Pambazuka News 315: Sudan: Oil habits die hard
Pambazuka News 315: Sudan: Oil habits die hard
Après plus de dix mois d’attente pour avoir le feu vert du gouvernement afin de démarrer le déminage de certains périmètres pollués de la zone en conflit du Sud du Sénégal, l’Union européenne, la coopération allemande en particulier et la Norvège ont fini de plier bagages. Inquiets et indignés, des membres de la société civile en Casamance ont battu le macadam le samedi 1er mars pour attirer l’attention des autorités sur les conséquences d’un tel départ. Selon le coordonnateur du Comité d’initiative pour le déminage de la Casamance, l’Etat du Sénégal a tergiversé au point de «décourager les bailleurs de fonds. Ce qui a abouti à la prise de cette mauvaise décision que tout le monde redoute. A travers la marche, la société civile entend sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur ce fait, dit-elle, «qui pourrait nuire à la population qui est toujours victime des mines antipersonnel».
Les élections municipales maliennes, initialement prévues le 26 avril prochain, ont été reportées de six mois, a annoncé le ministre de l'Emploi et porte-parole du gouvernement malien. Parallèlement à cette décision, le gouvernement malien a adopté un projet de décret portant sur la prorogation des mandats des conseils communaux, des conseils de cercle, des conseils régionaux et du conseil du District de Bamako, a indiqué le ministre. Ces décisions ont été prises dans le cadre de la réconciliation nationale et pour assurer une meilleure organisation des élections, a expliqué le ministre. D'après lui, le report permettra également aux réfugiés maliens de prendre part aux élections municipales, qui sont des élections de proximité. Selon la loi électorale du Mali, il est procédé tous les cinq ans au renouvellement des mandats des conseillers des collectivités territoriales.
Le Comité pour la protection des journalistes alerte l'opinion aujourd'hui sur le sort des journalistes éthiopiens alors que deux d'entre eux, emprisonnés, célèbrent un triste anniversaire le dimanche 2 mars. C’est le 900ème jour d'incarcération pour Eskinder Nega, qui purge une peine de 18 ans de prison. Woubshet Taye, numéro deux de l'hebdomadaire Awramba Times, quant à lui, a été condamné à 14 années de prison en 2011. Des condamnations injustes selon plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse. Woubshet Taye et Eskinder Nega sont tous deux lauréats de prix internationaux prestigieux, mais leurs enquêtes ne plaisent pas aux autorités éthiopiennes et ils en paient le prix fort.
Les forces militaires égyptiennes auraient découvert comment guérir le sida affirme un communiqué du gouvernement en date du 22 février. Le système fonctionne grâce à des ondes électromagnétiques qui détruiraient les cellules infectées et les remplaceraient par des acides aminés. Il porte le nom de «Complete Cure Device». Si les Egyptiens semblent assez dubitatifs face à l’annonce de cette solution miracle et n’hésitent pas à en plaisanter sur la toile, l’inventeur de la machine, docteur Ibrahim Abdel-Atti, n’en démord pas, sa machine présente un taux de réussite de 100%. Des tests devraient être effectués par des scientifiques internationaux prochainement.
«Une Constitution de la révolution, une Constitution du consensus, ni vainqueur ni vaincu, tout le monde est gagnant.» Ainsi est résumé l'esprit dans lequel a été rédigée la Constitution tunisienne. Les solutions ont toujours jailli quand les situations semblaient bloquées.
Le désastre économique et social a dissipé les illusions du projet chaviste au Venezuela. La tentative de surmonter les problèmes structurel dans le cadre du capitalisme en s’appuyant sur le protagonisme de la bourgeoisie nationaliste, des militaires et d’un parti de type corporatif a échoué et se trouve dans un état de décomposition avancée. L’utopie réactionnaire d’un « socialisme avec capitalistes » s’est effondrée. Il revient à la gauche révolutionnaire de récupérer les drapeaux du socialisme que le chavisme a utilisé à ses propres fins.
Après quelques années de gestion des élections par des Commissions électorales ou organes spécifiques de gestion des élections, le bilan n’est–il pas quelque peu mitigé ? En effet, malgré l’existence de telles structures, leur indépendance discutable, la corruption et la fraude électorales, le coût parfois exorbitant des élections, etc., sont autant d’éléments conduisant à un réel «Oge–pessimisme».
Pambazuka News 314: Special Issue on Liberia
Pambazuka News 314: Special Issue on Liberia
Dans la traque des biens mal acquis qui est lancée au Sénégal, les sommes faramineuses qui sont évoquées étonnent. Mais le fait est qu’on a affaire à un système de prédation animé par une faune de prédateurs en service depuis les premières années de l’indépendance. Ce système a accouché de la situation que nous vivons à l’heure actuelle, se perpétuant de Senghor à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade.
La facilité de langage qui classe les anti-Balaka comme milices chrétiennes et la Seleka comme musulmane, ne doit pas nous conduire à lire le conflit comme religieux. La présence d’amulettes et de gris-gris dont se parent les miliciens des deux côtés montrent qu’avant tout leur croyance est profondément animiste. Les divisions communautaires en Centrafrique, hélas, ne datent pas d’hier et le chaos qui ravage ce pays dément largement le contentement de Paris.
Paul Martial
La perspective de la mise en œuvre des accords intérimaires de la Côte d’Ivoire et du Ghana avant la date butoir du 1er octobre 2014, imposée unilatéralement par l’Ue, et la menace de la rupture du processus d’intégration, ont soumis l’Afrique de l’Ouest à une forte pression et amené les négociateurs à envisager l’Ape régional comme la seule alternative. Compte tenu des risques qu’un accord couvrant de larges domaines pourraient induire sur une région dont la plupart des politiques sectorielles sont embryonnaires, voire inexistantes, la société civile ouest-africaine appelle les chefs d’État à considérer avec attention certains points essentiels.
Le peuple du Venezuela ainsi que la solidarité latino-américaine luttent contre une nouvelle tentative de coup d’État. Comme en 2002 contre Chavez, il ne s’agit pas, comme veulent le faire croire les médias au service des intérêts de l’empire et des oligarchies, de manifestations spontanées. Mais bien d’un plan structuré et organisé en fonction du renversement du gouvernement et de la prise du pouvoir par la force.
Dans le cadre de la formation permanente de la génération actuelle de journalistes européens dont l’Histoire retiendra qu’ils n’ont pas hésité à appuyer, à quelques milliers de kilomètres de distance, une enième tentative de renverser un gouvernement de gauche démocratiquement élu en Amérique Latine, l’heure est venue d’un modeste bilan en dix questions…
Si le souci de tous est que la présidentielle de 2015 en Guinée soit pacifique et crédible, toute une série de questions, dont seulement certaines sont ici évoquées, doit être tranchées aussi vite que possible. Ces questions découlent aussi bien des engagements pris par les acteurs politiques que des difficultés rencontrées dans la gestion des législatives de 2013.
Pour les 20 ans du génocide au Rwanda, Pambazuka News prépare une édition spéciale. Vos contributions sont les bienvenues.
