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Négociations ou menaces ? Alassane Ouattara ne sait plus quel ton employer vis-à-vis de son mandat présidentiel contesté. Le 6 janvier, il accusait Gbagbo qui refuse de céder le pouvoir d'avoir du « sang sur les mains » et prônait une « action commando » en vue de le déloger du pouvoir. Vendredi, le discours se veut plus conciliant, comme l'atteste une interview donnée au Figaro du jour. « Je suis prêt à prononcer une amnistie en faveur de Gbagbo (...) Je suis prêt à accorder des garanties et un statut d'ancien chef d'Etat mais il faut qu'il accepte rapidement (de quitter le pouvoir, NDLR), parce que c'est quelqu'un qui a du sang sur les mains », a t-il expliqué. Un arrière-fond de menaces donc derrière la magnanimité affiché de l'ancien vice-président du FMI.