, un certain 25 Mai 1963 à Addis Abeba (ETHIOPIE), avec la création, par trente (30) pays représentés dont vingt sept (27) par leurs souverains et chefs d’Etat, de la première organisation panafricaine, à savoir « l’Organisation de l’Unité Africaine » (O.U.A).

Sa Charte donnait une priorité à la libération physique du territoire continental et à la lutte contre l’apartheid et la discrimination raciale.

Parallèlement, elle consacrait l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.

Si le premier objectif a été atteint, du moins dans ses aspects formels extérieurs, la seconde option tend, de plus en plus, à ne plus se justifier dans un contexte planétaire, où la -mondialisation - du reste orientée, alliée à la libéralisation économique ne laissent aucune chance aux micro-Etats, mais commandent plutôt l’avènement de grands ensembles continentaux.

C’est conscients des limites de cette OUA que les souverains et chefs d’Etat ont finalement décidé de sa transformation en Juillet 2001, à Lusaka (ZAMBIE), en « Union Africaine » aux pouvoirs, théoriquement, plus étendus.

A la pratique, force est de constater que les voeux d’unité et d’avancées pour l’Afrique restent encore pieux ; ils se heurtent à une volonté et un courage politiques, ainsi qu’à une nécessaire lucidité des préoccupations des populations.

Le prochain sommet de cette organisation continentale, prévu, à la mi-Juillet 2007, à Accra (GHANA), promet d’être décisif dans la voie de la création de ces « Etats Unis d’Afrique ».

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Siège social :
Sicap Liberté 1 n° 1234 B.P. 17508
(Sénégal): (221) 868 74 09 - (221) 440 27 60 / 553 75 38 -
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C/O PO Box 2735 Serekunda, The Gambia ? (220) 992 27 13?: (220) 992 23 96 – Certificate of Incorporation N° 451 / 2001

L’ « ASUPA » demande aux souverains et chefs d’Etat de faire le grand saut, le seul qui soit acceptable, de nos jours, pour leurs peuples, celui de jeter les bases d’un Etat continental, visant à lancer le démarrage effectif du développement intégral du continent, préalable à sa libération complète. L’appropriation par les populations africaines du « Nouveau Partenariat Africain pour le Développement » (NEPAD), logé à la Commission de l’U.A., pourrait constituer une voie de salut.

C’est le lieu de relever le défi de l’échec, en ce mois d’Octobre 1965, du troisième sommet de l’O.U.A, du projet de mise en place d’un exécutif africain que proposait à ses hôtes, feu le président ghanéen d’alors, Kwamé Nkrumah.

C’est aussi le lieu de remettre à jour l’esprit qui avait animé les auteurs du plan dit de Lagos, adopté au sommet extraordinaire de l’organisation d’Avril 1980 et consacré à la stratégie globale de développement du continent dans tous ses aspects, mais jamais appliqué.

Le moment est venu pour les dirigeants africains, comme l’exprime le préambule de l’ « Initiative Africaine » (I.A), synthèse des plans sénégalais et sud-africain de « s’engager envers le peuple africain et le monde à oeuvrer ensemble à reconstruire le continent, l’Afrique reconnaissant désormais, qu’elle détient la clé de son propre développement ».

Le saut politique fait par les chefs d’Etat en créant « l’ Union Africaine » doit être renforcé et s’accompagner d’autres sauts, et dans tous les domaines, dont la plupart doivent et peuvent être assumés par les peuples.

C’est consciente d’une telle mission que l’ASUPA s’est investie depuis sept ans déjà auprès de diverses populations à la base, mais aussi aux côtés de réseaux de solidarité transnationale comme la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (à Banjul) et le «Programme pour la Gestion des Transformations Sociales » (plus connu sous la dénomination de MOST : « Management Of Social Transformation Programme ») de l’UNESCO qui déroule, à partir de Dakar, un programme portant sur les «Etats-Nations face aux défis de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest ».

En décidant désormais de promouvoir et d’accompagner les professionnels de même corps à établir et à renforcer leurs liens à travers l’ensemble du continent et la diaspora, et également, d’élargir ses bureaux nationaux et locaux à l’ensemble du continent et de la diaspora, elle entend renforcer son action avec tout partenaire partageant le même idéal, à savoir que « sans intégration, comme le dit le sous directeur général pour les sciences sociales et humaines de l’UNESCO, M. Pierre Sané, il n’y aura jamais de développement durable en Afrique ».

Fait à Dakar, le 24 MAI 2007
Le bureau international

NB : Pour Tous renseignements, contacter : Youssouf Tamba, président (Tél. : 440 27 60) ou Justin Mendy (Tél. : 617 32 33 / 835 79 88)

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, deux écoles de pensées dominaient les débats chez les militants des indépendances africaines. Il y avait, d’un côté, les «modérés», alliés des occidentaux, qui étaient partisans du maintien des frontières artificielles héritées du colonialisme, et de l’autre, les «progressistes» qui militaient pour des indépendances devant conduire à la mise sur pied d’un gouvernement continental devant présider aux destinées des Etats-Unis d’Afrique. Les premiers l’ayant remporté sur les seconds, l’Afrique s’est ipso facto dotée d’un environnement économique impropre au développement, comme cela s’est vérifié depuis les indépendances.

En effet, pris individuellement, les pays concernés, à l’exception d’une petite minorité, n’étaient pas viables économiquement, ce qui explique que l’Occident ait pu perpétuer sa mainmise exclusive sur l’Afrique sub-saharienne, en dépit des longues luttes entreprises pour mettre fin au colonialisme et à l'apartheid. Même indépendants, les pays de la région sont demeurés otages des occidentaux à travers une combinaison d’accords qui se sont révélés spécieux à l’application et des artifices de tous ordres (restrictions d’accès à leurs marchés, manipulations politiques, interventions militaires, interdiction de lever des fonds sur les marchés financiers internationaux, accoutumance à l’ « aide » d’où accumulation gigantesque de dettes relatives à des projets et programmes qui n’étaient ni économiquement viables, ni financièrement justifiés.

Parallèlement et par le bais de leurs agences d’exécution que sont les institutions de Bretton Woods (FMI & Banque mondiale), les occidentaux n’ont eu de cesse d’élaborer des stratégies de développement inadaptées en direction de l’Afrique sub-saharienne, et qui ont fait l’objet de ce qu’il est convenu d’appeler le «Consensus de Washington».

Celui-ci se définit par :
• la minimalisation du rôle des gouvernements dans l’élaboration des politiques de développement et la vente des actifs publics au secteur privé;
• la libéralisation du commerce et celle du marché des capitaux, i.e., la levée des barrières douanières et des contrôles des mouvements de capitaux ;
• la dérégulation de toutes les entraves à la conduite des affaires, i.e., réduction des dépenses publiques et augmentions des taxes et taux d’intérêts.

A cet égard et paradoxalement, il est particulièrement navrant de constater que les pays occidentaux sont ceux-là mêmes qui ont battu en brèche les principes dictés par le «Consensus de Washington», en prônant et en imposant aux autres un libéralisme économique tous azimuts. En effet :

• ils bafouent les règles du commerce mondial en subventionnant massivement leurs exportations et en recourant au protectionnisme pour barrer l’entrée sur leurs territoires des exportations en provenance des pays pauvres. Aussi, l’ouverture et la libéralisation des marchés africains sans réciprocité ont-elles conduit à la faillite les agriculteurs et les entrepreneurs africains. Les privatisations quant à elles, ont été, dans la plupart des cas, synonymes de liquidations pures et simples. Cela fut notamment le cas dans les pays de la zone franc où la dévaluation de 100 pour cent du franc CFA en janvier 1994 avait réduit à la portion congrue le prix d'achat des actifs publics des Etats concernés (1).