Nous vous informons du lancement de la seconde cohorte du programme de bourses de mobilité AFIMEGQ coordonné par l’université Yaoundé I du Cameroun. Ce programme est un partenariat de 10 institutions d’enseignement supérieur des pays ACP (Afrique Caraïbes Pacifique) dont l’UCAD est membre. Les disciplines concernées sont l’ingénierie et les sciences médicales et pharmaceutiques. Le programme offre des Masters complets et des Doctorats sandwich (mobilité de 10 mois). Les intéressés peuvent postuler en ligne à partir du site (disponible en anglais et en français)
Date limite : 15 mars 2014
Le dernier rapport établi par Think Security Africa, fondé sur des évaluations de l'évolution de la situation en matière de sécurité entre 2011 et 2013, s'appuie sur des cartes, des graphiques et d'autres supports visuels pour proposer une approche nuancée de la sécurité sur la scène africaine contemporaine.Le rapport établit un lien entre la tendance à la hausse d'un coup d’État prévu et réel et la guerre civile en Afrique. Le rapport explore également le lien existant entre l'insécurité transfrontalière et les conflits d'intensités différentes.
Consultez « La sécurité en Afrique 2013 | Reprendre des initiatives pour la paix » à l'adresse suivante :
Le rituel est censé maintenir les jeunes filles "pures". Mais au Somaliland, région auto-proclamée indépendante somalienne, la population commence doucement à refuser la forme extrême de la mutilation génitale féminine, de plus en plus consciente des risques sanitaires. Dans cette région de l'extrême nord-ouest somalien, la plupart des femmes de plus de 25 ans ont subi dans leur enfance cette mutilation, qui associe excision et infibulation: ablation du clitoris, mais aussi des petites lèvres, suivi d'une coupe dans la chair de la vulve avant que les grandes lèvres ne soient à leur tour cousues.
Le Président Macky Sall se frotte les mains. Il vient de décrocher, en Chine, les financements de ses plus grands projets d’infrastructures. Il a conclu au premier jour de sa visite d’Etat à Beijing d’importants accords avec des firmes chinoises, pour un montant global d’investissements estimé à plus de 4,5 milliards de dollars soit environ 2 200 milliards de francs Cfa que la China Eximbank assure être disposée à financer totalement. Les projets qui trouvent ainsi des financements sont au nombre de huit, déclarés prioritaires par le Sénégal et relatifs principalement à des infrastructures ferroviaires et routières.
De nombreux candidats au passage en Europe ont réussi une fois encore à franchir les barbelés. Environ 200 Camerounais descendus de la montagne où ils se cachaient ont pris d'assaut la frontière de l'enclave espagnole de Melilla, dans le nord-est du Maroc. Grâce aux échelles de fortune et aux protections rudimentaires qu'ils confectionnent, ils sont parvenus à franchir la triple barrière de barbelés. Ce nouvel « assaut massif », comme on les appelle localement, a été lancé entre la ville marocaine de Beni Ensar et le quartier espagnol du Barrio Chino. Cette fois, la Guardia civil, la police espagnole, n'a rien pu faire.
L'Afrique est-elle sur le point de devenir un eldorado pour la cybercriminalité qui, selon le cabinet d'études Steria, aurait entraîné des pertes financières de 110 milliards d’euros dans le monde pour la seule année 2013 ? À en croire certains rapports plutôt alarmistes, les risques sont réels. Pour au moins trois raisons. Explications.
Les combats ont repris de plus belle au Soudan du Sud, après une brève accalmie suite à un cessez-le-feu signé au forceps fin janvier par les belligérants, grâce à l’ouverture de négociations à Addis-Abeba en Ethiopie. En effet, le 18 février dernier, les rebelles de l’ex-vice-président ont lancé une vaste offensive dans le but de reconquérir la ville stratégique de Malakal. En prenant sur lui de violer la trêve, Riek Machar s’inscrit dans une logique de jusqu’au-boutisme qui n’augure pas d’un épilogue imminent à ce conflit. Aussi, il donne le sentiment d’une certaine intransigeance, là où la partie gouvernementale a pourtant fait certaines concessions, notamment en accédant à la requête de libération de certains prisonniers, en plus de s’être montrée disposée à continuer les négociations malgré ces nouveaux affrontements.
Burkina Faso : Ouverture d’un hôpital de réparation chirurgicale des mutilations sexuelles féminines
Le premier hôpital de réparation chirurgicale des mutilations sexuelles féminines, situé à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, ouvrira ses portes le 7 mars prochain, selon une déclaration publiée par l'Ong Clitoraid (http://www.clitoraid.org), basée aux États-Unis.
Gros rebondissement dans l’affaire dite Karim Wade dans le cadre de la traque des biens dits mal acquis. Présentée comme actionnaire dans Daport, une expatriée des Etats-Unis du nom de Coumba Diagne révèle avoir «prêté» son nom contre la promesse d’un poste d’administrateur. Promesse faite par un des complices de Wade-fils dans les liens de la détention depuis le 17 avril. Le «prête nom» est passé à table le vendredi 21 février, lors des confrontations entre les acteurs du dossier du fils du président sortant Wade à la Commission d’Instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite.
L’ex-président de la transition, Andry Rajoelina, a annoncé le vendredi 21 février 2014 qu’il renonçait à briguer le poste de Premier ministre, alors que les résultats définitifs des législatives malgaches, proclamés le 13 février, avaient placé son camp en tête. Depuis qu’il est au pouvoir, Hery Rajaonarimampianina prend chaque jour un peu plus ses distances avec celui qui reste associé, aux yeux de la communauté internationale et de nombreux Malgaches, à cette période d’instabilité politique que fut la Transition.
Plaisanterie de mauvais goût ou signaux forts envoyés aux Ivoiriens ? En l'absence d'informations fiables sur l'état de santé d'Alassane Ouattara, les agissements de certaines personnalités ces derniers jours, en l'occurrence, le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, suscitent divers commentaires dans l'opinion. La page de garde de le site officiel du numéro 2 du régime Ouattara, vous accueille avec les notes de l'Abidjanaise, l'hymne national de la Côte d'Ivoire qui joue en continue. Autre fait qui trouble le sommeil des uns et des autres, la sortie de Sylvie Tagro, la femme de Guillaume Soro. En fin de semaine dernière, elle a visité les populations de Daloa, sa ville natale, auxquelles elle a fait d'importants dons. Jusque-là, elle était restée loin des caméras.
Suite à une vague de violences racistes le jeudi 20 février à Pretoria, des commerçants somaliens et pakistanais ont dû fuir. Les troubles ont éclaté dans la soirée de mardi après l'agression d'une fillette de dix ans par un commerçant étranger qui l'accusait de lui avoir volé un paquet de bonbons.??La petite fille est morte de ses blessures et les habitants du township en colère ont pillé et incendié au moins 65 magasins du quartier.?
L'Afrique du Sud a fait don, mercredi 19 février, de 14 rhinocéros noirs au Botswana pour aider ce pays voisin à reconstituer sa population de rhinocéros jusqu'à un niveau stable. Par ailleurs, des organisations de safaris-photos ont annoncé le 12 février dernier qu'une centaine de rhinocéros pourraient être également donnés au Botswana par l'Afrique du Sud en 2015. Un déménagement qui devrait coûter quelque 8 millions de dollars.
Le Botswana a rompu ses relations diplomatiques et consulaires avec la Corée du Nord, a annoncé, le mercredi 19 février, un communiqué du ministère botswanais des Affaires étrangères. Cette décision est justifiée par la 'menace' que constituée la Corée du Nord pour la paix et la sécurité internationale.??'Le gouvernement du Botswana ne souhaite pas être associé à un gouvernement qui continue d'afficher un mépris total pour les droits de l'homme envers ses citoyens', indique le communiqué, expliquant que cette décision ne vise en aucun cas la population de la Corée du Nord.
