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Les Africains subsahariens continuent d'arriver en masse en Libye pour travailler. Pourtant, les Noirs sont toujours considérés comme des anciens mercenaires à la solde de Kadhafi. L’ancien guide ouvrait ou fermait le robinet migratoire au gré de ses relations avec l’Occident. Kadhafi n’est plus, mais les raisons de l’immigration des Africains du Ghana, du Nigeria, du Niger ou encore du Tchad sont les mêmes: pauvreté et insécurité. Et la Libye, avant comme après la révolution, continue de représenter un eldorado financier. Une journée complète de travail peut rapporter jusqu’à 50 dinars (environ 30 euros), mais ces journées se font rares depuis la fin de la révolution, car beaucoup de chantiers restent au point mort.