• Sur le plan financier, les occidentaux sont les tenants de la politique du déficit budgétaire, de la réduction des taxes et des taux d’intérêts.
L’Afrique peut, cependant, se donner les moyens de mettre fin à l’exploitation institutionnalisée à laquelle elle est ainsi soumise depuis des temps immémoriaux.

Pour cela, il lui faut :
• S’engager résolument dans un processus révolutionnaire de renouveau identitaire et idéologique ;
• adopter une conception révisée de l’exercice du pouvoir ;
• formuler une nouvelle stratégie de développement;
• impliquer la société civile et résoudre les litiges en suspens, comme ceux relatifs à la dette.

Renouveau identitaire et idéologique

Des siècles d’esclavage et de colonialisme ont fortement et durablement affecté l’identité des Noirs. A cet égard, le cas de Simón Bolívar, le libérateur et l’unificateur des pays d’Amérique latine, est assez révélateur : il est, en effet, représenté sous les traits d’un blanc, alors qu’il était, comme on le sait, notoirement métissé. Témoins également ces brésiliens qui, exilés aux Etats-Unis, subissent le traumatisme de leur vie lorsqu’ils se voient assimilés aux Noirs. Le phénomène de la décoloration de la peau pratiquée en Afrique est aussi très révélateur d’un complexe forgé par l’histoire ainsi que l’est la propension des élites à se considérer comme étant des francophones, des anglophones ou des lusophones.

De même, l’antagonisme entre les Noirs d’Afrique subsaharienne et les ressortissants d’Afrique du Nord demeure toujours une réalité. Il est la résultante d’un séparatisme voulu et d’un racisme affiché à l’égard du Sud. Les exemples foisonnent qui illustrent cette situation. En déclarant que l’Egypte était une république arabe, le président Gamal Abdel Nasser falsifiait délibérément l’histoire, en effaçant 3.000 ans d’une culture incontestablement liée à l’Afrique noire. Encore plus significatif : les Egyptiens ont refusé que les Américains produisent un film sur la vie d’Anouar el- Sadate, sous prétexte que l’acteur choisi pour interpréter le rôle du président était Noir.

C’est aussi le lieu de rappeler qu’en quittant l’OUA en 1984, le Maroc aspirait rien moins qu’à devenir membre de l’Union européenne.

La classe dirigeante soudanaise, descendante d’esclaves arabes, n’hésite pas, avec la caution de la Ligue arabe, à commettre les atrocités que l’on sait à l’encontre de millions de concitoyens noirs au Darfour.

De même, lorsque le dirigeant libyen Kadhafi, déçu par le panarabisme qu’il prônait, s’est érigé en champion du panafricanisme, ses compatriotes ne se sont pas faits faute de chasser de leur pays les immigrants noirs.

Enfin et pour clore ces tristes évocations, la Mauritanie a quitté la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest pour rallier l’Union du Maghreb Arabe (UMA).

Comme on le voit, le problème de l’identité risque de constituer l’obstacle majeur à la réalisation d’un Etat fédéral. Il faut donc, pour conjurer ce mal pernicieux, revisiter l’idéologie du panafricanisme qui devra être le vecteur de l’identification et de l’unification du continent. Cette idéologie devra notamment définir un programme d’éducation des masses devant conduire à l’émergence d’une culture d’autosuffisance, de renaissance culturelle, d’une transformation radicale des mentalités et d’un recouvrement de la dignité et du respect des Noirs. C’est à cette condition que les Noirs assumeront pleinement et fièrement leur négritude et la revendiqueront au lieu de la rejeter.

Une conception révisée de l’exercice du pouvoir

Parmi les autres maux qui gangrènent nos sociétés, une conception viciée de l’exercice du pouvoir n’est pas le moindre. Sur ce point, il semble que les seuls « termes de référence » de la grande majorité des dirigeants africains, outre l’incompétence, soient l’enrichissement personnel au détriment des intérêts de leurs administrés, le népotisme, la corruption, la gabegie et la courtisanerie pour ne citer que ces turpitudes.

Toutefois, ces temps de grande détresse et d’injustices sociales à très grande échelle devraient constituer un terreau favorable à l’émergence de grands visionnaires et meneurs d’hommes qui, à l’instar de Simon Bolivar, Martin Luther King Jr., Georges Padmore, W.E.B. Dubois, Kwame Nkrumah et Cheikh Anta Diop ont refusé l’ordre établi et l’ont combattu au nom de la justice et de l’équité. De tels hommes auraient à tache de privilégier une politique de régionalisation devant mener, par touches successives, à la constitution d’une fédération des Etats d’Afrique noire, seule garante de leur indépendance et de leur capacité à peser sur les affaires du monde.

Une nouvelle stratégie de développement

Les africains se doivent d’élaborer leurs propres stratégies de développement.
Cela nécessite :

• une volonté réelle d’intégration économique et politique. Une priorité absolue doit être donnée à la création d’une zone de libre-échange et d’un marché commun pour faire du commerce intra-régional le premier levier de croissance économique pour le développement de la région. Les pays d’une même région dont les échanges internes sont supérieurs aux échanges externes disposent d’économies plus performantes. C’est le cas des pays d’Europe, d’Asie et de plus en plus d’Amérique latine, particulièrement au sein du Mercosur (2), contrairement aux pays du Moyen-Orient et de l’Afrique où les échanges externes sont disproportionnellement plus importants que leurs échanges internes (cf. graphique en Annexe);

• Une re-nationalisation des actifs publics bradés au secteur privé et une réglementation des investissements étrangers qui doivent être au service exclusif des économies et non des spéculateurs ;

• L’adoption de la même stratégie de développement à laquelle ont eu recours tous les pays avancés. Selon une étude publiée en 2003 durant toute la phase préliminaire de leur développement, les Etats-Unis, les Etats membres de l'Union Européenne et les pays d'Asie de l'Est ont tous réglementé les investissements étrangers pour garder le contrôle de leurs actifs stratégiques, et mis en place des systèmes de contrôle des mouvements des capitaux. Les partenariats avec les entreprises étrangères ont été élaborés pour favoriser les transferts de technologies et la formation afin d’ajouter de la valeur à la production locale et créer au bénéfice des producteurs locaux les conditions requises pour faire face à la concurrence. Ils ont mis en place des politiques de subventions et de soutien pour les secteurs clefs de l’éducation, de la santé, de la production vivrière, de l’industrie, de l’habitat et de la recherche scientifique (3) ;

• Un appui au commerce régional, à l’exportation et aux petites et moyennes entreprises pour créer une classe moyenne locale, vecteur essentiel de tout processus de développement;

• une allocation massive de crédits à bon marché aux opérateurs du secteur informel pour les faire passer de l’informel au formel ;

• Une politique d’industrialisation basée sur la durabilité et la justice sociale. Dans cette optique, la politique énergétique au niveau régional est d’une importance cruciale. L’Afrique noire est riche en énergie hydraulique. Ses réserves estimées à des milliers de milliards de kilowatts-heure représentent environ la moitié des réserves mondiales.

