Le président centrafricain François Bozizé a gracié le directeur d'un quotidien local, incarcéré depuis janvier, le 3 mai, à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, boycottée par l'Union des journalistes de Centrafrique (UJCA) pour protester contre cet emprisonnement. Ferdinand Samba avait été condamné le 26 janvier à 10 mois de prison ferme pour diffamation, injures par voie de presse et incitation à la haine, à la suite de la publication d'une série d'articles visant l...lire la suite
Le président centrafricain François Bozizé a gracié le directeur d'un quotidien local, incarcéré depuis janvier, le 3 mai, à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, boycottée par l'Union des journalistes de Centrafrique (UJCA) pour protester contre cet emprisonnement. Ferdinand Samba avait été condamné le 26 janvier à 10 mois de prison ferme pour diffamation, injures par voie de presse et incitation à la haine, à la suite de la publication d'une série d'articles visant le ministre des Finances, neveu du président Bozizé. Le quotidien, dont le tirage était entre 500 et 1000 exemplaires par jour, a été interdit de parution pour une durée d'un an.