Depuis la France où il s'est réfugié, Bah Oury, élève la voix. Cette personnalité politique influente de l'opposition guinéenne appelle la communauté internationale à intervenir pour contenir les "dérives totalitaires" du président Alpha Condé depuis son élection controversée (plus de quatre mois entre les deux tours de scrutin), en novembre 2010. La justice guinéenne a émis un mandat d'arrêt international à son encontre (mandat non repris par Interpol) pour "association de malfaiteurs, déten...lire la suite
Depuis la France où il s'est réfugié, Bah Oury, élève la voix. Cette personnalité politique influente de l'opposition guinéenne appelle la communauté internationale à intervenir pour contenir les "dérives totalitaires" du président Alpha Condé depuis son élection controversée (plus de quatre mois entre les deux tours de scrutin), en novembre 2010. La justice guinéenne a émis un mandat d'arrêt international à son encontre (mandat non repris par Interpol) pour "association de malfaiteurs, détention de drogue et atteinte à la sureté de l'Etat". Alpha Condé a également accusé, sans plus de preuves, le Sénégal et la Gambie de complicité. A ses yeux, cet événement est caractéristique de la façon de gouverner - sur un mode "autoritaire et ethnique, au profit de sa communauté, les Malinké" - du président Condé (72 ans le 4 mars), ancien opposant à tous les régimes dictatoriaux ou juntes militaires qui, jusqu'à son élection en 2010, ont accaparé le pouvoir depuis l'indépendance de l'ancienne colonie française, en 1958.