Le Congo, second fleuve du monde en terme de débit (30 000 à 60 000 mètres cubes par seconde) détient à lui seul plus de 600 milliards de kilowatts-heure de réserve annuelle.

La Sanaga au Cameroun et l’Ogooué au Gabon en possèdent la moitié. Les pertes importantes qui étaient liées au transport de l’électricité sur un réseau de courant alternatif sont désormais maîtrisées grâce aux percées technologiques réalisées en matière de courant continu à haute tension, moyennant quoi les pertes dues à l’acheminement de l’électricité sur de longues distances ne représentent plus que de 3% tous les 1000 kilomètres.

Les problèmes liés au transport de l’électricité étant techniquement résolus, l’exploitation de l’énergie hydro-électrique du seul fleuve Congo avec l’aménagement des barrages d’Inga et de Kisangani pourrait suffire à satisfaire les besoins en électricité du continent noir pour un programme d’industrialisation rationnelle devant conduire à un processus de développement respectueux de l’environnement.

Mieux encore, quelle que soit l’ampleur des ressources hydro-électriques que recèle l’Afrique, elle semble négligeable comparée à celle qu’offre l’énergie solaire. Le soleil déverse sur la terre tous les ans l’équivalent de 1,5 millions de barils d’énergie pétrolière au kilomètre-carré. Grâce à une technologie appelée «Energie solaire concentrée», deux scientifiques allemands, les docteurs Gerhard Knies et Franz Trieb, ont calculé qu’il suffirait de concentrer l’énergie solaire sur une superficie équivalente à 0,5% des déserts chauds, en l’occurrence celui du Sahara pour couvrir les besoins du monde en énergie sans compter les bénéfices additionnels que représenterait la possibilité de freiner l’avancée du désert et de fournir de l’eau dessalée à ces régions désertiques.

Mobilisation de ressources internes et externes

Comme déjà évoqué, les pays africains, empêchés de lever des fonds sur les marchés financiers internationaux n’ont eu d’autre choix que de sous-traiter leur développement auprès des pays occidentaux et des institutions de Bretton Woods, avec les résultats désastreux que l’on connaît. On en veut pour preuve le pourcentage de leurs populations qui vivent dans la pauvreté. Il s’est accru de 41,6 pour cent en 1981 à 46,9 pour cent en 2001 passant de 164 millions à 316 millions d’âmes (4).

L’on constate que ce rapport de force jusqu’ici favorable aux occidentaux est maintenant en train d’être mis à mal par l’entrée tonitruante de la Chine dans l’arène africaine. La stratégie chinoise de pénétration du marché africain s’appuie sur deux piliers : la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats et une action tous azimuts dans les domaines clés : politique, diplomatie, investissements, accords commerciaux, énergie, aide, annulation de la dette, assistance militaire, santé, éducation et tourisme.

Ainsi, en l’espace d’une décennie, la Chine a modifié l'équilibre des forces en Afrique, menaçant du coup la première place détenue par la France en tant que principal partenaire économique et commercial du continent, et reléguant les USA et le Royaume-Uni respectivement à la troisième et quatrième place.

Il faut dire qu’une histoire commune de résistance à l’occupation étrangère et une complicité historique durant les périodes de lutte de libération ont donné un contour différent à la coopération entre les pays d’Afrique subsaharienne et la Chine. Celle-ci est basée, non sur une exploitation institutionnalisée comme c’est le cas avec les pays occidentaux, mais sur un respect mutuel. Dans ses rapports avec l’Afrique, la Chine poursuit trois objectifs: sécuriser son approvisionnement en pétrole et en ressources minières, amoindrir l'influence de Taiwan (six des 26 pays qui entretiennent des relations diplomatiques avec Taiwan sont africains) et accroître son influence sur la scène internationale.

Pour ce faire, elle a investi des milliards de dollars en Afrique dans les secteurs du pétrole, des mines, des transports, de l'électricité et des télécommunications, ainsi que dans différentes infrastructures.

Les données concernant les échanges commerciaux traduisent également l’influence croissante de la Chine en Afrique. Les échanges sino-africains ont approché les 40 milliards de dollars en 2005 et ont été de l’ordre de 60 milliards de dollars en 2006. Les échanges commerciaux et les investissements chinois ont favorisé la croissance économique du continent qui a atteint le taux record de 5,2% en 2005.

A ce sujet, si les dirigeants Chinois ont bien défini les termes de leur coopération avec l’Afrique, il n’en est pas de même des Africains. En effet, quelque 46 chefs d'Etat africains se sont réunis avec les dirigeants chinois à Pékin en Novembre 2006 lors du Forum de coopération Chine-Afrique. On peut regretter que pour discuter d’échanges commerciaux et d’investissements, les responsables africains ne se soient pas présentés sous le front uni de l’Union africaine, mais en ordre dispersé comme ce fut le cas, chacun ne se préoccupant que de ses propres intérêts. Une stratégie d’union aurait permis aux africains d’exiger de la Chine, en contrepartie des innombrables bénéfices qu’elle tire de sa coopération avec l’Afrique, un appui politique, diplomatique et économique pour une intégration devant mener, à terme, à une fédération des pays de la région.

Cependant, les investissements conséquents de la Chine en Afrique ne doivent pas être considérés autrement que comme un appoint qui ne doit pas empêcher les pays africains de mobiliser leurs ressources internes pour financer leur unité. Pour ce faire, ils doivent impérativement s’approprier leurs ressources. Selon le département américain de l'Energie, au cours de cette décennie, les importations américaines de pétrole d'Afrique atteindront 770 millions de barils/an pour des revenus estimés à plus de 600 milliards de dollars.

A cette manne, il faut ajouter les recettes d’exportation provenant des autres acheteurs du pétrole africain et celles engrangées à partir des autres transactions relatives à d’autres matières premières telles que le cobalt, le nickel et le cuivre dont les cours ne cessent de grimper. Il est probable que cette embellie ait un caractère durable en raison de la forte demande provenant du Japon, de la Chine et de l’Inde, mais aussi des incertitudes qui pèsent sur le Moyen Orient.

D’où l’intérêt de la mise sur pied d’une confédération panafricaine pour la gestion des matières premières, un cartel dont le pétrole constituerait la principale composante. La Chine, sous réserve d’un contrat d’approvisionnement sans limite pour toutes les ressources du continent africain dont elle aura besoin et à des prix garantis d’avance sur une longue période, aurait tout intérêt à être partie prenante d’un tel projet.

Rôle de la société civile

Le désir d'une union politique, économique et monétaire des peuples d'Afrique est né au 19ème siècle aux Etats-Unis, au sein des membres de la diaspora noire. Il est à l’origine du mouvement panafricain. Il s'est à ce point ancré dans la conscience collective que tous les dirigeants du continent l'ont placé, par conviction ou par opportunisme, en tête de leur agenda politique. Il est, de fait, la parade appropriée aux humiliations subies depuis des lustres. Malheureusement, les résultats enregistrés jusqu'ici dans la voie de l'unité ne sont pas encore à la hauteur des espoirs suscités par le projet.

La cause en est qu’une réelle union africaine n’est pas dans l’intérêt des dirigeants africains. Leurs pouvoirs sont issus de la fragmentation du continent et l’on ne peut attendre qu’ils renoncent à leurs positions au profit des masses. Le processus devra être initié conjointement par les peuples, la diaspora, et les institutions idoines de la société civile.

