Chad

Le directeur de publication du média d'information indépendant « Haut Parleur », Stéphane Mbaïrabé Ouaye, a été interpellé dans la nuit du 2 au 3 octobre 2015 par la police judiciaire, sans mandat d'arrêt, puis enfermé dans une prison du commissariat central de N'Djamena, selon affirme Reporters sans frontières. Menotté et les yeux bandés, le journaliste "a été tabassé par des hommes en civil afin qu'il révèle ses sources après la publication la semaine dernière d'un article intitulé «Salay D...lire la suite

C’est l’une des régions les plus pauvres au monde, frappée à plusieurs reprises par les sécheresses et les inondations. Le chaos créé par Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad est venu aggraver une situation très difficile. Face à 1600 morts enregistrés depuis le mois de juin 2015, l’arrivée au pouvoir d’un nouveau président au Nigeria n’a pas changé la donne. ?Les attentats-suicide portent désormais la signature de «l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest» depuis que le groupe islamiste Boko...lire la suite

Outel Bono est assassiné à Paris par un tueur professionnel, rue de la Roquette, alors qu’il montait dans sa voiture, le 26 août 1973. Il était à Paris pour annoncer la naissance du Mouvement démocratique de rénovation tchadienne (Mdrt). L'homme était donc connu pour être un opposant politique au régime du président François Tombalbaye, qui a dirigé le Tchad de 1960 à 1975, avec le soutien de la France. Après ses études à Toulouse, ce médecin rentre au pays en 1972 et avec quelques amis, il d...lire la suite

Pz

Juste après la disparition de mon mari, Mahamat Djibrine, dit Eldjonto, ancien coordonnateur à la Division de la documentation et de la sécurité, est venu m’interroger et nous a placés sous surveillance militaire constante. A la troisième semaine, nos effets ont été confisqués et nous avons été renvoyés de la maison. J’ai dû quitter mon foyer avec mes six enfants, seule. Ma maison a par la suite été occupée par des familles goranes.

Dans la capitale tchadienne, les victimes du régime d’Hissène Habré ont suivi de près l’ouverture du procès de l’ancien président tchadien, poursuivi pour crimes contre l’humanité devant les Chambres africaines extraordinaires à Dakar. Lundi 20 juillet, elles étaient au siège de leur association pour vivre un évènement qu’elles attendaient depuis quinze ans. Sur les visages éprouvés par les années de lutte, on lisait de l’émotion, mais aussi de l’espoir. L’espoir qu’enfin, aux portes de la ju...lire la suite

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