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La Chine a subi son premier vrai revers diplomatique depuis qu'elle est (re)devenue une superpuissance, avec la chute du régime de Kadhafi au profit de rebelles soutenus par les pays de l'Otan. Les relations entre Pékin et les nouvelles autorités libyennes s'en ressentent, Tripoli accusant la Chine d'avoir effectué des ventes d'armes à Kadhafi en pleine guerre. La Chine se retrouve sur la défensive dans cette affaire, car elle a voté la résolution 1970 des Nations unies instaurant un embargo sur les livraisons d'armes au régime de Kadhafi. Dix jours après la chute de Kadhafi, la Chine n'a toujours pas reconnu le CNT, et se refuse à autoriser le versement au nouveau pouvoir des avoirs libyens à l'étranger « gelés » au début de la guerre.