L’on se souvient en effet, que l’union d’États la plus pérenne de l’histoire, celle des Etats-Unis, a été mise sur pied par les militants politiques, et non par les chefs des États de l’union. Le rôle mobilisateur des différents mouvements qui composent la société civile (associations professionnelles, syndicats, ONG, intellectuels, étudiants, mouvements de jeunesse, etc.) et leur implication dans la formulation des politiques et des stratégies est indispensable au processus devant conduire à la création d’une fédération des états d’Afrique noire.

Il serait indiqué, à cet égard, de mettre sur pied des «Clubs d'Union Panafricaine» tant au niveau du continent que dans les diasporas africaines. Ils seraient reliés, non seulement entre eux, mais aussi avec les organisations sous-régionales et le siège de l'Union Africaine grâce à un usage intensif de l’Internet et ils favoriseraient ainsi la naissance d’un esprit et d’une identité communautaires.

Résolution des litiges en suspens

C’est Alexander Nahum Sack, ancien ministre de Nicolas II et professeur de droit à Paris, qui en 1927 a formulé la doctrine de la dette odieuse, qui postule ce qui suit : «si un pouvoir despotique contracte une dette non pas pour les besoins et dans les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, etc., cette dette est odieuse pour la population de l’Etat entier. Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation ; c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée. Par conséquent elle tombe avec la chute de ce pouvoir».

Partant de ce principe et s’agissant de la dette africaine, un audit et un avis juridique doivent être réclamés auprès de cabinets internationaux sur les montants réels et le bien-fondé des dettes contractées auprès du FMI et de la Banque mondiale. La question serait inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée générale des Nations Unies pour obtenir, dans un premier temps, le gel des remboursements pendant le déroulement des procédures d'arbitrage.

L’octroi de crédits obéit à des règles internationales. Les institutions financières qui les outrepassent doivent assumer leurs responsabilités. Ainsi, le refus d’honorer des dettes qui n’étaient ni économiquement justifiées ni financièrement viables serait conforme à la logique économique et à la loi internationale.

Il faut rappeler à ce propos deux précédents historiques et jurisprudentiels:

1. en 2001, l’Argentine s’est déclarée en état d’incapacité de payer le service et l’amortissement de 100 milliards de dollars de dettes et a refusé de mettre en place les recettes de sortie de crise imposées par le FMI (augmentation des taux d’intérêt et des prix des services publics, austérité budgétaire et maintien destructeur de l’ancrage du peso argentin au dollar). Mieux, en 2003, l’Argentine a bravé tous les interdits en refusant tout bonnement d’honorer ses dettes vis-à-vis du FMI. Une sortie massive de capitaux en guise de représailles par les bailleurs de fonds aggrava la crise que connaissait déjà le pays. Mais, le président argentin, Nestor Kirchner, pur produit de l’aile gauche du parti péroniste, tint bon. Le FMI finit par céder. L’argentine n’eut à payer que vingt cinq cents pour chaque dollar dû.
Elle parvint ainsi, non seulement à redresser rapidement son économie mais à lui imprimer une vigueur nouvelle.

2. à la fin du 19ème siècle, suite à la guerre hispano-américaine qui a débouché sur la saisie de l’île de Cuba par les Etats-Unis, ces derniers ont cru devoir s’affranchir des dettes alors dues par Cuba à l’Espagne, au motif que celles-ci, loin d’avoir été contractées dans l’intérêt du peuple cubain, n’ont, en réalité, servi qu’à financer son oppression par le gouvernement colonial espagnol.

Conclusion

L’Afrique ne peut continuer à laisser l’Occident piller de façon éhontée et quasi gratuitement ses ressources, fomenter chez elle des troubles et s’en prévaloir pour justifier le déploiement de forces militaires propres à perpétuer, en toute impunité, une politique d’occupation pratiquée depuis des siècles.

Les pays du continent doivent donc s’affranchir du diktat des marchés pour rejoindre le camp de la résistance aux tenants du capitalisme sauvage qu’est la mondialisation, au nombre desquels figurent au premier rang les Etats-Unis.

C’est seulement au sein de l’Union Africaine, que les pays d’Afrique, groupés et solidaires au sein de leurs propres groupements sous-régionaux, peuvent relever le défi en privilégiant, cela a été dit, une politique de régionalisation devant mener à l’unification du continent et à la naissance d’une fédération des Etats subsahariens.

Tagged under: Governance, Sanou Mbaye

Reporters sans frontières est scandalisée par le saccage de la radio publique Broadcasting Corporation of Oyo State (BCOS) et l'agression physique dont ont été victimes une dizaine de journalistes, le 23 mai 2007, de la part d'une centaine de partisans de Christopher Alao Akala, un homme politique d'Ibadan (Sud-Ouest).

1400 candidats repartis sur 535 listes, 125 listes communes entre partis politiques partageant les mêmes affinités ou même faisant ce qu'on appelle des alliances contre nature, 278 listes propres et 132 listes indépendantes, voilà planté le décor en termes de candidatures aux élections législatives des 1er et 22 juillet prochains.

Tagged under: Contributor, Governance, Mali

Depuis l'élection présidentielle qu'il a perdue en République démocratique du Congo (RDC), Jean Pierre Bemba, le leader du Mouvement pour la libération du Congo, l'ex-rébellion, a du mal à retrouver toute la quiétude qu'il avait du temps du gouvernement de transition. Et comment pourrait-il d'ailleurs dormir sur ses deux oreilles quand la justice de son pays a déployé autour de lui une nasse pour le cueillir à tout moment ?

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Le 23 Mai 2007 a lieu la Journée nationale dédiée aux victimes de l’esclavage colonial. Antillais, Guyanais, Réunionnais, Africains... sont conviés à de nombreuses manifestations en région parisienne dont le point d’orgue se déroulera, le soir, à Sarcelles. Une rencontre chargée en émotions où chacun aura la possibilité de retrouver la trace de ses ancêtres et l’origine de son nom grâce à la cérémonie baptisée : Lanmèkannfènég.

Pour survivre au taux d’inflation le plus élevé du monde, certains travailleurs renoncent à leur profession et se lancent dans d’autres activités qu’ils n’avaient jamais envisagées auparavant. C’est le cas de Mavis. Cette enseignante en école maternelle a échangé sa vie d’éducatrice contre celle de travailleuse du sexe ; aujourd’hui, elle racole dans les hôtels huppés d’Harare, la capitale.

« Pour l’amour de Mukala », un roman de Thérèse Zossou Esseme, vient de paraître aux Editions L’Harmattan, dans la collection « Ecrire l’Afrique ». Ce court récit se lit comme on écoute un aïeul nous raconter un conte merveilleux. Merveilleux parce qu’il y a l’intervention de faits qui échappent à la raison, des choses qui relèvent du mystique comme les hommes ayant un double animal et qui meurent lorsque ce dernier est tué...

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Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé, mardi, l’ouverture d’une enquête sur les crimes commis en République centrafricaine (RCA) en 2002 et 2003. Mais les crimes perpétrés depuis 2005 au nord du pays n’entreront pas, dans l’immédiat, dans le champ de l’enquête. A la Cour, le responsable des analyses, Xabier Agirre, estime qu’ «il y a une coïncidence claire entre les mouvements militaires sur le terrain et la commission des crimes».

