En approchant le bassin du lac Tchad depuis Gulfe, une petite localité à 45 kilomètres de Maroua, la capitale de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, l’atmosphère de désespoir est palpable: un air poussiéreux, des vents violents et soutenus, des plantes qui se fanent et des dunes de sable indiquant que cette zone autrefois luxuriante subit un changement terrible. Comme conséquence des faibles précipitations, le Chari et le Logone – les deux principaux fleuves qui alimentent le lac – appor...lire la suite
En approchant le bassin du lac Tchad depuis Gulfe, une petite localité à 45 kilomètres de Maroua, la capitale de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, l’atmosphère de désespoir est palpable: un air poussiéreux, des vents violents et soutenus, des plantes qui se fanent et des dunes de sable indiquant que cette zone autrefois luxuriante subit un changement terrible. Comme conséquence des faibles précipitations, le Chari et le Logone – les deux principaux fleuves qui alimentent le lac – apportent de moins en moins d’eau chaque année. Les bergers et les pêcheurs qui dépendent, depuis des générations, de la richesse du sol de ce bassin ont désormais du mal à survivre, puisque le grand lac tarit sous leurs yeux.