Crise énergétique, crise alimentaire, crise écologique, changements climatiques, le monde vit des perturbations graves et profondes, dont certaines réflexions tendent à trouver les origines, les manifestations et les continuités à travers des parallèles qui les lient les unes aux autres. Mais pour Samir Amin, directeur du Forum du Tiers-Monde, ce que le monde est en train de vivre n’est ni une crise financière, ni la somme de crises systémiques multiples, mais la crise du capitalisme impérial...lire la suite
Crise énergétique, crise alimentaire, crise écologique, changements climatiques, le monde vit des perturbations graves et profondes, dont certaines réflexions tendent à trouver les origines, les manifestations et les continuités à travers des parallèles qui les lient les unes aux autres. Mais pour Samir Amin, directeur du Forum du Tiers-Monde, ce que le monde est en train de vivre n’est ni une crise financière, ni la somme de crises systémiques multiples, mais la crise du capitalisme impérialiste des oligopoles. Un impérialisme dont, soutient-il, le pouvoir exclusif et suprême risque d’être remis en question, à la fois par les luttes du prolétariat général et par celles des peuples et nations des périphéries dominées, fussent-elles en apparence ‘émergentes’. Le défi reste, cependant, de savoir si ces luttes parviendront «à converger pour ouvrir la voie – ou des voies – sur la longue route à la transition au socialisme mondial». Ou si elle demeureront «séparées les unes des autres», voire «entrer en conflit les unes contre les autres, et de ce fait, inefficaces, laissant l’initiative au capital des oligopoles»