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Un symposium portant sur le projet de gouvernement panafricain ayant pour thème “le Grand débat sur le Gouvernement de l’Union”, se tiendra jeudi à Hararé. La rencontre se déroulera au campus de l’Université et regroupera des participants en provenance de plusieurs pays africains ayant des relations diplomatiques avec le Zimbabwe, ainsi que des universitaires et des membres de la société civile.

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Le magazine économique afro-américain « Black Enterprise » a établi dans son numéro du mois de mars un classement des 50 afro-américains les plus influents d’Hollywood. Au sommet de la liste, on retrouve encore une fois la grande prêtresse de la télévision américaine Oprah Winfrey. A 53 ans, Winfrey qui pèse 1,5 milliards de dollars est à la tête d’un empire des médias qui touche 69 millions de foyers américains.

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La grève déclenchée le 2 mai dernier par l’intersyndicale tchadienne à laquelle appartient la Fédération des enseignants du Tchad (FET), risque fort de compromettre l’organisation du baccalauréat du second degré prévue dans le pays le 5 juin. Le gouvernement a affirmé que toutes les dispositions avaient été prises pour respecter cette échéance. Mais la FET reste dans la logique de la grève.

Le HCR a dit dans un communiqué que le processus a commencé vendredi dans le camp de Kibondo, dans l’ouest de la Tanzanie, pour 8.500 Burundais qui doivent se rendre dans plusieurs villes des Etats-Unis où ils seront installés. Mais les bénéficaires devraient faire escale à Nairobi, au Kenya, pour participer à des cours d’initiation visant à faciliter leur arrivée et leur intégration en Amérique.

Après presque cinq ans de crise, le Nord ivoirien, contrôlé par les Forces nouvelles (ex-rebellion), renoue avec les activités des partis politiques au grand enthousiasme des populations. En point de mire : les élections générales prévues avant la fin de l'année, selon l’accord de paix signé en mars entre les principaux belligérants. Dans le nord du pays, les langues se délient, les exilés politiques rentrent au bercail...

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Des crimes rituels particulièrement horribles endeuillent régulièrement des familles au Gabon. Une association de parents de victimes brise la loi du silence pour mettre fin à l'impunité. Le phénomène ne date pas d'hier et dépasse les frontières du Gabon. Selon des études, il existe chez certaines tribus, "un culte de sorciers, avec des sacrifices humains et du cannibalisme, dont le but final est magique, en vue de l'acquisition des pouvoirs surnaturels."

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Depuis une dizaine d'années, missionnaires et ONG encouragent les Pygmées du Cameroun à quitter leur forêt pour se sédentariser à proximité des villages bantous. Pauvres et analphabètes, pour la plupart, ils manquent de tout et s'adaptent tant bien que mal à leur nouveau mode de vie. À leur arrivée, on leur conseille d'abandonner leurs huttes en paille pour des maisons en terre battue et de diversifier leurs moyens de subsistance se mettant à l'agriculture. Reportage.

Le système éducatif sud-africain devrait enregistrer un déficit d’environ 35.000 professeurs l’année prochaine, a appris lundi APA de sources concordantes à Johannesburg. Le déficit devrait surtout se faire ressentir dans le domaine des mathématiques et des matières scientifiques. Les capacités du pays à former et à recruter des professeurs ne pouvaient pas combler le vide laissé par les départs massifs.

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Ils luttent pour les droits des malades du SIDA, font pression pour des règles commerciales plus équitables, mettent en lumière les maux environnementaux -- et traitent d'une multitude d'autres questions pressantes au Kenya. Mais, certains d'entre eux ont le sentiment que ces initiatives sont en train d'être évacuées par des médias. Bref, certains activistes et groupes non gouvernementaux ont une dent contre des organes de presse dans ce pays d'Afrique de l'est.

"Les conditionnalités de l'accord entre le Tchad et la Banque mondiale sur l'exploitation du pétrole stipulent que le Tchad se doit de bien gérer ces ressources et protéger l'environnement. Aujourd'hui, les manguiers ne donnent plus de fruits", s'insurge le député Ngarléjy Koji Yorongar, un farouche opposant au pouvoir tchadien.

Coups de colère par-ci, grincements de dents par-là. Les producteurs de coton, à l'orée de la campagne cotonnière 2007-2008, ne semblent plus savoir à quel Saint se vouer. Des producteurs du département de Bakata, dans la province du Ziro ont même jeté l'éponge, décidant de ne plus mettre leur énergie dans la production du coton (Cf Sidwaya n°5903 du mardi 22 mai 2007).

500 millions ou 350 millions ? Des informations diffusées estiment que le don du Président de la République, qui oscillerait, selon une certaine presse, entre 350 et 500 millions de Fcfa, aurait été détourné par des individus. Le conseiller spécial du Chef de l'Etat, chargé de la défense, de la sécurité et des équipements militaires qui a conduit la tournée d'évaluation et de sensibilisation préalable à la visite du Président, Bertin Kadet, est même mis en cause.

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« La diversité biologique est le fondement de la vie sur terre et l'un des piliers du développement durable », a rappelé le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à l'occasion de la Journée mondiale de la biodiversité célébrée dans le monde. « La richesse et la variété de la vie sur terre » permettent aux êtres humains d'avoir accès à « l'eau potable, la nourriture, le logement, les médicaments et les vêtements », a déclaré Ban Ki-moon.

Trois rangers chargés de la protection de la faune ont été tués le week-end dernier, lors d'une fusillade qui s'est déroulée à proximité de la rivière Tana au Kenya, indique un communiqué de International Fund for Animal Welfare (IFAW) parvenu mercredi à GABONEWS. Selon le communiqué, une bande de braconniers était en route pour le Parc national Tsavo. Ayant reçu l'ordre de s'arrêter, ils ont répondu en ouvrant le feu.

Plus de 25 millions d’enfants non scolarisés ont un handicap, et moins de 10 % des enfants handicapés en Afrique sont scolarisés. Le rapport « Le droit à l’éducation des personnes handicapées »*, met l’accent sur la nécessité d’intensifier les efforts dans le domaine de l’éducation inclusive. Il traite le cadre normatif ; les obligations, devoirs et droits de tous les acteurs de l’éducation ; les défis de la mise en œuvre et la nécessité de suivi.

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Une conférence ministérielle intitulée « L’énergie dans un monde en mutation », organisée par le ministère de l’Industrie et de l’Energie de la Fédération de Russie en collaboration avec l’UNESCO, se tiendra du 31 mai au 1er juin au Siège de l’UNESCO à Paris. Consacrée aux défis énergétiques auxquels fait face la communauté internationale, elle portera notamment sur la contribution de la science au développement des énergies durables et sur l’accès à l’énergie.

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Le directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Koïchiro Matsuura, a condamné aujourd'hui l'assassinat de deux journalistes de radio, Abshir Ali Gabre et Ahmed Hassan Mahad. « J'appelle tous les responsables somaliens à prêter attention à la sécurité des journalistes dont l'activité professionnelle est essentielle au dialogue et à la résolution des conflits... ».

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L'UNESCO a décidé d'apporter tout son appui à la valorisation du patrimoine culturel mondial en accordant une place de choix à l'art africain. Le directeur général de l'UNESCO, le japonais Koïchiro Matsuura a revélé en début de semaine à Paris que 21 pays Africains ont ratifié la Convention internationale sur la protection du Patrimoine culturel.

