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Depuis qu'Amina Filali, mariée de force à son violeur, s'est suicidée le 10 mars, son cas n'en finit pas d'alimenter le débat juridique au Maroc. Les associations féministes pointent la complicité des juges qui avalisent de nombreux mariages arrangés entre familles de violeurs et de victimes pour couvrir le scandale. Dans le cas d'Amina, mineure, le juge a même autorisé une dérogation à l'âge légal du mariage (18 ans). Même la mère n'exprime pas de remords. Faut-il alors s'indigner de la pratique sociale, abroger la loi indigne, ou dénoncer les deux ? La mobilisation avance sur les deux fronts : la pétition « Avaaz-RIP Amina » a déjà rassemblé plus de 500 000 signatures en faveur de l'abrogation de l'article 475 et, après le flop de celle du 17 mars à Rabat, une nouvelle manifestation est prévue.