On ne le répétera jamais assez : pour l’image, la respectabilité, la crédibilité de l’Afrique et de son organisation fédératrice, pour la sérénité des débats et la tranquillité de son président de Commission, la chute de Kaddafi est une bénédiction. Tout comme l’Europe ne pouvait se construire avec Franco, Caetano et les colonels grecs, l’Afrique ne peut qu’être soulagée de voir son plus grand commun diviseur débarrasser enfin ses sommets de sa smala de dromadaires, de tentes caïdales et de r...lire la suite
On ne le répétera jamais assez : pour l’image, la respectabilité, la crédibilité de l’Afrique et de son organisation fédératrice, pour la sérénité des débats et la tranquillité de son président de Commission, la chute de Kaddafi est une bénédiction. Tout comme l’Europe ne pouvait se construire avec Franco, Caetano et les colonels grecs, l’Afrique ne peut qu’être soulagée de voir son plus grand commun diviseur débarrasser enfin ses sommets de sa smala de dromadaires, de tentes caïdales et de roitelets bouffons. Et puis, il y a ceux pour qui Kaddafi n’a jamais été un héros. Son départ ne les chagrine pas, mais la manière avec laquelle l’Afrique a été dans cette affaire marginalisée par les puissances « blanches » les a blessés. Mis devant le fait accompli, consultés pour la forme alors que les décisions stratégiques étaient prises, accueillis avec condescendance quand ils pensaient tenir une solution de compromis, l’UA et les chefs d’État impliqués n’ont jamais eu leur mot à dire