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Conformément à une tradition bien établie, Amnesty International a rendu public, hier à Londres, son rapport 2007. Détaillant les avancées et les reculs des droits de l'Homme à travers le monde, ce document met en relief un certain nombre de facteurs qui ont influé positivement ou négativement sur le cours des évènements durant l'année qui nous a quittés et celle qui est en cours.

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L'Union africaine a-t-elle une responsabilité dans les violations des droits de l'homme sur le continent noir? Le rapport 2006 d'Amnesty international, publié, hier, répond par l'affirmative. Les défenseurs des droits de l'homme regrettent que 'l'Union africaine soit, dans l'ensemble, loin de respecter ses engagements pris, à travers son Acte constitutif, pour la nécessité absolue de promouvoir et de défendre le droits humains, à travers tout le continent'.

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Le Prix Nobel de littérature 1986, le Nigérian Wole Soyinka, affirmant parler au nom de 48 lauréats du Prix Nobel, a appellé mardi à Lagos à l'annulation des élections générales d'avril au Nigeria. M. Soyinka a recommandé l'organisation d'une conférence qui réunirait des responsables du gouvernement, des représentants de la société civile, des religieux et des hommes d'affaires pour évoquer la crise actuelle au Nigeria.

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Le déploiement de la force de paix de l'Union africaine en Somalie, dont les effectifs sur place sont squelettiques, piétine en raison de graves problèmes de financement et de la réticence des pays africains à envoyer leurs soldats dans un "bourbier". Le 19 janvier, l'Union africaine (UA) avait décidé de déployer à terme 8.000 hommes en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991.

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Vous rêvez de connaître le Cap Vert ? C’est le moment ou jamais. Un club d’entrepreneurs et de cadres issus de l’immigration organise, du 25 mai au 3 juin, à Paris, la première semaine du Cap Vert. Au programme : des conférences, des ateliers et un concert réunissant de grandes voix de l’archipel africain lusophone, telles que Teofilo Chantre, Mayra Andrade, Tito Paris et Lura…

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Que peut bien contenir de si gênant le rapport 2006 de la Commission nationale de lutte contre la non transparence, la concussion et la corruption (Cnlcc) remis au chef de l’Etat, pour que les autorités rechignent à le rendre public ? La question mérite d’être posée d’autant plus que l’hebdomadaire Week-end paru ce jeudi 24 mai qui en fait état et qui en publie de larges extraits.

Ce week-end, l’État de Kano, le plus grand de la fédération nigériane, a déposé une plainte devant sa haute cour de justice contre le laboratoire pharmaceutique américain Pfizer accusé d’avoir « secrètement utilisé des enfants comme cobayes dans les tests d’un médicament sous prétexte de l’aide humanitaire ». L’État demande à Pfizer 2,75 milliards de dollars d’indemnisation pour les enfants morts et ceux souffrant de séquelles suite à leur participation à l’étude.

A 10 minutes de la capitale, Terre-Rouge est une des régions agricoles les plus fertiles de l’île. Rongée par les habitations et les centres commerciaux, cette terre est restée verte à la surface et rouge dans ses entrailles, d’où son nom, Terre-Rouge. Tout y pousse : la canne à sucre, les légumes fins, des cacahuètes et la pomme d’amour, très consommée ici. Port-Louis envisage de céder ce domaine pour l’implantation d’une grande zone industrielle chinoise.

Les ministres des Finances du G8 se sont retrouvés à Berlin vendredi et samedi. La rencontre a notamment porté sur l'Afrique, notamment sur les risques d'un retour à l'endettement. Les membres du G8 sont inquiets du risque d'une nouvelle spirale du sur-endettement de l'Afrique. Les Occidentaux ne citent pas expression la Chine comme responsables de ce phénomène dans leur déclaration finale.

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Le taux de participation définitif aux élections législatives de jeudi est tombé: il est de 35,51%. Ce taux, comme le redoutaient les partis politiques, est considéré comme faible par rapport à celui enregistré lors du même scrutin de 2002 qui était de 46%. Ce faible taux de participation a d’ores et déjà suscité une double lecture au sein de la classe politique.

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Au cours de l’essor économique qui a suivi la fin de la guerre civile en Angola en 2002, le gouvernement angolais a expulsé par la force des milliers d’habitants pauvres de la capitale Luanda, souvent avec violence et presque toujours sans compensation, selon un rapport publié aujourd’hui par Human Rights Watch et l’organisation angolaise SOS Habitat.

Reporters sans frontières dénonce la suspension du quotidien indépendant arabophone Al-Soudani, décidée par les autorités le 17 mai 2007 suite à une plainte déposée par le ministre de la Justice. Le 16 mai, les autorités ont confisqué les planches d’imprimerie de l’édition à paraître et transmis aux responsables du quotidien une lettre du parquet ordonnant la suspension du journal.

Béoué, 18 ans, est mince et semble plutôt petit pour son âge. Mais lorsqu'il porte de la boue pour les murs du poulailler que lui et ses camarades sont en train de construire, on voit bien à quel point il est musclé, en fait. À l'évidence, il est habitué à organiser des activités et à déléguer des responsabilités, si bien que le poulailler se construit rapidement.

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Le nombre d'immigrants débarquant sur les côtes des Canaries à bord de barques de fortune a fortement augmenté depuis le début du mois. Mais, sur place, les autorités ne sont toujours pas complètement prêtes à faire face, constate El País. Depuis le début de l'année, 2 892 immigrants ont accosté aux Canaries à bord de 68 barques. L'année dernière, 9 239 Africains avaient fait la traversée à bord de 202 embarcations.

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Le télévangéliste américain Jerry Fallwell est décédé, le mardi 15 mai, à l'âge de 73 ans. Il était l'une des figures de la droite ultraconservatrice américaine et il a fortement contribué à l'élection de Ronald Reagan et de George W. Bush. "Cet homme a passé sa carrière à diaboliser les autres", résume le webzine californien Salon. C'était l'homme idéal pour le monde créé par Fox News : un monde extrémiste, divisé, manichéen.

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L’Institut Panos Afrique de l’Ouest organise, en partenariat avec la Fondation Friedrich Eibert, un atelier de formation des radios communautaires sur le thème : « Radio communautaires et Tic et Elections ». Cet atelier de 3 jours verra la participation de 15 radios communautaires du Sénégal. Il fait suite à l’atelier organisé à la veille de l’élection présidentielle sénégalaise pour renforcer les capacités de traitement et de couverture des radio communautaires.

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Les 19 syndicats du service public sud-africain lanceront conjointement une grève d'une durée indéfinie le 1er juin pour presser le gouvernement à améliorer son offre de hausse du salaire. Willie Madisha, president du Congress of SA Trade Unions ( COSATU), a fait cette annonce vendredi à Pretoria, en affirmant que les 19 syndicats, qui représentent plus d'un million d'employés du service public, avaient décidé d'agir ensemble.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publie vendredi les statistiques sanitaires mondiales 2007, le recueil le plus complet de statistiques sanitaires sur les 193 Etats Membres de l'OMS, selon un communiqué de l'organisation. Cette édition souligne également les tendances pour 10 des Statistiques sanitaires mondiales les plus attentivement observés et elle est une référence annuelle.