Le fils de l'ancien président de la Zambie, Rupiah Banda, qui a été inculpé la semaine dernière et condamné à deux ans d'emprisonnement pour corruption, est sous le coup de nouvelles accusations pour détournement de plus de 1 million de K (1 dollar américain = K560). Selon le porte parole de la police, Andrew Banda a été inculpé et mis en demeure pour abus de biens sociaux en recevant du ciment d'une valeur de 560 millions de dollars de la Zambezi Portland Cement Limited qu'il prétend avoir acquis grâce aux prestations de services alors qu'il n'en avait pas.??L'opération aurait eu lieu entre août 2010 et décembre 2011.??Andrew Banda a été libéré sous caution, le mardi 18 février, en attendant son appel, après avoir écopé de deux ans pour avoir reçu des pots de vins en octroyant un marché de construction de routes à la société italienne, Fratelli Locci, pendant le mandat de son père.
L'opposition extraparlementaire vient de prendre forme en Guinée, et comprend 14 formations politiques. Ces partis se composent entre autres du Bloc libéral, de l'Union pour la nouvelle république, de l'Union des forces démocratiques, du Parti du peuple de Guinée. Il s'agit en réalité de petits partis ne disposant pas de véritables assises électorales. Des universitaires guinéens vivant à l'extérieur sont aussi appelés à faire partie de ce front, qui n'entendent pas jouer un rôle marginal sur l'échiquier politique guinéen.
Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé l’octroi d’un don de 15 millions de dollars à la Guinée-Bissau en vue d’aider ce pays lusophone d’Afrique de l’Ouest à renforcer le développement communautaire en milieu rural et à assurer l’accès des populations les plus démunies aux services de santé et à l’éducation. Ce projet devrait bénéficier au total à 76 500 personnes à l'horizon 2017. Les nouveaux plans de développement communautaires s’articuleront notamment autour de la création de micro-projets et du paiement des salaires des enseignants et du personnel médical dans neuf régions du pays à titre provisoire entre janvier et juin 2014, afin d'éviter l'interruption prolongée des services de base.
Le Niger, où une majorité de la population ne dispose pas d'eau potable, s'est lancé à la fin des années 80 dans la lutte contre le ver de Guinée qui provoque fièvre et paralysie pendant des mois. La campagne était soutenue notamment par le Centre Jimmy Carter (l'ancien président américain), l'Unicef, la Coopération japonaise et danoise, qui ont distribué des millions de filtres à eau et financé de nombreux points d'eau potable dans les villages.
Une attaque dans le nord-est du Nigeria, par des combattants du groupe islamiste Boko Haram a fait 60 morts et causé d'importantes destructions dans les édifices publics, a indiqué jeudi 29 février la police. Selon des habitants, les assaillants sont entrés à bord de camions mercredi 19 février, avec des armements lourds mettant le feu partout et lançant des explosifs dans divers édifices, entrainant la fuite des civils dans la brousse. Le chef du groupe radical islamiste Boko Haram, Abubakar Shekau, a aussi menacé de lancer des attaques dans la région pétrolière du sud du Nigeria
L'Ethiopie est en train de déloger des centaines de milliers de personnes de la Vallée de l'Omo (sud) pour libérer des terres à des fins de plantations d'Etat de canne à sucre, a accusé le mercredi 19 février Human Rights Watch (Hrw). Selon l'organisation de défense des Droits de l’homme, jusqu'à 500 000 personnes sont concernées par cette entreprise, qui couvre "pratiquement" toute la vallée de l'Omo.
Ayant tout d’abord décidé de refuser de l’approuver, le président est apparemment revenu sur sa décision et s’apprête à faire passer la loi. Les raisons de ce changement de positions restent un mystère. Le président Museveni a affirmé pour justifier sa décision qu’il n’y avait « aucune preuve que l’homosexualité soit génétique ou naturelle ». Le président des Etats Unis, Barack Obama, s’est dit «déçu» et a prévenu dimanche 16 février que cette décision pourrait affecter grandement les relations entre les deux pays. Dans un pays où les violences homophobes sont monnaie courante, qu’adviendra-t-il de la communauté homosexuelle si cette loi rentre en vigueur ?
La justice allemande a pour la première fois condamné mardi 18 février un Rwandais, reconnu coupable de complicité dans le génocide qui a fait environ 800 000 morts au Rwanda en 1994. Onesphore Rwabukombe a été condamné à quatorze ans de prison. Agé de 56 ans et réfugié depuis 2002 sur le sol allemand, il était jugé depuis janvier 2011 par la haute cour régionale de Francfort (ouest). Cet ancien maire de Muvumba, dans le nord-est du Rwanda, était accusé d'avoir ordonné et coordonné un massacre commis en avril 1994, au cours duquel ont péri plusieurs centaines de Tutsi qui s'étaient réfugiés dans une église.
L‘ambassadeur de France au Maroc a annoncé la décision d’accorder presque automatiquement un visa Schengen à tout marocain diplômé en France ayant atteint un niveau Master au minimum. Ce visa leur permet de revenir en France quand ils le souhaitent une fois qu’ils ont terminé leurs études. Il faut savoir que les étudiants marocains sont parmi les plus présents en France. On estime qu’un étudiant étranger sur 10 est marocain et cette initiative ne devrait pas inverser la tendance.
Au Maroc, les migrants continuent d'être victimes de violations des droits de la personne aux mains des forces de l'ordre et d'habitants animés par le ressentiment, malgré les réformes de la politique migratoire dont les organisations locales de défense des droits de l'homme s'étaient félicitées lors de leur annonce il y a cinq mois. Les efforts récents déployés par le Maroc pour instaurer un système d'asile reconnaissant les réfugiés pour la première fois, ainsi que les projets visant la régularisation d'un certain nombre de migrants sans papier et l'arrêt des expulsions sommaires vers l'Algérie, ont été salués comme autant d'initiatives allant dans le bon sens. Mais les récits de migrants victimes de violences coutumières continuent d'affluer.
Les autorités israéliennes proposeraient une somme de 3 500 dollars aux immigrés sans papiers qui acceptent de quitter l’Etat avant fin février. Depuis un mois, une trentaine de migrants auraient ainsi rallié l’Ouganda. En juin 2013 déjà, le représentant du gouvernement indiquait qu’un accord avait été conclu avec un pays tiers, prêt à accueillir les immigrés africains qui ne pouvaient pas rentrer chez eux, en raison des risques qu’ils encouraient dans leurs pays d’origine. Si «l’Etat hôte» n’avait pas été révélé, le nom de l’Ouganda était apparu, bien que ce dernier niait alors avoir signé un tel accord.
Goodluck Jonathan traverse une mauvaise période. Confronté à une crise sans précédent au sein de sa formation politique, sous pression face à son incapacité à mettre fin à la menace de Boko Haram, le président nigérian se trouve confronté également à un scandale de corruption qui touche le secteur clé du pays. La société pétrolière nationale nigériane (Nnpc) est soupçonnée d'avoir détourné 20 milliards de dollars. Une affaire portée sur la place publique par Lamido Sanudi, le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria (Cbn). Pour tenter de reprendre la main, Goodluck Jonathan a décidé, le 20 février, de suspendre de ses fonctions, le même Sanudi, dont le mandat devait expirer en juin.
