Ammar Kessab

L’Algérie est parmi les derniers pays membres de l’Unesco qui n’ont pas encore ratifié la convention de 2005, avec les Etats-Unis, la Biélorussie, la Birmanie ou encore l’entité sioniste. En fait ratifier cette convention c’est, pour le ministère de la Culture, se mettre des bâtons dans les roues et freiner une stratégie hégémoniste sans commune mesure qui porte gravement atteinte à la liberté d’expression artistique et d’action culturelle.

A son indépendance en 1962, l’Algérie, optant pour l’option du socialisme, a hérité de plusieurs infrastructures et institutions culturelles sur lesquelles la France s’était appuyée pour instaurer une politique culturelle de colonisation, laquelle politique a laissé des séquelles au tréfonds de la personnalité Algériens. La question qui se pose aujourd’hui en Algérie est la suivante : quand est-ce il y aura une rupture avec les réflexes hésités de la colonisation quant à l’organisation du sec...lire la suite

L'étude des rapports culturels entre le Maghreb et l'Afrique noire (1) démontre que les échanges en matière d'art et de culture entre les deux univers se caractérisent par une inertie palpable. En effet, si l'on prend les festivals comme baromètre du niveau de ces échanges, on constate que seulement trois festivals sont dédiés au Nord à la culture africaine : deux au Maroc (Festival du cinéma africain de Khouribga, Festival international des musiques africaines "Magic Draâ" à Zagora), et un s...lire la suite