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La Convention- Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) a fait savoir que des progrès aviaent été réalisés, pendant deux semaines de négociations à Bonn entre les Etats parties au Protocole de Kyoto et à la CCNUCC, dans la perspective d'un régime destiné à remplacer celui établi par le Protocole de Kyoto, après 2012.

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Les autorités chinoises ont envoyé vendredi huit plongeurs supplémentaires à la recherche du bateau de République de Corée (RDC) qui a coulé samedi au large des côtes de la ville de Yantai, à l'est. Vingt-neuf plongeurs participent à présent aux recherches, a déclaré un porte-parole du ministère chinois des Communications. Le bateau de RDC "Golden Rose" avait une cargaison de 5 900 tonnes d'acier.

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L'Autorité des communications de Zambie (CAZ) a indiqué qu'elle encouragerait, à hauteur de 3,3 milliards de kwachas (825 000 dollars), la croissance et la compétition dans le secteur des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) dans les régions rurales. Ce financement serait destiné à rendre le pays capable de fournir un accès universel aux télécommunications spécialement pour la population des régions rurales.

Un concours national des sciences sera organisé du 26 au 27 mai au Gabon afin de susciter l'esprit scientifique à la jeunesse et de promouvoir l'excellence en science, a rapporté jeudi la presse locale. Ce concours est destiné aux élèves des classes d'examen afin de tester leur connaissances avant les examens de fin d'année, selon le président de l'Union des syndicats des enseignants gabonais (USEG), Emmanuel Mvé Mba.

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L'Afrique du Sud a annoncé jeudi que la prolongation de l'internat des médecins d'un à deux ans en 2008 pourrait provoquer un manque de médecins. Le porte-parole du ministère sud-africain de la Santé, Sibani Mngadi, a indiqué que le ministère était en train de travailler pour faire face à ce défi. "La collaboration entre les autorités concernées est en cours pour bien contrôler la situation", a-t-il précisé.

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Le Secrétariat exécutif de l'Association des pays africains producteurs de diamants (ADPA) a été confié à l'Angola pour 4 ans, à l'issue de la première réunion du conseil des ministres de l'organisation qui s'est tenue ce lundi à Luanda. Ainsi, l'Angola, qui détient déjà la présidence de l'ADPA, devra veiller à la mise en œuvre des politiques relatives au développement du secteur diamantifère en Afrique.

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Quatorze pays, dont quatre d'Afrique ont été élus pour sièger au Conseil de 47 membres des droits de l'Homme de l'Organisation des Nations unies (ONU) après deux tours de scrutin à New York, jeudi. Les pays choisis lors du premier tour ont été l'Angola, la Bolivie, l'Egypte, l'Inde, l'Indonésie, Madagascar, les Pays-Bas, le Nicaragua, les Philippines, le Qatar, la Slovénie et l'Afrique du Sud.

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Un total de 40 éléphants en maraude dans le district du centre de Kasungu représentent une menace pour les communautés et leurs cultures, a-t-on appris de source officielle. Ce problème se pose à peine une semaine après que 10 autres éléphants se sont échappés du Parc national de Kasungu avant de se retrouver dans la région voisine de Linyagwa.

Une campagne pour vacciner d'ici quatre ans près de 48 millions de personnes contre la fièvre jaune dans douze pays d'Afrique a été présentée mercredi à Genève à l'assemblée annuelle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette campagne sera financée à hauteur de 58 millions de dollars (42,7 millions d'euros) par l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI).

Quatre soldats ougandais de la Force africaine de paix en Somalie (Amisom) ont été tués et cinq blessés mercredi à Mogadiscio par l'explosion d'une bombe télécommandée, lors de l'attaque la plus sanglante contre la force depuis son déploiement début mars. Trois soldats grièvement blessés ont été évacués par avion mercredi après-midi de Mogadiscio vers Nairobi.

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Un homme d'affaires égyptien a affirmé jeudi au Caire avoir mis au point un logiciel informatique qui révèle que le Coran est structuré par les mathématiques, un "miracle" qui témoigne selon lui que le livre saint est l'oeuvre de Dieu. "Cette découverte est la preuve irréfutable que le Coran est une oeuvre de dieu", a déclaré Ibrahim Kamel.

Des descendants d'esclaves et des Négro-mauritaniens présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat ou encore ministres ! Une promotion impensable il y a encore quelques années en Mauritanie, qui résulte d'accords conclus lors de la présidentielle de mars dernier. Pour la première fois en Mauritanie, des Haratines, descendants d'esclaves, et des Négro-mauritaniens accèdent à des postes politiques de premier plan.

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Depuis février, l’Afrique du Sud accueille le plus grand programme de test d’un vaccin contre le sida jamais effectué en Afrique. L’opération Phambili ("Aller de l’avant" en xhosa) mobilise de nombreux volontaires. Reportage dans une clinique du Cap. Dans son rapport 2006, l'ONUSIDA estimait ainsi à 5,5 millions le nombre de personnes vivant en 2005 avec le VIH en Afrique du Sud, soit près d'un adulte sur 5.

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Depuis quatre ans, les équipes du Cinéma numérique ambulant visitent les villages du Bénin, du Niger et du Mali, et bientôt ceux du Burkina et du Cameroun. Dans leurs bagages, des films africains de sensibilisation et de fiction. Reportage dans la région de Tombouctou, au Mali. Il est 18 h 00 à Gourma-Rahrous, grand village accroché au fleuve Niger, à 200 km à l’est de Tombouctou, au Mali...

Stephanie Nolen, une journaliste canadienne basée en Afrique du Sud, vient de publier un livre racontant l'histoire de 28 personnes souffrant du SIDA sur le continent africain où la pandémie est répandue. Nolen vit depuis 2003 à Johannesburg, la capitale économique de l'Afrique du Sud, où elle est correspondante pour le quotidien canadien 'Globe and Mail'.

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La femme en Mauritanie occupe une place importante dans le secteur économique où elle est présente. Mais grâce à son combat, elle a également relevé plus ou moins le défi de trouver sa place parmi les décideurs de ce pays fraîchement sorti cette année d'une transition militaire instaurée après le coup d'Etat du 3 août 2005.
Avec l'élection du nouveau président Sidy Mohamed Ould Cheikh Abdullahi, le 25 mars dernier, c'est une nouvelle ère.

Le Programme d’investissement stratégique (PIS) est une initiative des ministres Africains de l’Environnement qui vient de voir jour à Ouagadougou et qui vise à encourager une gestion durable des sols en vue d’une lutte plus efficace contre la désertification. Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), un des bailleurs du projet, indique que les projets qui seront exécutés dans le cadre du PIS viseront à améliorer plusieurs secteurs.

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Des milliers d’enfants, réfugiés au Zimbabwe au cours de la guerre civile qui a ravagé le Mozambique pendant 17 ans, se trouvent contraints à vivre en apatrides, sans pouvoir obtenir de pièces d’identité ni bénéficier de services sociaux dans leur pays d’adoption. La plupart des ressortissants mozambicains se sont établis dans la province du Mashonaland Central, dans le nord-est du Zimbabwe.

Selon un rapport du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, sur la situation des enfants en Somalie, ces derniers représentaient plus d’un tiers des victimes du conflit somalien en 2006. Dans le sud et le centre du pays, ces violences ont été caractérisées par de graves violations des droits des enfants. « Le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats constituent un réel sujet de préoccupation », a dit M. Ki-moon.