Les conséquences économiques du limogeage du gouverneur de la Banque centrale du Nigéria, Lamido Sanusi, décidé par le président Goodluck Jonathan, ne se sont pas fait attendre. Lamido Sanusi avait dénoncé la corruption de la compagnie pétrolière nationale. Mais la décision présidentielle n'est pas du goût des milieux économiques et financiers nigérians. Quelques heures après l'annonce du limogeage du gouverneur de la Banque centrale, jeudi 20 février, les marchés ont suspendu toute transaction monétaire et obligataire. Le naira, la monnaie nigériane, a chuté de 1,2 %, proche d'un record historique.
En Tunisie, les élections législatives et présidentielle, prévues pour 2014, pourraient bien être reportée à l'année prochaine. Des sources concordantes proches du gouvernement et des partis membres de l'ex-troïka au pouvoir estiment en effet que les scrutins ne pourront avoir lieu avant, dans le meilleur des cas, le premier trimestre de 2015. Parce que les partis ne sont pas prêts et que la sécurité est encore loin d'avoir été rétablie. Pour faire passer la pilule de ce report, une date symbolique pourrait être retenue, comme le 14 janvier, jour anniversaire du déclenchement de la révolution, ou le 20 mars, pour la fête de l'indépendance. Ennahdha n'envisage pas de présenter à la présidentielle un candidat issu de ses rangs, mais ne verrait pas d'un mauvais oeil la candidature de Mustapha Ben Jaafar, président de l'Anc et membre du Forum démocratique pour le travail et les libertés
Les Etats unis ont fustigé les propos «irrespectueux» du président Gambien, Yahya Jammeh proférés à l’endroit des homosexuels dans un discours à l’occasion du 49ème anniversaire de l’indépendance de la Gambie. Le secrétaire d’Etat Américain, John Kerry a qualifié de «rhétorique haineuse» le discours du président Jammeh, tout en lui rappelant que ´tous les hommes naissent égaux et devraient être en mesure de vivre librement, sans discrimination sur leur identités et orientations sexuelles». Selon lui, les Etats-Unis respectent toutes les personnes de tous les caractères sexuels quels qu’ils soient, et appelle le reste du monde à en faire de même envers les gays et les lesbiennes.
Se faire vacciner contre la rougeole peut sembler simple : une infirmière, un vaccin, une piqûre, et une protection à vie. Pourtant, une vaccination d’urgence est un véritable défi logistique, comme c’est le cas en ce moment en Guinée où Msf, en appui au ministère de la Santé, a déployé 400 personnes. Derrière les profils bien connus – médecins, infirmiers – se cachent les chefs d’orchestre sans qui rien ne serait possible : les logisticiens. Interview avec l’un de ces hommes de l’ombre qui rendent possible cette campagne de vaccination de masse : plus de 500.000 enfants en deux semaines.
Les actes d’intimidation généralisés, les atteintes aux droits humains et la privation de services contraignent des réfugiés somaliens à quitter le Kenya, écrit Amnesty International dans un rapport rendu public mercredi 19 février. ?Dans son rapport intitulé No Place Like Home, Amnesty International révèle que la vie des réfugiés somaliens est devenue insupportable. Ils se voient refuser tout accès à l’enregistrement, ce qui veut dire qu’ils séjournent illégalement au Kenya, et sont la cible d’arrestations menées au hasard par la police.
Madagascar enregistre 500 cas de peste en moyenne chaque année, a indiqué le ministère de la santé publique dans un communiqué diffusé le jeudi 20 février. Ainsi, le ministère a mis en place la Politique nationale de lutte contre la peste et en appui à cette politique, le Comité international de la Croix-Rouge, les autorités pénitentiaires, ainsi que l’Institut Pasteur de Madagascar ont lancé une campagne de dératisation dans la prison d’Antanimora, dans le centre ville d’Antananarivo, la capitale malgache, qui abrite 3 000 détenus.
Le palais présidentiel à Mogadiscio a été visé vendredi 21 février par un attentat commando revendiqué par les islamistes shebab qui a fait des morts mais dont le président est sorti indemne, selon des responsables somaliens et onusiens. Nos commandos ont attaqué le prétendu palais présidentiel pour tuer ou arrêter ceux qui sont à l’intérieur, a de son côté déclaré Aziz Abu Musab, porte-parole des shebab, affirmant que les combats continuent. L’attaque intervient une semaine à peine après un autre impressionnant attentant dans la capitale somalienne.
Après le rapatriement vers leur pays de 24 333 réfugiés mauritaniens du Sénégal, dont le dernier contingent a été convoyé fin mars 2012, il en reste encore 13 000, a déclaré l’ancien coordinateur de l’Union des associations des Mauritaniens réfugiés au Sénégal (Uamrs). Beaucoup candidats sont encore dans l’impossibilité d’effectuer l’opération d’inscription, alors que des enfants sont nés au sein des familles après les derniers enregistrements des candidats au retour. Plusieurs dizaines de milliers de noirs mauritaniens, ont été expulsés vers le Sénégal après des affrontements ethniques ayant fait, fin avril 1989, plusieurs centaines de victimes de part et d’autre du fleuve Sénégal, frontière naturelle entre la Mauritanie et le Sénégal.
Des dizaines d’animaux ont péri au Niger au cours des derniers mois après s’être abreuvés à des eaux rejetées par une usine d’uranium, dont le pays est l’un des grands producteurs mondiaux, ont affirmé jeudi 20 février une Ong et le maire de commune touchée. Les usines laissent couler les eaux issues du traitement de l’uranate (résidus d’uranium). La population locale parle de "beaucoup de cadavres" éparpillés à travers les vastes plaines environnantes, a poursuivi le maire, soulignant "qu’il n’y a ni sécheresse ni épidémie de maladies animales dans le secteur".
L'Ong Oxfam a indiqué vendredi 21 février avoir remis à la présidence française et à une pétition portant près de 15.000 signatures demandant "la fin des pressions" du groupe nucléaire public français sur le Niger, avec qui il renégocie ses conventions dans des mines d'uranium.?Dans sa pétition en ligne, l'Ong dénonce le traitement favorable d'Areva au Niger, où le géant du nucléaire "a toujours bénéficié d'avantages fiscaux et est loin de payer tous les impôts qu'il doit". Le bras de fer porte principalement sur les recettes de l'Etat nigérien, qui souhaite soumettre à une loi minière de 2006 les deux mines exploitées depuis le début des années 1970.?Cette loi supprime des exonérations fiscales et relève le taux de redevance minière, mais Areva refuse son application.
e gouvernement libyen a adopté, le mercredi 19 février, un décret qui protège et indemnise même les victimes de viols ou de violences sexuelles commises pendant la lutte pour le renversement de Mouammar Kadhafi, en 2011. Désormais, les victimes de viol pourront témoigner, mais surtout obtenir des aides concrètes. La Fédération internationale des droits de l'homme estime que des milliers de femmes ont été violées pendant la révolte par des combattants armés. Cependant, on ne connaît pas leur nombre précis car aucune enquête n'a été menée sur ces cas. Grâce à ce décret, les victimes de viols vont pouvoir bénéficier d'aides financières, médicales, ou encore éducatives. Elles auront également droit à une assistance juridique afin de traduire leurs agresseurs en justice.
