Le 26 mars 1991, le peuple malien est venu à bout de l’apache régime de Moussa Traoré. Celui-ci a été lâché par la France coloniale dès lors qu’il a osé dire à la face de François Mitterrand, ancien président français, que la «démocratie n’est pas une camisole de force». C’était au sommet de la Baule de 1990. Après Moussa, rien n’a fondamentalement changé : la gabegie, l’escroquerie, les vendettas financières, la délinquance financière, le népotisme, l’achat des consciences, la surfacturation...lire la suite
Le 26 mars 1991, le peuple malien est venu à bout de l’apache régime de Moussa Traoré. Celui-ci a été lâché par la France coloniale dès lors qu’il a osé dire à la face de François Mitterrand, ancien président français, que la «démocratie n’est pas une camisole de force». C’était au sommet de la Baule de 1990. Après Moussa, rien n’a fondamentalement changé : la gabegie, l’escroquerie, les vendettas financières, la délinquance financière, le népotisme, l’achat des consciences, la surfacturation, la flambée illicite de presque de tous les prix des articles de commerce, sont, entre autres, devenus des règles de fonctionnement de la société malienne. Mais il ne pouvait en être autrement quand on sait que le cri de cœur des travailleurs maliens qui n’était autre que le «Kokadjè», a été diabolisé par bien d’acteurs du mouvement démocratique. Tout s’est passé comme si l’on avait dit à Moussa : «Ôtes-toi du trône pour que nous y arrivons».