Depuis des semaines, l’attente, interminable. Nous sommes à l’aéroport de Tripoli. Sur le parking, un campement de fortune. Des milliers d’Africains cherchent à fuir le pays. Mais personne ne vient les chercher, leurs ambassades ne font rien pour ces laissés pour compte de l‘évacuation. Il n’y a pas d’avions, ou pas d’argent pour s’offrir un billet, ou pas de papiers en règle pour être rapatrié. Les ouvriers qui travaillaient en Libye viennent en majorité du Niger et du Ghana. Repartir, c’est...lire la suite
Depuis des semaines, l’attente, interminable. Nous sommes à l’aéroport de Tripoli. Sur le parking, un campement de fortune. Des milliers d’Africains cherchent à fuir le pays. Mais personne ne vient les chercher, leurs ambassades ne font rien pour ces laissés pour compte de l‘évacuation. Il n’y a pas d’avions, ou pas d’argent pour s’offrir un billet, ou pas de papiers en règle pour être rapatrié. Les ouvriers qui travaillaient en Libye viennent en majorité du Niger et du Ghana. Repartir, c’est aussi perdre son travail, ils n’en ont pas dans leur pays.