Des ingénieurs congolais de l'association Women’s Technology ont développé deux automates chargés d’assister les agents de la circulation de Kinshasa. Appelés "robots roulages" (en référence au nom donné aux agents de circulation), ces robots, "100 % fabriqués en Rd Congo" selon l'association, ont un coût de production d'environ 10 000 dollars pour un entretien mensuel de l'ordre de 2 000 dollars. Fonctionnant à l’énergie solaire, ces robots sont bilingues français-lingala et, surtout, ils sont équipés de caméras qui retransmettent des images en temps réel. Ces caméras devraient être capables de filmer les éventuels auteurs d’infractions et d'identifier leur plaque d’immatriculation. Ainsi cette fonctionnalité pourrait permettre d'augmenter les recettes de l'État congolais, d'autant plus que de nombreux automobilistes se plaignent des agents de circulation qui se garderaient d’établir souvent un procès-verbal et conserveraient l’argent des amendes pour arrondir leurs fins de mois.
Réunis à Maputo en 2003, plusieurs chefs d'État africains et de gouvernement des pays de l'Union africaine, signaient une déclaration les engageant à allouer au moins 10% de leur budget à l'agriculture à l'horizon 2008. Faisant un constat amer de cet engagement non tenu, plusieurs artistes africains se sont réunis dans une chanson pour rappeler aux chefs d'État, leur promesse faite en 2003 à Maputo, de consacrer au moins 10% de leur budget national à l'agriculture. Dix ans plus tard, la barre symbolique de Maputo reste toujours un objectif à atteindre pour près de 47 États africains sur 54. Où sont passés nos 10% ? demandent les artistes dans cette chanson.
Le délai de grâce (18 mois) accordé aux producteurs, importateurs et consommateurs d'emballages plastiques non biodégradables arrive à expiration le 24 avril prochain. A deux mois de la date-butoir, le ministère de l'Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded) renforce la sensibilisation à l'endroit des parties impliquées.
Le président Robert Mugabe a eu 90 ans vendredi 21 février, mais son absence du Zimbabwe le jour de son anniversaire nourrit les spéculations sur la santé et la succession du plus vieux chef d'Etat d'Afrique après 34 ans de pouvoir ininterrompu. Alors que les rumeurs le disent atteint d'un cancer de la prostate, lui-même a assuré "se porter comme un charme" dans une interview. Dans cet entretien pré-enregistré, il a balayé toute discussion sur sa succession. Accusé de hold-up électoral en juillet 2013, M. Mugabe a obtenu un nouveau mandat de cinq ans et la Constitution l'autorise à rempiler jusqu'à ses 99 ans.
L’Association marocaine pour la lutte contre l’avortement clandestin (Amlac) a dévoilé un rapport qui va faire beaucoup parler. En effet, entre 600 et 800 avortements clandestins sont effectués chaque jour par des médecins qui profitent de ces situations pour soutirer entre environ 150 et 300 euros aux femmes enceintes. Cette proportion équivaut à dire qu’une mère sur trois avorte. Ce rapport indique également que les avortements réalisés par des médecins sont effectués dans des conditions insalubres qui ne respectent aucunement les normes sanitaires.
L’Ennahda, le Front de la justice et du développement et le Mouvement de la société pour la paix (Msp) ne participeront pas aux prochaines élections présidentielles qui auront lieu le 17 avril 2014. Le Msp, principal parti islamiste et issue des Frères musulmans et son président Abderrazak Makri ont affirmé que «c’est une affaire de famille au sein du pouvoir». Cette décision de boycott a été votée par tous les partis islamiques. Le résultat était sans appel, une grande majorité souhaitait ne pas participer aux élections, estimant que Bouteflika n’aurait eu aucun mal à remporter celle-ci. Ce boycott laisse donc la voie libre à l’actuel président Bouteflika et à son parti, le Front de libération national, pour remporter une 4ème élection consécutive.
La fréquence des voyageurs clandestins qui embarquent depuis Dakar a réveillé les inquiétudes des autorités américaines. «L’arrivée d’un passager sans papier à la date du 15 janvier 2014 à l’aéroport de Washington venant de Dakar est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le 10 décembre 2013, un autre passager était arrivé à Washington en quittant Dakar. Les autorités de l’immigration se posent des questions : «Comment des passagers sont-ils arrivés aux Etats-Unis en qualité de demandeur d’asile et sans documents de voyage ?» La première réponse disponible est que les passagers ont embarqué à bord de la compagnie aérienne South African Airways. L’affaire est prise très au sérieux par les Etats-Unis. Les premières mesures conservatoires sonnent comme une menace qui prévoient tout simplement de couper la connexion directe de Dakar avec les Etats-Unis.
Naama Asfari, condamné à une peine de 30 ans dans les prisons de Laayoune, au Maroc, n’entend pas se laisser faire. Cet indépendantiste sahraoui, fervent défenseur des Droits de l’homme, était soupçonné d’avoir eu un rôle dans les violences qui avaient entraîné la mort de 11 membres des forces de l’ordre marocaines. Lui, tout comme les autres personnes arrêtées suite à l’événement, avait déclaré avoir subi de nombreuses tortures dans le but de lui faire avouer son implication. Les poursuivis, 24 au total, avaient donc été condamnés sans preuve, sur la seule base d’aveux extorqués. Naama Asfari, par l’intermédiaire de son avocat, a décidé de porter plainte contre le Maroc. Il espère faire la lumière sur les circonstances de l’arrestation des sahraouis et faire condamner les personnes impliquées dans ces violences. Mais cet élan de résistance poussera-t-il les autres inculpés à le rejoindre ? Les plaintes aboutiront-elles ?
Plus de 27 000 ex-combattants ivoiriens sur les quelque 65 000 recensés ont réintégré la vie civile en 2013, selon l'Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion (Addr). Selon des observateurs, ces estimations sont largement surévaluées, afin de satisfaire le pouvoir ivoirien, dont la réinsertion de ex-combattants, gage de sécurité, est une priorité politique. Le processus de démobilisation, désarmement et réinsertion, qui a été un échec complet durant la dernière décennie et jusqu'en 2012, doit s'accomplir parallèlement à la réforme du secteur de la sécurité. Jusque-là, la refonte de l'armée a toutefois été surtout marquée par l'emprise des anciens chefs de la rébellion sur les principales unités.
La Mission de l’Onu au Soudan du Sud (Minuss) a indiqué vendredi 21 février avoir recueilli des témoignages sur des meurtres de civils, dont des enfants, commis par les forces rebelles à Malakal (Etat pétrolier du Haut-Nil, nord-est). Ces violences, qui ont fait des milliers de morts au Soudan du Sud, ont souvent dégénéré en massacres à caractère communautaire, opposant les deux principales tribus du pays, les Dinka du président Salva Kiir et les Nuer de son ex-vice président Riek Machar.
A l'occasion du cinquantenaire du parc naturel de Zakouma, le plus ancien parc du Tchad, situé au sud-est du pays, une tonne d'ivoire confisquée à des braconniers a été incinérée vendredi 21 février en présence du président Idriss Déby. La destruction de l'ivoire saisi a été l'occasion pour M. Déby de rappeler les enjeux de préservation de la faune tchadienne, alors qu'entre 2005 et 2010, la montée du braconnage a fait passer la populations d'éléphants de 4.000 à 450.
Alors que la Centrafrique peine à enrayer le cycle de violences qui a déjà fait plus de 2 000 morts et un million de déplacés, Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'Onu, a appelé le jeudi 20 février la communauté internationale à déployer davantage d'hommes. Pour l'heure, les forces déployées par la communauté internationale ne sont pas parvenues à enrayer le cycle de violences qui a débuté avec la prise du pouvoir par les miliciens de la Séléka, à majorité musulmane, il y a un an.
