Cheikh Tidiane Dièye

La déclaration du porte-parole du gouvernement sénégalais, ministre en charge de la Bonne gouvernance, selon laquelle l’Etat pourrait laisser aux prédateurs lestés de biens mal acquis 20% du montant de leur vol, si ces derniers s’engageaient à rétrocéder 80% du butin, est une déclaration à la fois curieuse, troublante et malheureuse.

A l’instar d’autres pays, le Sénégal est en train de mettre en place un dispositif de lutte contre la corruption. Cependant, les lois, règlements et institutions anti-corruption mises en place viendront se greffer à des systèmes sociaux qui fonctionnent sur la base de règles et normes sociales qui, sans être de la corruption, entretiennent des airs de ressemblance avec les pratiques corruptives.

Une nouvelle théorie se construit ainsi dans les cercles proches du président Macky Sall, pour la consolidation des positions de pouvoir par la négation des autres. Ainsi, l’élan apporté par la société civile dans le processus de changement politique que connaît le Sénégal commence à être dévalorisé et même nié.

C’est parce q’elle est une réalité qui se situe au cœur des systèmes de gouvernance que la redevabilité ne peut ni être décrétée ni transposée d’un contexte sociopolitique à un autre. C’est le produit des interactions dynamiques entre acteurs.

En politique, les Sénégalais ont réussi là où de nombreux autres peuples ont échoué. En économie, ils échouent là où des peuples moins bien dotés réussissent. Ce statut peu enviable ne relève d’aucune fatalité. Comme le disent les économistes, les nations tirent leur richesse du travail, de la terre et du capital. Le problème, c’est plutôt la gestion de la richesse, son affectation efficace entre les secteurs économiques et sa répartition équitable entre les différentes couches de la populati...lire la suite

Seneweb

La révolte populaire du 23 juin, pour s’opposer une nouvelle modification constitutionnelle synonyme d’un accaparement encore plus forcené du pouvoir, a donné une nouvelle impulsion aux dynamiques politiques au Sénégal. Pour Cheikh Tidiane Dièye, il se dessine ainsi un processus dans lequel la société civile doit jouer sa partition dans un engagement total, parce que conforme à l’intérêt général.

L’aveu a été de taille autant que les tentatives de démenti, de dissimulation et de dénégation ont été grossières. Finalement le Fonds Monétaire International a confirmé que l’Etat du Sénégal, à travers le président de la République, a remis une valise d’argent à son représentant Ales Segura, arrivé au terme de sa mission et quittant Dakar. Au comble de l’embarras, on a parlé de cadeau fait selon les valeurs traditionnelles. Mais pour Cheikh Tidiane Dièye, il n’y a pas acte de corruption plus...lire la suite

L’Afrique subit depuis dix ans les contre-coups d’une libéralisation sans ambages qui, selon Cheikh Tidiane Dièye, a fini de donner un coup de massue au continent. Plus que tout autre groupe, ce sont les femmes qui portent le lourd fardeau de la paupérisation résultant de ce commerce mondial inégal. Aussi, il revient à ces mêmes femmes de s’ériger en rempart contre ce système inégal et gagner le combat pour un système commercial meilleur à l’échelle mondiale.

Bien que de nombreux pays...lire la suite