Deux mois après le suicide de l’adolescente de 16 ans, Amina Filali, une nouvelle affaire, celle de Safae, jeune tangéroise de 14 ans contrainte d’épouser son violeur en janvier 2011, vient d’être portée sur le devant de la scène juridico-médiatique marocaine. Ce nouveau drame ravive la controverse très animée autour de l’article 475 du Code pénal marocain qui exempt les violeurs de charges pénales à condition de se marier à la victime. En mars dernier, la société civile s'était fortement m...lire la suite
Deux mois après le suicide de l’adolescente de 16 ans, Amina Filali, une nouvelle affaire, celle de Safae, jeune tangéroise de 14 ans contrainte d’épouser son violeur en janvier 2011, vient d’être portée sur le devant de la scène juridico-médiatique marocaine. Ce nouveau drame ravive la controverse très animée autour de l’article 475 du Code pénal marocain qui exempt les violeurs de charges pénales à condition de se marier à la victime. En mars dernier, la société civile s'était fortement mobilisée pour l'abrogation de ce texte. Révoltés, la société civile, la presse, ainsi que le pouvoir politique, s’étaient alors tous trois mobilisées pour que cet article « archaïque » en totale contradiction avec la Moudawana soit abrogé.