La petite ville côtière de Ouidah, au Bénin, est tristement célèbre pour avoir été un des grands centres africains d’embarquement d’esclaves vers l’Amérique. Elle accueille aujourd’hui le premier musée d’art contemporain d’Afrique, une fierté pour les artistes du continent, comme une revanche de l’art sur l’histoire. Quatorze grands artistes africains sont exposés dans la majestueuse villa Ajavon, inaugurée en novembre, en plein coeur de cette bourgade d’à peine 60.000 habitants, à une quarantaine de kilomètres de Cotonou. Déjà présents pour la plupart dans les plus prestigieux musées d’Europe et d’Amérique, ils sont très rarement montrés en Afrique.
Ce n’est pas par impuissance de l’Etat qu’il manque encore des solutions efficaces dans la lutte contre les biens mal acquis au Sénégal, mais c’est à cause de la complaisance et des complicités avérées au plus haut niveau de l’Etat. Il est donc parfaitement compréhensible que nous ne soyons pas encore parvenus à juguler cet état de fait. Toutes ces soi-disant mesures annoncées jusque-là, pour mettre les incriminés hors d’état de nuire, ne sont que de l’hypocrisie et du bluff. La volonté réelle n’y est pas.
Le Burkina produit du maïs à volonté et on continue dans ce pays à importer du blé pour faire du pain. Devons-nous nous laisser modeler par la mondialisation et accentuer notre dépendance alimentaire ? A Koudougou, au Burkina, des Mexicaines sont venues aider à briser cette chaine.
Le succès de l’opération Serval au Nord-Mali en janvier, quarante-neuvième intervention militaire de la France dans son pré carré africain, a dépassé toutes les attentes. Ses soldats y ont été accueillis en libérateurs tandis que des intellectuels africains de renom, jusque-là peu suspects de complaisance à l’égard de la Françafrique, se sont bruyamment réjouis de son action, jugée énergique et courageuse. On peut comprendre ce soulagement, car il était impératif de mettre hors d’état de nuire la coalition des responsables du sanglant chaos malien. Mais la haine envers ces derniers n’a-t-elle pas ramené un conflit complexe à une banale lutte entre le Bien et le Mal ? C’est à cette question que s’efforcent de répondre Aminata Dramane Traoré et Boubacar Boris Diop dans un échange de lettres franc et stimulant …
Abdelaziz Bouteflika a fait officiellement acte de candidature, ce samedi 22 février, pour briguer un quatrième mandat à l’élection présidentielle du 17 avril prochain. Pressenti affaibli après son Avc d’avril dernier, Bouteflika n’a pu reprendre ses fonctions qu’à l’issue d’une longue hospitalisation en France. Il a poursuivi sa convalescence en Algérie et depuis il rarement apparu en public. Agé de 76 ans, et au pouvoir depuis 1999, le président algérien vient de prouver à la face du monde entier qu’il est bien présent sur la scène politique, et compte se battre pour garder son trône une quatrième fois. Qui sait, peut-être même une cinquième fois.
Augustin Kouadio Comoé, ancien ministre des Mines et de l’Energie de Laurent Gbagbo, a mis fin, le vendredi 21 février, à son exil de trois ans, en regagnant Abidjan. Ce retour d’exil intervient à une période où selon le ministre d’Etat ivoirien, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, le gouvernement a ouvert «une fenêtre pour un retour sécurisé des exilés». Cette opportunité a déjà permis à certains cadres pro-Gbagbo de retrouver leurs familles biologiques et politiques. Toutefois, d’autres exilés considèrent jusqu’à présent que les conditions d’un retour sécurisé ne sont pas encore réunies faisant parfois allusion aux mandats d’arrêt lancés à leur encontre par la justice ivoirienne, le gel de leurs avoirs, l’occupation ou le pillage de leur domicile.
Le leader populiste sud-africain Julius Malema a présenté son programme pour les élections de mai devant un stade comble près de Johannesburg, promettant "la vraie liberté" à la majorité noire, à savoir selon lui l'eau, l'électricité, l'emploi et des salaires corrects. Décrivant l'Afrique du Sud actuelle, après vingt ans de gouvernement Anc, comme un pays "par terre" où "les Noirs ne sont toujours pas libres", Malema a repris ses thèmes connus d'exproprier les fermiers et de nationaliser les mines, mais aussi promis de créer plus de places à l'université, baisser le tarif des taxis collectifs, donner la priorité à l'embauche aux Noirs ou d'augmenter les allocations vieillesse et enfants.? Selon lui, la majorité noire est "toujours privée de dignité".
Le président égyptien destitué Mohamed Morsi a appelé ses partisans à poursuivre la "révolution" lors de la deuxième audience, samedi 22 février, de son procès pour des évasions de prison et des attaques contre la police en 2011. "La révolution du peuple ne s'arrêtera pas, continuez votre révolution pacifique", a lancé M. Morsi derrière les barreaux du box des accusés. La cour a ensuite fixé au 24 février la prochaine audience de ce procès, l'une des quatre procédures judiciaires visant le président déchu. La responsabilité présumée des meurtres commis lors de ce soulèvement s'est déplacée, et les Frères musulmans se retrouvent pointés du doigt alors que la police a redoré son image dans l'opinion publique.
Malgré leur acquittement par la justice internationale, aucun pays ne veut d'eux sur son sol. Depuis une dizaine de jours, ce sont neuf anciennes personnalités rwandaises que le Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir) est obligé de nourrir, loger et protéger, faute de pouvoir les relocaliser. Ils ne veulent surtout pas entendre de regagner le Rwanda. Selon les responsables du Tribunal, ils disent avoir des raisons de craindre pour leur sécurité dans leurs pays et insistent sur leur souhait de rejoindre les membres de leurs familles vivant actuellement en Europe ou en Amérique avec des statuts divers.
Le Hcr a signalé le vendredi 21 février une forte hausse ce mois-ci du nombre de réfugiés ayant fui au Cameroun depuis la République centrafricaine (Rca), avec près de 20 000 personnes arrivées dans l'est. Elles ont fui les violences dans leur pays d'origine. Le nombre croissant de nouveaux arrivants et leurs besoins en vivres et d'autres articles de première nécessité ont causé une hausse des prix et des pénuries de nourriture. Beaucoup vivent dans des conditions précaires, ils manquent de nourriture et d'abris. Les communautés hôtes hébergent beaucoup d'arrivants, mais les habitants ne peuvent pas partager leur maison et leurs ressources avec tout le monde.
World Resources Institute (WRI), Google, et un groupe de plus de 40 partenaires ont lancé Global Forest Watch (Gfw), un système de suivi forestier et d'alerte dynamique en ligne qui permet aux populations de mieux gérer les forêts partout dans le monde. Pour la première fois, Global Forest Watch réunit les dernières technologies satellites, les données ouvertes, et 'crowdsourcing' pour garantir l'accès à une information actualisée et fiable sur les forêts. Selon les données de l'Université de Maryland et Google, le monde a perdu 2,3 millions de kilomètre carré (230 millions d'hectares) de couverture arborée entre 2000 et 2012 - l'équivalent de 50 terrains de football de forêt perdus chaque minute, chaque jour pendant 12 années.
Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) a lancé, vendredi 21 février, un appel de près de 2,2 milliards de dollars pour apporter cette année une aide humanitaire à 85 millions de personnes à travers le monde, dont 59 millions d'enfants. Ces personnes vivent dans 50 pays en conflit ou frappés par des catastrophes naturelles et autres situations d'urgence complexes. Les fonds recueillis par l'appel aideront également l'Unicef à renforcer, avec ses partenaires, la capacité des communautés à faire face aux chocs des futurs conflits ou catastrophes naturelles, en permettant de consolider les systèmes nationaux de préparation et le développement de la résilience des communautés et de leurs enfants.
Pambazuka News 313: Language, liberation and development
Pambazuka News 313: Language, liberation and development
Ce mois d’avril, les Rwandais vont marquer le 20e anniversaire du génocide de 1994. En seulement trois mois, environ 800 000 personnes, essentiellement des Tutsis et des Hutus modérés, avaient été massacrés dans les tueries horribles d’un génocide, sous les yeux du monde.
Contrairement à ce que certains peuvent penser, Habré a expliqué qu'il se présenterait devant n'importe quel tribunal qui convoquerait tous les acteurs sans distinction de tous les évènements politico-militaires qui ont jalonné l'histoire du Tchad. Et là, on verra qui a fait quoi?
Si nos gouvernements ne veulent pas prendre la liberté de sortir de la Zone franc, faisons, en attendant, une proposition à l’Union européenne qui peut nous apporter des moyens pour notre développement.
Le nouveau paysage futuriste de la capitale Luanda ne doit pas faire oublier que 68,2 % de la population vit avec moins de deux dollars par jour. Les besoins restent énormes et l’entourage de Dos Santos s’arroge la plupart des profits de tous ces secteurs économiques névralgiques, alors que la gestion des revenus pétroliers reste très opaque. Face aux inégalités, très peu de marge de manœuvre est laissée aux contre-pouvoirs.
La rage vengeresse gagne les villes et les campagnes et plonge la République centrafricaine dans un océan de sang, de mutilations, de destructions, d’exactions, de tortures, de lynchages, dont il se relèvera difficilement, lorsque les passions se seront tues. Devant cette tragédie, le Sénégal, avec son exemplaire dialogue islamo-chrétien doit-il rester les bras croisés ? Je ne le pense pas.
Si l'Afrique peut être légitimement perçue comme le continent de l'espoir, est-elle pour autant en train de devenir l'équivalent de ce que fut l'Asie, il y a vingt ou trente ans ? La réponse est probablement «non», et ce pour des raisons culturelles, politiques, sinon psychologiques.
La nomination de Catherine Samba Panza au poste de président intérimaire de la Centrafrique apporte une lueur d’espoir pour cette nation troublée au cœur du continent. Espoir d’un terme pour une longue histoire de coups d’Etat, de violence politique, d’exclusion sur la base de l’ethnie et une pauvreté accablante.
La crise au Sud Soudan est le résultat d’un cocktail mortel composé d’ambitions personnelles, des effets d’un Etat raté, d’un degré élevé de corruption, d’un manque de prestations de services à la population, de manipulations politiques liées à une ethnicité négative et de l’échec de la transformation d’un mouvement de libération en un parti au pouvoir responsable. Dans la recherche d’une solution au drame de ce pays, la première chose à faire est de dissoudre le Sudanese Liberation Movement.
Les intérêts du Japon en direction de l’Afrique ne sont pas l’objet de campagne haineuse, à la différence des intérêts chinois. La raison en est que le Japon arrive en Afrique dans le sillage des puissances occidentales afin de "contenir" l’influence de la Chine en Afrique.
Si Madagascar s’achemine progressivement vers le retour à l’ordre constitutionnel, il faut parallèlement s’atteler à la réconciliation nationale, dont la nécessité est reconnue par la plupart. Le contour de cette réconciliation doit cependant être bien cerné pour une meilleure efficacité.
Ce n’est pas la première fois que cette femme âgée de 66 ans affirme dans les médias qu’elle est la fille l’ancien président sud-africain, le fruit d’une liaison extraconjugale que Madiba aurait entretenue à la fin des années 1940, alors qu’il était déjà marié avec sa première femme, Evelyn Mase. Depuis 2003, Onica Mothoa a tenté par tous les moyens de rencontrer Nelson Mandela et d’être reconnue comme l’un de ses enfants. Elle s’était rendue à sa résidence de Houghton à Johannesburg, mais aussi à Qunu pour tenter de le voir. Elle avait encore essayé de lui parler alors qu’il était hospitalisé à Pretoria. Sans succès. Elle envisage désormais de réclamer un test Adn, mais surtout de contester le testament de Nelson Mandela, dévoilé la semaine dernière. Onica Mothoa assure qu’elle ne cherche pas à obtenir de l’argent, mais à «retrouver ses racines».
Le taux de chômage en Afrique du Sud, première économie du continent, a légèrement diminué pendant les six derniers mois de 2013, à 24,5% au troisième trimestre puis 24,1% au quatrième, selon des statistiques officielles publiées mardi 11 février. En fin d'année 2013, l'Afrique du Sud comptait 4,83 millions de chômeurs voire 7,3 millions si l'on inclut la catégorie des "demandeurs d'emploi découragés", c'est-à-dire des actifs ayant renoncé à chercher un travail. Cette modeste embellie devrait faire l'affaire de l'Anc, qui affronte une usure du pouvoir après vingt ans aux commandes du pays et une défiance grandissante lors des prochaines élections le 7 mai. Le parti de Nelson Mandela n'a cependant presque aucun risque d'être battu en raison de la fidélité d'une majorité de l'électorat, pour qui il a permis de sortir de l'apartheid.
Après donc la charge de Amar Saâdani, secrétaire général du Fln, contre le patron des Services de sécurité algérien, le général de corps d'Armée Mohamed Mediène dit «Toufik», voilà que surgit une autre attaque, frontale et violente, contre un des personnages les plus importants, au sommet de l'Etat, Said Bouteflika, frère cadet du président et conseiller spécial à la présidence de la République. Hichem Aboud, journaliste et écrivain, ancien patron des quotidiens, aujourd'hui, interdits «Mon Journal» et «Jaridati», compte publier un livre sur la famille Bouteflika et leur passage au pouvoir. C'est sous le titre de «L'Algérie des Bouteflika : vol, vice et corruption». Le frère du président annonce : «je ne vais pas me taire et (je vais) porter plainte contre Hicham Aboud que je n'ai jamais eu à connaître».
Trois syndicats d’enseignement primaire, moyen et secondaire algériens ont entamé depuis près de trois semaines une grève, différemment suivie par les établissements scolaires, à travers le territoire national et ce, pour exiger de la tutelle la prise en charge d’un nombre de revendications socioprofessionnelles. « Au bout de la troisième semaine, la sonnette d’alarme doit être tirée », a précisé un pédagogue. Il a insisté sur la dimension psychologique qui doit être grandement prise en considération au moment des rattrapages, en raison de «l’impact psychologique» sur les élèves, conséquemment à cette grève.
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a mis en garde mardi 11 février toute personne qui tenterait de "s'en prendre" à l'Armée Nationale Populaire. "Nul n'est en droit, quelles que soient ses responsabilités, de s'en prendre à l'Armée nationale populaire ni aux autres institutions constitutionnelles (du pays)", a averti le chef de l"Etat dans un message. Ce message du président intervient dans un contexte de pré-campagne électorale où le Secrétaire général du Front de Libération Nationale (Fln, parti au pouvoir), Amar Saâdani s'est attaqué dans une interview accordée la semaine dernière au site d'information Tsa au chef du Département du renseignement et de la sécurité (Drs), le général Mohamed Lamine Mediène dit Toufik, l'accusant "d'empêcher le président Abdelaziz Bouteflika de briguer un quatrième mandat et de s'interférer dans le travail de la justice, des médias et des partis politiques".