Comme ses voisins du district de Yirgacheffe, dans le Sud de l’Ethiopie, Birhanu Gizamu est un petit exploitant de café. En revanche, contrairement au reste de sa communauté, il n’hésite pas à sortir la carte bleue, aujourd’hui chiffonnée, qu’il a reçue à la clinique et qui indique son statut sérologique. « Les résultats étaient négatifs », a observé fièrement M. Gizamu, 42 ans, en tendant sa carte pour vérification.

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Les violations des droits humains, et notamment les exécutions pedrpétrées par des bandits armés et les violences sexuelles infligées aux femmes et aux enfants, se poursuivent au Burundi malgré une amélioration du paysage politique, selon une organisation locale de défense des droits de l’Homme. La mise en place du nouveau gouvernement, en 2005, n'aurait pas contribuer améliorer la situation, selon le directeur de la Ligue burundaise des droits de l'Homme.

Malgré une production alimentaire excédentaire, les taux de malnutrition au Mali restent très élevés et constituent un problème majeur de santé publique. Selon les analystes, attribuer uniquement les causes de ce phénomène à la production alimentaire serait ignorer les causes multiples de la malnutrition à court et long termes dans ce pays où les autorités doivent privilégier une approche plus globale pour faire face à ce problème.

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Les élections législatives algériennes se dérouleront jeudi dans une atmosphère pesante. Outre le désintérêt des électeurs pour le scrutin rapporté par les medias, plusieurs partis appellent les citoyens au boycott. Par ailleurs, alors que des mesures sécuritaires sont mises en place, un attentat a fait au moins un mort à Constantine ce mercredi.

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Le Premier ministre chinois, Wen Ji Bao, a appelé le monde à faire preuve d’une grande solidarité envers l’Afrique, mercredi, à Shanghai, lors de l’ouverture de l’assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (BAD). Il a promis de nouvelles annulations des sommes dues à son pays par les Etats du continent. Par ailleurs, le président de la BAD, Donald Kaberuka, a dressé un bilan positif de sa première année.

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L’Afrique a enregistré sa plus forte croissance économique de ces deux dernières décennies, avec un taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) d’environ 5% par an en moyenne ces six dernières années, passé à 5,5% en 2006 et qui devrait atteindre 6% cette année, selon un nouveau rapport de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

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L’ONG anglaise « Christian Aid » a publié lundi 14 mars 2007 un rapport alarmiste sur les effets démographiques prévisibles du réchauffement climatique dans les prochaines décennies. Le chiffre paraît hallucinant, comparé à la population de chaque pays européen, qui se chiffre en dizaines de millions, ou même de l’Europe entière, qui se chiffre en quelques centaines de millions.

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C’est l’histoire de deux êtres, qui se connaissent sans se connaître, s’aiment sans le savoir, s’attirent sans le vouloir. Elle, Mariam 47 ans, est une belle Burkinabée de l’ethnie des « Djoulas ». Lui, Kader, est Ivoirien de la tribu des « Peul » par sa mère, et « Germa » par son père. Ils se sont connus, il a quatre ans, à Abidjan. Une simple rencontre comme on en fait tous les jours, sans plus.

Avec ses longues plages de sable blanc, ses mystérieuses salines et ses magnifiques paysages volcaniques, l’île de Sal, dans l’archipel du Cap Vert, au large des côtes du Sénégal, a tout pour attirer des touristes du monde entier. Mais ces atouts constituent également sa vulnérabilité au VIH/SIDA. Le boom de l’industrie touristique est aidé par la présence d’un aéroport international a été l’épine dorsale de l’impressionnante croissance économique.

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La Namibie a raillé mercredi les fermiers commerciaux blancs avant de les mettre en garde contre toute résistance au programme de réforme agraire qui se solderait par une expropriation (par le gouvernement) en faveur des paysans noirs sans terres. Le ministère des Terres et de la Réinstallation a dit dans un communiqué qu'"on doit corriger la distribution inégale des ressources et des richesses" immédiatement.

Le président du groupe bancaire Ecobank, Mandé Sidibé, a critiqué jeudi à Shanghai l'environnement des affaires en Afrique, regrettant les contraintes imposées au secteur privé sur le continent. "Le secteur privé peut être un élément moteur du développement de nos Etats. Malheureusement, il est actuellement soumis à beaucoup de contraintes rendant impossible des investissements significatifs en Afrique", a-t-il déclaré lors d'un entretien accordé à la PANA.

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Le premier ministre chinois Wen Jiabao a rejetté les critiques auxquelles la Chine fait face, accusée qu'elle est de s'interesser à l'Afrique uniquement pour ses matières premières. Il s'exprimait à l'occasion de l'assemblée annuelle de la BAD (Banque Africaine de Développement) qui a lieu à Shangai. Selon lui, la Chine veut aider l'Afrique à se développer socialement et économiquement.

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Bien que n'ayant pas encore adhéré au Commonwealth, le Rwanda vient de débloquer une somme de 50.000 dollars américains représentant sa contribution dans la préparation du prochain sommet de cette entité regroupant les pays anglophones, prévu à Kampala, en Ouganda, en novembre prochain, a appris la PANA de source bien informée à Kigali.

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Les élections législatives en Guinée, initialement prévues en juin ont été reportées, sans indication de date, le temps de rétablir, en province, l'administration et ses représentants, chassés par les manifestants hostiles au régime lors des heurts de janvier-février. Hauts fonctionnaires indésirables hors de Conakry, bâtiments publics endommagés: le Premier ministre Lansana Kouyaté a estimé "techniquement impossible" d'organiser des élections "avant au moins six mois".

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La Chine a nommé jeudi un haut diplomate comme représentant spécial pour les Affaires africaines, la question du Darfour constituant le premier sujet d'attention. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères Jiang Yu a fait savoir que Liu Guijin, précédemment ambassadeur au Zimbabwe et en Afrique du Sud, et ancien directeur général du Département des Affaires africaines du ministère des Affaires étrangères, avait été choisi pour cette fonction.

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L'implication de la Chine en Afrique fait l'objet de beaucoup de débats et de discussions. La Chine est-elle tout simplement la dernière puissance impériale venue exploiter les ressources naturelles de l'Afrique, en mettant ses propres intérêts économique au-dessus préoccupations liées à la protection de l'environnement et du respect des droits humains ? Ou, bien, l'engagement de la Chine serait-elle une extension de la 'Solidarité Sud-Sud', qui permettra aux Africains de se libérer des tyrannies multiples de la dette, des conditionnalités de l'aide, des règles du commerce inéquitable et de l'ingérence politique de l'Occident ?

Dans cette collection, des analystes et activistes africains indépendants présentent des perspectives sociales et à l'échelle continentale de la présence chinoise en Afrique. Les articles démontrent que bien qu'il n' y ait pas une unique 'vision africaine' à propos de la Chine au niveau continental, les auteurs sont convaincus que les Africains se doivent d'organiser leur part de la question, ensemble, dans leurs propres intérêts, et dans l'intérêt de la justice sociale pour tous. Ali Askouri, Horace Campbell, Michelle Chan-Fishel, Moreblessings Chidaushe, John Blessing Karumbidza, Daniel Large, Anabela Lemos, Ndubisi Obiorah, Kwesi Kwaa Prah, Daniel Ribeiro et John Rocha ont aussi contribué à la collection

ISBN: 978-0-9545637-3-8 194pp. 2007 Fahamu Prix £11.95
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