Officiellement, les dirigeants africains ont passé sous silence la condamnation de leur ex-homologue, Charles Taylor, reconnu comme le bourreau de nombreux Sierra-leonais, tués durant la longue et atroce guerre civile. Aucun d’eux n’a pipé mot, à l’exception de Boni Yayi du Benin qui a lâché cette formule laconique très connue en Afrique : « la justice a fait son travail, je n’ai rien à redire… ». Leur attitude envers la CPI a été clairement affichée quand celle-ci avait lancé un mandat d’arrêt contre cet autre bourreau africain, Omar El Béchir. On les entendait alors, à travers leur instance corporative appelée Union africaine, proférer des imprécations contre une CPI qui se présente pourtant comme une alternative aux institutions judiciaires africaines acquises aux ordres des princes.
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