Le directeur général de la Sûreté nationale algérienne (Dgsn), le général major Abdelghani Hamel a déclaré mardi 11 février à Alger que ces pairs africains ont adopté le principe de créer un mécanisme africain de coordination et de coopération des institutions policières (Afripol) dont le siège sera en Algérie. ?A travers la création de ce mécanisme, l'objectif est d'encourager la coopération policière régionale. ?Pour rendre cette proposition effective, le haut responsable algérien a précisé que son pays demanderait à la Commission de l'Union africaine?dans les délais requis l'inscription du projet d'Afripol à l'ordre du jour du prochain sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Ua en juin prochain à Malabo, en Guinée Equatoriale.
Boni Yayi a été plébiscité en 2006. Beaucoup de Béninois le regrettent aujourd’hui. Pour ces Béninois, ils ont été tout simplement dupés par celui-là en qui ils avaient placé toute leur confiance. Pourtant, non content d’avoir trahi cette confiance, Yayi prépare encore aux Béninois un nouveau marché de dupe, avec le choix de son dauphin pour la présidentielle de 2016. Comme ce fut le cas de Boni Yayi en 2006, les Béninois ignorent tout du dauphin Bio Sawé Abdoulaye. Comme Boni Yayi, Bio Sawé Abdoulaye est de Tchaourou. Comme Boni Yayi, Bio Sawé Abdoulaye travaille actuellement à la Banque ouest africaine développement (Boad) en qualité de directeur de cabinet du président de ladite banque.
A peine commencées, les discussions qui devraient amener majorité et opposition burkinabé à s’entendre ont pris fin. Selon le groupe de médiation, les deux parties n’ont pu trouver un terrain d’entente et se sont quittés en queue de poisson. La pomme de discorde entre la majorité et l'opposition burkinabé se trouve être l’idée d’une éventuelle modification de la constitution qui permettra au chef de l'Etat Blaise Compaoré de se représenter à la présidentielle de 2015. Le groupe de médiateurs a déclaré dans un communiqué que l'opposition a, avant l’ouverture des discussions, réclamé "un mandat du président du Faso" investissant la majorité du pouvoir de négociation mais celle-ci a estimé que ce n’était pas nécessaire. C'en était assez pour mettre fin aux discussions avant qu’elles ne commencent.
L’ancien président de la Centrafrique, François Bozizé, revenu au Cameroun au mois de janvier, a été expulsé par les autorités camerounaises. Une présence marquée par le renforcement des mesures de sécurité autour de sa résidence, non loin du Palais présidentiel à Etoudi, et où des proches venaient rendre visite à Bozizé. Une «activité politique» que n’auraient pas, selon toute vraisemblance, apprécié les autorités camerounaises qui ont demandé à François Bozizé de quitter le pays, non sans prendre des mesures pour «l’accompagner avec tout le respect dû» à la frontière. Pour l’instant, difficile de savoir où s’est réfugié François Bozizé, les autorités camerounaises se contentant d’indiquer que «du moment où Bozizé n’est plus en territoire camerounais, il ne nous nous appartient pas de chercher où il se trouve, où ce qu’il fait».
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a durci le ton mardi 11 février à Brazzaville contre les milices qui sévissent en Centrafrique, affirmant que les forces internationales étaient prêtes à mettre fin aux exactions «si besoin par la force». Cette mise en garde du ministre, qui fait une tournée régionale en Afrique centrale, intervient après plusieurs déclarations en ce sens de responsables militaires. Les violences ont déjà fait près d’un million de déplacés et réfugiés, sur une population totale de 4,6 millions d’habitants, et provoqué une crise humanitaire sans précédent dans un pays qui figure parmi les plus pauvres du continent malgré son potentiel agricole et minier.
La fuite forcée de nombreux commerçants de Centrafrique, pour la plupart des musulmans fuyant exactions et pillages dont ils sont les cibles, "fait craindre une crise alimentaire majeure" dans le pays, ont averti mardi 11 février plusieurs organisations internationales d'aide. Le prix des denrées de première nécessité, telles que le manioc et l'arachide, a déjà augmenté. Le manioc a augmenté de 20 % depuis novembre, relèvent les Ong, ajoutant que les grossistes ont également signalé une diminution des ventes de 85 à 95 % au cours des deux derniers mois en raison de la baisse des revenus des populations et de l'augmentation des prix.
Sept ans après la première plainte de l'association Sherpa dans l’affaire des biens mal acquis des dictateurs africains, s'ouvre la perspective de grands procès. Et de nouvelles difficultés. Des voitures de luxe par dizaines, un hôtel particulier que les policiers auront mis deux semaines à vider de ses très onéreux bibelots, sans compter les centaines de factures recueillies dans des échoppes de l'avenue Montaigne, lors des ventes aux enchères de la collection Yves Saint-Laurent-Pierre Bergé… Ou les appartements, maisons et résidences, acquis ou ripolinés pour des sommes indécentes, puisées dans les trésoreries de pays où le Pib par habitant demeure ridiculement bas. La liste des biens et avoirs saisis au cours des instructions portant sur les biens mal acquis des dictateurs, la plupart africains, en France, a laissé entrevoir le goût pour l'art de vivre occidental des dirigeants du noir continent.
"Les dozos, dans une République ça n’existe pas !", a martelé le président de la Commission Dialogue, vérité et réconciliation en Côte d’Ivoire, Charles Konan Banny. Pour lui, la présidentielle de 2015 ne devrait pas se tenir dans "la peur et qu’on ne dise pas que tel ou tel a voté sous la menace des armes". Les dozos, majoritairement en faveur d’Alassane Ouattara, l’ont aidé à prendre le pouvoir durant la crise postélectorale de 2010-2011, quand le président alors en exercice, Laurent Gbagbo, avait refusé de reconnaître sa victoire. Un rapport de l’Onu les accuse d’avoir tué au moins 228 personnes et d’en avoir blessé 164 entre mars 2009 et mai 2013. Les autorités estiment leur nombre à 200.000, davantage que les forces armées ivoiriennes.
De «farouches» résistants continuent de pratiquer les mutilations génitales dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Le directeur régional du ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et de l’Enfant de Man tire la sonnette d’alarme face à une pratique «farouche» à l’ouest de la Côte d’Ivoire. La zone ouest est qualifiée de réfractaire, en dépit des efforts de lutte. Le taux de prévalence des mutilations génitales féminines dans cette région dépasse la moyenne nationale.
L'opposition djiboutienne salue l'ouverture du dialogue entre le président Ismaïl Omar Guelleh et la coalition de l'opposition. Le 1er février dernier, le chef de l'Etat recevait le vice-président de l'Union pour le salut national, Adan Mohamed Abdou, pour tenter de sortir le pays de la crise politique engendrée par la contestation des élections de février 2013. L'opposition a reçu des engagements verbaux du chef de l'Etat mais souhaite des engagements écrits, car elle redoute que celui-ci ne se serve de ce dialogue pour redorer son blason auprès de la communauté internationale à l'approche d'échéances majeures, telles que le sommet Afrique-Europe début avril.