Attentats sanglants, assassinats, enlèvements, profanation de lieux sacrés : d’est en ouest, l’Afrique est confrontée depuis le début de l’année à un regain de violences de groupes islamistes armés souvent liés entre eux, une percée que n’arrivent pas à enrayer les pouvoirs en place. Les pays les plus touchés sont, dans l’est du continent, Somalie et Kenya, dans l’ouest, le Nigeria et le Mali, dont plus de la moitié du territoire est occupé par deux mouvements alliés à Al-Qaïda au Maghreb isl...lire la suite
Attentats sanglants, assassinats, enlèvements, profanation de lieux sacrés : d’est en ouest, l’Afrique est confrontée depuis le début de l’année à un regain de violences de groupes islamistes armés souvent liés entre eux, une percée que n’arrivent pas à enrayer les pouvoirs en place. Les pays les plus touchés sont, dans l’est du continent, Somalie et Kenya, dans l’ouest, le Nigeria et le Mali, dont plus de la moitié du territoire est occupé par deux mouvements alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Aqmi a ses racines en Algérie et s’est implantée au Mali en 2007. Le chef du commandement des forces armées américaines en Afrique (Africom), le général Carter Ham, a estimé fin 2011 que chacune des trois grandes composantes islamistes du continent - Aqmi, Shebab et Boko Haram - représente "une menace significative, pas seulement pour les pays où elles opèrent, mais aussi régionalement" et "pour les Etats-Unis".