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Faute d’investissements suffisants, moins de 10 % des terres gérées par l’Office du Niger, plus grand projet d’aménagement hydroagricole de toute l’Afrique de l’Ouest, sont exploités. Pour développer la zone, Bamako tente, tant bien que mal, de faire appel aux capitaux privés. Depuis la crise alimentaire de 2008, la donne a changé : la terre est devenue un investissement intéressant qui attire des fonds spéculatifs tels que celui du milliardaire américain George Soros, mais aussi des États soucieux de garantir leur sécurité alimentaire. Bamako, qui avait décidé en 1994 d’ouvrir l’Office du Niger aux privés, tente de surfer sur cette tendance.