C’est un nouveau phénomène né de la mondialisation. Des pays riches, en manque de terres cultivables ou de ressources hydrauliques pour les mettre en valeur et nourrir leurs populations, en louent dans d’autres pays. Dès lors, les paysans locaux se voient spoliés des meilleurs surfaces qui leur assurent leurs moyens d’existence et de subsistance, pour devenir la plupart du temps des ouvriers agricoles, voire des paysans sans terre. Cette nouvelle pratique a fait naître un terme : celui d’«agr...lire la suite
C’est un nouveau phénomène né de la mondialisation. Des pays riches, en manque de terres cultivables ou de ressources hydrauliques pour les mettre en valeur et nourrir leurs populations, en louent dans d’autres pays. Dès lors, les paysans locaux se voient spoliés des meilleurs surfaces qui leur assurent leurs moyens d’existence et de subsistance, pour devenir la plupart du temps des ouvriers agricoles, voire des paysans sans terre. Cette nouvelle pratique a fait naître un terme : celui d’«agrocolonisation». D’après l’Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires, 15 à 20 millions d’hectares sont concernés par ces cessions.
Les pays qui se singularisent le plus dans cette pratique demeurent l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, la Corée du Sud et le Japon et la Chine. En Afrique, les terres colonisées se multiplient ainsi en Zambie, au Zimbabwe, en Ouganda, en Tanzanie, en Rd Congo. D’autres pays africains comme la Libye et l’Afrique du Sud sont également des acquéreurs. On parle de 15 à 21 milliards d’euros rapportés par ce nouveau marché, sans compter l’espoir de création d’emplois et d’investissements agricoles, mais ce sont des gains de 400% que les nouveaux colons réalisent sur les friches africaines. Cependant, la logique capitaliste ignore une chose : c’est que la terre n’est pas un bien banal qu’on peut confisquer impunément. Même si les complicités des Etats sont acquises , cela ne suffit pas à contenir les révoltes paysannes qui montent. Comme à Madagascar.
Pambazuka News vous propose cette revue de presse sur une question qui commence à faire débat.