Chad

L'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), un des principaux groupes rebelles, a invité, le 24 février, la communauté internationale à faire pression sur le régime du président Idriss Déby pour qu'il ouvre un dialogue avec toutes les factions politiques et militaires du Tchad en vue d'"élections libres et transparentes". L'UFDD fait partie des trois groupes de rebelles armés qui ont participé à l'assaut raté contre de N'Djamena visant à faire tomber Déby, les 2 et 3 fév...lire la suite

La France a qualifié, le 18 février, de "priorité" pour elle, le sort des deux dirigeants de l'opposition tchadienne non armée, Ibni Oumar Mahamat Saleh et Ngarlejy Yorongar, dont on est sans nouvelles depuis leur arrestation au début du mois lors d'une attaque rebelle. "Les autorités tchadiennes nous assurent que des recherches sont menées activement pour les retrouver et les identifier si elles les détiennent", a souligné le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères.

Trois fois ! Cela fait le troisième état d'urgence qu'Idriss Deby Itno, le chef de l'Etat tchadien, décrète en dix-huit ans de pouvoir (il est arrivé au pouvoir en janvier 1990). Autant dire qu'il commence à devenir coutumier de cette situation exceptionnelle, qu'il annonce pour régenter le Tchad ou plutôt pour régler ses comptes avec ses ennemis intérieurs ou supposés tels. En effet, le président a décidé le 15 février dernier d'instaurer l'état d'urgence pour 15 jours reconductible, consécu...lire la suite

Monsieur le Président,
J’ai été très étonné de voir la France solliciter et obtenir du Conseil de sécurité des Nations unies une condamnation des récents événements au Tchad. Puis d’apprendre que vous aviez un moment envisagé de la mettre à profit pour venir au secours du président Idriss Déby, acculé en sa capitale par une rébellion venue de l’Est du pays, avant d’affirmer sans ambiguïté le soutien de la France à ce régime au lendemain des combats. Je crains que vous n’ayez été mal inf...lire la suite

Peu après la fin des combats dans la capitale, début février 2008, plusieurs journalistes ont échappé à une arrestation par des hommes en tenue militaire, soupçonnés d'être des agents des Renseignements généraux. Reporters sans frontières s’est dit préoccupé par ces opérations de police lancées par les autorités tchadiennes et qui ont déjà conduit à l’arrestation de plusieurs figures de l'opposition.

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