Ils étaient protégés, au plus haut niveau de l’État. Ils sont aujourd’hui derrière les barreaux. Leur procès s'est ouvert, et avec lui se lève un coin du voile sur le fonctionnement d’un État voyou, devenu plaque tournante du trafic de drogue. Cent cinquante dossiers à passer au crible, quelque deux cents prévenus, une demi-douzaine de chefs d’inculpation (narcotrafic, association de malfaiteurs, vol à main armée, viol, meurtre et assassinat)… La session de la cour d’assises de Conakry qui s’...lire la suite
Ils étaient protégés, au plus haut niveau de l’État. Ils sont aujourd’hui derrière les barreaux. Leur procès s'est ouvert, et avec lui se lève un coin du voile sur le fonctionnement d’un État voyou, devenu plaque tournante du trafic de drogue. Cent cinquante dossiers à passer au crible, quelque deux cents prévenus, une demi-douzaine de chefs d’inculpation (narcotrafic, association de malfaiteurs, vol à main armée, viol, meurtre et assassinat)… La session de la cour d’assises de Conakry qui s’est ouverte le 29 mars s’annonce chargée et suscite un intérêt particulier auprès des autorités, au niveau de la population, et même au-delà des frontières de la Guinée.