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De Casablanca au Cap, la nébuleuse terroriste islamiste a gagné en influence dans toute l'Afrique où se tissent des liens entre groupuscules issus de divers pays et aux objectifs politiques globaux. Les attentats simultanés du 7 août 1998 contre des ambassades américaines à Nairobi (Kenya) et Dar es Salaam (Tanzanie), faisant 227 morts, sont restés dans les annales. Plus récemment, un double attentat est revendiqué à Kampala (Ouganda) par les milices shebab («jeunesse» en arabe) de Somalie, inféodées depuis fin 2009 à al-Qaida. De son côté, l’universitaire français Mathieu Guidère, auteur de plusieurs ouvrages sur Aqmi, souligne depuis 2008 la «tentation internationale» du réseau terroriste implanté dans le Sahel, désormais doté d’une visée globale.